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Guinée-Bissau: le Premier ministre Faustino Imbali, nommé par Vaz, démissionne

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Le chef du gouvernement, nommé par le président il y a onze jours, a démissionné. Le Premier ministre Aristides Gomes en poste auparavant et limogé par José Mario Vaz, reste soutenu par la communauté internationale.


Nommé à ce poste le 29 octobre, Faustino Imbali a déposé sa lettre de démission au palais présidentiel, affirme son porte-parole. Selon ce proche, il ne voudrait « pas être responsable d’un conflit armé en Guinée-Bissau ». La Cédéao avait lancé mercredi un ultimatum à son gouvernement: la démission ou des sanctions. Faustino Imbali affirme également qu’il a été « empêché de travailler ». Il accuse notamment l’ECOMIB, la force armée de l’organisation ouest-africaine, chargée de protéger les bâtiments officiels, notamment les ministères. Pour le Premier ministre démissionnaire, l’ECOMIB est devenue une « force d’occupation ».
Depuis sa nomination, c’est bien l’équipe d’Aristide Gomes qui continuait de travailler au palais du gouvernement. L’appel du conseil de défense à « faciliter » l’installation de Faustino Imbali et son cabinet n’a pas été suivi d’effet.
Le président n’a pas encore accepté cette démission. Également candidat indépendant pour la présidentielle, José Mario Vaz – surnommé ici « Jomav » - est en campagne dans le nord du pays. S’il l’accepte, selon le porte-parole de Faustino Imbali, « le gouvernement cessera d’exister immédiatement ». Mais il a promis ces derniers jours qu’il ne ferait pas machine arrière, et plusieurs fois dénoncé une « ingérence étrangère ». « Le monde est contre lui », estime l’analyste Rui Landim, critique envers le chef de l’État. « Il est isolé, mais n’acceptera pas de perdre la face », « il n’a plus rien à perdre ».
C’est donc un revers pour le chef de l’État, qui a affiché sa détermination ces derniers jours à installer cette nouvelle équipe, en demandant aux forces de défense et de sécurité d’intervenir. Appel qui reste pour l’heure sans effet. Le chef d’état-major général des armées a donné pour consigne à ses troupes de rester en dehors des affaires politiques.
Il n’y a donc désormais plus qu’un seul gouvernement dans le pays, celui d’Aristides Gomes, limogé par José Mario Vaz, mais qui ne cesse de clamer « sa légitimité ». Un gouvernement soutenu en bloc par la Cédéao, médiatrice dans la crise, et la communauté internationale.
La Cédéao qui a tenu un sommet extraordinaire à Niamey. Sous l'égide du président nigérien Mahmadou Issoufou, les chefs d'État de la Cédéao ont décidé d'aller vite pour contrer le président Vaz dans ses tentatives de garder le pouvoir et éviter ainsi à la Guinée-Bissau une crise sans précédent.
Ils ont à l'unanimité décidé de doubler le contingent militaire de la Cédéao à Bissau qui sera porté à 1 000 hommes d'ici quelques jours et ils ont prévu d'envoyer une délégation de cinq chefs d'État sur place le 16 novembre prochain. Le président Issoufou a lancé un appel à toutes les forces de défense et aux magistrats bissau-guinéens pour respecter le processus électoral en cours.
Rfi

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Il avait un rendez-vous médical d’urgence à Paris : Fodé Oussou Fofana aussi empêché de quitter le pays

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Alors qu’il voulait se rendre à Paris en France pour un rendez-vous médical d’urgence, le vice-président chargé des affaires sociales et juridiques de l’UFDG, le principal parti de l’opposition guinéenne, Fodé Oussou Fofana, a été bloqué à l’aéroport international de Conakry-Gbéssia, ce samedi 15 mai 2021.

Aucun motif ne lui a été signifié pour l’instant, a confié l’intéressé.

Toutefois, son empêchement de sortir du sol guinéen intervient après ceux du président de son parti, Cellou Dalein Diallo, bloqué par deux fois à l’aéroport, ainsi que de son épouse, Halimatou Dalein Diallo.

Selon les autorités guinéennes, des procédures judiciaires, en lien avec les violences postélectorales d’octobre 2020,  sont engagés contre eux.

A rappeler que plus de 400 militants et responsables de l’UFDG croupissent en prison sans jugement depuis six mois.

Par Mariam Bâ

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En Guinée, la fièvre de l’or provoque de plus en plus des morts

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Le terrain qu'ils creusaient s'est effondré sur eux. Au moins 15 mineurs sont morts le 8 mai dernier dans ce nouveau drame de la recherche d'or artisanale dans le nord de la Guinée. Les éboulements sur des sites aurifères sont fréquents et souvent meurtriers, en particulier dans cette région proche du Mali.

Lors d'une succession d'accidents, 17 orpailleurs ont été tués en février 2019, puis une dizaine d'autres en novembre de la même année. La cause est toujours la même, l'effondrement du boyau qu'ils étaient en train de creuser. Souvent, des enfants font partie des victimes. Leur petite taille leur permettant de se glisser dans la moindre infractuosité du terrain.

Ruée vers l'or

Généralement interdit partout dans le monde, l'orpaillage artisanal prend une toute autre dimension en Haute Guinée. Ici, il est légal. La pratique est observée dès le IXe siècle. Au XIIe siècle, sous l'empire Mandingue, l'exploitation de l'or était saisonnière et assurait des revenus complémentaires aux activités agricoles. Cet héritage culturel explique pourquoi cette activité perdure.

Mais depuis une trentaine d'années, on assiste à une véritable ruée vers l'or, sans doute en raison de l'envolée des cours du métal précieux et de la paupérisation des populations. Le nombre d'orpailleurs, toujours difficile à évaluer précisément, aurait été multiplié par cinq durant cette période.

Plus de deux cents sites d’orpaillage sont recensés sur le territoire guinéen, dans cinq préfectures à l'est du pays, près de la frontière avec le Mali (Dinguiraye, Kankan, Kouroussa, Mandiana et Siguiri), procurant des revenus à plus de 200 000 personnes. L'exploitation artisanale représente le tiers des exportations d'or du pays avec près de 12 tonnes, contre 18 tonnes pour l'exploitation industrielle.

Une vie par et pour l'or

Cet afflux bouleverse fortement les structures traditionnelles et coutumières de l'orpaillage artisanal. L'exploitation n'est plus saisonnière, mais désormais permanente. Les puits se sont multipliés, augmentant les accidents. De nouvelles populations sont arrivées, y compris des pays limitrophes, installant des campements près des mines. Progressivement, on a assisté à la sédentarisation de ces populations et au développement d'activités parallèles : petits commerces, transport, etc.

La revue Hommes et libertés rapporte une visite de terrain à Doko, haut lieu de l’orpaillage, en février 2018. "Des milliers de personnes étaient en activité sur ce site : enfants, femmes, hommes de tous âges. (...) Le niveau de poussière et de bruit est indicible. Des femmes, bébés dans le dos, remontent les paniers de terre ou lavent à grande eau le minerai pour y chercher les éventuelles pépites. Des fillettes et des jeunes garçons font du petit commerce ou aident leurs parents orpailleurs."

Accord historique

Il fallait mettre de l'ordre dans tout cela, d'autant que les richesses extraites échappaient tant aux populations locales qu'à l'Etat. En 2017, orpailleurs, élus locaux, administration, sages et acteurs de la société civile parviennent à un accord historique : 20% des taxes prélevées sont consacrées au développement local. Au cœur du dispositif se trouvent les Tombolomas.

Historiquement défenseurs des villages et organisateurs des campagnes d'orpaillage, ils constituent aujourd’hui une institution villageoise qui régit toutes les affaires relatives à l’extraction de l’or et à la vie dans les camps d’orpailleurs. Ils distribuent les puits, réglementent les accès, sanctionnent les infractions et perçoivent les taxes.

Les droits humains bafoués

Mais tout n'est pas rose loin de là, comme le rappelle une étude menée par l'Organisation internationale des migrations (OIM). Les travailleurs migrants sont les premières victimes : exploitation, stigmatisation, violences, ou traite. Par manque de structures de prévention et de protection, les travailleurs migrants se trouvent dans des situations précaires de vulnérabilité extrême.

La pénibilité du travail dans les mines pose également des risques sanitaires importants, en raison de l’utilisation de produits toxiques. Enfin, l’orpaillage provoque aussi des dégradations environnementales pour les communautés autour des sites.

L'accès aux mines crée également des tensions. En Guinée, la recherche d'or artisanale cohabite, parfois difficilement, avec une exploitation industrielle. En avril dernier, des heurts ont provoqué la mort de deux personnes dans la cité minière de Kouroussa. L'interdiction de l'accès d'une mine d'or aux orpailleurs serait l'élément déclencheur.

Tensions

Le site appartient désormais à une entreprise mais n'est pas encore actif. "Se sentant donc trahis par leurs représentants, les orpailleurs artisanaux ont barricadé le centre-ville, brûlé des pneus et calcinés des véhicules. Ils ont aussi vandalisé les résidences du préfet et du maire de la ville et chassé les administrateurs locaux", rapporte RFI.

Des tensions qui, pour certains observateurs, ne vont pas cesser de croître à mesure que les autorités chercheront à reprendre la main sur l’exploitation de l’or. Lentement, l’exploitation industrielle s’étend. Les problèmes de sécurité des mineurs, mais aussi les considérations environnementales poussent à cette évolution. Les orpailleurs devront se trouver un nouvel Eldorado.

Par France TV

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Paris : quels chefs d’Etat assisteront-t-ils au sommet sur les économies africaines ?

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Emmanuel Macron recevra mardi à Paris une quinzaine de dirigeants africains, plusieurs dirigeants européens ainsi qu’une dizaine de responsables d’organisations internationales pour un sommet sur la relance de l’économie africaine, très ralentie par la pandémie, a annoncé l’Elysée.

L’objectif est de mettre en place des moyens financiers capables de relancer l’économie du continent, qui n’a connu que 130.000 morts du Covid selon les chiffres officiels mais dont le PIB devrait connaître en 2021 sa première récession depuis 25 ans, avec un recul de 2,1%.

La croissance devrait redevenir positive en 2022 mais à un rythme inférieur à celle des pays plus développés, avec un risque de « divergence », souligne l’Elysée.

D’où l’initiative du chef de l’Etat de réunir ce sommet pour attirer les liquidités en Afrique vers les secteurs publics et privés, pénalisés par des primes de risque qui font grimper les taux d’intérêt.

La France propose de réallouer vers l’Afrique des droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI, instruments de change qui permettent notamment de financer des importations.

Le FMI devrait décider en juin une émission de DTS massive de 650 milliards de dollars, dont 34 milliards pour l’Afrique et 24 milliards pour l’Afrique subsaharienne.

« Ces montants ne seront pas suffisants. Nous réfléchissons à la manière d’utiliser des DTS des pays avancés pour les pays à bas revenu », a indiqué l’Elysée, suggérant aussi une vente de l’or du FMI pour alimenter des prêts à taux zéro pour les pays africains.

Autres pistes, des allègements de dette en réunissant autour d’une table à la fois créanciers publics et privés, un mécanisme dont le Tchad a déjà demandé à bénéficier.

Le 27 avril, Emmanuel Macron avait appelé à « un New Deal » pour aider les pays africains.

« Ce sommet vise à mettre en place un paquet de soutien massif à l’Afrique et à poser des bases pour un nouveau cycle de croissance sur le continent, qui sera aussi un relais pour une croissance pour l’économie mondiale », a souligné Paris.

Parmi les participants en présentiel figurent les dirigeants de l’Angola, du Burkina Faso, de la République démocratique du Congo, de Côte d’Ivoire, d’Egypte, d’Ethiopie, du Ghana, du Mali, de Mauritanie, de Mozambique, du Nigeria, du Rwanda, du Sénégal, du Soudan, du Togo et de Tunisie et côté européens, d’Italie, d’Espagne et du Portugal ainsi que de l’UE.

En visioconférence, les dirigeants des Pays-Bas, d’Allemagne, du Japon, du Kenya, de Tanzanie et d’Afrique du Sud participeront. L’ONU, le FMI, l’OCDE, l’OMC, la Banque mondiale et plusieurs banques publiques internationales seront conviées. La Chine sera représentée par un haut dirigeant qui n’est pas encore précisé.

La veille de ce sommet, le président français réunit également une conférence de soutien à la transition au Soudan, où devraient être étudiés des rééchelonnements de la dette du pays avec ses principaux bailleurs.

Source : AFP

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