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Guinée : le gouvernement ignore les 3 manifestants tués lors du conseil des ministres

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Le gouvernement guinéen a tenu son conseil des ministres ce jeudi 15 mars 2018. Ce conseil présidé par le président de la République s’est tenu au lendemain d’une manifestation de l’opposition qui s’est soldé par la mort de trois jeunes, tous tués par balles, mais leur cas n’a pas été évoqué par le gouvernement.

Lisez le compte rendu        

Conakry, le 15 Mars 2018 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi 15 mars 2018 de 11h à 12h 30, avec l’ordre du jour suivant :

  1. Message de son Excellence Monsieur le Président de la République ;
  2. Compte rendu des sessions ordinaires du Conseil interministériel tenues les 06 et 13 mars 2018 ;
  3. Décisions.

Au titre du premier point de l’ordre du jour ;

Le Président de la République a réitéré sa volonté ferme à veiller sur la sécurité des personnes et de leurs biens, à garantir les droits fondamentaux des citoyens et l’intégrité du territoire national.

Le Chef de l’Etat a demandé au gouvernement de veiller à ce que les acteurs du secteur privé soient membres des Conseils d’Administration des Institutions d’enseignement supérieur et professionnel pour une meilleure prise en compte des préoccupations en matière d’employabilité des jeunes diplômés.

Le Président de la République a invité le gouvernement à prendre des mesures pour mieux protéger l’environnement et promouvoir des zones agricoles dans les régions d’implantation des sociétés minières et autres entreprises d’ouvrage. Il a ensuite insisté sur la promotion du contenu local en privilégiant les populations et autres PME des zones d’implantation.

Le Chef de l’Etat a demandé au gouvernement de veiller au respect du corps de recrutement du personnel de la fonction publique. A ce titre le Président a instruit le Ministre en charge de la fonction publique à soumettre un rapport détaillé sur la situation des fonctionnaires engagés au compte du secteur de l’éducation.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu des sessions ordinaires du Conseil interministériel tenues les 06 et 13 mars 2018.

Le Conseil a entendu successivement :

Ø Le Ministre du Commerce qui a fait une communication relative à la signature de l’Accord de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECA) prévue à Kigali (Rwanda), le 21 mars 2018.

Il a rappelé la décision des Chefs d’État et de gouvernement de l’Union Africaine de signer l’Accord de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine qui résulte de leur approbation du Paquet de Niamey lors de la 30ème Session ordinaire tenue à Addis-Abeba, les 28 et 29 janvier 2018.

Le Ministre a suggéré que pour que notre économie puisse tirer profit des avantages de cet Accord, la Guinée doit entreprendre des réformes politiques visant à :

– Compenser les pertes de recettes douanières ;

– Mettre en place des infrastructures liées au commerce ;

– Minimiser les coûts de production pour les PME ;

– Améliorer les capacités de production et la compétitivité ; et

– Attirer l’investissement direct étranger.

Il a soutenu que la création de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine doit mener à l’Établissement d’un Marché commun africain, y compris la libre circulation des Hommes d’affaires et le droit d’établissement et l’Établissement d’une Union économique et monétaire panafricaine qui comprendra la création d’une Banque centrale africaine et d’une monnaie africaine.

Le conseil a demandé au Ministre poursuivre la procédure de signature des textes et de veiller à prendre en compte les intérêts de la Guinée et les dispositions en cours au sein de l’espace de la CEDEAO.

Ø Le Ministre des Mines et de la Géologie qui a fait une communication relative au Comité Interministériel de Suivi des Projets Miniers Intégrés (CISPMI).

Il a affirmé que le Comité Interministériel de Suivi des Projets Miniers Intégrés (CISPMI) a pour mission de veiller au respect des obligations incombant à l’Etat dans le cadre des conventions et accords miniers, de suivre et coordonner le développement des projets conformément aux feuilles de route convenues avec les sociétés minières et de mettre en place un mécanisme de délivrance simplifié et diligent des permis et autorisations.

Le Ministre a précisé que pour permettre au Comité d’exercer ses compétences, il dispose de deux structures d’appui qui sont : Le Comité Technique et le Secrétariat Permanent. Le Comité Interministériel est composé des représentants des départements ministériels les plus impliqués dans le processus de développement des projets miniers.

Il a annoncé que dans l’atteinte de ces objectifs stratégiques, le Gouvernement a bénéficié de l’appui technique et financier des partenaires au développement (Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement) pour améliorer la gouvernance dans le secteur minier.

Le Ministre a informé que dans le cadre de l’accomplissement de la mission du Comité Interministériel, à travers le Secrétariat Permanent, avec l’appui des partenaires, les actions suivantes seront réalisées :

– Amélioration du fonctionnement du Secrétariat Permanent ;

– Amélioration des textes régissant les demandes des permis et autorisations ;

– Mise en place d’un Système informatique ;

– Relance de la réunion du Comité Interministériel de Suivi des Projets Miniers Intégrés.

Le Conseil a apporté son soutien au Ministre et l’a encouragé à poursuivre la mise en œuvre des actions prévues dans le cadre de mission du Comité Interministériel de Suivi des Projets Miniers Intégrés (CISPMI) en mettant l’accent sur :

ü La Consolidation des approches relatives à l’impact social, environnemental et économique ;

ü La Collaboration étroite avec les Ministères en charge de l’Agriculture, de l’Environnement, des Pêches, de la Justice et de l’Hydraulique.

Le conseil a ensuite approuvé la tenue de la prochaine session du Comité Interministériel de Suivi des Projets Miniers Intégrés, prévue le 30 mars 2018 à Conakry, afin de statuer sur les modalités pratiques de ses activités.

Ø Le Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail a fait une communication relative à l’implication des Départements Ministériels dans la Formation Professionnelle en approche par Compétence (APC).

Il affirmé que l’objectif est l’institutionnalisation des stages pour les apprenants des Institutions de formation professionnelle par les projets, les programmes et les entreprises sous-tutelle des Départements ministériels. Il s’agit de l’application de la technique pédagogique de l’Approche par Compétence (ACP), qui privilégie la formation pratique par rapports aux cours théoriques.

Le Ministre a soutenu que cette mesure permettra d’améliorer l’adaptation de la politique nationale de formation professionnelle aux besoins du marché de l’emploi pour assurer une meilleure insertion des jeunes à la fin de leur formation.

Il a indiqué qu’à la faveur de grands chantiers d’infrastructures il faut donner des opportunités aux apprenants à faire des stages, mettre en place un système de recrutement obligatoire des stagiaires et impliquer le secteur privé.

Ø Madame le Ministre de l’Economie et des Finances a présenté au nom de Monsieur le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée, en mission, le projet de Décret portant obligation d’Assurance des Biens et Marchandises de toute nature à l’importation en République de Guinée.

Elle a rappelé que le Code des Assurances de 1995 avait posé le principe en son article 115, aliéna 4 ; mais ce texte est demeuré inappliqué. C’est pourquoi, la Loi/2016/034/AN/SGG du 28 juillet 2016 portant Code des Assurances en ses articles 127, 129, 131, et 180, a amendé les dispositions de la Loi de 1995, et prévoit l’obligation de l’assurance à l’importation ainsi que la souscription de tout risque situé en République de Guinée auprès des Compagnies Guinéennes.

Madame le Ministre a indiqué que le texte prévoit les types de garanties, les capitaux garantis, la procédure de souscription de la police d’assurance, le contrôle et les sanctions.

Elle a affirmé qu’une bonne application des dispositions du présent décret apportera des avantages aussi bien à l’Etat, aux Importateurs de biens et marchandises, qu’aux Sociétés d’Assurance et Intermédiaires évoluant sur le marché national.

Madame le Ministre a soutenu que l’assurance à l’importation n’est pas une nouvelle taxe du commerce. Ce qui va changer au bénéfice du marché national est que désormais les importations se feront « FOB » conformément aux pratiques dans la sous-région.

Ø Au titre des Décisions :

  1. Le conseil a recommandé la mise en place d’une commission interministérielle, sous la présidence du Ministre de l’Economie et des Finances en vue de proposer des amendements au code des marchés publics pour intégrer, entre autres, les aspects liés au stage.
  2. Le Conseil a recommandé l’approbation du projet de décret portant obligation d’Assurance des Biens et Marchandises de toute nature à l’importation en République de Guinée.

Avant de lever la séance, le Président de la république a donné de larges informations sur la situation nationale.

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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La junte joue-t-elle contre la montre ?

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Cela fait déjà plus de deux semaines depuis la chute d’Alpha Condé, délogé par le Groupement des forces spéciales (dont il est lui-même géniteur), dirigés par le colonel Mamady Doumbouya. Si quelques jours après leur prise du pouvoir, les nouvelles autorités ont engagé des consultations nationales qui se poursuivent toujours d’ailleurs au palais du peuple avec les acteurs socio-politico-économiques du pays, rien n’a encore été fait concrètement pour un démarrage effectif de la transition.

De fait, treize jours après le coup d’Etat opéré contre Alpha Condé,  on n’ignore encore les militaires et civils qui composent le CNRD (conseil national pour le rassemblement et le développement). Aucune feuille de route n’a été définie, la formation du gouvernement tarde à venir. Pour la durée de la transition, les nouvelles autorités n’en parlent quasiment pas, comme si elles n’étaient pas prêt à partir de sitôt.

Alors que la Cédeao réclame une durée de six mois, colonel Mamady Doumbouya et ses collègues répliquent que la Guinée est souveraine et que les problèmes guinéens se résolvent par les Guinéens. Même s’ils sont soutenus par quelques Guinéens, soit en quête de repositionnement et de postes, ou qui ne veulent pas voir un véritable opposant du président déchu à la tête du pays, des interrogations commencent à naitre.

Et dans ces conditions, l’euphorie qu’a suscité la chute d’Alpha Condé, lui-même ayant opéré dans le sang un coup d’Etat constitutionnel pour se maintenir au pouvoir, au-delà  de ses deux mandats constitutionnels, risque de se transformer en une inquiétude. Grosse inquiétude nourrit par le fait qu’après la libération de 79 détenus politiques civils, au lendemain du putsch, les détenus politiques militaires sont toujours coincés eux en cellule. Malgré les cris de leurs avocats, appelant à leur libération, la junte garde encore la sourde oreille à la grande impatience de leurs proches qui attendent chaque jour de les voir rentrer à la maison.

Comme le souligne l’écrivain Florent Couao Zotti, « la plupart des pays où les militaires ont interrompu les processus politiques n’ont jamais été exemplaires […]. Les militaires reprochent aux civils d’avoir “bordélisé” la République mais quand ils arrivent au pouvoir ils font la même chose, ils s’accrochent au pouvoir et c’est l’éternel recommencement ». Reste à savoir si dans le cas Guinéen, la junte surprendra-t-elle cette fois-ci, en menant une transition dans un délai raisonnable et accepté de tous, grâce notamment à l’organisation d’une élection présidentielle libre, transparente et inclusive ?

Par Alpha A. Diallo

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« Pour que les autorités de la transition soient crédibles, elles doivent commencer par balayer devant leur porte »

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Deux semaines après la chute d’Alpha Condé, déposé par un coup d’Etat militaire le 05 septembre, les concertations nationales se poursuivent entre le Comité national du rassemblement et du développement (CNRD), la junte au pouvoir,  et les acteurs socio-politico-économiques, en vue de préparer la transition. Pour Me Kpana Emmanuel Bamba  qui a participé à ces échanges en tant que président de la Ligue guinéenne des droits de l’homme (Liguidho), la lutte contre l’impunité doit être une priorité des nouvelles autorités. Pour cela, elles doivent commencer par balayer devant leur porte, a-t-il estimé sur RFI (Invité Afrique).

« Dès la prise du pouvoir, étant donné que le président du CNRD avait dit que « La justice sera la boussole qui guidera chaque citoyen en Guinée », nous pensons que nous allons doter la justice de moyens suffisants pour lui permettre de lutter farouchement contre la corruption et les crimes de sang en République de Guinée », a-t-il déclaré.

Poursuivant,  Me Kpana Emmanuel Bamba a invité la junte à mener « une lutte sans merci contre ceux qui ont détourné des deniers publics, dont les biens certainement sont cachés en Guinée ou à l’étranger », dit-il.

« Nous attendons à ce que la justice et les autres institutions soient fortes. Nous attendons à ce que la transition ait un délai raisonnable pour permettre de poser les fondements d’un véritable État de droit », insiste-t-il, indiquant que la lutte contre l’impunité doit aller jusque dans le camp du chef de la Junte, le colonel Mamady Doumbouya  lui-même.

« Si dans son camp, il y a aussi des gens qui ont engagé leur responsabilité pénale, il faut qu’ils soient traduits en justice. Pour que les autorités de la transition soient crédibles, elles doivent commencer par balayer devant leur porte », pense Me Bamba

Par Ibrahim Bangoura

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Une collision entre deux trains fait au moins un mort à Conakry

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Une collision entre deux trains minéraliers de la société Rusal CBK, a fait au moins un mort et plusieurs blessés.

Le drame s’est  produit dans la matinée de ce lundi 20 septembre 2021, à Wanindara dans la commune de Ratoma.

Selon nos confrères de guineematin, les deux trains étaient chargés de bauxite, en direction du port autonome de Conakry.  Le premier serait tombé en panne et est resté immobilisé sur les rails. C’est là où le second  train est venu l’a heurté, explique la même source, qui souligne qu’en plus de la perte en vie humaine et des blessés, on dénombre d’importants dégâts matériels.

Par Guinee28

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