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Politique

Enfin, l’impérieuse nécessite de relancer le dossier des crimes du 28 septembre 2009.

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La Guinée n'est pas un pays normal. Je n'ai jamais vu un tel déversement de haine des Guinéens contre des Guinéens. Même une armée ennemie ne va pas massacrer sauvagement des civils désarmés, qui plus est, dans un stade où ils ne représentent aucun danger pour personne. C'est inexplicable et les tragédies se succèdent sans qu'on ne se pose les questions de fond, et qu’on ne cherche à comprendre, qu'est ce qui conduit de façon récurrente une partie des forces armées guinéennes à massacrer leurs propres concitoyens? Pour plusieurs faits, que j'ai personnellement vécu, j'ai compris que ces fous furieux ne considéraient pas leurs victimes comme étant leurs propres soeurs et frères, qu’ils ont l’obligation de protéger. A mon avis, c'est la clef du problème. Nous refusons obstinément d’en débattre publiquement pour exorciser le mal. A chaque fois, les forces de sécurité, sur ordre du pouvoir au plus haut niveau, tuent, violent des citoyens innocents en toute impunité. Je crois que comme c’est l’Etat qui, en toute illégalité, exerce ces violences gratuites contre les citoyens du pays, ces derniers ont l’obligation naturelle et constitutionnelle de se défendre contre cette oppression. Nous devons étudier cette alternative pour mettre fin aux meurtres de civils dans notre pays.

J’ai jugé nécessaire de m’exprimer sur ce sujet sensible, parce que je viens d'apprendre que le commandant Toumba Diakité a été extradé à Conakry et qu'il est déjà incarcéré à la maison centrale de Coronthie. Je rappelle que, nous les leaders politiques présents ce jour au stade, nous lui devons la vie. Oui, c'est le commandant Toumba qui nous a tiré des griffes de la furie des militaires qui nous frappaient avec les crosses de leurs fusils. Je le revois encore se débattre pour nous éviter le pire et crier "arrêtez, arrêtez", finalement, il parviendra à calmer cette bande de barbares surexcités. Vous remarquerez que nous avions tous eu les têtes fendues (moi j'ai eu deux blessures sur ma tête, il a fallu 13 et 10 points de soutures pour me soigner et après le sommet de l’UA sur le cas guinéen, et sur les conseils de Abe Sylla, j’ai effectué des examens approfonndis de ma tête à Abidjan), Sydia Touré (le premier qu'ils ont giflé et qui a reçu des coups sur la tête), Lounceny Fall, Mouctar Diallo, Aboubacar Sylla, Cellou Dalein Diallo (j'ai entendu un forcéné crier à tue-tête "où est Cellou, où est Cellou"), feu Jean Marie Doré, tous ont été blessés. N'eut été l'intervention du commandant Toumba, ces barabares nous auraient massacré sur place dans l'enceinte du stade. Et c'est encore, lui qui nous a sauvé de la colère du commandant Marcel à la clinique Ambroise Paré. Moi je n'ai pas eu de chance comme les autres, car au niveau du palais du peuple, notre 4*4 a pris le chemin inverse pour nous amener au camp Alfa Yaya et de là-bas au camp Koundara, actuel camp Makambo où j'ai été torturé, en compagnie du colonel Almami Diallo et d’autres jeunes gens que nous y avions trouvé, 3 jours durant. Contrairement au commandant Toumba, le colonel Tiegboro Camara qui faisait partie de l'equipée meurtrière, n'a nullement protesté contre la violence de ses hommes, c'est pourquoi je suis reconnaissant au commandant Toumba et je peux confirmer qu'il était lui venu avec cette volonté, peut-être secrète, de nous sauver ce jour. C’est le seul qui avait une certaine humanité ce jour dans ce déluge innommable de violences. Quelques minutes auparavent, je n'en arrivais pas à croire mes yeux, j'étais comme hébété de voir des militaires Guinéens tirer à l'horizontale sur des jeunes gens rassemblés pacifiquement et joyeusement sur la pelouse du stade. Je suis marqué à jamais par ces images et c’est pourquoi, je ne cesserai jamais de combattre cette injustice dont nous sommes victimes de la part de ces hommes qui ont pris notre Etat en otage pour assouvir leurs desseins criminels. Déjà, du haut de la tribune, j'ai pu voir les premières attaques sur des femmes. Ce qui s'est passé ce jour est inqualifiable. Mais le plus intolérable, c'est l'indifférence de beaucoup de Guinéens face à des malheurs pourtant collectifs. Il se trouve encore une large frange de notre société qui défend des criminels qui ont causé tant de douleurs aux familles des victimes. Quant ils ne sont pas directement touchés par les violences, nos compatriotes minimisent, relativisent et banalisent l'horreur. Ce sont les peuples étrangers qui s’indignent pour nous et exigent que justice soit faite. Aucune mobilisation puissante, coordonnée sur l’ensemble du pays pour dire “Ça suffit et que justice soit faite”. Nous n’avons pas entendu nos autorités réligieuses et morales au lendemain du massacre. Notre pays a perdu son âme. Ce sont des fils de ce pays qui ont commis cette barbarie, il ne s’est trouver aucun sage du pays pour les dénoncer et exiger que justice se fasse, car c’est le dégré zéro de la bestialité humaine que nous avions vécu. Qui peut moralement protéger ses fils dès lors qu’ils ont commis des crimes contre leurs propres frères et soeurs ou même contre des étrangers? C’est ce que nous faisons en toute conscience, sans regrets, ni remords.

Maintenant, il y a le cas spécial d'Alpha Condé. Il était l'un des plus chauds partisans de la manifestation du 28 septembre au cours de nos réunions des forces vives (les syndicats et la société civile se sont désolidarisés des partis politiques et suspendu leur participation dans l’organisation, certains de leurs responsables étaient en réalité favorables à la junte, mais ils seront encore les premiers à dire présent à notre réunion, après la tragédie, lorsque le capitaine Moussa Dadis Camara avait proposé la primature à l'opposition). Une fois la décision prise, il prendra son avion pour nous laisser face à la junte et le carnage de ce jour fatidique du 28 septembre 2009. Il va s’attribuer seul une mission à l’exterieur pour le compte de l’opposition à la junte. Mais parmi nous, il est le seul qui est devenu chef de l'Etat et donc c'était de sa responsabilité, ne serait-ce que morale, de faire rendre justice et mettre fin à l'impunité. Qu'est ce qu'il a fait? C'est de prendre dans son gouvernement et nommer à des postes importants de l'administration militaire et civile, les mêmes chefs militaires et des civils qui étaient nommément accusés de crimes contre l'humanité par la commission d'enquête de l'ONU sur les événements du 28 septembre 2009. Puis, il les a maintenu en fonction après leur inculpation, cette fois-ci, par la justice guinéenne. Plus grave, chaque fois qu'on lui pose la question sur le 28 septembre, il se fâche et il nous ramène aux crimes passés depuis l'indépendance, comme pour les absoudre. Il avait même dit à Kassa, qu'il allait demander aux blancs d'abandonner cette affaire du 28 septembre. En outre, ce qui conforte les soupçons sur le manque de volonté d'Alpha Condé de rendre justice, c'est lorsque le capitaine Moussa Dadis Camara prend la décision de se mettre à la disposition de la justice (qui ne l'a inculpé, comme une sorte de représailles, que lorsqu'il s'est porté candidat à l'élection présidentielle de 2015, il a d'ailleurs pris à deux reprises son avion pour venir en Guinée), qu'il soit confronté au refus ferme et définitif du pouvoir à son retour en Guinée. Voilà que le Sénégal lui a refilé son colis encombrant. Il est clair que c'est inacceptable que le commandant Toumba Diakité soit le seul incarcéré dans cette affaire et que les autres qui sont déjà inculpés par la justice continuent d'occuper de hautes fonctions de l'Etat. Nous devons exiger vigoureusement que des mandats de dépôt soient immédiatement délivrés contre eux et qu'ils rejoignent leur co-accusé, car la balance de la justice doit-être égale pour tous. Si c'est pas fait dans les heures qui suivent, nous exigeons la libération du commandant Toumba Diakité et le transfert du dossier à la CPI. En effet, ça sera la preuve que la justice guinéenne est incapable de garantir l'équité et n'ose pas froisser le pouvoir en incarcérant ses protégés. Comment d'ailleurs comprendre autrement cette justice si prompte à jeter en prison des petits voleurs à la tire et en même temps laisser en liberté ceux qu'elle a inculpé de crimes contre l'humanité? Sur ce dossier du 28 septembre 2009, la justice guinéenne est aux ordres et seules les fortes pressions internationales et les menaces de transfert du dossier à la CPI, l'ont obligé à donner quelques gages comme l'inculpation de ces officiers, qu'elle prend bien soin de laisser en liberté contrairement à sa jurisprudence traditionnelle de mandat de dépôt immédiat après inculpation.

Alpha Condé n'a aucune excuse pour se justifier dans ce dossier. Nous avons vu la célérité de ses pairs Alassane Ouattara et Ibrahima Boubacar Keita, ce dernier n'a pas hésité à arrêter le chef de la junte (qui l'avait pourtant soutenu à la présidentielle) et ses complices qui croupissent en prison en attendant leur procès. Nous voulons donc voir la preuve par des faits concrets qu'il va garantir l'indépendance de la justice et donc ne pas faire obstacle a l'arrestation de ses protégés et au retour sans délai, comme ils le souhaitent d'ailleurs, du capitaine Moussa Dadis Camara et du général Sékouba Konaté pour faire toute la lumière sur ces crimes contre l'humanité perpétré en Guinée, ce jour du 28 septembre 2009. A dire vrai, compte tenu de l'ampleur et de la gravité des crimes commis (il y a eu en réalité plus de 500 morts et non les 156 dont on nous parle, des charniers existent, des cadavres ont été largués en mer dont certains ont échoué sur les côtes léonaises, j’ai entendu un militaire révélé à son collègue, lors de mon incarcération au camp Koundara, que 80 jeunes arrêtés sont morts étouffés dans un conteneur au camp Alfa Yaya etc. et c’est là-bas aussi que j’ai appris pour les cadavres jetés en mer, car un autre militaire a proposé de nous y jeter comme ces cadavres et que c’est ce qu’on mérite, c’est la nuit même de ce 28 septembre aussi, qu’un militaire revenant de mission a dit à son ami qu’il y a eu trop de morts, impossible de compter tellement qu’il y a eu des morts), il faut faire appel au moins à une juridiction d'exception africaine comme celle qui a jugé Hissene Habre au Sénégal. La justice guinéenne n'a ni l'expérience et ni l'indépendance nécessaires pour juger cette affaire. Ne nous y trompons pas, cette affaire nous dépasse, il est hors de question de bâcler ce procès, c'est pourquoi nous réclamons, soit un tribunal exceptionnel au niveau africain, ou soit la CPI qui à mon avis est plus outillé et qualifié pour cette mission. Il s'agit pour nous de mettre définitivement fin aux cycles de massacres dont nous sommes victimes depuis 1958.

Pour cela, il faut que tous les leaders politiques présents ce jour au stade et tous ceux qui ont participé à la prise de décision pour la manifestation, se joignent aux organisations nationales et internationales de défense des droits de l’homme et aux organisations des victimes pour demander au gouvernement Guinéen de transférer le dossier à la CPI. Que tous les leaders politiques se prononcent nettement et individuellement sur cette demande. Moi je suis pour et l’exprime solennellement ici dans cette tribune. Trêve de discours, il faut agir maintenant. Que tous les députés épris de justice et surtout tous ceux qui ont de la compassion pour nos compatriotes lâchement assassinés ce jour, écrivent ensemble officiellement une motion dans ce sens au président de l’Assemblée nationale. Et enfin que les citoyens Guinéens fassent une pétition à adresser au gouvernement et à la CPI pour qu’elle se saisisse du dossier. Ce qui compte pour nous, c’est la justice, pourvue qu’elle soit rendue et nous rejetons d’ores et déjà les cris d’orfraie de ceux qui se taisent sur les massacres, mais sous prétexte de panafricanisme, sont contre toute intervention internationale pour réprimer les dérives meurtrières de nos dirigeants. Un dirigeant panafricaniste défend d’abord la vie des africains et non se contenter de tenir des discours incendiaires contre l’occident alors qu’il opprime son propre peuple. Nous voyons bien ces dirigeants occidentaux honnis déployer tout leur armada militaire et diplomatique pour défendre leurs citoyens, voilà le bon exemple à suivre. Pourquoi s’étonner donc qu’ils nous traitent avec mépris, lorsque nos dirigeants n’hésitent pas à nous massacrer, même si c’est sur leur injonction supposée? Honte à ces dirigeants indignes qui ne méritent aucun respect de notre part. Honte à vous!

Alpha Saliou Wann

 

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Le président Angolais João Lourenço attendu ce jeudi à Conakry

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Le président Angolais, João Lourenço, est attendu ce jeudi 29 juillet 2021, dans la capitale guinéenne, Conakry, pour une visite officielle, a-t-on appris de sources officielles.

Pour le moment, on ignore la durée de séjour du chef de l’Etat Angolais en Guinée.

Cependant, la cérémonie d’accueil est prévu  à 12 heures 40 minutes à l’Aéroport International de Conakry-Gbéssia, selon un communiqué de la présidence.

João Lourenço et son homologue Guinéen, Alpha Condé,  devraient s’entretenir sur de sujets de coopération bilatérale, mais aussi sur la crise sanitaire et l’insécurité sur le continent africain.

Par Guinee28

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A LA UNE

La Guinée doit environ 40 millions USD d’arriérés à des Organisations et Institutions internationales

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La Guinée s’acquitte-t-elle de ses cotisations dans les Organisations et Institutions internationales dont elle est membre ? La réponse est non si on se fie au dernier compte rendu du conseil des ministres du 22 juillet.

En effet, il ressort qu’à cette date notre pays doit 8 896 737 USD aux titres des contributions annuelles,  et 30 495 684 USD des arriérés à des Organisations ou Institutions internationales.

« Le montant consolidé des contributions annuelles non payées à date s’élève à 8 896 737 USD et celui des arriérés à 30 495 684 USD », a expliqué  le ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger, qui faisait une communication relative à la situation des Organisations et Institutions Internationales au titre des contributions de la Guinée.

Au total, 260 Organisations et Institutions internationales ont été identifiées au titre de l’affiliation du pays. Mais pour la majorité de ces affiliations, les instruments juridiques ne sont pas disponibles, souligne le ministre.

Face à cette situation, le président de la République, Alpha Condé, a demandé que la Guinée se retire de toutes les instances ne ‘’présentant aucun intérêt stratégique’’ pour le pays. Pour les autres, ‘’il a exigé à ce qu’il soit procédé à une classification par importance et par utilité tout en mettant en exergue les organisations pour lesquelles l’adhésion de notre pays a fait l’objet de ratification par le Parlement’’.

Il a également instruit le ministre des Affaires étrangères de produire un état détaillé du paiement de contributions de la Guinée afin de clarifier la situation à date des arriérés de cotisation.

Par Ibrahim Bangoura

 

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A LA UNE

Alpha Condé réfractaire aux exigences de l’apaisement

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Il gracie, libère provisoirement, puis fait kidnapper et emprisonner.

Deux jours avant d’officialiser la libération provisoire accordée à quatre gros bonnets du principal parti d’opposition, en l’occurrence Ousmane Gaoual Diallo, Chérif Bah, Cellou Baldé et Abdoulaye Bah, parmi les 325 opposants en détention depuis 2020, le régime a fait kidnapper l’opposant Thierno Yaya Diallo et emprisonner Keamou Bogola Haba le 14 juillet.  Ce procédé digne d’une danse à reculons embrume la voie de sortie de crise.

A la veille de la tabaski célébrée du mardi 20 au mercredi 21 juillet 2021, le régiAme Alpha Condé a accordé, vendredi 17 juillet, une liberté provisoire à quatre gros bonnets des 325 prisonniers politiques en détention depuis 2020. A savoir : Ousmane Gaoual Diallo, Ibrahima Chérif Bah, Mamadou Cellou Baldé et Abdoulaye Bah.

Ces prisonniers ont bénéficié d’une liberté conditionnelle, pour leur permettre de poursuivre les traitements prescrits par leurs médecins personnels. Ils ont été placés en détention en novembre 2020. Malades, ils suivaient des soins à l’hôpital national Ignace Deen situé à quelques mètres de la prison centrale de Coronthie.

Libérés, ils sont tenus de ne pas sortir de Conakry sans autorisation préalable de l’administration pénitentiaire qui peut, à tout moment, requérir leur replacement en prison.

Les quatre gros bonnets de l’Ufdg, principal parti d’opposition, ainsi que des dizaines d’autres avaient été renvoyés le 29 avril dernier devant le tribunal de Dixinn pour être jugé des faits notamment de «détention, fabrication d’armes, pillage,  participation à un mouvement insurrectionnel, menace de violences ou de mort, diffusion et mise à disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public». Ils attendent de connaître la date de leur procès.

Cette « décision que vient de prendre la justice de notre pays est un acte souverain qui est de nature certes à contribuer à apaiser les esprits et les cœurs. C’est aussi et surtout une raison de plus, de faire confiance en nos institutions », a commenté, le 17 juillet 2021, le ministre d’Etat, ministre porte-parole du gouvernement, Tibou Kamara.

Selon Cellou Dalein Diallo, le principal opposant au régime Alpha Condé, les bénéficiaires de cette mesure, « sont des innocents, tout comme beaucoup de leurs compagnons de bagne, (...) Etienne Soropogui, Foniké Menguè et Ismaël Condé qui croupissent en prison depuis plus de 8 mois, ainsi que Keamou Bogola Haba, déféré (...) à la Maison centrale » de Conakry.

L’opposant laisse entendre que, « cette libération conditionnelle ne peut réparer et atténuer cette injustice et les préjudices physiques et moraux qu’elle a causés à ces innocentes victimes, à leurs familles et à l’Ufdg, leur parti».

«Cela dit, renchérit Sékou Koundouno, responsable des Stratégies et planification du Fndc (Front national de défense de la constitution) dans une tribune publiée par les médias,  il ne faut pas se tromper sur le caractère politique de ce dossier comme les avocats l’ont toujours dénoncé».

« Sur le plan juridique, la semi-liberté est un régime d’exécution d’une peine. Autrement dit, elle concerne une personne qui a déjà fait l’objet d’une condamnation». Mais il se trouve qu’ «Elhadj Ibrahima Chérif Bah et ses compagnons d’infortune n’ont pas encore été jugés à plus forte raison condamnés », souligne Koundouno.

Retour à la case départ

A deux jours de cette libération provisoire qui ouvrait la voie à un apaisement politique favorable au contexte marqué par la nomination de Fodé Bangoura, un ancien cacique du régime Conté, au secrétariat général permanent du dialogue social et politique – suivie d’une série de grâces présidentielles accordées à des prisonniers membres de l’Ufdg, deux opposants membres de l’Anad, nouvelle version, ont été inquiétés à Conakry.

Le jeune leader politique Thierno Yaya Diallo a été enlevé à son domicile de Lambanyi en compagnie de son homologue Keamou Bogola Haba, le mercredi 14 juillet, quelques heures seulement après avoir assisté à la signature officielle de la Charte de l’Anad.

M. Diallo a été relaxé après son audition à la Direction centrale de la police judiciaire (Dcpj). Quant à M. Haba, il a été accusé d’« incitation à la désobéissance civile» et jeté en prison à la Maison centrale de Conakry.

Ce procédé du régime Condé, digne d’une danse à reculons, embrume la voie de sortie de crise, remet en question sa volonté d’aller à l’apaisement avec le camp Cellou Dalein Diallo et renforce l’union sacrée des leaders de l’Anad autour de  leur objectif.

Par Diallo Alpha (Le Populaire)

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