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Guinée : il faut confier les élections à l’ONU, réitère Alpha Saliou Wann

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Je vais mettre fin à l'attente interminable des résultats définitifs de ces élections locales pour m'exprimer. Je commence d'abord par dire aux Guinéens d'accepter l'évidence : depuis notre indépendance en 1958, nos dirigeants successifs ont toujours confisqué notre souveraineté populaire pour se maintenir au pouvoir dans la violence. Ils ont été d'une férocité inouïe contre les pauvres populations civiles sans défense.

Aucun parmi eux, n'a eu la noblesse d'esprit de tenir son serment de respecter la Constitution du pays. C'est donc en violation flagrante de nos constitutions de 1958, 1990 et 2010, qu'ils ont organisé des mascarades électorales pour se légitimer au pouvoir. Pour beaucoup d'africains, j'ai écouté le dirigeant politique Burkinabé, Laurent Badou qui l'exprime clairement, c'est une malédiction qui frappe la Guinée de n'avoir que des dictateurs comme dirigeants. Dans certains pays comme la Chine ou le Rwanda, les dirigeants ont conclu un contrat tacite avec les populations pour leur offrir la prospérité économique en contrepartie des restrictions à leurs libertés politiques. Chez nous, ils ne nous ont procuré ni prospérité économique, ni libertés politiques, mais que de la pauvreté et les répressions politiques. Regardez, une centaine de jeunes tués dans des manifestations, simplement pour réclamer l'organisation des élections législatives et locales depuis 2011. Est-ce digne d'un dirigeant qui prétend s'être battu 40 ans effectivement pour l'instauration d'une démocratie qui permette la tenue d'élections libres et transparentes?

Pour revenir aux élections, je dirais que nos expériences électorales de 1993 à 2018, ont prouvé que ce soit le Ministère de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation ou la CENI, c'est la face de la même médaille : toutes les institutions concernées par les élections sont domestiquées par le pouvoir exécutif.

Pourtant, le processus électoral est simple : recenser les Guinéens qui ont l'âge légal de voter, faire le découpage électoral des circonscriptions, assurer toutes les tâches logistiques pour permettre à tous les bureaux de vote d'être dotés des équipements et documents nécessaires au vote et la transmission des résultats à la CENI. Toutes ces tâches techniques sont minutieusement décrites dans les moindres détails par le Code électoral. Depuis sa création, la CENI s'est montrée incapable d'exécuter correctement ses missions. Il n'y a pas que les ingérences du pouvoir, mais aussi l'incompétence technique des équipes de la CENI.

Maintenant, nous sommes à la croisée des chemins. C'est à nous de décider si nous voulons continuer avec les violences pour organiser des élections dans notre pays. Ce qui est évident, nous n'avons pas des dirigeants comme ceux du Ghana, du Bénin ou du Sénégal pour organiser sans violence et en toute transparence des élections. Or, les seules armes à notre disposition pour obliger nos dirigeants de nous servir loyalement, ce sont nos suffrages. Nous devons donc nous battre pour obtenir la garantie de la tenue d'élections libres et transparentes.

Je réitère ma proposition de confier toutes les tâches techniques à une organisation onusienne, le PNUD en l'occurrence. Nous n'aurons pas besoin de modifier nos textes, sauf que le pouvoir doit accepter une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la certification des résultats des élections. Concrètement, c'est la CENI qui va charger le PNUD de procéder au recensement électoral, d'assurer toutes les tâches logistiques pour nous éviter les problèmes récurrents de recensement de mineurs, d'électeurs fictifs, de refus de recensement de milliers de Guinéens, ainsi que le manque de bulletins de vote, de soustraction de cartes d'électeurs, de disparition de PV ou de leur falsification. Le PNUD aura ses représentants dans tous les bureaux de vote qui recevront exceptionnellement à une copie du PV au même titre que les candidats, la CENI et le Ministère de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation afin de certifier les résultats. C'est cette présence onusienne comme arbitre qui garantira des élections transparentes dans notre pays. Accessoirement, on peut déléguer des officiers onusiens au niveau de nos forces de sécurisation des élections.

A mon avis, c'est l'une des seules issues qui nous reste. L'opposition ne doit pas faire la sourde oreille pour croire qu'elle pourra obtenir gain de cause, sans neutraliser le système installé par le pouvoir en faisant intervenir un acteur majeur ayant une capacité de sanction dissuasive comme l'ONU. Il faut d'ores et déjà poser cette condition aux émissaires onusiens.

Par Alpha Saliou Wann, acteur politique

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CAF : Ahmad ne pourra pas être candidat à la présidence

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Le Tribunal arbitral du sport a réduit de cinq à deux ans la suspension de l'actuel président de la Confédération africaine de football.  Mais si sa peine a été réduite de trois ans, Ahmad ne pourra pas cependant se présenter aux élections ce 12 mars, à Rabat.

En novembre dernier la Commission d'éthique de la FIFA avait le malgache d’une suspension de cinq ans pour, entre autres, détournement de fonds.

Compte tenu donc de la tenue vendredi 12 mars des élections pour la présidence de la CAF, une audience a eu lieu en visioconférence les 2 et 3 mars. Après avoir délibéré, le TAS a reconnu M. Ahmad coupable de violation des règles du code d'éthique érigé par la FIFA, pour des violations financières et détournement de fonds. L'organisme judiciaire a cependant absous Ahmad de son rôle dans le contrat signé entre la CAF et l'équipementier Tactical Steel.

Cette décision, ainsi que la réduction de son amende de 200 000 à 50 000 francs suisses (45 000 euros), met fin aux espoirs de réélection de l'ancien président de la CAF. Un jugement qui ouvre inéluctablement la voie au milliardaire sud-africain Patrice Motsepe, dernier candidat en lice après les retraits de Jacques Anouma, d’Augustin Senghor et d’Ahmed Yahya.

Par Ibrahim Sylla

 

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Le président nigérien Mahamadou Issoufou lauréat du Prix Mo Ibrahim 2020

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Le président sortant du Niger, Mahamadou Issoufou, qui laissera sa place à un nouveau président début avril, a remporté lundi le prix Mo Ibrahim 2020, qui récompense une "gouvernance exceptionnelle" en Afrique.

"Le Comité du Prix souligne le leadership exceptionnel du président Issoufou, à la tête d'un des pays les plus pauvres au monde, confronté à un cumul de défis apparemment insurmontables", selon un communiqué de la Fondation Mo Ibrahim.

Mahamadou Issoufou, 68 ans, a été président du Niger pendant 10 ans, renonçant à un troisième mandat. Il est le premier dirigeant de l'espace francophone à remporter ce prix d'excellence.

Dans l'histoire nationale rythmée par les coups d'Etat, la dernière présidentielle de fin 2020 et début 2021, a été la première transition démocratique entre deux présidents élus.

Mohamed Bazoum, dauphin de M. Issoufou, a été élu après un second tour fin février aux résultats contestés par l'opposition, occasionnant des troubles dans Niamey qui ont fait deux morts.

Sur Twitter, le président nigérien a remercié la Fondation.

Je considère ce prix comme un encouragement pour continuer à penser et à agir en vue de promouvoir les valeurs démocratiques et la bonne gouvernance non seulement au #Niger mais aussi en Afrique et dans le monde.

Fondé par Mo Ibrahim, riche entrepreneur des télécommunications d'origine soudanaise, le prix récompense un ancien chef d'Etat ou de gouvernement d'un pays d'Afrique subsaharienne pour son travail dans l'intérêt du public ou son action en faveur du développement durable.

M. Issoufou est le sixième lauréat du prix Mo Ibrahim, richement doté, qui n'avait été plus été décerné depuis 2017, faute de candidat réunissant les qualités requises.

Outre le président du Niger, cinq anciens présidents africains ont été récompensés depuis 2007, quand le prix a été accordé pour la première fois: le Mozambicain Joaquim Chissano (2007), le Botswanais Festus Gontebanye Mogae (2008), le Capverdien Pedro De Verona Rodrigues Pires (2011), le Namibien Hifikepunye Pohamba (2014), et la Libérienne Ellen Johnson Sirleaf (2017).

L'ancien président sud-africain Nelson Mandela, icône de la lutte contre l'apartheid, avait été fait lauréat honoraire du prix en 2007.

Les lauréats du prix Mo Ibrahim reçoivent cinq millions de dollars, versés sur dix ans, puis une allocation à vie annuelle de 200.000 dollars.

AFP

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Décès de l’écrivain et historien Guinéen, Djibril Tamsir Niane

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L’écrivain et historien Guinéen, Djibril Tamsir Niane est décédé, a-t-on appris  lundi matin 8 mars 2021.

Il est mort à l’âge de 89 ans, des suites de maladie la nuit dernière à Dakar, au Sénégal, selon un membre de sa famille.

Djibril Tamsir Niane est l’auteur du célèbre roman,  Soundiata ou l'épopée Mandingue. Un livre enseigné dans plusieurs pays d’Afrique et d’ailleurs.

Par Guinee28

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