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Société & Faits Divers

Guinée : crise à l’INIDH

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L’institution nationale indépendante des droits humains (INIDH) traverse une situation de crise à l’interne. Trois de cinq membres de l’institution réclament des explications à leur président, Mamady Kaba, sur sa gestion de la subvention reçue de l’Etat « pour le fonctionnement, en vertu de l’article 10 de la loi organique L/008/CNT/2011 portant organisation et fonctionnement de l’INIDH ».

Selon nos informations ce trio de frondeurs composés du vice-président chargé de l’Administration, Boubacar Yacine Diallo ; du  vice- président chargé des relations avec les institutions, Oumar Guissé ; et le rapporteur général, Gnouma Fatoumata Morgane s’est adressé à la Cour Constitutionnelle vendredi dernier, pour solliciter  son intervention dans le but  d’assurer la transparence et le bon fonctionnement des organes de l’institution.

En Guinée, les institutions sont souvent confrontées à des problèmes de confiance à l’interne. A l’image de l’INIDH, la HAC (Haute autorité de Communication) a traversé un bon moment de crise, où neuf de 11 commissaires avaient récusé la présidente, Martine Condé, pour  « abus d’autorité ». Une récusation qui n’avait pas enlevé Mme Condé à son poste.

Cette même crise paralyse aussi la CENI (commission électorale nationale indépendante).

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

A LA UNE

Kaloum : la circulation de moto-taxi interdite dès ce jeudi

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A partir de ce jeudi 06 mai, aucune circulation de moto-taxi n’est autorisée dans la commune de Kaloum. La décision a été prise ce mercredi par la direction générale de la police nationale.

« Dès ce jeudi 6 mai aucune circulation de moto-taxi n’est autorisée dans la commune de Kaloum », a annoncé à la presse le directeur adjoint de la communication du ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, le Lieutenant-Colonel Mory Kaba.

Lisez son communiqué :

« La direction générale de la police nationale a constaté avec regret la circulation et la prolifération intempestive des motos-taxis et tricycles dans la commune de Kaloum.

Cet état de fait contraire aux dispositions de l’arrêté du ministère des Transports en date du 29 août 2016, portant réglementation du transport par moto-taxi en République de Guinée, ne saurait être respecté pour quelques raisons que ce soit.

Par ailleurs, la direction générale de la police nationale invite les conducteurs de moto-taxis en général au respect des dispositions des articles 5, 7 et 13 dudit arrêté relatif à : l’immatriculation des motos taxis en fond noir et écriture blanche, la délivrance de la carte d’autorisation de transport pour tout conducteur de moto-taxi, la détention obligatoire d’un permis de conduire de la catégorie A1 ou A par tout conducteur de moto-taxi âgé d’au moins 18 ans.

A cet effet, la direction générale de la police nationale invite les conducteurs de moto et tout autre acteur impliqué dans la gestion de moto-taxis et tricycles au respect strict des présentes dispositions dont l’application ne souffrira désormais d’aucune entrave. Les contrevenants verront leurs motos confisquées et gardées en fourrière jusqu’à nouvel ordre.

En conséquence, elle instruit la direction centrale de la police routière à l’application correcte sans aucune défaillance des présentes instructions dans le respect des droits et dignité humaine. Dès ce jeudi 6 mai aucune circulation de moto-taxi n’est autorisée dans la commune de Kaloum ».

Guinee28

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A LA UNE

« Les survivants, ce sont les chanceux » : un migrant Guinéen raconte le calvaire de la traversée du désert en Algérie

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 « Ceux qui meurent, ce sont ceux qui n'ont pas la chance, les survivants, ce sont les chanceux. » À l'âge de 15 ans, Aboubacar, désormais réfugié en France, a fui la Guinée. Dans son exil, il a dû traverser le désert algérien pour rejoindre la Libye. Une traversée interminable dont il sera l'un des seuls survivants.  Il raconte à InfoMigrants l'une des étapes les plus difficiles de son exil. Témoignage.(Photo d'archive)

"J'avais entendu tellement d'histoires de personnes qui se faisaient arnaquer et abandonner par les passeurs en voulant traverser le désert jusqu'en Libye que je ne faisais confiance à personne. J'ai dit à un passeur : 'Tu m'emmènes en Libye, je te paye après, je ne te paye pas avant parce que je sais que beaucoup de gens n'arrivent pas à destination'. Il a accepté. Je suis donc parti d'Algérie pour rejoindre la Libye à travers le désert en octobre 2015.

"Au lieu d'une journée, on est resté deux semaines dans ce désert"

On était environ 90 personnes à partir, réparties dans cinq ou six véhicules. Les passeurs nous avaient dit : 'Pour arriver à la frontière avec la Libye, c'est une journée de traversée. On va arriver ce soir ou demain matin au plus tard'. On nous avait simplement dit de prendre beaucoup d'eau. On avait des biscuits aussi. Mais au lieu d'une journée, on est resté deux semaines dans ce désert. Les passeurs ne disent pas la vérité. De toute façon, il n'y a pas de vérité sur ce chemin.

La journée, on roulait. Et quand la nuit tombait, ils [les passeurs, ndlr] nous cachaient et partaient. Ils revenaient nous chercher le lendemain à 6h du matin. Ça a duré comme ça pendant deux semaines. Sur les 90 personnes, on était environ 60 à ne pas avoir payé d'avance. C'est pour ça qu'ils revenaient nous chercher. S'ils avaient déjà eu leur argent, ils nous auraient abandonnés.

On ne sait pas combien de kilomètres on a fait, des milliers, c'est sûr. Je pense que les passeurs eux non plus ne savent pas, ils ne connaissent pas les distances.

"La nuit, quand on avait trop froid, on brûlait les habits des uns et des autres"

Au bout de deux semaines, un matin, ils ne sont pas venus nous chercher. Peu avant, on leur avait payé la moitié de la traversée c'est-à-dire 6 000 dinars [un peu moins de 40 euros, ndlr]. On s'est alors dispersés car certains voulaient continuer, d'autres non. Moi je voulais continuer à pied. On nous a dit : 'Il ne faut jamais marcher à plus de 15 personnes, pour ne pas se faire repérer', donc on est partis à 15.

On a marché pendant cinq jours : on marchait le matin jusqu'à 11h puis on se reposait. On a croisé un petit village où on a pu prendre de l'eau et on a continué. Je n'avais qu'un petit sac dans lequel je pouvais transporter deux bouteilles d'eau. On n'avait rien à manger. Dans le désert, il fait hyper chaud la journée et hyper froid la nuit. Quand on avait trop froid, on brûlait les habits des uns et des autres pour se réchauffer. J'ai brûlé une veste et un pantalon à moi.

"Dans le désert, quand tu tombes, on te laisse"

Puis les gens ont commencé à tomber. Je ne peux pas dire pour quelle raison : la famine, la fatigue, la fièvre… Dans le désert, quand tu tombes, on te laisse. Parfois, le matin, certains nous disaient qu'ils n'arrivaient plus à se lever, ils nous disaient de continuer le chemin sans eux. Et tu ne peux rien faire pour les aider. Je savais que si ça m'arrivait à moi aussi, ils allaient me laisser. C'est triste de voir quelqu'un tomber comme ça, sans aucune aide. Je fais des cauchemars par rapport à ça.

Je ne sais pas qui ils étaient, ceux qui sont morts. Ils avaient environ 18 / 19 ans, d'autres avaient 20 ans. Ils étaient Guinéens, Ivoiriens, d'un peu partout, mais je ne sais rien sur eux car on ne se parlait pas trop. Dans le désert, il ne faut pas perdre de l'énergie, il ne faut pas trop parler. Et puis il n'y a pas d'humanité dans le désert.

Le dernier jour, on était plus que deux survivants sur 15. Je ne discutais pas avec l'autre homme, on était trop épuisés et inquiets. On cherchait une ville où on pouvait s'arrêter pour avoir au moins quelque chose à manger. Des passeurs nous ont finalement arrêtés en Libye, ils nous ont frappés avant de nous envoyer en prison mais, au moins, on a eu un petit bout de pain et de l'eau.

Je ne sais pas pourquoi moi j'ai survécu alors que 13 autres sont morts. Ceux qui meurent, ce sont ceux qui n'ont pas la chance, les survivants, ce sont les chanceux, c'est tout."

Après une succession de "galères", et deux années en Allemagne en tant que mineur, Aboubacar,  aujourd’hui âgé de 20 ans, vit à Marseille où il fait un CAP d'électricien. Il ne pense désormais qu'à s'intégrer en France et à fonder son entreprise. Sur son temps libre, il est vice-président d'une association qui vient en aide aux demandeurs d'asile. Une vie simple et tournée vers les autres, aux antipodes de ce qu'il a connu ces cinq dernières années.

 

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A LA UNE

03 mai : les Associations de presse dénoncent la violation de la loi L002

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A l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, les associations professionnelles de médias ont dénoncé la violation de loi L002 relative à la liberté de la presse en Guinée.

« La loi 002 relative à la liberté de la presse a le mérite de dépénaliser les délits de presse en Guinée dans  sa dimension privation de liberté. Il convient cependant de mentionner que des actes allant dans le sens contraire de cette loi sont encore posés par des procureurs, des juges et la Direction centrale de la police judiciaire. C’est dans ce registre que nous pouvons citer le cas des journalistes privés de leur liberté de façon arbitraire. Nous, association professionnelles de la presse dénonçons cette pratique rétrograde qui n’honore pas la Guinée », ont dénoncé ces associations dans une déclaration.

Lisez :

DECLARATION CONJOINTE DES ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES DE PRESSE A L’OCCASION DU 03 MAI 2021, JOURNEE MONDIALE DE LA LIBERTE DE LA PRESSE

Ce lundi 03 mai 2021, l’Humanité célèbre la 28ème Journée mondiale de la liberté de la presse.

Une date devenue partout dans le monde, l’occasion propice pour les professionnels de la presse d’informer les citoyens et d’interpeller les pouvoirs publics sur des violations flagrantes du droit à la liberté d’expression. C’est également le moment de se rappeler que plusieurs journalistes risquent la mort ou la prison en informant les citoyens. Aujourd'hui, par nos célébrations ici et dans d'autres régions de notre pays et du monde, nous conférons tous gloire et espoir à la liberté de la presse. Notre engagement est aussi la garantie de l’optimisme.

Cette année, le thème retenu par l’Unesco est : « L’information comme un bien public ». Un thème d’une pertinence accrue, d’une réelle actualité et, qui cadre parfaitement avec l’idée de la liberté de la presse devenue l’une des principales libertés publiques et une condition nécessaire à l’exercice de la démocratie. Elle procède du droit d’expression et de critique dont disposent tous les citoyens vivant dans les pays démocratiques.

Il faut rappeler que ce thème fait observer trois impératifs à savoir :

Des mesures pour assurer la viabilité économique des médias d’information ;

Des mécanismes pour assurer la transparence des sociétés Internet; et

Le renforcement des capacités en matière d’éducation aux médias et à l’information, permettant au public de reconnaître et de valoriser, ainsi que de défendre et d’exiger, le journalisme en tant qu’élément essentiel de l’information comme bien public.

La liberté de la presse en toile de fond, un journalisme indépendant permet d’exposer aux citoyens des faits, afin que ces derniers se forgent leur propre opinion. La liberté de la presse garantit des sociétés où règnent la transparence, où chacun peut accéder à l’information. Un journalisme indépendant analyse le monde et le rend accessible à toutes et à tous, œuvrant pour la diversité des opinions.

Ainsi, nous profitons de cette journée pour énoncer quelques écueils qui assaillent la presse guinéenne. Ce sont entre autres :

Sur la liberté de la presse et d’expression: La loi 002 relative à la liberté de la presse a le mérite de dépénaliser les délits de presse en Guinée dans  sa dimension privation de liberté. Il convient cependant de mentionner que des actes allant dans le sens contraire de cette loi sont encore posés par des procureurs, des juges et la Direction centrale de la police judiciaire. C’est dans ce registre que nous pouvons citer le cas des journalistes privés de leur liberté de façon arbitraire. Nous, association professionnelles de la presse dénonçons cette pratique rétrograde qui n’honore pas la Guinée. Une pensée à nos confrères Amadou Diouldé Diallo et Ibrahima Sadio Bah, qui, depuis plusieurs mois croupissent en prison. En appelant à leur libération, cela ne veut pas dire que nous demandons l’impunité pour eux ou d’ailleurs pour tout autre journaliste qui commettrait un délit de presse, mais simplement qu’ils doivent être jugés sous l’emprise de la Loi 002 sur la Liberté de la presse.

Nous sollicitons une amélioration de la promotion de la presse et la protection des journalistes dans l’exercice de leur métier. De nos jours, des journalistes sont encore battus et ou maltraités. D’ailleurs c’est l’opportunité de  rappeler que le dossier de la bastonnade des journalistes par des gendarmes de l’Eco 3 de Matam en octobre 2017 n’a toujours pas trouvé d’issue. Insultés et bafouillés dans leur dignité avec la perte de leurs matériels de travail, 4 ans après,  aucune forme de justice n’a été  rendue pour ces journalistes et les médias victimes. Ce,  malgré la plainte régulière portée auprès de la Cour d’appel de Conakry.

L’impunité des exactions et parfois des crimes commis contre les journalistes demeure une menace qui entrave la liberté de la presse et d’expression qui constituent pourtant l’un des fondements d’un Etat de droit et démocratique. Cette menace réelle faut-il le souligner  impose aujourd’hui à nombre de professionnels de médias à la résignation et même à l’autocensure, de peur d’avoir à subir des représailles.

Sur le droit à l’information: L’adoption et la promulgation de la loi sur l’accès à l’information publique. Ce texte avait été rédigé au même moment que ceux sur la liberté de la presse et sur la haute autorité de communication en 2010. Depuis une décennie donc cette loi est en souffrance dans les circuits notamment, sa publication dans le Journal Officiel. Ce, en dépit de la mobilisation des organisations de la société civile dont les associations professionnelles de médias, pour plaider en faveur de son adoption et de sa mise en application. Aujourd’hui encore, nous réitérons cet appel.  Car comme vous le savez, cette loi est aussi une autre garantie de démocratie,  puisqu’elle permet à tout citoyen d’accéder aux informations publiques non confidentielles. Ce qui répond au principe de redevabilité des pouvoirs publics.

Sur le fonctionnement économique des entreprises de presse : nous saluons les efforts consentis dans la diminution considérable de l’assiette de la redevance annuelle de l’audiovisuel privé au titre de la location des fréquences, des efforts peuvent encore y être déployés. Nous attirons parallèlement l’attention des autorités sur la précarité des entreprises de presse écrite. En effet l’édition de journaux se trouve actuellement confrontée à une hausse drastique des prix des intrants d’impression.

Sur le plan infrastructurel : La presse guinéenne a besoin de rattraper son retard infrastructurel à l’image de beaucoup de pays de la sous-région. La construction d’une Maison de la presse digne de nom devient de plus en plus une nécessité. Hier, la Maison des journalistes était à Coléah-Moussoudougou, aujourd’hui, elle est à Kipé-Dadia, toujours en location et dans un état vétuste. Et, si des actions urgentes ne sont pas entreprises, de déménagement en déménagement, la Maison de la presse risque bientôt de se retrouver en dehors des zones de prédilection et pire, elle pourrait même fermée par manque de budget conséquent pour son fonctionnement. Cette situation ne nous honore point si on considère que la presse constitue aussi l’une des vitrines d’un pays. C’est pourquoi, nous profitons une fois de plus de cette occasion, pour lancer un appel solennel à l’endroit de Monsieur le Président de la République et à son Gouvernement, pour aider la corporation à se doter d’une Maison de la presse (mise à disposition d’un terrain, construction de l’édifice et équipements).

Nous profitons également de l’occasion de cette journée particulièrement symbolique pour notre corporation, pour informer les hommes de médias de la reprise  prochaine des travaux d’amendement de la convention collective de la presse privée de Guinée en vue de son adoption par tous les acteurs concernés. C’est le lieu d’ailleurs de remercier vivement la commission de rédaction de ladite convention.

On ne saurait terminer cette allocution sans toucher d’un mot aux hommes de medias. Car cette journée est également l’occasion de de leur rappeler le sens de la responsabilité sociale, du respect strict de l’éthique et de la déontologie sacerdotale. Les professionnels des médias devant tous être conscients de l’impact combien important de la presse sur les populations. Une virgule mal placée, par exemple, peut avoir des conséquences inimaginables et dangereuses sur la paix.

Nous devons à cet égard, agir ensemble pour protéger la liberté d’expression et la sécurité des journalistes, afin que ces derniers exercent dans la plus grande tranquillité leur métier au bénéfice exclusif de la nation toute entière et pour tout le pays.

Vive la liberté de la presse !

Vive la presse Guinéenne !

Vivement un environnement économiquement propice à l’évolution des  médias guinéens !

Merci de l’attention !

Conakry, le 3 mai 2021

URTELGUI, AGEPI, AGUIPEL, SPPG, REMIGUI, UPLG, UFSIG, APAC

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