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Ghana : le parlement de la CEDEAO ouvre le débat sur la problématique des élections dans la sous-région

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A Winneba à une soixantaine de km de la capitale du Ghana, le parlement de la CEDEAO ouvre les travaux de la rencontre de haut niveau. Ils portent sur la problématique des élections ces 20 dernières années dans la sous-région, où l'identification des insuffisances et la proposition des pistes de solution sont plus que urgentes au regard des événements dans certains pays. L'ouverture officielle a été présidée par Nana Akufu Ado,  président du Ghana et président en exercice des chefs d'état et des gouvernements de la CEDEAO.

A l'intérieur de cet amphithéâtre de l'une des plus grandes universités du Ghana, la problématique  des élections dans la sous-région ouest africaine est en débat. L'objectif est d'évaluer les systèmes électoraux dans l'espace, d'identifier les défis à relever et surtout de proposer des pistes de solution pour corriger les insuffisances constatées dans l'organisation des scrutins électoraux. Au regard de l’instabilité politique et institutionnelle qui touche beaucoup de pays de la région, il est important pour les décideurs de faire la rétrospective du niveau d’ancrage de la démocratie en Afrique de l'ouest.

« La modification de la Constitution pour se conformer aux réalités actuelles n’est pas un problème en soi. Cependant, lorsque les propositions de modifications de la Constitution protègent l’élite dirigeante au détriment des citoyens ou compromettent la vraie nature de la démocratie constitutionnelle, accordant ainsi au président sortant un avantage indu pour proroger son mandat, alors il y a un problème », note Honorable Sidie Mohamed Tunis (Président du Parlement de la CEDEAO)

Selon l'indice de démocratie libérale, Ces dernières années plusieurs menaces ont affectés le processus démocratique parmi lesquelles figure la baisse de la qualité des élections, la faiblesse des contraintes législatives sur l'exécutif et la diminution des opportunités pour la participation des citoyens et de la société civile. Conscient de cet état de fait le Président du Ghana Président en exercice des Chefs d'Etat et des gouvernements de la CEDEAO tire la sonnette d'alarme à fin que le blason soit redoré.

''En conclusion, je suis en effet heureux de réaffirmer devant vous ma foi inébranlable dans les principes de responsabilité démocratique, qui constituent la base de la bonne gouvernance dans nos États membres. Certes, nous constatons avec tristesse que les crises liées aux processus électoraux sur notre continent tendent à occulter les efforts déployés à différents niveaux du processus électoral. Il demeure donc le devoir des institutions communautaires, par des interactions constantes avec tous les intervenants, de tirer la sonnette d'alarme chaque fois qu'elles sentent que les choses vont dans la mauvaise direction. Nous ne devons pas oublier que, même avec deux décennies d'élections démocratiques dans nos États membres, nous restons toujours en chantier en tant que démocraties. Je suis convaincu que nous continuerons à améliorer nos systèmes et processus électoraux. Par devoir envers nos enfants et petits-enfants, nous ne devons pas baisser les bras lorsqu'il s'agit de garantir l'intégrité du processus électoral et de consolider la paix par l'établissement de listes électorales exactes, la validation idoine des candidatures, l'organisation matérielle des scrutins, et les proclamations de résultats authentiques », conclut-il.

En initiant cette rencontre de haut niveau, le Parlement de la CEDEAO se veut une plateforme de dialogue, de consultation et de promotion de la démocratie dans les Etats membres. Pour réussir ce pari, les parlementaires de la communauté sont appelés à proposer et à adopter des résolutions qui permettrons de garantir non seulement la stabilité sociopolitique mais aussi de rehausser la transparence et la crédibilité des élections

Par Abdoulaye Diallo, Envoyé spécial

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Guinée : les bourses des militaires en hausse de 100%, celles des étudiants augmentées

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Dans un décret lu à la télévision nationale, vendredi 12 août, le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, a revu à la hausse les compléments des bourses des militaires.

Initialement fixés à 60 USD par mois, désormais, ils passent à 120 USD par mois, soit une augmentation de 100%. La décision entre en vigueur à partir du 1er septembre prochain.

Dans un autre décret, le chef de la junte a aussi augmenté la bourse des étudiants. Désormais, elle est fixée à 100.000gnf pour la première année, 200.000gnf pour la deuxième année, 300 000 gnf pour la troisième année, 400 000 gnf pour la quatrième année et 500 000 gnf pour la cinquième, sixième et septième année .

Pour la bourse extérieure, elle passe à 120 dollars pour les étudiants de l'enseignement supérieur et 80 dollars pour ceux de l'enseignement technique et de la formation professionnelle.

Pour les bourses d’études d’entretien d’excellence, les montants sont :  Licence: 500 000 francs guinéens ; Master: 1 000 000 francs guinéens; Doctorat: 1 5000 000 francs guinéens.

Par Mariam Bâ 

 

 

 

 

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L’exception sénégalaise ! (Par Tierno Monénembo)

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Macky Sall, à son tour,  succombera-t-il à la funeste tentation du troisième mandat, comme on lui en prête l’intention ou son échec relatif aux législatives finira-t-il par l’en dissuader ? Le proche avenir le dira.

S’il s’en va à la fin de son mandat, nous pousserons tous un grand ouf de soulagement. Sinon, cela ne nous inquiétera pas outre mesure car son coup de force institutionnel n’aurait aucune chance de passer. Nous sommes au Sénégal, le pays du lettré Senghor. Dans cette société tout en subtilités et en nuances, les différences ne sont pas conflictuelles et les contradictions, pas forcément mortelles. C’est un corps sain, disposant des anticorps qu’il faut pour résister aux virus qui empoisonnent la vie politique de ses voisins : coup d’Etat, troisième mandat, parti unique, guerre de clan ou de religion.

 

Non, l’exception sénégalaise n’est pas une fiction. François Hollande se voulait un « président normal », eh bien, le Sénégal peut  être traité de « pays normal », c’est-à-dire d’une terre à la  singularité presque miraculeuse dans le sordide contexte que l’on sait. C’est vrai que les trains n’y arrivent pas à l’heure, puisqu’ils sont souvent en panne quand ils existent. C’est vrai que les éboueurs ne passent pas tout le temps mais les facteurs sont à l’œuvre, le courrier arrive à destination. C’est vrai que parfois, le débat politique s’enflamme et les grèves deviennent dures mais dans l’ensemble, la courtoisie régnant partout -même chez les flics !-,  le climat social est agréable.

 

Si l’Etat sénégalais n’est pas parfait, il a au moins le mérite d’exister. Ici, contrairement à la Guinée par exemple, on a le sens de l’institution et le respect de la procédure. Le formalisme, le principe de base de l’Etat est la règle, ce qui fait qu’en toute circonstance, l’administration assure le service minimum. Rien d’étonnant à cela : ce pays n’a jamais connu de dirigeant catastrophique. S’ils n’ont pas réalisé des prouesses économiques, tous ceux qui se sont succédé à sa tête ont veillé à favoriser l’instruction, à respecter la vie humaine, à préserver la trame sociale et à protéger les élites.

 

Le Sénégal est sans doute, le pays le moins réprimé d’Afrique.  Cela donne cette société intelligente où les forces vives sont intactes physiquement aussi bien que mentalement. En cas de danger, les prêtres, les marabouts, les écrivains, les médecins, les avocats ont le réflexe de tous sortir du bois pour éviter la dérive. Le pays de Birago Diop et de Cheikh Hamidou Kane ne tombe jamais dans le fossé, il tient la route malgré les énormes défis économiques et sociaux qui jonchent son chemin.

 

Voilà ce que Senghor avait répondu à Ahmadou Ahidjo quand celui-ci lui avait confié son intention de quitter, à son instar, volontairement le pouvoir et de le céder à Paul Biya : « Faites attention, Monsieur Le Président. Le Cameroun, ce n’est pas le Sénégal. »  La Guinée, non plus n’est pas le Sénégal, est-on tenté d’ajouter. Impossible d’imaginer un troisième mandat suivi d’un coup d’Etat militaire, à Dakar ! Dans un pays où les Généraux quand ils ne sont pas philosophes, sont juristes ou  historiens, à 20 comme à 67 ans, nul ne peut commencer une carrière de dictateur.

Tierno Monénembo, in Le Point

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Dissolution de deux conseils communaux par le colonel Doumbouya

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Dans un décret lu jeudi 11 août à la télévision nationale, le président de la transition a décidé de mettre un terme à deux conseils communaux pour « mauvaise gestion et détournement des ressources de la collectivité ».

Il s’agit du conseil communal de la préfecture de Gaoual et celui de la sous préfecture de Dialakoro dans la préfecture de Mandiana.

Dans le décret, le colonel Mamadi Doumbouya instruit le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation de s’activer pour la mise en place d’une délégation spéciale. Objectif, conduire les affaires courantes, de ces deux communes urbaine et rurale.

Par Guinee28

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