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Economie

Guinée : la Banque mondiale appuie le secteur agricole à hauteur de 15 millions de dollars

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La Banque mondiale (BM) vient d'annoncer un important appui au secteur agricole de la Guinée avec une enveloppe financière de 15 millions de dollars américains, a rapporté lundi la télévision nationale guinéenne.

Cette assistance financière de la Banque mondiale est destinée à relancer le secteur agricole guinéen qui, durant les deux dernières années, a été durement touché par les conséquences de la fièvre hémorragique à virus Ebola.

Cet appui se situe dans le cadre d'un plan national d'investissement agricole qui concerne tous les paramètres de l'agriculture, l'élevage ainsi que d'autres activités rurales.

Par ailleurs, la dimension protection et sauvegarde de l'environnement sera également pris en compte dans la mise en oeuvre de ce projet dont impact positif sera ressentir par le monde paysan.

En Guinée, près de 25% du territoire seraient cultivables, soit 6,2 millions d'ha, et au moins de 30% de cette superficie sont effectivement cultivés chaque année, selon les données du service national des statistiques agricoles (SNSA).

Sur le plan pluviométrique, la Guinée est aussi favorable à l'agriculture avec au moins 430 milliards de m3 d'eau en moyenne par an et un réseau hydrographique très dense (le plus important de la sous-région : 1.165 cours d'eau) qui résulte d'un relief accidenté et d'une structure géologique favorable au ruissellement.

Le secteur de l'agriculture à elle seule occupe une place importante dans l'économie guinéenne avec une contribution de 14,31% en 2013.

L'appui au secteur de l'agriculture contribue directement à améliorer les conditions de vie des milliers de populations guinéennes, car plus de 80% de cette population dépendent du secteur agricole.

Xinhua

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Le monde compte un nouveau milliardaire toutes les 26 heures depuis le début de la Covid-19

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La planète compte un nouveau milliardaire toutes les 26 heures depuis le début de la pandémie de la Covid-19, alors que les inégalités contribuent à la mort d’une personne toutes les quatre secondes, d’après l’ONG Oxfam.

La fortune des dix hommes les plus riches au monde a plus de doublé, passant de 700 milliards de dollars à 1 500 milliards de dollars, à un rythme de 15 000 dollars par seconde ou 1,3 milliard de dollars par jour pendant les deux premières années d’une pandémie au cours de laquelle 99 % de la population mondiale a eu des revenus moins importants que prévu et où plus de 160 millions de personnes supplémentaires auraient basculé dans la pauvreté.

Gabriela Bucher, directrice générale d’Oxfam International, a déclaré : « Si ces dix hommes perdaient demain 99,999 % de leur fortune, ils seraient toujours plus riches que 99 % de toute l’humanité. Ils sont désormais six fois plus riches que les 3,1 milliards de personnes les plus pauvres. »

Dans un nouveau rapport intitulé Les inégalités tuent, publié le jour de l’ouverture des « Agendas de Davos » organisés par le Forum économique mondial, Oxfam révèle que les inégalités contribuent à la mort d’au moins 21 000 personnes par jour, soit une personne toutes les quatre secondes. Ces chiffres sont établis sur la base d’estimations prudentes du nombre de décès dus au manque d’accès aux services de santé, aux violences basées sur le genre, à la faim et au dérèglement climatique.

« Il n’a jamais été aussi important de s’attaquer à ces inégalités indécentes et violentes. Il y a urgence à répartir plus équitablement les richesses et les pouvoirs titanesques accaparés par les élites, notamment par le biais de mesures fiscales, pour réinjecter cet argent dans l’économie réelle et sauver des vies », poursuit Gabriela Bucher.

La fortune des milliardaires a davantage augmenté depuis le début de la pandémie qu’au cours des 14 années précédentes. Estimée à 5 000 milliards de dollars, il s’agit de la plus forte augmentation de la fortune des milliardaires depuis que ce type de données est recensé. Un impôt exceptionnel de 99 % sur les richesses amassées pendant la pandémie par les dix hommes les plus riches du monde permettrait par exemple de :

  • financer suffisamment de vaccins pour immuniser le monde entier ;
  • financer la protection sociale et une santé universelle, de financer l’adaptation au changement climatique et de réduire les taux de violences basées sur le genre dans plus de 80 pays ;
  • et ce, tout en laissant à ces hommes quelque 8 milliards de dollars de plus qu’avant la pandémie.

« Pour les milliardaires, la pandémie a été une aubaine. Les banques centrales ont injecté des milliards de dollars dans les marchés financiers dans le but de sauver l’économie, mais une grande partie a fini dans les poches des milliardaires, profitant de la montée en flèche des cours des actions. Les vaccins étaient supposés mettre fin à la pandémie. Pourtant, les gouvernements des pays riches ont permis à des monopoles et des milliardaires de l’industrie pharmaceutique de bloquer leur approvisionnement à des milliards de personnes. Tout cela conduit à une aggravation de toutes les formes d’inégalités. Il est révoltant d’en arriver là alors que la situation était prévisible. Et les conséquences sont meurtrières. », continue Gabriela Bucher.

Les inégalités extrêmes sont une forme de violence économique. Les choix politiques consistant à perpétuer l’accaparement de la richesse et du pouvoir entre les mains une poignée de privilégié·es nuisent directement à la grande majorité des citoyen·nes ordinaires dans le monde et à notre planète.

« À travers le monde, la réponse à la pandémie a alimenté cette violence économique de manière particulièrement grave, en direction des personnes racisées, marginalisées et des femmes. Les vagues de COVID-19 entraînent des pics de violences basées sur le genre, alors même que le poids du travail de soin non rémunéré sur les femmes et les filles a augmenté. », affirme Gabriela Bucher.

La pandémie a fait reculer l’objectif d’atteindre la parité à 135 ans, contre 99 ans auparavant. Collectivement, les femmes ont perdu 800 milliards de dollars de revenus en 2020. En tout, 13 millions de femmes de moins travaillent aujourd’hui par rapport à 2019. 252 hommes se partagent plus de richesses que le milliard de filles et de femmes qui vivent en Afrique, en Amérique latine et aux Caraïbes réunies.

Les groupes racisés ont été les plus durement touchés par la pandémie. En Angleterre, pendant la deuxième vague de la pandémie, les personnes d’origine bangladaise étaient cinq fois plus susceptibles de mourir de la COVID-19 que la population britannique blanche. Au Brésil, les personnes issues des communautés noires sont 1,5 fois plus susceptibles de mourir de la COVID-19 que celles issues des communautés blanches. Aux États-Unis, 3,4 millions d’Afro-américain·es seraient en vie aujourd'hui si leur espérance de vie était la même que celle des personnes blanches. Ces inégalités prennent directement racines dans le racisme et le colonialisme.

Les inégalités entre pays devraient se creuser pour la première fois en une génération. Les pays en développement, s’étant vu refuser l’accès à des stocks de vaccins suffisants du fait de la protection accordée par les gouvernements des pays riches aux grandes entreprises pharmaceutiques, ont été forcés de restreindre leurs dépenses publiques, au vu de la montée en flèche des niveaux de dette. Ils devront probablement faire face à des mesures d’austérité. La proportion de personnes contaminées qui meurent des suites du virus est environ deux fois plus importante dans les pays en développement que dans les pays riches.

Gabriela Bucher poursuit : « La pandémie de COVID-19 a révélé comment les décideurs politiques et économiques utilisent, avec cynisme et cupidité, les inégalités extrêmes comme un instrument de violence politique. » « Au bout d’années de recherches et campagnes sur ce sujet, Oxfam arrive aujourd’hui à cette conclusion, choquante mais sans appel. »

Malgré le coût immense que représente la réponse à la pandémie, au cours des deux dernières années, les gouvernements des pays riches n’ont pas pris la décision d’augmenter les impôts sur la fortune des personnes les plus riches et ont continué à privatiser les biens publics, comme les technologies liées aux vaccins. Ils ont tant encouragé les multinationales à développer des monopoles que, rien que pendant la pandémie, l’augmentation de la concentration du marché pourrait dépasser en un an celle observée entre 2000 et 2015.

Les inégalités sont au cœur de la crise climatique. Les émissions de CO2 des 1 % les plus riches sont deux fois plus élevées que celles des 50 % les moins riches. Cela a eu des conséquences sur le changement climatique en 2020 et en 2021, causant incendies, inondations, tornades, mauvaises récoltes et faim.

Selon Gabriela Bucher, « des inégalités si rampantes et profondes ne sont pas le fruit du hasard, mais un choix. Non seulement nos structures économiques nous ont rendu·es plus vulnérables à cette pandémie, mais elles permettent aussi à des personnes déjà extrêmement riches et puissantes d’exploiter cette crise à leur profit. »

Le rapport montre que les dirigeants des deux plus grandes puissances économiques du monde (les États-Unis et la Chine) commencent à réfléchir à des politiques de réduction des inégalités, notamment en augmentant les impôts des particuliers fortunés et en prenant des mesures contre les monopoles. Pour Gabriela Bucher, « c’est une première lueur d’espoir pour qu’un nouveau modèle économique émerge ».

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Alimentation : les prix mondiaux ont grimpé de 28 % en 2021

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Les prix alimentaires mondiaux ont grimpé de 28,1% par rapport à l’année précédente, a indiqué  la FAO le 06 janvier.  Cependant, depuis décembre, ils ont légèrement reculé, en raison de la chute des prix des huiles végétales et du sucre.

L’Indice FAO des prix des produits alimentaires a affiché une valeur moyenne de 133,7 points en décembre, soit une baisse de 0,9 pour cent par rapport à novembre, mais un niveau encore supérieur de 23,1 pour cent à celui de décembre 2020. L’Indice suit l’évolution mensuelle des prix internationaux des produits alimentaires les plus couramment échangés dans le monde. La seule hausse mensuelle enregistrée en décembre est à mettre au compte du sous-indice des produits laitiers.

Sur toute l’année 2021, en moyenne annuelle, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi à 125,7 points, soit pas moins de 28,1 pour cent de plus que l’année précédente.

«Normalement, des prix élevés devraient entraîner une hausse de la production, mais le coût des intrants, la pandémie mondiale actuelle et des conditions climatiques toujours plus incertaines ne laissent que peu de place à l’optimisme quant à un retour à des conditions de marché plus stables, y compris en 2022», a déclaré M. Abdolreza Abbassian, Économiste principal à la FAO.

L’Indice FAO des prix des céréales a baissé de 0,6 pour cent par rapport à novembre, car la chute des cours du blé à l’exportation, dans un contexte d’accroissement des disponibilités après les récoltes effectuées dans l’hémisphère Sud, a plus que compensé le raffermissement des prix du maïs, lequel s’explique par une forte demande et des craintes quant au temps sec qui persiste au Brésil. Toutefois, sur l’année entière, l’Indice FAO des prix des céréales a atteint son plus haut niveau annuel depuis 2012 et progresse de 27,2 pour cent par rapport à 2020: le maïs enregistre une hausse de 44,1 pour cent et le blé de 31,3 pour cent, mais le riz cède 4,0 pour cent.

L’Indice FAO des prix des huiles végétales a reculé de 3,3 pour cent en décembre. En effet, les cours de l’huile de palme et de l’huile de tournesol se sont affaissés, car la demande mondiale à l’importation a été faible, ce qui est peut-être lié au fait que l’on se soit inquiété des conséquences de la hausse du nombre de cas de covid-19. Sur l’ensemble de l’année 2021, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a atteint son plus haut niveau jamais enregistré et a augmenté de 65,8 pour cent par rapport à 2020.

L’Indice FAO des prix du sucre a perdu 3,1 pour cent depuis novembre et tombe ainsi à son niveau le plus bas depuis cinq mois, en raison des craintes quant aux éventuelles répercussions du variant Omicron sur la demande mondiale, de l’affaiblissement du real brésilien et de la baisse des prix de l’éthanol. Sur l’ensemble de l’année 2021, l’Indice FAO des prix du sucre a grimpé de 29,8 pour cent par rapport à l’année précédente et a atteint son plus haut niveau depuis 2016.

L’Indice FAO des prix de la viande est resté globalement stable en décembre, mais sur l’ensemble de l’année 2021, il a progressé de 12,7 pour cent par rapport à 2020.

L’Indice FAO des prix des produits laitiers est le seul sous-indice à avoir progressé en décembre: il gagne 1,8 pour cent par rapport au mois précédent, car les cours internationaux du beurre et du lait en poudre ont augmenté à la suite de la baisse de la production laitière dans l’Europe de l’Ouest et en Océanie. Les prix du fromage ont légèrement reculé, ce qui indique que les producteurs laitiers d’Europe de l’Ouest ont privilégié ce produit. En 2021, la valeur moyenne de l’Indice FAO des prix des produits laitiers a augmenté de 16,9 pour cent par rapport à 2020.

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Guinée : qui sont les membres de la Cour de répression des infractions économiques et financières ?

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Dans un décret lu ce mercredi 29 décembre 2021 à la télévision nationale, le président de la transition, le colonel Maamady Doumbouya, a dévoilé les membres de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).

Il s’agit de :

Président de la Cour :   

Noël Konomou, précédemment juge d’instruction au tribunal de première instance de Pita, membre de la commission supérieure de recours de l’organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI).

Président de la Chambre d’instruction :

Sékou Ibrahima Soumah, précédemment juge de paix de Mandiana.

Membres de la Chambre d’instruction :

1-Mohamed Bama Camara, précédemment juge d’instruction au tribunal de première instance de Kaloum ;

2-Ibrahima Bayo, précédemment juge d’instruction au tribunal de première instance de Dubreka ;

3-Mme Aïssatou Sacko, précédemment juge au tribunal pour enfants ;

4-Almamy Sékou Camara, précédemment juge d’instruction à la justice de paix de Yomou ;

Président de la chambre spéciale de contrôle de l’instruction :

Morlaye Soumah, précédemment représentant du ministère de la justice au sein de la cellule nationale de traitement des informations financières.

Chambre de jugement

1-Ousmane Sylla, précédemment juge de paix de Lola ;

2-Mohamed Diawara, précédemment juge au tribunal de première instance de Kaloum ;

3-Lamine Konaté, précédemment juge au tribunal de première instance de Mamou ;

Alhassane Mabinty Camara, précédemment président du tribunal de première instance de Kissidougou.

Président de chambre des appels :

Souleymane Bah, précédemment de la chambre criminelle de la Cour d’appel de Conakry.

Conseillers ou assesseurs

1-Amadou Saïkou Barry, précédemment président du tribunal de première instance de Koundara ;

2-Mamoudou Camara, précédemment président de la chambre correctionnelle à la Cour d’appel de Kankan ;

3-Abdourahmane Diallo, précédemment juge d’instruction au tribunal de première instance de Mamou ;

4-Mohamed Kaba, précédemment substitut général près la Cour d’Appel de Conakry,

Parquet

Procureur Spécial :

Aly Touré, précédemment procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan.

Substituts du procureur spécial

Mme Joséphine Tinkiano, précédemment substitut du procureur de la république près le TPI de Mafanco ;

Lazare Mamady Borè, précédemment juge d’instruction au tribunal de première instance de Dixinn.

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