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Politique

Gambie : Alpha Condé contre une intervention militaire

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Alors que la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) menace de chasser Yahya Jammeh par la force, s’il refuse de respecter les résultats de l’élection présidentielle qui le déclare vaincu face à Adama Barrow, le président guinéen, Alpha Condé s’est dit opposé à toute intervention militaire en Gambie.

« Je ne crois pas que l’intervention militaire soit une bonne solution. L’intervention militaire entraîne toujours des morts. J’espère qu’on pourra l’éviter par le dialogue », a-t-il déclaré en Turquie, où il effectue depuis dimanche une visite d’Etat.

Pourtant, en marge de leur 50é session de la Conférence des chefs d’Etat et gouvernement de la CEDEAO, les dirigeants ouest-africains avaient décidé à l’unanimité d’assister à « l’investiture du président élu Adama Barrow qui prêtera serment le 19 janvier 2017, conformément aux dispositions de la Constitution gambienne ».

Mais si cette décision est jugée courageuse par les populations de la sous-région, qui espèrent en finir avec ses dictateurs,  l’on s’interroge  désormais si réellement tous les présidents respecteront leur engagement à accompagner Barrow.

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A LA UNE

Afrique de l’ouest : le niveau général de l’encrage de la démocratie patine, alerte le parlement de la Cédeao

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Selon les statistiques de l'indice de démocratie libérale, L'Afrique de l'ouest reste parmi les régions les plus démocratiques du sud global. Entre le début des années 90 et le milieu de des années 2010, le niveau général de l'encrage de la démocratie en Afrique de l'ouest a fortement augmenté. Cependant depuis 2017, ces progrès réalisés ont connu un net ralentissement, en témoigne les coups d’Etat au Mali et récemment en Guinée, où le président déchu, Alpha Condé, c’était taillé une nouvelle constitution pour se maintenir au pouvoir, ou encore en Côte d’Ivoire où Alasane Ouattara s’est offert un troisième mandat.   

Justement pour faire face à cette préoccupation des universitaires, des professionnels des médias et des experts en sciences politiques échangent avec les parlementaires de la CEDEAO depuis quelques jours à Winneba, au Ghana.

Cette rencontre de haut niveau a permis de soulever les véritables problèmes qui minent les systèmes électoraux dans la sous-région, même si le pouvoir de ce parlement de la communauté est limité dans son rôle de législation et de contrôle de l'action des exécutifs.

L'occasion a permis également aux différents acteurs du processus électoral venus de certains pays cités comme modèle de réussite de partager les bonnes pratiques en matière d'organisation d'élections libres, transparentes et crédibles.

Par Abdoulaye Diallo

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A LA UNE

Guinée : le colonel Mamady Doumbouya revient sur la durée de la transition

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Alors que plus d’un mois après sa prise du pouvoir, l’on ignore toujours la durée de la transition, le colonel Mamady Doumbouya a indiqué qu’un chronogramme « réaliste et consensuel » sera élaboré avec l’ensemble des forces vives de la Nation.

Le chef de la junte a fait cette déclaration lors d’une audience qu’il a accordé ce jeudi 14 octobre,  aux diplomates, représentants des pays de la Cedeao au Palais Mohammed V.

Lors de la rencontre,  il a invité  la CEDEAO à accompagner la Guinée durant cette transition. Une transition que la CEDEAO souhaite courte.

Par Mariam Bâ

 

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A LA UNE

Ghana : le parlement de la CEDEAO ouvre le débat sur la problématique des élections dans la sous-région

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A Winneba à une soixantaine de km de la capitale du Ghana, le parlement de la CEDEAO ouvre les travaux de la rencontre de haut niveau. Ils portent sur la problématique des élections ces 20 dernières années dans la sous-région, où l'identification des insuffisances et la proposition des pistes de solution sont plus que urgentes au regard des événements dans certains pays. L'ouverture officielle a été présidée par Nana Akufu Ado,  président du Ghana et président en exercice des chefs d'état et des gouvernements de la CEDEAO.

A l'intérieur de cet amphithéâtre de l'une des plus grandes universités du Ghana, la problématique  des élections dans la sous-région ouest africaine est en débat. L'objectif est d'évaluer les systèmes électoraux dans l'espace, d'identifier les défis à relever et surtout de proposer des pistes de solution pour corriger les insuffisances constatées dans l'organisation des scrutins électoraux. Au regard de l’instabilité politique et institutionnelle qui touche beaucoup de pays de la région, il est important pour les décideurs de faire la rétrospective du niveau d’ancrage de la démocratie en Afrique de l'ouest.

« La modification de la Constitution pour se conformer aux réalités actuelles n’est pas un problème en soi. Cependant, lorsque les propositions de modifications de la Constitution protègent l’élite dirigeante au détriment des citoyens ou compromettent la vraie nature de la démocratie constitutionnelle, accordant ainsi au président sortant un avantage indu pour proroger son mandat, alors il y a un problème », note Honorable Sidie Mohamed Tunis (Président du Parlement de la CEDEAO)

Selon l'indice de démocratie libérale, Ces dernières années plusieurs menaces ont affectés le processus démocratique parmi lesquelles figure la baisse de la qualité des élections, la faiblesse des contraintes législatives sur l'exécutif et la diminution des opportunités pour la participation des citoyens et de la société civile. Conscient de cet état de fait le Président du Ghana Président en exercice des Chefs d'Etat et des gouvernements de la CEDEAO tire la sonnette d'alarme à fin que le blason soit redoré.

''En conclusion, je suis en effet heureux de réaffirmer devant vous ma foi inébranlable dans les principes de responsabilité démocratique, qui constituent la base de la bonne gouvernance dans nos États membres. Certes, nous constatons avec tristesse que les crises liées aux processus électoraux sur notre continent tendent à occulter les efforts déployés à différents niveaux du processus électoral. Il demeure donc le devoir des institutions communautaires, par des interactions constantes avec tous les intervenants, de tirer la sonnette d'alarme chaque fois qu'elles sentent que les choses vont dans la mauvaise direction. Nous ne devons pas oublier que, même avec deux décennies d'élections démocratiques dans nos États membres, nous restons toujours en chantier en tant que démocraties. Je suis convaincu que nous continuerons à améliorer nos systèmes et processus électoraux. Par devoir envers nos enfants et petits-enfants, nous ne devons pas baisser les bras lorsqu'il s'agit de garantir l'intégrité du processus électoral et de consolider la paix par l'établissement de listes électorales exactes, la validation idoine des candidatures, l'organisation matérielle des scrutins, et les proclamations de résultats authentiques », conclut-il.

En initiant cette rencontre de haut niveau, le Parlement de la CEDEAO se veut une plateforme de dialogue, de consultation et de promotion de la démocratie dans les Etats membres. Pour réussir ce pari, les parlementaires de la communauté sont appelés à proposer et à adopter des résolutions qui permettrons de garantir non seulement la stabilité sociopolitique mais aussi de rehausser la transparence et la crédibilité des élections

Par Abdoulaye Diallo, Envoyé spécial

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