Connect with us

A LA UNE

Et si une réponse basée sur le genre était la clé de l’élimination du paludisme ?

Published

on

Votre publicité ici

Il est temps de s'attaquer aux impacts non tangibles du paludisme sur les femmes et les filles. C'est l'objet du dernier rapport du Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme et Malaria No More, lancé à l'occasion du Forum Génération Egalité cette semaine, qui se penche sur une approche genre pour lutter contre le paludisme et propose des options pour inclure cette dimension dans nos efforts collectifs de lutte contre la maladie.

ll est un fait avéré : le paludisme n'épargne personne. Pourtant ce sont les femmes qui s'investissent le plus au sein des différentes communautés pour combattre cette maladie à tous les niveaux. Et ce sont également elles qui supportent le poids sanitaire, sociétal et économique de cette maladie ancienne et mortelle, qui se développe dans la pauvreté, l'exacerbe et creuse les inégalités.

Il est temps de s'attaquer aux impacts non tangibles du paludisme sur les femmes et les filles. C'est l'objet du dernier rapport du Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme et Malaria No More, lancé à l'occasion du Forum Génération Egalité cette semaine, qui se penche sur une approche genre pour lutter contre le paludisme et propose des options pour inclure cette dimension dans nos efforts collectifs de lutte contre la maladie.

Chaque année, des centaines de millions de femmes enceintes et d'enfants de moins de cinq ans sont particulièrement vulnérables au paludisme, les enfants de moins de cinq ans représentant les deux tiers de tous les décès dus au paludisme. D'autres - en particulier les adolescentes - sont victimes de nombreuses insuffisances dans l'offre de services de lutte contre le paludisme, avec des conséquences sur le reste de leur vie.

Cependant le paludisme est aussi traitable et évitable. Depuis 2000, le monde a fait d'énormes progrès dans la lutte contre le paludisme : les décès dus à la maladie ont diminué de 60 % et les cas de près de 40 % ; 7,6 millions de vies ont été sauvées ; la pression sur les systèmes de santé a été réduite et, grâce à ces avancées, des milliards d'euros ont été débloqués pour l'économie mondiale. Toutefois, ces progrès considérables sont aujourd'hui ralentis. Il est nécessaire de définir de nouvelles stratégies et approches pour accélérer les progrès afin de mettre fin à cette maladie.

Dans les pays où le paludisme est endémique, les femmes sont les principales - mais peu reconnues - investisseuses dans la lutte contre le paludisme. Elles représentent 70 % du personnel de santé communautaire qui a contribué à faire baisser le nombre de cas de paludisme et de décès dans les communautés rurales et isolées au cours des deux dernières décennies. Les femmes et les adolescentes sont également les forces motrices de l' « économie informelle des soins » . Par exemple, selon une analyse récente, les femmes passent quatre fois plus de temps que les hommes à s'occuper des enfants atteints de paludisme au sein du foyer. Les femmes consacrent également quatre fois plus d'heures de travail non rémunéré que les hommes. Mais s'occuper des enfants et des membres de la famille qui peuvent souffrir du paludisme plusieurs fois par an les empêche d'avoir un travail stable ou de suivre des études.

Pourtant, pendant trop longtemps, la question du genre a été un angle mort dans la lutte antipaludique, qu'il s'agisse de l'absence de données séparées sur le nombre d'hommes et de femmes qui tombent malades et meurent du paludisme chaque année ou de l'adoption d'une approche unique pour des interventions vitales telles que la distribution de moustiquaires et la pulvérisation intra domiciliaire d'insecticide à effet rémanent. La communauté internationale n'a pas toujours adopté la perspective de genre dans sa lutte contre le paludisme.

Le nouveau rapport « Intégrer la question du genre dans la lutte contre le paludisme pour répondre à un double objectif », dévoile le double dividende que nous pourrions obtenir dans nos efforts communs en mettant en avant la dimension du genre pour venir à bout du paludisme.

Ce rapport montre, par exemple, que lorsque les femmes ont la possibilité de prendre des décisions au sein du foyer, elles obtiennent de meilleurs résultats en matière de santé. Il révèle que les femmes qui sont appréciées en tant qu'agents de santé communautaires en charge des pulvérisations à domicile peuvent devenir des « décideurs », au-delà d'être des agents de programmes de lutte contre le paludisme ; elles servent également de modèles aux autres femmes et filles de leur communauté. Les considérations de genre sont également essentielles lorsque les pays en voie d'élimination traquent les derniers cas de paludisme. Le rapport nous alerte sur le fait que les adolescentes sont confrontées aux plus grands obstacles pour accéder aux services de santé, en particulier lorsqu'elles sont enceintes, ce qui contribue à faire du paludisme la cinquième cause de décès chez les filles de 10 à 14 ans dans le monde. C'est également une autre raison pour laquelle les filles ne vont pas à l'école et sont plus exposées au mariage précoce, à la maternité et à l'exploitation sexuelle.

Finalement, lorsqu'on réduit la souffrance causée par le paludisme et ses impacts sur les

communautés entières, de nouvelles possibilités s'offrent aux femmes et aux adolescentes, qui sont essentielles pour améliorer d'autres résultats en matière de santé, maximiser le potentiel des femmes et des filles, catalyser la reprise économique et sortir les familles de la pauvreté. Si les états décident d'accompagner et soutenir davantage les femmes et les adolescentes qui sont le pivot de la lutte contre le paludisme, les effets n'en seront que plus bénéfiques, tant sur le plan de la santé que sur celui du genre.

Les investissements sur le genre dans les efforts de prévention, de contrôle et d'élimination du paludisme sont essentiels pour réaliser des progrès vers l'éradication qui ont pendant longtemps été difficiles à atteindre. Similairement, mettre fin au paludisme est peut-être la meilleure occasion de faire progresser la dimension genre dans le domaine de la santé. Et lorsque les femmes et les adolescentes sont autonomisées et que la prise en compte de la dimension genre s'améliore, nous déclenchons un cercle vertueux : un meilleur accès aux soins de santé entraîne une baisse des taux de mortalité infantile et une fin plus rapide du paludisme et d'autres maladies.

Il est essentiel que la lutte antipaludique se conjugue au féminin. Pour y parvenir, on a besoin d'un leadership à tous les niveaux - des communautés aux dirigeants, des foyers aux forums mondiaux, et aussi bien des hommes que des femmes. Il est temps d'accélérer les stratégies qui bénéficient des investissements déjà réalisés par les femmes et les adolescentes et de se concentrer sur l'impact considérable qu'on pourrait avoir si elles étaient placées au cœur de ce combat.

Par Professeure Awa-Marie Coll Seck & Dr Abdourahmane Diallo

In La Tribune Afrique

*Professeure Awa-Marie Coll Seck est Ministre d'Etat au sein du gouvernement de la République du Sénégal.

* Dr Abdourahmane Diallo est Directeur général du Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme.

 

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

A LA UNE

Épidémie de viol en Guinée !

Published

on

Votre publicité ici

«  En tant qu’époux, frère et père, j’ai peur ! » Voilà ce que ressent en ce moment la plupart des hommes (que dire des femmes ?) en Guinée, où le phénomène de viol est devenu si fréquent qu’il n’est point exagéré de parler d’une épidémie devenue inquiétante.  Inquiétante d’autant plus que ça se passe désormais même dans des cliniques clandestines où des médecins clandestins n’hésitent plus à droguer leurs patientes avant de passer à l’acte. Pire ça touche des fillettes de moins de cinq ans.

Alors que l’émoi de la mort la semaine dernière de  M’mah Sylla, victime de viol par des médecins clandestins n’a pas retombé, une fillette d’à peine 3 ans a été retrouvée morte, victime d’un viol collectif hier vendredi, à Labé.

Jeudi dernier, une autre jeune dame d’une vingtaine d’années, sous anesthésie et presque inconsciente,  s’est fait violer à l’hôpital Anaim de Kamsar. Le viol aurait été commis par un jeune travailleur d’une société de sous-traitance de l’hôpital.

Au même moment, une jeune fille se faisait violer au quartier Météo situé dans la commune urbaine Kankan, alors qu’elle partait chercher de l’eau dans un endroit isolé.

Face à cette épidémie de viol que faut-t-il faire ? Castrer les violeurs ?

Par Mariam Bâ

Continue Reading

A LA UNE

Covid: le variant Omicron fait souffler un vent de panique sur la planète

Published

on

Votre publicité ici

L’apparition d’un nouveau variant en Afrique du Sud provoque depuis quelques jours la panique au niveau mondial. Certains pays, notamment en Europe, ont annoncé un renforcement des mesures pour lutter contre la pandémie de Covid. Omicron, le nouveau variant jugé préoccupant par l’Organisation mondiale de la santé, a provoqué la chute des places financière dans le monde. Le cours du pétrole n’a pas échappé à ce phénomène et désormais le monde entier se prépare à devoir faire face à l’arrivée de ce variant qui pourrait s’avérer encore plus contagieux et peut-être plus résistant que le variant Delta.

Depuis plus de 24 heures, les décisions de fermer les frontières aux vols en provenance d’Afrique australe, et d’Afrique du Sud en particulier, se multiplient. Il s’agît là des premières mesures prises pour tenter de freiner l’arrivée de ce nouveau variant.

Les États-Unis, le Canada et le Brésil ont ainsi décidé de suspendre les vols en provenance de cette région. Une décision également prise par de nombreux pays européens alors que des premiers cas ont été détectés sur le vieux continent : le premier en Belgique sur un voyageur qui revenait d’Égypte. Un premier cas suspect du variant Omicron a aussi été détecté en Allemagne. Une soixantaine de passagers d'un vol en provenance d'Afrique du Sud ont également été testés positifs à leur arrivée à Amsterdam ; des recherches sont en cours pour savoir s’il s’agit du nouveau variant.

La Russie compte également appliquer des restrictions pour les vols en provenance d’Afrique du Sud et des pays voisins, tout comme certains pays du Golfe, tandis que le Japon compte durcir les conditions d’entrée sur son territoire avec 10 jours d’isolement à respecter.

Des réactions dénoncées par le ministre sud-africain de la Santé qui les juge injustifiées et qui les met sur le compte de la panique. Des nouvelles mesures annoncées alors qu’une partie de la planète fait face à une nouvelle vague pandémique. C’est bien un nouveau vent de panique qui souffle sur la planète alors que l’OMS n’a toujours pas confirmé la dangerosité de ce nouveau variant.

De grands rendez-vous déjà impactés

Premier report annoncé : la conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce. Après une réunion d'urgence de ses 164 membres, l'OMC a décidé d'un report sine die de sa 12e conférence. Elle devait se réunir à Genève à partir de lundi, environ 4 000 participants dont des chefs d'Etat et plus d'une centaine de ministres étaient attendus. Cela devait être la première réunion ministérielle de l'institution depuis 4 ans. En juin de l'année dernière, le Covid-19 avait déjà empêché la tenue de ce rassemblement.

L'Organisation mondiale de la santé doit débattre la semaine prochaine d'un éventuel traité pandémique. Suite aux décisions qui seront prises, la tenue de deux autres grandes réunions, l’une sur la finance durable et l'autre sur les systèmes d'armes létales autonomes, pourraient elles aussi être annulées.

Un peu partout dans le monde des mesures restrictives sont de nouveaux prises face à la nouvelle vague épidémique et à la détection du nouveau variant.

RFI

Continue Reading

A LA UNE

Santé : après la mort de M’mah Sylla, place au démantèlement des cliniques clandestines

Published

on

Votre publicité ici

Une semaine après la mort de M’mah Sylla, victime de viol par des médecins, les autorités guinéennes veulent assainir le domaine de la santé en Guinée, en démantelant les cliniques clandestines.

C’est dans cette optique  que le ministère de la santé envisage de lancer une campagne de vérification des accréditations des cliniques privées. L’annonce a été faite en marge du conseil des ministres.

« Le Conseil a rappelé le drame qui a emporté notre compatriote. Le Président a saisi l’occasion pour présenter ses condoléances à la famille éplorée. Le Conseil demande également au Ministre de la Sécurité et de la Protection civile d’apporter son appui au Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique pour la vérification des accréditations des cliniques privées afin d’éviter la prolifération des pratiques clandestines dans notre pays. »

Droguée puis violée par des médecins dans une clinique clandestine à Entag dans la commune de Matoto, M’mah Sylla est morte la semaine dernière à Tunis, après une 7e opération.

Trois prévenus ont été arrêtés. Un quatrième médecin, en cavale, est activement recherché par la justice.

Par Mariam Bâ

Continue Reading

Facebook

Advertisement
Advertisement

A PROPOS DE GUINEE28

Siège social : Lansanaya barrage commune de Matoto.

Télél : +224 624 24 93 98 – 656 92 41 62 – 666 39 29 09

Email : alfaguinee28@gmail.com

Tendance