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Guinée : Alpha Condé choisira-t-il l’honneur ?

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Il ne fait donc plus de doute qu’Alpha Condé a décidé de réformer la constitution de son pays. L’amendement constitutionnelle en elle-même n’est pas un sujet à polémiquer, les lois fondamentales ayant souvent besoin de toilettage, afin de s’adapter à l’environnement et au contexte. Mais à ce niveau de l’évolution politique de l’Afrique, où l’alternance est quasi-impossible dans la vaste majorité des pays francophones en cas de compétition avec le président sortant, il nous semble nécessaire de sanctuariser la limitation du nombre de mandat. Surtout, il ne serait pas acceptable qu’un président dont la constitution limite le nombre de mandat à deux, puisse initier une réforme constitutionnelle, dans le seul but de se perpétuer au pouvoir. 

Je voudrais rappeler à Alpha Condé qu’il fut un moment où il y avait en Afrique les coups d’Etat salutaires. Ce sont ces brusques irruptions de l’armée dans l’espace politique, pour prendre le pouvoir et instaurer la démocratie. Mais dans cette période, on distinguait deux types de putschistes. Les hommes d’honneur, qui quittait le pouvoir après avoir organisé des élections libres et transparentes lors desquelles ils n’étaient pas candidat : ATT au Mali, Daouda Mallam Wanké au Niger, etc. En face, il y avait les militaires indignes, d’ailleurs très souvent des officiers félons cachés derrière leur treillis. Ces derniers, malgré la promesse tenue au moment du coup d’Etat de rendre le pouvoir à un civile après la transition, s’arrangeaient pour confisquer le pouvoir et instaurer une dictature parfois plus violente que celle qu’ils avaient renversé: Maïnassara au Niger, Guéi en Côte d’Ivoire. Vous remarqueriez que ces deux ont connu une fin bien tragique…
Notre histoire politique contemporaine renferme pourtant des exemples qui pourraient amener le président Guinéen à la sagesse. L’indigne Mamadou Tandja du Niger a connu une sortie de la scène politique bien triste. Renversé par des militaires alors qu’il avait fait modifier la constitution pour s’éterniser au pouvoir à l’issue de son deuxième et dernier mandat, il est désormais dans les poubelles de l’histoire de son pays et de l’Afrique. Certes, nous avons habitude de nous moquer de ces militaires Guinéens qui ne se découvrent le courage de faire un putsch qu’à la mort du président (Coup d’État de Lassana Conté à l’annonce de la mort de Sékou Touré ; prise de pouvoir par la force de Dadis Camara juste au moment du décès de Lassana Conté), mais un acte de sagesse et d’honnêteté ne doit pas être motivé par la crainte des conséquences, pour soi-même, de l’acte que l’on voudrait poser.
Alors, Alpha Condé voudrait-il partir avec quelques honneurs ou choisira-t-il l’indignité en modifiant la constitution uniquement pour pérenniser son règne ? S’il y a des gens qui l’aiment dans son entourage, ils devraient vivement lui conseiller l’honneur et non l’indignité.

Par Saïd Penda

NB : analyse publié sur sa page facebook

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Guinée : à quand le retour d’Alpha Condé ?

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Chassé du pouvoir le 05 septembre dernier, Alpha Condé a été finalement autorisé à quitter la Guinée, lundi 17 janvier, par la junte au pouvoir.

Le président déchu est parti aux  Emirats Arabes Unis officiellement pour un exil médical. Mais si au départ les nouvelles autorités guinéennes assuraient qu’il devrait revenir dans un délai d’un mois, conformément à un engagement de la CEDEAO qui se serait portait garant, son retour pourrait être beaucoup plus long que prévu.

En effet, dans un nouveau communiqué le CNRD indique que désormais, le retour de l’ex président est attendu dès la fin de ses soins. Mais à quand prendront-t-ils fin ?

Par Guinee28

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Transition en Guinée et au Mali : Alpha Saliou Wann cite les  »bons » exemples à suivre

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Dans cette tribune, l’opposant Alpha Saliou Wann invite la junte guinéenne et celle du Mali à suivre la jurisprudence des armées de la Serbie, de l’Ukraine et de la Géorgie, en laissant la politique aux politiciens.

Lisez :

Nos armées doivent suivre la jurisprudence des armées de la Serbie, de l’Ukraine et de la Géorgie. Ces armées ont retiré leur confiance aux dictateurs en n’opposant aucun obstacle à la prise de contrôle par les manifestants des édifices publics symboles du pouvoir comme les parlements. Les forces vives de ces pays ont organisé elles-mêmes rapidement de nouvelles élections générales. Les armées sont restées discrètes  et à l’écart de tout le processus de transition.

C’est l’exemple à suivre. L’armée doit s’effacer et laisser les politiciens faire de la politique.

Alpha Condé est un cas d’école à étudier par tous les apprentis-politiciens. Nous devons apprendre de nos erreurs et nous appliquer de manière studieuse à ne plus les commettre.

La Guinée et le Mali s’entêtent dans leur rôle de mauvais élèves de la classe CEDEAO. Aucun patriote qui aime l’Afrique ne doit encourager ces deux juntes militaires qui ont confisqué à leur profit des luttes citoyennes formidables contre des pouvoirs civils autoritaires. Il n’est pas de leur rôle de se substituer aux forces vives de la nation.

En Ukraine, malgré la partition de fait du pays, l’annexion de la Crimée par la Russie, les élections présidentielles et législatives ont bien été tenues.

Au Mali, c’est donc un argument fallacieux que  d’invoquer l’impossibilité d’organiser les élections en raison de l’occupation des 2/3 du territoire par les insurgés djihâdistes. On omet de préciser que ce tiers du territoire représente 90% de la population malienne. Ce qui est clair, le président élu par ce tiers du territoire représente la légalité et la légitimité aux yeux de la communauté internationale contrairement au chef d’une junte militaire. C’est Dionkounda Traoré et non le capitaine Sanogo qui a eu le soutien de la communauté internationale au travers de son bras armé la France.

Par Alpha Saliou Wann

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Surmonter nos angoisses envers l’avenir

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La seconde quinzaine du mois de janvier nous fait observer les débuts difficiles d’une année particulière faite de rêve de voir tout tracé le chemin du retour à l’ordre constitutionnel qui se dessine à l’horizon.

Elle nous permet d’écrire qu’il n’est pas dangereux de croire en nos capacités et nos chances de surmonter à l’unisson nos angoisses envers cette transition -à longueur inconnue pour le moment- et l’avenir de la démocratie pour laquelle la communauté des voisins et nous tous continuons de payer un lourd tribut en termes de sacrifices de tout genre.

Démocrates de tous les rangs en communion avec les républicains et les plus rigoristes partisans de la gestion de la cité par un régime civil, nous sommes conscients de l’impact des premières retombées du coup d’Etat du 5 septembre bien que nous ne pouvons-nous donner la peine d’applaudir hâtivement l’entrée en scène du Gentil géant de peur de piétiner notre sacerdoce ou plus exactement de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Alors, surmontons nos angoisses! Avisons Nos Patriotes du CNRD ! Refusons que leur Gentil géant perde son signe de lion noir de Dramouss et qu’à leur tour, ils finissent tous en Terroriste (s) noir (s).

J'ai dit.

Par Diallo Alpha Abdoulaye

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