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En Guinée, les forces de défense et de sécurité ont « commis des homicides » après la présidentielle, accuse Amnesty

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Alors que le président Alpha Condé, réélu pour un troisième mandat contesté, sera investi ce 15 décembre, Amnesty International a accusé des agents des forces de défense et de sécurité d’avoir commis des « homicides » dans des quartiers favorables à l’opposition après l’élection présidentielle du 18 octobre.

« Depuis l’élection présidentielle du 18 octobre en Guinée, les forces de l’ordre ont fait un usage excessif de la force tuant par balle plus d’une dizaine de personnes et arrêtant des centaines d’autres lors de manifestations ou d’opérations de police dans des quartiers perçus comme favorables à l’opposition, un homme de plus de 60 ans est mort présumément des suites de torture, » a déclaré Amnesty International aujourd’hui, s’appuyant sur de témoignages recueillis auprès de familles de victimes, ou d’analyses et d’authentifications de photos.

« L’investiture du président Alpha Condé ce 15 décembre est l’aboutissement d’un processus électoral contesté, marqué par plus d’une année de violations graves des droits humains en Guinée en toute impunité. Avant, pendant et juste après l’élection, des personnes ont été tuées et blessées par la police et la gendarmerie et les annonces régulières d’ouverture d’enquêtes n’ont trouvé à ce jour aucun aboutissement, » a déclaré Fabien Offner, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International,

« Le président Condé a l’opportunité, avec ce nouveau mandat, de rompre avec le passé répressif. Tous les meurtres présumés de manifestants et d’autres individus qui résultent de l’usage excessif et illégal de la force, et ceux de policiers doivent faire l’objet d’enquêtes, et leurs auteurs poursuivis en justice pour répondre de leurs actes », a-t-il ajouté.

Ces accusations d’Amnesty  intervient alors, l’ONG Human Rights watch dénonçait, vendredi passé, une répression « implacable » de l’opposition guinéenne par le régime d’Alpha Condé.

Si pour le moment il n’y a aucune réaction du gouvernement face à ces accusations, les autorités guinéennes ont toujours rejeté les allégations de ce deux ONG des défenses de droits humains.

Par Alpha Diallo