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Afrique

Energies renouvelables en Afrique : l’Union européenne contribuera à hauteur de 300 millions d’euros

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La Commission européenne poursuit son rôle moteur au sein de l'Initiative de l'Afrique pour les énergies renouvelables, dans le cadre de ses efforts pour la mise en œuvre du Programme de développement durable à l'horizon 2030 et de l'Accord de Paris sur le changement climatique.

Le 4 mars 2017, M. Neven Mimica, commissaire pour la coopération internationale et le développement, a annoncé à Conakry, en Guinée, lors de la deuxième réunion du conseil d'administration de l'initiative africaine pour les énergies renouvelables, la préparation de 19 nouveaux projets, susceptibles de générer 4.8 milliards d'euros d'investissements au total et 1.8 gigawatts des énergies renouvelables en Afrique.

L'Union européenne contribuera à ces projets à titre indicatif, à hauteur de 300 millions d'euros qui devraient mobiliser des investissements à hauteur de 4.8 milliards d'euros au total. L'Union européenne est un partenaire clé de l'Afrique en ce qui concerne la coopération en matière d'énergie durable.

M. Mimica a déclaré à ce sujet: «En lançant ces 19 nouveaux projets, pour un montant de 4.8 milliards d'euros d'investissements, l'Union européenne tient ses promesses. Nous transformons nos promesses en projets concrets produisant des effets réels sur le terrain. Ce faisant, l'UE se positionne une fois de plus en première ligne pour soutenir le continent africain en matière de promotion des énergies renouvelables en vue de l'amélioration de l'accès des citoyens africains à l'énergie».

Cette nouvelle aide contribuera à la réalisation des objectifs de l'UE à l'horizon 2020: faire en sorte que 30 millions de personnes supplémentaires aient accès aux énergies durables, économiser 11 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an et aider à la production de 5 gigawatts à partir de sources d'énergies renouvelables en Afrique. Ces objectifs représentent à eux seuls la moitié de l'objectif général de l'initiative africaine pour les énergies renouvelables, étant donné que la finalité première de l'IAER est d'atteindre 10 gigawatts de capacité nouvelle de production d'énergie à partir de sources d'énergies renouvelables en Afrique d'ici 2020 et de mobiliser le potentiel africain pour produire au moins 300 gigawatts à partir de sources d'énergies renouvelables d'ici 2030. Le fonds de développement de l'UE pour l'énergie renouvelable en Afrique sub-saharienne pour la période 2014-2020 s'élève approximativement à 27 millions d'euros.

La Commission européenne, les États membres de l'UE et les établissements financiers de l'Union se sont engagés à appuyer l'IAER au moyen d'instruments et de mécanismes financiers déjà en place. En font partie la facilité d'investissement pour l'Afrique, l'initiative de financement de l'électrification (ElectriFi), ainsi que les nouvelles possibilités qui seront mises à disposition dans le cadre du futur plan d'investissement extérieur afin de mobiliser les investissements dans le domaine des énergies renouvelables qui libèreront le potentiel de l'Afrique et amélioreront les conditions de vie de millions de personnes.

Contexte

L'initiative africaine pour les énergies renouvelables (IAER) est une initiative de l'Union africaine, lancée et dirigée par l'Afrique. Elle a pour objectif d'exploiter les abondantes ressources en énergie renouvelable que possède le continent afin d'aider les pays africains à étayer leurs stratégies en matière de développement et d'effectuer une transition rapide vers un développement économique à faible taux d'émission de carbone. Ce faisant, l'initiative améliorera l'accès à une énergie durable et abordable tout en traitant la question du changement climatique.

L'IAER, lancée lors de la COP21 à Paris en décembre 2015, bénéficie d'un large soutien de la part des partenaires de développement au niveau international.

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Mali : la Cédéao «rassurée» par les garanties des nouvelles autorités

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Dix jours après le sommet extraordinaire des chefs d’État de la Cédéao sur la situation au Mali, l’organisation sous-régionale a dépêché une délégation à Bamako, avec à sa tête le médiateur Goodluck Jonathan. La mission rencontre durant deux jours les nouvelles autorités maliennes, mises en place à la suite du coup d’État du 24 mai.

Au palais présidentiel de Koulouba, l’ambiance est détendue au terme d’une réunion d’une heure entre le nouveau président de la transition, le colonel Assimi Goïta et les représentants de la Cédéao. La nomination d’un Premier ministre ce lundi semble avoir marqué la première étape du dégel entre la communauté internationale et le désormais chef d’État malien.

« Maintenant, il s’agit, et cela a été un point du sommet d’Accra, que le gouvernement soit inclusif. Donc, nous allons échanger avec le Premier ministre. Mais d’après ce que nous avons entendu, je crois qu’il y a déjà des consultations engagées dans ce sens », explique Jean Claude Kassi Brou, le président de la commission de la Cédéao.

La question du calendrier et de l’organisation des élections dans neuf mois fut l’autre grand sujet abordé par le comité de suivi de la transition. Un retour à un ordre constitutionnel à la date échue est l’une de ses exigences principales. Sur ce point, pour El-Ghassim Wane, le chef de la mission des Nations unies au Mali, la délégation a été entendue.

« C’est la volonté d’aller de l’avant, de faire en sorte que la transition soit mise en œuvre de manière réussie. Cela a été clairement affirmé par le président de la transition. Évidemment, la Minusma est déterminée à accompagner le Mali dans ce processus en coordination avec la Cédéao, l’Union africaine et les autres membres de la communauté internationale », détaille-t-il.

« Rassurée » par les garanties du colonel Assimi Goïta, la mission de médiation de la Cédéao et ses partenaires poursuivront leurs consultations ce mercredi par un entretien avec Choguel Maïga.

RFI

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A LA UNE

Mali : la France suspend ses opérations militaires conjointes

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La France « a décidé de suspendre les opérations militaires conjointes avec les forces maliennes », après le récent coup d’État du 24 mai et « dans l’attente de garanties » sur un retour des civils au pouvoir à l’issue d’élections prévues en février, a annoncé jeudi le ministère des Armées.

La France a suspendu à titre conservatoire les opérations militaires conjointes avec les forces maliennes, a-t-on appris jeudi 3 juin 2021 d’une source au ministère des Armées, précisant que cette décision était liée à la transition politique en cours au Mali et qu’elle serait réévaluée dans les prochains jours.

« Des exigences et des lignes rouges ont été posées par la CEDEAO et par l’Union africaine pour clarifier le cadre de la transition politique au Mali », et « dans l’attente de ces garanties, la France […] a décidé de suspendre, à titre conservatoire et temporaire, les opérations militaires conjointes avec les forces maliennes ainsi que les missions nationales de conseil à leur profit », souligne le ministre dans un communiqué.

Barkhane continuera d’opérer

Par cette décision, la France manifeste sur le terrain sa condamnation du coup d’État, et tente d’appuyer les pressions de la communauté internationale sur les militaires putschistes du Mali.

La force française Barkhane, forte de 5 100 militaires au Sahel, continuera d’opérer mais pour l’heure en solo, précise-t-on au ministère des Armées. En revanche, la force Takuba initiée par la France, composée d’unités de forces spéciales européennes et censée former l’armée malienne au combat face aux jihadistes, compte parmi les activités suspendues.

Ouest France

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A LA UNE

Le Mali suspendu des institutions de la Cédéao

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Une dizaine de chefs d’Etat ouest-africains, réunis lors d’un sommet régional extraordinaire, ont décidé, dimanche 30 mai, de suspendre le Mali de leurs institutions communes en réponse au récent double putsch des militaires maliens.

« Après de longues discussions, les chefs d’Etat et de gouvernement ont décidé de suspendre le Mali des institutions de la Cédéao [Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest] », selon le communiqué publié à l’issue de leur rencontre.

La Cédéao a également appelé « à la nomination immédiate d’un premier ministre issu de la société civile » après la désignation, vendredi, du chef de la junte malienne, le colonel Assimi Goïta, au poste de président par intérim à la suite d’un nouveau coup de force à Bamako.

A la tête de la junte qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta en août 2020, Assimi Goïta a contraint, cette semaine, à la démission le président de transition Bah N’Daw et son premier ministre Moctar Ouane, avant de se faire désigner président par la Cour constitutionnelle malienne.

« Plus de légitimité démocratique ni de transition »

Ce coup de force le place en porte-à-faux avec les membres de la Cédéao, qui ont de nouveau exigé dimanche à l’issue d’une réunion dans la capitale du Ghana, Accra, que le Mali respecte son engagement de procéder à une transition devant s’achever en février 2022 par une élection présidentielle.

Dans un entretien publié par Le Journal du dimanche, le président Emmanuel Macron a, de son côté, brandi la menace d’un retrait des 5 100 soldats français de l’opération « Barkhane », disant ne pas vouloir rester « aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique ni de transition ».

L’entourage d’Assimi Goïta avait, de son côté, déclaré plus tôt dimanche qu’il se rendrait à la réunion de la Cédéao.

Les pays de l’organisation avaient ordonné la fermeture des frontières terrestres avec le Mali après le coup d’Etat l’an dernier, provoquant une chute de 30 % des importations du pays, avant que les sanctions ne soient levées en octobre.

Le Monde avec AFP et Reuters

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