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Société & Faits Divers

Etats-Unis : comment la diaspora guinéenne réagit à l’élection de Donald Trump

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L’élection de Donald Trump suscite beaucoup d’inquiétude chez les ressortissants guinéens vivant aux Etats-Unis. Partagée entre la stupéfaction et la peur, la diaspora guinéenne espère que Trump président sera différent de celui qui était candidat à l’élection présidentielle américaine.

Alpha Saliou Wann, politicien résidant à New-York

« Je vois en filigrane de votre question l'inquiétude de nos compatriotes ainsi que les immigrés vivants aux États-Unis après la victoire de Trump qui a défendu une position très dure sur l'immigration durant sa campagne. Pour l'instant, nous sommes obligés d'attendre pour voir les décisions qu'il va prendre sur la plupart des questions controversées de sa campagne dont l'immigration. Mais ce que nous devons retenir en tant qu'africain, c'est qu'il y a une tendance de fond aujourd'hui dans les pays occidentaux qui fait de l'immigration en particulier une question centrale du débat politique. Face aux conséquences de la montée en puissance des pays émergents, notamment la Chine, qui a vu la délocalisation de pans entiers de leurs activités économiques vers ces pays, qui a aggravé donc le chômage, le déclassement des classes moyennes, l'impuissance des politiciens à faire face à cette crise sans précédent de la mondialisation les a poussé à pointer du doigt comme bouc émissaire l'immigré responsable de tous les maux de leurs sociétés. Rien ne sera plus comme avant pour les populations immigrées. Évidemment, Trump, comme tous les populistes se retrouvera face aux réalités du pouvoir. Son programme est irréaliste, il sera obligé de reculer sur plusieurs points.

Une frange importante de l'électorat américain à la suite des Trump s'est fixé pour objectif de récupérer leur pays. Il est temps que nous aussi nous nous fixons le même objectif de récupérer notre pays entre les mains de dirigeants médiocres qui nous ont appauvri, persécuté au point de nous faire fuir par tous les moyens pour chercher refuge et du travail en occident. C'est la seule issue pour nous. L'occident se barricade pour longtemps et les discours populistes décomplexés recueillent les faveurs des électeurs inquiets des répercussions féroces d'une compétition économique qui menace leurs emplois, leur mode de vie et ils ont peur pour l'avenir. Ils ont vite fait l'amalgame entre le terrorisme djihadiste et les musulmans. En 2050, nous serons 2,5 milliards d'africains, déjà c'est des milliers de nos jeunes qui préfèrent sacrifier leurs vie pour traverser la mer méditerranée pour un hypothétique eldorado européen. Non, il n'y a plus d'eldorado pour nous en occident. C'est une lame de fond qui traverse les sociétés occidentales qui rejette les immigrés, nous avons donc intérêt à trouver des solutions chez nous.

Thierno Amadou Bah, New-York

« L'élection de Donald Trump est une véritable catastrophe pour moi en tant qu'immigré, et en tant que citoyen du monde. IL a passé toute sa campagne à faire passer des messages de haine et de rejet des minorités, sans oublier ses déclarations inouïes à l'égard des femmes. Je pense que c'est une mauvaise nouvelle pour le monde entier. Et moi j'ai peur que cela ne soit un tremplin pour le racisme aux Etats Unis. Tout le monde sait combien de fois ce phénomène est d'actualité ici. Avec un chef d'Etat qui ne se prive pas de dire "on va les faire sortir", "Amerique d'abord", le citoyen raciste aura tout à fait raison de se dire que tel n'a pas sa place ici.

Et aussi il faudrait pas perdre de vue que tout acte que poserait un président américain aura des conséquences sur le reste du monde. C'est paradoxal, mais c'est cela la réalité. Alors espérons que cet homme revienne à la raison. Car il peut bien faire du bien à son pays sans toucher aux droits des étrangers et des minorités. »

Fanta Bishop, résidente à Wasington DC

« A la grande surprise de tout le monde Trump a été élu, je m’inquiète beaucoup pour la communauté guinéenne et la communauté africaine. Les Etats-Unis sont composés d’immigrés. Partout dans les Etats, il y a des manifestations populaires contre son élection,  nous espérons qu’il va changer. »

Thierno Amadou Bah, étudiant à New York

« Je n’arrive toujours pas à croire qu’un homme aussi grossier puisse être déclaré président des États-Unis ! C’est le pire des scénarios que l’on aurait pu imaginer. Je croise les doigts en espérant que Trump va encore faire du Trump, c’est-à-dire, surprendre le monde en revenant sur certaines de ses inimaginables promesses de campagne. À écouter son premier discours de Président élu, tout espoir ne semble pas perdu ».

Zina Touré, enseignante et musicienne à Minneapolis

« Après la déception de ne pas avoir vu Bernie Sanders remporter la candidature démocrate, les électeurs se sont retrouvés face à deux candidats  : Hillary Clinton, qui suscitait peut d’enthousiasme avec une plateforme pas suffisamment progressive et trop guerrière, et Donald Trump, un businessman sans aucune expérience politique, vulgaire dans ses propos, raciste, xénophobe et sexiste. Il a insulté les Musulmans, les Noirs et Hispaniques de ce pays. Il a menacé de remettre au goût du jour des pratiques de tortures jugées inhumaines, de refuser le droit à avorter aux femmes, de quitter l’Otan (Organisation du traité atlantique nord, ndlr), de refuser l’entrée aux musulmans dans le pays… »

Aïssatou Bah, étudiante guinéenne à Atlanta

« Donald Trump a dit énormément de choses depuis qu’il a débuté sa campagne et toutes ont été négatives. Il a attaqué les Musulmans, les Mexicains, les Noirs… Quasiment toutes les minorités. Il a exprimé des sentiments que beaucoup d’Américains ressentaient mais n’osaient pas montrer. Je suis inscrite dans une université où la plupart des élèves sont blancs et je vis dans le sud des États-Unis où une partie de la population rejette l’égalité des droits et la communauté noire. »

Avec Jeune Afrique

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Afrique de l’Ouest : plus de 57 tonnes de cocaïne saisies en 3 ans

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Selon le dernier rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc), présenté en début de semaine à Abidjan en Côte d’Ivoire, plus de 57 tonnes de cocaïne ont été saisies en Afrique de l’Ouest depuis 2019,  principalement au Cap Vert (16,6), au Sénégal (4,7), au Bénin (3,9), en Côte d’Ivoire (3,5), en Gambie (3) et en Guinée-Bissau (2,7) entre 2019 et 2022, preuve que plus aucun pays côtier de la sous région n'est épargné par ce fléau. En janvier 2021, plus de 100 kilos de cocaïne avait été saisies dans une villa à Conakry.

Le rapport précise que "la consommation de drogue en Afrique touche principalement les jeunes hommes de moins de 35 ans" et que "93% des personnes traitées pour des troubles liés à la consommation de drogues en Afrique sont des hommes" dont "l’âge moyen est d’environ 30 ans".

L'ONUDC souligne aussi que "les atteintes à l'État de droit générées par les conflits et les tensions politiques offrent un environnement propice à la production et au trafic de drogues, générant des revenus aux groupes armés qui, à leur tour, alimentent les conflits".

"Si 90% de la cocaïne saisie dans le monde suit les routes maritimes, d’importantes saisies enregistrées au Niger (214 kg), au Burkina Faso (115 kg) et au Mali (33,9 kg) depuis 2021, démontrent que la route sahélienne reste une zone de transit relativement importante", estime-t-on dans le document.

"Les arrestations en Afrique de l'Ouest associées à des saisies record de cette drogue dans la région suggèrent également que le trafic, en dehors de la zone de conflit du Sahel, pourrait financer les groupes armés qui y opèrent. Plusieurs individus soupçonnés d'être impliqués dans des saisies de cocaïne dans les pays côtiers d'Afrique de l'Ouest, notamment en Guinée Bissau, en Gambie et en Côte d'Ivoire, détenaient par exemple des passeports de pays sahéliens", ajoute-t-il.

Par Guinee28

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Conflit domanial meurtrier de Madina-Oula : près de 30 personnes arrêtées

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Près de 30 personnes ont été arrêtées suite au drame survenu jeudi dernier autour d’un conflit domanial à Madina-Oula, dans Kindia, a annoncé le Parquet Général de la Cour d’Appel de Conakry dans un communiqué.

Ci-dessous l’intégralité du communiqué.

La cellule de communication du Parquet Général près la Cour d’Appel de Conakry informe l’opinion publique nationale que Mardi 28 Juin 2022, le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kindia a été informé par le Commandant de la Région de la Gendarmerie Territoriale de Kindia de la mort par fusillade de deux (02) citoyens dans la localité de Nègueya, sous-préfecture de Madina-oula à savoir :

-Yaya Modou CAMARA, cultivateur, domicilié à sékhousoriya, âgé de 37 ans, marié à deux (02) femmes et père de douze (12) enfants; -Abass CAMARA, forgeron, domicilié à sékhousoriya, marié à deux (02) femmes et père de dix (10) enfants. Outre ces cas de perte en vies humaines, huit (08) cas de blessés dont six (06) par balle et deux (02) par coups et blessures ont été enregistrés.

Cette situation est consécutive à un conflit domanial qui oppose Nègueya et Dar-Es-Salam où chaque partie réclame la propriété sur le domaine cultivable situé au secteur Foussikhouré dans le district de Haut-Tamisso, Commune Rurale de Madina-Oula.

Selon les informations portées à la connaissance du Parquet général par le Procureur d’Instance de Kindia, cette affaire domaniale a été portée devant les instances judiciaires (Tribunal de Première Instance de Kindia et la Cour d’Appel de Conakry, statuant en matière civile) et reste toujours pendante par devant la Cour suprême.

Une requête aux fins de sursis de l’arrêt n°552 du 30 novembre 2021 rendu par la Première Chambre Civile, Economique et Administrative de la Cour d’Appel de Conakry des Sieurs Fodé Mory Ciré DRAME, Fodé Balia DRAME, Moussa DRAME, Boukhary DRAME, Fodé Halimadou DRAME, El hadj Saliou DRAME et autres, tous citoyens de nationalité guinéenne, domiciliés au District de Dar-Es-Salam, ayant pour conseils Maitres Mory DOUMBOUYA, Lancei 3 DOUMBOUYA et Antoine GBILIMOU, Avocats à la Cour, a été introduite à la Cour Suprême.

Pour des fins de procédure, une offre de garantie de la somme de cinq cent mille francs guinéens (500.000GNF) a été versée sur le compte de la Cour suprême ouvert dans les livres de la Banque Centrale de la République de Guinée suivant reçu n° 43836 en date du 22 mars 2022, conformément à l’article 81 de la Loi organique L/2017/003/AN du 23 février 2017 portant attribution, organisation et fonctionnement de la Cour Suprême par les requérants.

C’est dans l’attente de l’examen de ladite affaire par la Cour Suprême, que les parties se sont affrontées sur le domaine conflictuel soldé par des pertes en vie humaine et des blessés par balle de fusils de calibre douze de fabrication locale.

Face à cette situation, le parquet d’instance sur nos instructions avait immédiatement dépêché l’Escadron de Gendarmerie Mobile n° 07 de Kindia, la CMIS de Kindia et la protection civile sur les lieux pour faire cesser tout trouble et procéder à l’identification et à l’interpellation des personnes suspectées en lien avec ces faits criminels.

Au regard de la gravité des faits et la complexité des investigations nécessaires à la manifestation de la vérité, une commission d’enquête composée de seize (16) Officiers de Police judiciaire de la Gendarmerie et de la Police a été mise en place sur les instructions du Parquet Général et sous la direction du Parquet d’Instance.

A ce jour, cette commission d’enquête a interpellé seize (16) personnes dans la journée du mardi 28 juin 2022 et dix (10) autres le mercredi 29 juin 2022, toutes placées en garde à vue tant au niveau de l’Escadron Gendarmerie Mobile que de la Compagnie de la Gendarmerie de Kindia sous haute sécurité pour des besoins d’enquête.

Un fusil de chasse a été saisi, les blessés conduits à l’Hôpital Régional de Kindia pour des soins d’urgence ainsi que les corps des deux (02) victimes ont été déposés à la morgue pour des fins d’autopsie.

En attendant le règlement de la présente procédure et surtout pour éviter tout affrontement, le Parquet Général instruit au Procureur d’Instance de prendre toutes les mesures conservatoires d’interdiction formelle aux deux parties de procéder de quelques activités que ce soient sur les lieux litigieux.

En outre, de poursuivre des interpellations des personnes impliquées dans les faits incriminés dans le respect de la présomption d’innocence et des droits sacrés à la défense.

Le Parquet Général tout en présentant ses condoléances aux familles éplorées, rassure l’opinion publique de l’application rigoureuse de la loi dans la présente cause et met en garde toute action visant à la vendetta (justice privée).

Il rappelle qu’en application des dispositions de l’article 208 du code pénal que le meurtre commis avec préméditation ou guet apens constitue un assassinat passible de la réclusion criminelle à perpétuité sans préjudice de l’application de l’article 114 relatif à la période de sureté.

Il instruit d’ailleurs au Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kindia, conformément à l’article 8 alinéa 3 du code de procédure pénale, de communiquer au besoin pour rendre public des éléments objectifs tirés de la procédure ne comportant aucune appréciation sur le bien-fondé des charges contre les personnes mises en cause.

Fait à notre Parquet, Jeudi 30 juin 2022.

Le Procureure Général

Alphonse Charles Wright

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Mort de 23 migrants à la frontière espagnole : autorités politiques africaines, levez-vous !

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Vingt-trois personnes sont mortes le vendredi 24 juin 2022 alors qu’elles tentaient de franchir en masse le mur d'enceinte entre Nador au Maroc et l'enclave espagnole de Melilla. Sur des images, on voit des dizaines de corps enchevêtrés, des morts et des blessés gisant le sol après que la police marocaine ait tenté de les repousser.

Ce drame remet sur la table la question de la politique migratoire en Afrique et l'impérieuse nécessité de respecter les droits fondamentaux des migrants subsahariens.

En effet, le traitement de ces jeunes africains sur la frontière entre le Maroc et l’Espagne suscite l’indignation. Le 18 juin dernier, des affrontements violents ont été notés dans la même zone entre les migrants et les forces de l’ordre marocaines faisant plusieurs blessés. Nador, point stratégique des candidats à l’immigration, est aujourd’hui une “zone interdite” pour ces derniers obligés de se retrancher dans les forêts pour pouvoir rallier l’Europe.

Pourtant, ces hommes et femmes à la quête d’un eldorado méritent regard et respect. Ils ont des droits et libertés qui dans un premier temps tirent leurs fondements dans la déclaration universelle des droits de l’homme qui garantit solennellement l’égalité entre les individus et le principe de non discrimination. Ce texte protège tout individu contre la torture ou les traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Quant à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), elle s’inscrit dans la même logique que ladite déclaration. Selon elle, toute personne a le droit de circuler librement, de chercher ou de bénéficier d’un asile devant la persécution. Dans son article 12, la CADHP relève que “toute personne à le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.”

Dans la même veine, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques du 16 décembre 1966, en son article 2, dispose que: «Les Etats parties au présent Pacte s'engagent à respecter et à garantir à tous les individus se trouvant sur leur territoire et relevant de leur compétence les droits reconnus dans le présent Pacte, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. »

Ainsi dit, il est établi que rien ne peut justifier certains agissements contre les migrants qui au contraire doivent être protégés, pris en charge sur tous les plans (éducation, santé,...)

AfricTivistes trouve dégradant et très révoltant ce qui s’est passé à la frontière entre le Maroc et l’Espagne. Ce drame nous pousse à rappeler le statut sacré de la vie humaine et la responsabilité des autorités politiques à veiller à la sécurité des candidats à l’immigration; mais aussi à condamner systématiquement les menaces et atteintes à la vie des Africains.

Nous estimons que les sorties des autorités africaines et l’attitude des pays d’origine des migrants ne sont pas à la hauteur de la catastrophe et du chaos humanitaire provoqués par ce fléau.

Nous dénonçons le laxisme des institutions africaines face au traitement réservé aux migrants subsahariens dans le monde et déplorons l’absence d’une réelle politique africaine relative à la migration.

Nous condamnons l’absence d’un dispositif africain de prise en charge rapide des migrants en situation de détresse.

Nous exigeons une enquête internationale pour faire toute la lumière sur ce drame humain et que les responsabilités soient situées.

Nous appelons les forces vives africaines à se réunir au plus vite pour mener des discussions sérieuses sur les conséquences désastreuses de la migration dans le continent.

Nous exigeons de la part des Etats quels qu’ils soient (les pays d’origine des migrants, de transit, et les pays européens) à respecter les textes et conventions internationales sur les droits de l’homme et les droits des migrants. Nous les invitons à mettre en avant l’humanité et l’acceptation de l’autre dans leurs différentes actions.

Par AfricTivistes

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