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Guinée: la Coordination Haali Poular demande la libération des opposants

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La Coordination nationale des Foulbhés et Haali Poular de Guinée a réclamé la libération des opposants arrêtés et emprisonnés avant, pendant et après la présidentielle du 18 octobre.

Dans une déclaration elle a dénoncé les exactions que « subissent » la communauté peulh ces derniers temps dans le pays et appelle à des journées des jeun, des prières et de pardon les  10, 11, 12 et 13 décembre prochain.

Déclaration :

Le double scrutin législatif et constitutionnel du 22 Mars, suivi de l’élection présidentielle du 18 Octobre 2020 ont été émaillés d’incidents qui ont profondément affecté le tissu social. La Guinée en sort meurtrie, déchirée et traumatisée.

Il ne fait aucun doute que notre pays fait aujourd’hui face à une crise politique et sociale sans précédent. Cette crise prend une allure exponentielle aux conséquences imprévisibles.

C’est pour cette raison, du reste bien justifiée que la CNFHPG, conformément à ses convictions et à sa vocation de promotrice de la paix, de la concorde et du vivre ensemble, a estimé utile, après de larges concertations, de prendre ses responsabilités et répondre à une raison historique à travers la présente Déclaration.

L’impact de cette crise touche certes toutes les composantes sociales de la nation.

Mais, il importe de reconnaître en toute objectivité et sans démagogie que la communauté peulh est celle qui paye le plus lourd tribut. Celui-ci a dépassé aujourd’hui le seuil du tolérable. Une rétrospective des violences qui s’abattent sur cette communauté fait frémir mêmes les âmes réputées les moins sensibles :

  1. -Plusieurs centaines de jeunes peulhs, dont des adolescents, arrêtés souvent à domicile ou kidnappés la nuit, croupissent dans les prisons dans des conditions indescriptibles ;
  2. -Des dizaines de blessés, dont la majorité par balle, sont encore dans les hôpitaux ;
  3. -Les forces de sécurité entrent par effraction dans les domiciles privés, cassent les magasins de vente, renversent des marmites, détruisent des véhicules et des motos (ou s’en accaparent), des télévisions, défoncent des armoires, violent des femmes et des filles, emportent argent et bijoux, ordinateurs, téléphones, habits, riz, sucre, huile, etc…;
  4. -Depuis 2010, plus de 1 000 opérateurs économiques, notamment des commerçants, ont subi des pertes par destruction et incendie de leurs magasins dépassant 200 milliards de francs guinéens. Ils n’ont jamais été indemnisés, malgré l’engagement pris par l’État guinéen ;
  5. -Les éleveurs continuent à égrener la perte de centaines de leurs troupeaux par braquage ou massacre, notamment en Haute Guinée et en Guinée forestière dans une atmosphère de désintérêt total de l’Etat ;
  6. -Les boulangers, souvent victimes d’attaques dans la zone de Conakry et ses environs, travaillent dans des conditions d’insécurité totale en dépit des appels lancés par leur syndicat;
  7. -Des opérateurs économiques voient leurs contrats résiliés et leurs baux annulés sans possibilités de recours ;
  8. -Des domiciles de nos sages et personnalités religieuses de référence ont été arrosés de gaz lacrymogène ;
  9. -L’incarcération de figures majeures de l’Opposition et de la Société Civile exacerbe la polarisation et la persécution ;
  10. -Les frontières entre la Guinée et les pays voisins dont le Sénégal, la Guinée Bissau et la Sierra Leone restent toujours fermées ; ceci impacte négativement le secteur du transport et l’économie dans son ensemble.

L’impasse actuelle constitue une vive préoccupation pour la CNFHPG. L’on ne doit pas tuer, arrêter, harceler, détruire les biens pour des raisons liées à des convictions politiques ou à une appartenance ethnique. Le caractère communautaire de la dernière campagne électorale a déteint négativement sur les principes d’équité et de démocratie. La CNFHPG et le citoyen tout court auraient souhaité avoir une autre image de la Guinée.

Aussi, implore-t-il de préciser que c’est moins une victimisation, encore moins la peur des mains assassines ou de cette situation de déliquescence et de terreur, qu’un un cri de cœur. Il s’agit d’un appel, mieux, d’un rappel afin de prendre l’opinion nationale et internationale à témoin sur les conséquences de la dérive actuelle. A ce jour, aucun des bourreaux et autres coupables n’ont été interpelés.

La CNFHPG déplore et condamne l’assassinat récent d’un policier à Wanindara (Ratoma). Toutefois, importe-t-il de souligner que toutes les victimes, civils ou agents de défense et de sécurité, ont droit à la justice. L’on doit s’émouvoir pour tous les morts.

La CNFPG invite le Gouvernement à plus de retenue. Le culte de l’impunité prédispose à la dictature et à l’arbitraire. L’unité nationale passe par la réconciliation. La réconciliation nécessite le pardon. Mais, il n’y aura pas de pardon si l’on occulte la vérité et la justice. Il faut que les guinéens refusent de se laisser manipuler et osent se débarrasser de l’hypocrisie et de la culpabilité.

Dans un État de droit, la justice est indépendante, impersonnelle et égale pour tous. Et il n’y a pas de nation forte sans unité nationale réellement exprimée.

La CNFHPG lance un appel solennel au Président de la République, a plus de magnanimité et de retenue face à cette descente aux enfers, en autorisant :

  1. La libération sans condition des personnalités politiques de l’opposition et de la Société Civile ainsi que les citoyens arrêtés à l’effet des dernières élections ;
  2. -L’assistance aux blessés et le dédommagement des victimes de destructions ou de perte de leurs biens;
  3. -Le réexamen des contrats de bail emphythéothiques annulés et/ou résiliés au détriment des opérateurs économiques;
  4. -L’organisation de larges concertations pour le retour de la paix, gage d’unité et d’entente.

En définitive et dans tous les cas, devant l’histoire et les hommes, chacun sera comptable de ses actes.

Les guinéens doivent s’accepter, se pardonner et faire l’effort nécessaire pour se débarrasser de l’ethnocentrisme et du repli identitaire pour se donner la main avec franchise afin de sortir de cette situation tragique et bâtir une Guinée unie et prospère dans l’équité. La CNFHGP figurera, inch Allah, au premier rang parmi les bâtisseurs de cette Guinée-là.

A cet effet, la CNFHPG lance un appel solennel et pressant à toutes les populations guinéennes de l’intérieur comme de l’extérieur, de toutes obédience religieuse et politique de consacrer les journées du Jeudi 10 Décembre, Vendredi 11, Samedi 12 et Dimanche 13 décembre 2020 à des journées de jeun, de prières, de sacrifices et de recueillement pour le repos de l’âme de tous les disparus, la guérison de tous les blessés et le rétablissement de toutes les victimes de violences de tous genres dans leurs droits et le tout en vue d’une Réconciliation Nationale intégrale de toutes les Communautés guinéennes.

Puisse la Guinée, notre patrie, sortir enfin de l’ornière par un effort conjugué de toutes ses filles et de tous ses fils, sous l’égide et la clairvoyance du tout puissant Allah, le très miséricordieux.

AMEN !

Conakry, le 8 Décembre 2020

Le Président

Elhadj Ousmane Fatako Baldé

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La journée de ce mercredi déclarée fériée en Guinée

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Comme chaque année en Guinée, la journée de ce mercredi 25 mai 2022 est déclarée fériée, chromée et payée sur toute l’étendue du territoire national.

En cause, elle marque le 59e  anniversaire de la création de l’Union Africaine.

La décision a été annoncée à travers un communiqué du Secrétaire Général du ministère de la fonction publique et du travail.

Par Guinee28

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Son rendez-vous turc revivifie l’arnaque Albayrak

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Pour son traitement médical, le président Alpha Condé effectue depuis quelques jours un séjour temporaire et à titre humanitaire en Turquie. C’est la nouvelle. D’une façon ou d’une autre toute âme est sensible à cet état de fait.

Moi aussi je trouve normal que l’on aide l’ancien chef d’Etat à recouvrer la santé. Ce côté humain vaut la peine d’être mis en avant et apprécié à sa juste valeur. Sauf que le flou autour de cette autorisation accordée à Condé de quitter le pays, réside dans l’absence de détails sur l’état de santé réel du «colis» du Colonel, mais aussi le silence de carpe sur cet indicateur important devant motiver son déplacement de Conakry alors qu’il est poursuivi pour crime de sang dans un dossier ouvert au Tribunal de Dixinn il y a seulement quelques jours.

Cela laisse lire la lettre dans l’enveloppe de ses relations d’affaires présumées malhonnêtes avec le dirigeant turc Erdogan à travers l’entreprise Albayrak dans laquelle Condé et son fils Mohamed détiennent au minimum 30% des droits d’exploitation du Port conventionnel de Conakry contre seulement 18% pour l’Etat guinéen.

Les victimes nourrissent l’inquiétude que Condé échappe à la justice voire bénéficie d’une mesure de clémence sous prétexte d’asile en Turquie comme c’est le cas de Blaise Compaoré condamné dans son pays mais qui se la coule douce au nom de sa nationalité ivoirienne. J’ai dit.

Par Alpha Abdoulaye Diallo

(Billet paru dans Le Populaire du lundi 23 mai 2022)

 

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OMS : Tedros Adhanom Ghebreyesus réélu pour un second mandat

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Premier Africain à diriger l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus a été reconduit mardi pour un second mandat. À la tête de l'OMS depuis le 1er juillet 2017, il a notamment dû gérer la lutte contre la pandémie de Covid-19, avec des appels restés souvent sans écho.

Les jeux étaient quasiment faits avant le vote à bulletins secrets lors de l'Assemblée mondiale qui se tenait mardi 24 mai à Genève, le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus étant le seul candidat en lice.

Premier Africain à la tête de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à 57 ans Tedros Adhanom Ghebreyesus conserve donc son poste pour un second mandat de cinq ans.

Spécialiste du paludisme, diplômé en immunologie et docteur en santé communautaire, le Dr Tedros, comme il aime à se faire appeler, a été ministre de la Santé et chef de la diplomatie de son pays.

Son visage a été rendu familier dans le monde entier par la lutte contre la pandémie de Covid-19, l'une de ses principales préoccupations.

Une histoire personnelle liée à la guerre

Celui qui se pose en homme de paix a été marqué par une enfance plongée dans la guerre mais aussi les conflits en Ukraine, au Yémen, en Syrie et en Éthiopie au cours de son premier mandat.

"Plus encore que les pandémies, la guerre ébranle et détruit les fondations sur lesquelles reposaient des sociétés auparavant stables" et les conflits laissent "des cicatrices psychologiques qui peuvent mettre des années ou des décennies à se refermer", a récemment affirmé le Dr Tedros, pour qui "la paix est indispensable à la santé".

Ces cicatrices sont autant de souffrances qu'il a lui-même endurées. "Je suis un enfant de la guerre", avait lancé dimanche le chef de l'OMS, très ému, à l'ouverture de l'Assemblée mondiale de la santé.

"Le bruit des coups de feu et des obus qui sifflent dans l'air, l'odeur de la fumée après l'impact, les balles traçantes dans le ciel nocturne, la peur, la douleur, la perte – ces choses sont restées en moi tout au long de ma vie, parce que j'étais au milieu de la guerre quand j'étais très jeune", a-t-il dit.

Des années plus tard, la guerre ressurgissant en Éthiopie en 1998, "cette peur" est revenue lorsque ce fut au tour de ses enfants de "se cacher dans un bunker". Et alors que la région éthiopienne du Tigré, sa région natale, est en proie à un conflit depuis fin 2020, il avoue ressentir "à nouveau la même douleur".

Son enfance a également été marquée par le décès d'un frère, faute de médicaments.

Source : AFP

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