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Guinée: Human Rights Watch dénonce une répression croissante des libertés de réunion et d’expression

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Les manifestations continuent en Guinée contre le projet de nouvelle Constitution proposé par le président guinéen. Au moins trois personnes ont trouvé la mort depuis le lundi 13 janvier pendant les mobilisations. Human Rights Watch dénonce une répression croissante des libertés de réunion et d'expression en 2019. Des critiques rejetées par le gouvernement.

Human Rights Watch l'affirme dans son dernier rapport mondial sur les droits humains: il y a une répression croissante des libertés de réunion et d'expression en 2019 en Guinée. En juillet dernier, l’Assemblée nationale a adopté une loi sur l’usage de la force par la gendarmerie. Un pas de plus envers l'impunité des forces de l'ordre, selon Jim Wormington, chercheur pour Human Rights Watch : « L’impunité pour les actes commis par les forces de sécurité en Guinée, surtout pendant les manifestations, est prioritaire pour le gouvernement. Donc on n’a presque pas d’espoir, si l’on est manifestant blessé ou tué, qu’il y aura des enquêtes crédibles et que les forces de sécurité responsables soient punis. Il y a un seul cas d’un policier ou gendarme, qui a été condamné pour la mort d’un manifestant en avril 2019. Donc, on voit un contexte qui risque de continuer à paralyser le pays et à mettre en danger de plus en plus la vie des Guinéens ».

« Un enjeu très important à déterminer les violences »

De son côté, Damantang Albert Camara, le ministre guinéen de la Sécurité et de la Protection civile, s'étonne de certains éléments de ce rapport. Il affirme notamment que le droit de manifester est respecté en Guinée. « Lorsqu’en début de rapport, Human Rights Watch dit que les manifestations sont systématiquement interdites, cela jette un doute sur le sérieux qui a été fait. Que certaines manifestations, dans certaines circonstances, aient été redirigées ou réaménagées, oui. Parfois interdites, oui. Mais le principe en Guinée, nous l’avons respecté - le droit de manifester -, et il y en a eu plus de 530 en moins de huit ans. Donc cela nous interpelle un peu. Pour le reste, nous sommes conscients qu’il y a un enjeu très important à déterminer les violences qui se déroulent pendant les manifestations, à rechercher les auteurs des crimes qui font aussi mal au gouvernement. (…) Cette volonté, nous la partageons, à condition que cela se passe dans la sérénité et qu’il n’y ait pas, des fois, des prises de position qui ne se justifient pas ».

Jean-Yves le Drian inquiet

Alors que la mobilisation de l’opposition se poursuit contre la réforme de la constitution, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a donné mercredi à l’assemblée nationale son sentiment sur ce projet de réforme. Interrogé par la Commission des affaires étrangères, le chef de la diplomatie française n’a pas caché son inquiétude sur le processus en cours.

Par ailleurs, la direction générale de la police nationale indique, dans une circulaire, avoir constaté le « comportement désobligeant » de certains de ses agents, à travers les réseaux sociaux. Le directeur général de la police nationale affirme qu'il met en place une commission d'enquête spéciale pour rechercher et identifier les auteurs.

Source : rfi

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La journée de ce mercredi déclarée fériée en Guinée

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Comme chaque année en Guinée, la journée de ce mercredi 25 mai 2022 est déclarée fériée, chromée et payée sur toute l’étendue du territoire national.

En cause, elle marque le 59e  anniversaire de la création de l’Union Africaine.

La décision a été annoncée à travers un communiqué du Secrétaire Général du ministère de la fonction publique et du travail.

Par Guinee28

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Son rendez-vous turc revivifie l’arnaque Albayrak

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Pour son traitement médical, le président Alpha Condé effectue depuis quelques jours un séjour temporaire et à titre humanitaire en Turquie. C’est la nouvelle. D’une façon ou d’une autre toute âme est sensible à cet état de fait.

Moi aussi je trouve normal que l’on aide l’ancien chef d’Etat à recouvrer la santé. Ce côté humain vaut la peine d’être mis en avant et apprécié à sa juste valeur. Sauf que le flou autour de cette autorisation accordée à Condé de quitter le pays, réside dans l’absence de détails sur l’état de santé réel du «colis» du Colonel, mais aussi le silence de carpe sur cet indicateur important devant motiver son déplacement de Conakry alors qu’il est poursuivi pour crime de sang dans un dossier ouvert au Tribunal de Dixinn il y a seulement quelques jours.

Cela laisse lire la lettre dans l’enveloppe de ses relations d’affaires présumées malhonnêtes avec le dirigeant turc Erdogan à travers l’entreprise Albayrak dans laquelle Condé et son fils Mohamed détiennent au minimum 30% des droits d’exploitation du Port conventionnel de Conakry contre seulement 18% pour l’Etat guinéen.

Les victimes nourrissent l’inquiétude que Condé échappe à la justice voire bénéficie d’une mesure de clémence sous prétexte d’asile en Turquie comme c’est le cas de Blaise Compaoré condamné dans son pays mais qui se la coule douce au nom de sa nationalité ivoirienne. J’ai dit.

Par Alpha Abdoulaye Diallo

(Billet paru dans Le Populaire du lundi 23 mai 2022)

 

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OMS : Tedros Adhanom Ghebreyesus réélu pour un second mandat

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Premier Africain à diriger l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus a été reconduit mardi pour un second mandat. À la tête de l'OMS depuis le 1er juillet 2017, il a notamment dû gérer la lutte contre la pandémie de Covid-19, avec des appels restés souvent sans écho.

Les jeux étaient quasiment faits avant le vote à bulletins secrets lors de l'Assemblée mondiale qui se tenait mardi 24 mai à Genève, le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus étant le seul candidat en lice.

Premier Africain à la tête de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à 57 ans Tedros Adhanom Ghebreyesus conserve donc son poste pour un second mandat de cinq ans.

Spécialiste du paludisme, diplômé en immunologie et docteur en santé communautaire, le Dr Tedros, comme il aime à se faire appeler, a été ministre de la Santé et chef de la diplomatie de son pays.

Son visage a été rendu familier dans le monde entier par la lutte contre la pandémie de Covid-19, l'une de ses principales préoccupations.

Une histoire personnelle liée à la guerre

Celui qui se pose en homme de paix a été marqué par une enfance plongée dans la guerre mais aussi les conflits en Ukraine, au Yémen, en Syrie et en Éthiopie au cours de son premier mandat.

"Plus encore que les pandémies, la guerre ébranle et détruit les fondations sur lesquelles reposaient des sociétés auparavant stables" et les conflits laissent "des cicatrices psychologiques qui peuvent mettre des années ou des décennies à se refermer", a récemment affirmé le Dr Tedros, pour qui "la paix est indispensable à la santé".

Ces cicatrices sont autant de souffrances qu'il a lui-même endurées. "Je suis un enfant de la guerre", avait lancé dimanche le chef de l'OMS, très ému, à l'ouverture de l'Assemblée mondiale de la santé.

"Le bruit des coups de feu et des obus qui sifflent dans l'air, l'odeur de la fumée après l'impact, les balles traçantes dans le ciel nocturne, la peur, la douleur, la perte – ces choses sont restées en moi tout au long de ma vie, parce que j'étais au milieu de la guerre quand j'étais très jeune", a-t-il dit.

Des années plus tard, la guerre ressurgissant en Éthiopie en 1998, "cette peur" est revenue lorsque ce fut au tour de ses enfants de "se cacher dans un bunker". Et alors que la région éthiopienne du Tigré, sa région natale, est en proie à un conflit depuis fin 2020, il avoue ressentir "à nouveau la même douleur".

Son enfance a également été marquée par le décès d'un frère, faute de médicaments.

Source : AFP

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