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Politique

Guinée : Alpha Condé n’a pas tenu parole (Tribune)

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Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo se sont rencontrés le 1er septembre 2016 au palais présidentiel. Selon leur compte rendu, Alpha Condé s'est engagé personnellement à faire appliquer par toutes les institutions de la République les accords politiques passés et futurs notamment.  Moins d'une semaine après, soit le 7 septembre 2016,  une de ces institutions concernées par cet engagement, la CENI a annoncé unilatéralement la date des prochaines élections locales pour le 18 décembre 2016. Dans l'euphorie ambiante, cela est passé inaperçu, mais c'est une preuve irréfutable qu'on ne s'est pas trompé sur Alpha Condé. Seuls les naïfs pouvaient croire qu'il allait changer sa politique invariable pour le contrôle total du champ politique guinéen. Dans son compte rendu de réunion après cette rencontre , le porte - parole de l'opposition républicaine à dit que ça fait plus d'un mois depuis qu'ils ont adressé une lettre au ministre de l'administration du territoire et de la décentralisation pour fixer les contours d'un futur dialogue avec une proposition d'ordre du jour en six points . Selon lui, le deuxième point de l'ordre du jour concerne les élections locales pour lesquelles il faut se mettre d'accord sur un délai raisonnable. Alpha Condé ne pouvait donc ignorer cette préoccupation. Or, c'est sur son instruction que le président de la CENI vient de lancer ce ballon d'essai pour tester l’opposition. Nous savons tous que ce dernier ne va jamais oser prendre une telle initiative sans l'ordre exprès d'Alpha Condé. C'est la reprise de son jeu favori qu'il affectionne une fois que la menace qui pesait sur lui est écartée.
Comme à son habitude, Alpha Condé rencontre les opposants, leur tient des promesses juste pour desserrer l'étau sur lui, mais c'est pour très vite imposer les décisions qui vont dans le sens de ses intérêts électoraux. Le scénario des accords du 3 juillet 2013 est identique à celui des accords du 20 août 2015. En pleine crise politique, il a rencontré Cellou Dalein Diallo le 20 mai 2015 pour le conduire à accepter le dialogue du 18 juin au 20 août 2015 qui avait pour objectif la validation par la suite de son élection présidentielle de 2015. Aucun de ces principaux points de ces accords n'a été appliqué, que ce soit le fichier électoral, la réforme de la CENI, la tenue des élections locales ou les poursuites des auteurs des violences politiques et l'indemnisation des victimes. Au point des accords du 20 août 2015, il est écrit : Considérant ce qui précède et compte tenu des contraintes techniques, juridiques et financières, les élections communales et locales seront organisées au 1er semestre de l'année 2016. En 2013, il était question du 1er trimestre de 2014. Au point 13 : Les parties prenantes conviennent de la nécessité de réviser la loi 016, portant création et fonctionnement de la CENI par l'Assemblée Nationale  selon les procédures requises. Cette révision ne saurait avoir d'incidence sur l'élection présidentielle de 2015. Comment voulez- vous qu'on nous prenne au sérieux?  Tous ces accords ont été signés sous les yeux de la communauté internationale représentée par la CEDEAO, l'ONU, l'OIF, l'UE, les États - Unis et la France.
Les dirigeants de l'opposition savent pertinemment qu'ils font partie des acteurs d'un cirque politique. Ils disent que cette fois-ci qu'ils tiennent à un engagement personnel d'Alpha Condé qui est un préalable à l'ouverture d'un énième dialogue comme si tel n'était pas le cas pour les précédents où c'est lui qui prenait l'initiative de les convoquer, d'ailleurs cela est clairement précisé dans les préambules de ces différents accords. C'est frustrant de mobiliser massivement les militants de l'opposition pour se faire rouler dans la farine par Alpha Condé aux moments où il est en difficulté face aux fortes demandes politiques et sociales afin de lui permettre de rebondir politiquement. Certains nous disent qu'il n'est pas bien de refuser la main tendue du pouvoir. Cela veut dire dans ces conditions,  qu'il faut toujours accepter en toute conscience de lui garantir l'impunité. Il peut se permettre de violer systématiquement notre Constitution et nos lois et continuer à être fréquentable, qu'on l'accompagne dans ses projets de domination politique du pays.
Je persiste et signe qu'il fallait rejeter cette rencontre inopportune et lui dire de prendre les mesures qui s'imposent pour faire appliquer la loi concernant les principaux points de litiges. Il s'agit :
1- Instruire le ministre de la Justice d'engager les enquêtes et les poursuites judiciaires contre les présumés criminels qui ont sauvagement sévit contre les manifestants de l'opposition
2- Inscrire dans le budget de 2017 les indemnisations des victimes
3- Concernant la révision de la loi 016 et la levée des contraintes juridiques empêchant la tenue de toutes les élections locales, il faut convoquer l'Assemblée Nationale en session extraordinaire pour légiférer conformément à l'article 69 de la Constitution qui dispose : L'Assemblée Nationale est réunie en session extraordinaire, soit à l'initiative du président de la République,  soit à la demande de la majorité des membres qui la composent , sur un ordre du jour déterminé.
4- Pour le fichier électoral, confier la mission au PNUD de lancer un appel d'offre international pour recruter un nouvel opérateur chargé du recensement électoral et du suivi de ce processus sans aucune interférence politique.
A mon avis, voilà ce qu'il peut faire concrètement sans délai pour faire preuve de bonne foi. S'il refusait de le faire, cela voudrait dire, qu'il ne sert à rien de faire semblant de se rencontrer pour régler les vrais problèmes. On nous parle d’apaisement, mais pour Alpha Condé,  l'apaisement veut dire la soumission des opposants  à sa volonté. Ce n'est pas le calme relatif qui va remplacer les réformes structurelles nécessaires à notre décollage économique, ni mettre fin à la corruption endémique qui gangrène notre administration, peut - être il permettra à tous les grognards de participer au "festin de la République ".
Ne nous y trompons pas, que la classe politique baisse les bras, d'autres acteurs émergeront pour porter les revendications légitimes  de changement de la jeunesse guinéenne qui ne peut se satisfaire de la seule perspective que lui offre le pouvoir : le chômage et la misère. C'est oublier que les massacre de 2007 et 2009 ainsi que les différentes tueries de 2011 à 2016 n'ont jamais pu entamer la détermination des jeunes Guinéens qui aspirent à une société démocratique , ouverte sur le monde et qui leur permette de saisir toutes les opportunités d'une nouvelle Afrique qui est sur la voie de l'émergence économique. Ce 21 ème siècle peut être le siècle africain si ses dirigeants prennent les bonnes décisions notamment dans le respect de l'Etat de droit qui implique aussi le respect des contrats qui est la clef de l'afflux des investissements massifs indispensables à son émergence. Nous oublions trop souvent en Guinée que notre pays a toujours gardé cette image du pouvoir implacable d'un homme qui ne tient aucun cas des lois du pays. Que son opposition soit matée ou essoufflée au point de réclamer sa part du gâteau, cela ne changera pas la situation désastreuse du pays. Cela fait bientôt 60 ans que nous sommes dans des jeux politiques le plus souvent violents pour les populations, de partages des prébendes et privilèges à des clans voraces et égoïstes, mais le résultat reste toujours le même : la pauvreté. C'est le véritable cancer de notre pays. Il n'y a pas de scandale géologique, ni de scandale agricole, le seul et vrai scandale en Guinée, c'est la pauvreté. Quelle fierté les dirigeants et leurs thuriféraires peuvent en tirer? Fiers de tuer et de rendre pauvre son peuple? C'est pathétique !
Le seul projet politique qui vaille d'être soutenu par la nouvelle génération, c'est l'instauration de la démocratie et l'Etat de droit pour assurer la prospérité dans notre pays. C'est un challenge que nous devons impérativement relever plutôt que perpétuer la dictature et la pauvreté.

Par Alpha Saliou Wann

 

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Guinée : pourquoi la direction des marchés publics est passée sous l’autorité de la Présidence ?

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On en sait un peu plus sur le motif du placement de la direction des marchés publics sous l’autorité de la Présidence de la République.

Alors qu’elle était jusque-là sous la tutelle du Ministère de l’Economie et des Finances, elle est placée depuis mardi 27 juillet, sous l’autorité directe du président Alpha Condé, en raison de défaillances, de disfonctionnements et d’insuffisances constatés, a expliqué le chef de l’Etat jeudi en conseil des ministres.

"Monsieur le Président de la République a indiqué au conseil que la direction des marchés publics, anciennement, sous la tutelle du Ministère de l’Economie et des Finances est passée sous l’autorité de la Présidence de la République en raison de défaillances et de disfonctionnements relevés et d’insuffisances aussi constatées.", note-t-on.

Dans le compte-rendu dudit conseil, le chef de l’Etat a déploré l’état des voiries urbaines de Conakry, surtout en cette période hivernale, rappelant ainsi la nécessité que les conditions et procédures de passation des contrats et de marchés dans le domaine des travaux publics notamment, soient déterminées par la qualité et la durabilité des ouvrages réalisés.

Sur ce registre, Alpha Condé a décidé que désormais les travaux de construction dans les garnisons militaires seront exécutés par le génie militaire qui dispose, selon lui , ‘’de la compétence, de l’expertise et des moyens requis pour répondre à toutes les sollicitations’’.

Par Ibrahim Bangoura

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Le président Angolais João Lourenço attendu ce jeudi à Conakry

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Le président Angolais, João Lourenço, est attendu ce jeudi 29 juillet 2021, dans la capitale guinéenne, Conakry, pour une visite officielle, a-t-on appris de sources officielles.

Pour le moment, on ignore la durée de séjour du chef de l’Etat Angolais en Guinée.

Cependant, la cérémonie d’accueil est prévu  à 12 heures 40 minutes à l’Aéroport International de Conakry-Gbéssia, selon un communiqué de la présidence.

João Lourenço et son homologue Guinéen, Alpha Condé,  devraient s’entretenir sur de sujets de coopération bilatérale, mais aussi sur la crise sanitaire et l’insécurité sur le continent africain.

Par Guinee28

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A LA UNE

La Guinée doit environ 40 millions USD d’arriérés à des Organisations et Institutions internationales

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La Guinée s’acquitte-t-elle de ses cotisations dans les Organisations et Institutions internationales dont elle est membre ? La réponse est non si on se fie au dernier compte rendu du conseil des ministres du 22 juillet.

En effet, il ressort qu’à cette date notre pays doit 8 896 737 USD aux titres des contributions annuelles,  et 30 495 684 USD des arriérés à des Organisations ou Institutions internationales.

« Le montant consolidé des contributions annuelles non payées à date s’élève à 8 896 737 USD et celui des arriérés à 30 495 684 USD », a expliqué  le ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger, qui faisait une communication relative à la situation des Organisations et Institutions Internationales au titre des contributions de la Guinée.

Au total, 260 Organisations et Institutions internationales ont été identifiées au titre de l’affiliation du pays. Mais pour la majorité de ces affiliations, les instruments juridiques ne sont pas disponibles, souligne le ministre.

Face à cette situation, le président de la République, Alpha Condé, a demandé que la Guinée se retire de toutes les instances ne ‘’présentant aucun intérêt stratégique’’ pour le pays. Pour les autres, ‘’il a exigé à ce qu’il soit procédé à une classification par importance et par utilité tout en mettant en exergue les organisations pour lesquelles l’adhésion de notre pays a fait l’objet de ratification par le Parlement’’.

Il a également instruit le ministre des Affaires étrangères de produire un état détaillé du paiement de contributions de la Guinée afin de clarifier la situation à date des arriérés de cotisation.

Par Ibrahim Bangoura

 

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