Connect with us

Politique

Elections américaines : quels enseignements en tirer?

Publié

le

Votre publicité ici

Tout ceux qui sont inquiets de l’élection de Donald Trump, rassurez vous, l’Amérique est une démocratie. Pour ceux qui l’ont oublié, c’est le peuple américain souverain qui a élu son président. Qui qu’il soit et quelque soit ses qualités ou défauts, c’est le peuple qui choisit librement son président. Mais il faut savoir que depuis que les pères fondateurs de la nation américaine ont consacré la Constitution, tous les présidents, tous les membres du Congrès et de la Cour suprême des Etats-Unis d’Amérique ont veillé scrupuleusement à son strict respect depuis plus de 200 ans. Il n’y a pas eu de régression, mais plutôt renforcement des droits et libertés du peuple américain. Outre, le sacro-saint principe de l’équilibre des pouvoirs consacré par la Constitution, il existe d’autres contre-pouvoirs que sont les médias, les universités, les think thank, divers lobbies, mais surtout la vigilance du peuple américain qui fait qu’aucun dirigeant ou groupe de dirigeants ne peut confisquer la souveraineté populaire ou les libertés des citoyens américains. Le premier président américain Georges Washington a montré la bonne voie à suivre par ses successeurs et ils ont tous eu de l’ambition pour leur pays qui est devenu grâce à leur travail acharné la première puissance mondiale. Ils ont massivement investi dans l’éducation et pris l’option intelligente de recruter les meilleurs dans toutes les administrations. La meilleure qualité d’un dirigeant américain, c’est sa capacité à susciter l’adhésion pour se faire élire. C’est son principal job et c’est ce que ses équipes attendent de lui. Il faut bien comprendre cela. Une fois son élection gagnée, c’est la tradition dans ce pays de se faire entourer par les plus brillants à tous les niveaux. Ce job revient à d’autres qui sont plus qualifies pour le faire. C’est la force de l’Amérique. Ce n’est pas comme chez nous ou le président va distribuer les principaux postes à ses parents incompétents, ignorants du village ou du moins même s’ils n’ont pas de fonctions officielles, ils détiendront la réalité du pouvoir.

Nous n’avons même pas besoin de suivre l’exemple de l’occident, il suffit que nous soyons fidèles au principe sacré de nos aïeux qui veut qu’on doit respecter sa parole donnée. Ils préféraient mourir que de trahir leur parole. Or, depuis 1958, nous avions librement adopté successivement les Constitutions du 10 novembre 1958, du 23 décembre 1990 et du 19 avril 2010, malheureusement nos dirigeants les ont systématiquement violé en toute impunité. Ils ont confisqué notre souveraineté populaire, ainsi que tous nos droits et libertés fondamentales inscrites dans ces différentes constitutions. Par quel miracle un pays peut-il avancer lorsque ses lois et règlements sont bafoués par ses dirigeants? Nous n’avons eu que de piètres dirigeants qui se sont entourés des plus médiocres à tous les niveaux de notre administration. Ils ont détruit l’embryon de système méritocratique légué par les colons français et en 60 ans de mal gouvernance, notre pays au potentiel si élevé est devenu un champ de ruines.

Ce qui m’inquiète le plus, c’est le fait que les Guinéens issus de la diaspora ne parviennent pas à intégrer les bonnes pratiques démocratiques et de gestion de l’Etat de ces pays occidentaux où ils ont étudié et le plus souvent travaillé afin de transmettre ou partager leurs expériences avec nos compatriotes restés au pays. Regardez Alpha Condé, c’est comme s’il n’a vécu que sous la dictature et non pas dans un pays démocratique comme la France, voire même Sékou Touré, c’est comme s’il n’a pas été un député qui a siégé au Palais Bourbon français ou n’a pas bénéficié des droits démocratiques garantis malgré tout par la France coloniale, comme la liberté d’expression, la liberté d’association, la liberté d’élire et de se faire élire et l’ultime liberté d’obtenir pacifiquement par le vote l’indépendance de notre pays etc. Tout cela doit nous faire réfléchir. N’est ce pas une honte pour nous que nous réclamions avec fierté notre indépendance pour affirmer notre dignité d’africain et qu’en peu de temps qu’on soit obligé de fuir notre propre pays en raison  de la misère et des persécutions politiques? Près de 60 ans après, nos jeunes sont prêts à sacrifier leurs vies pour traverser la mer méditerranée. Honte à nos dirigeants. Le comble est que les Alpha Condé sont satisfaits de leur forfait, ils sont fiers de piller nos richesses pour vivre dans le luxe tout en nous méprisant. Ils nous divisent tout en jetant l’anathème sur leurs adversaires. Après, ils nous parlent de racisme des occidentaux, pourquoi ces derniers traitent aujourd’hui avec respect les Coréens ou Chinois qui étaient aussi pauvres et dominés que nous il y a cinquante ans? N’est ce pas l’anti-gouvernance de nos dirigeants incompétents et voraces qui nous a transformé en mendiants? De 2011 à 2015, Alpha Condé a dilapidé 3,5 milliards de dollars au terme des budgets d’investissements publics alors que toutes nos infrastructures sont dans un état de dégradation sans précédent. Sans aucune concertation, ni débat public sur les programmes de développement de notre pays, il vient de vendre toutes nos mines à la Chine en contrepartie des infrastructures certainement de mauvaise qualité(les Chinois travaillent à la tête du client), mais aussi outrageusement surfacturées qui subiront le même sort que celles construites depuis 1985 par faute d’entretien. Il ne faut pas passer sous silence la dangereuse explosion de notre endettement public qui annulera les effets de l’obtention récente du PPTE. Alpha Condé va donc nous laisser une lourde ardoise de dettes qui nous étranglera et freinera notre développement économique. Je reviendrai sur ce point crucial pour notre avenir. Il faut simplement retenir que nous sommes loin de voir le bout du tunnel, tant que nous ne reprendrons pas notre destin en main. Nous devons reprendre notre pays. Je crois que 60 ans suffisent largement pour que les Guinéens comprennent que la médiocrité est un fléau qui menace nos vies et qu’il est temps de changer de cap. Nous sommes condamnés à le faire parce que nous n’avions aucune issue en vue. L’eldorado occidental est terminé, rien ne sera plus comme avant pour les immigrés dans ces pays qui sont eux-mêmes englués dans une profonde crise économique due principalement à la montée en puissance des pays émergents comme la Chine qui ont bénéficié des délocalisations industrielles. Les innovations technologiques, la féroce concurrence économique mondiale ont fini de ravager des pans entiers de l’ancienne économie et de jeter au chômage des millions de travailleurs en occident, l’uberisation de la société et l’inquiétude du déclassement est forte chez beaucoup d’autres travailleurs qui voient s’effriter les droits sociaux acquis durant la période faste de l’Etat-providence. Face à leur impuissance, les dirigeants occidentaux, surtout les populistes pointent du doigt comme bouc émissaire l’immigré responsable de tous les maux et qui plus est jeté en pâture à la vindicte populaire. Les attentats terroristes et les conséquences des guerres en Afrique et au Moyen-Orient ont fait le reste pour nous discriminer durablement. Notre situation est extrêmement préoccupante d’autant plus que selon les projections démographiques, nous serons 2,5 milliards d’africains en 2050 avec des dirigeants aussi inconscients de la trempe des Alpha Condé qui jouent à l’autruche, alors qu’il y a urgence pour agir dès maintenant. Ne nous y trompons pas, Alpha Condé est disqualifié pour conduire le changement souhaité, car depuis 50 ans nous n’avons compté que sur la rente minière et il persiste à maintenir le vieux schéma extraction des minerais bruts sans aucune valeur ajoutée pour des miettes et sans transfert de technologie pour nous. En effet, après plus de 50 ans d’exploitation minière, nous sommes encore incapables de créer nos propres sociétés pour pouvoir exploiter nos ressources minières. C’est Abou Dhabi qui n’a pas un gramme de bauxite qui vient l’extraire chez nous pour la transformer en aluminium chez lui. Et Alpha Condé qui vient ainsi de torpiller, pour ses intérêts personnels, l’ancien projet de Global Alumina qui devait aboutir à la construction d’une raffinerie d’aluminium. Il est satisfait et se vante de son coup de force contre nos intérêts nationaux et nous nous l’acclamons naïvement étant comme toujours hypnotisés par la propagande gouvernementale. Face à ces enjeux déterminants pour notre pays, notre classe politique se complait dans des discussions futiles, des combats d’égos, dans des dialogues interminables sur l’organisation des élections prévues depuis six ans.

Nous en avons marre de la pauvreté, nous avons besoin de changement de gouvernance pour offrir enfin la prospérité au peuple meurtri de Guinée.

Par Alpha Saliou Wann

 

Votre publicité ici

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

Devenez annonceur sur guinee28.info

A LA UNE

Présidentielle en Guinée : pour le président Alpha Condé, « c’est comme si nous étions en guerre »

Publié

le

Par

Votre publicité ici

Le président Alpha Condé a donné des accents guerriers et communautaires, mercredi 23 septembre, à la campagne pour l’élection présidentielle en Guinée, à laquelle il se représente pour un troisième mandat contesté par l’opposition.

« Cette élection n’est pas seulement une élection, c’est comme si nous étions en guerre », a déclaré M. Condé, dont les propos en langue malinké par visioconférence à ses partisans à Siguiri, son bastion électoral de l’est du pays, ont été diffusés par la télévision nationale. « Les autres candidats ont fait un bloc pour me combattre », a-t-il rappelé, en référence à la décision de ses onze adversaires au scrutin prévu le 18 octobre de former un collectif pour parler d’une seule voix sur le processus électoral. M. Condé s’exprime habituellement en français durant ses interventions officielles nationales.

Dans son premier discours de campagne, le 19 septembre, également en malinké, il avait mis en garde les électeurs de Kankan (est) contre la tentation d’apporter leurs suffrages à un autre candidat issu de cette communauté. « Si vous votez pour un candidat malinké qui n’est pas du RPG [Rassemblement du peuple de Guinée, au pouvoir], c’est comme si vous votiez pour Cellou Dalein Diallo », son principal opposant, avait affirmé M. Condé. « Dans la région du Fouta, il n’y a pas d’autre candidat que Cellou », avait-il souligné en référence au Fouta-Djalon (centre), à population majoritairement peule et fief électoral de M. Diallo.

Crainte de « violences électorales »

Les Peuls et les Malinké sont les deux principales communautés du pays, dont ils constituent plus des deux tiers des 12 millions d’habitants, selon les estimations. L’appartenance ethnique est considérée comme un facteur de vote déterminant en Guinée.

Ancien opposant historique, M. Condé, 82 ans, premier président démocratiquement élu en 2010 après des décennies de régimes autoritaires, a été réélu en 2015. Il a fait adopter, lors d’un référendum contesté en mars, une nouvelle Constitution qui maintient la limite de deux mandats présidentiels. Mais lui et ses partisans arguent que ce changement de loi fondamentale remet les compteurs à zéro. Ses adversaires dénoncent un « coup d’Etat constitutionnel ». La protestation contre une nouvelle candidature de M. Condé, à l’appel du Front national de défense de la Constitution (FNDC), a mobilisé depuis octobre 2019 des milliers de Guinéens. Plusieurs de ces manifestations ont été durement réprimées et des dizaines de civils ont été tués lors de heurts.

Les avocats français du FNDC ont écrit à la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, dans un courrier rendu public, pour lui signaler les premières déclarations de campagne de M. Condé. « Ces propos traduisent la volonté de M. Alpha Condé de déporter le débat sur le terrain ethnique, avec le risque d’alimenter des clivages au sein même de la population », écrivent les avocats William Bourdon et Vincent Brengarth. « Ces éléments nous font sérieusement craindre de nouvelles violences électorales à relent ethnique », ajoutent-t-ils, rappelant que le FNDC a lancé un mot d’ordre de mobilisation à partir du 29 septembre pour le départ de M. Condé.

Allègement des mesures sanitaires

Mercredi, une mission d’experts de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a jugé que les listes électorales, comportant 5,4 millions d’inscrits, permettaient en l’état la tenue du scrutin présidentiel. « Le fichier électoral de Guinée, débarrassé de toutes les anomalies rencontrées au regard du Code électoral, est de qualité suffisante pour les prochaines élections », a déclaré le général Francis Béhanzin, commissaire paix et sécurité de la Cédéao. « Ici en Guinée, de plus de 7 millions nous sommes quand même passés à un peu plus de 5 millions, c’est quand même important », a-t-il souligné, en référence aux 7,7 millions d’inscrits avant le référendum, dont près d’un tiers avaient été radiés avant le vote.

La présidence guinéenne a par ailleurs annoncé un allègement des mesures sanitaires contre le coronavirus pour les transports, les bars et les restaurants, ainsi que les activités socio-culturelles et sportives. Elle justifie cet assouplissement des mesures imposées à la population depuis presque six mois par une « revue de la situation épidémiologique, dont les résultats ont été jugés encourageants ». Les taxis peuvent de nouveau prendre quatre passagers à l’arrière au lieu de deux et le prix de la course est divisé par deux. Les minibus ne sont plus contraints de limiter leur capacité à la moitié des places.

Source : le Monde avec AFP

Votre publicité ici
Cliquez et continuer à lire

A LA UNE

Corruption: voici comment l’Imam Dicko a berné Alpha Condé

Publié

le

Par

Votre publicité ici

Au moment où les manifestations populaires envahissaient les rues de Bamako, le président Alpha Condé a eu l’idée  « lumineuse » de voir comment tempérer les ardeurs de l’imam Dicko. Sait-on jamais, peut-être que l’étau pourrait se desserrer un peu autour de l’ami  de Koulouba. Il s’en est ouvert à IBK qui approuve le stratagème. Et le président guinéen de passer à l’offensive. Il joint l’Imam Dicko au téléphone. Il lui fait part de son intention de le réconcilier avec IBK et, par là-même, éteindre l’incendie politique malien. Avec le langage approprié, il dit à l’Imam qu’il va lui faire une proposition qui ferait l’affaire de tout le monde.

Tant au Mali que dans la Guinée voisine. La paix, rien que la paix ! Contagieuses, les manifestations de rue sont aussi préjudiciables à Bamako qu’à Conakry. Le coup de fil se solde par l’entente entre le religieux et l’ancien opposant historique.

Comme convenu, l’imam envoie un émissaire de haut de rang, Kaw Ndjim, auprès du président guinéen. Cordiale aura été la rencontre, à l’issue de laquelle le président guinéen aurait remis 200 millions de francs CFA à l’intention du leader religieux malien « pour l’aider dans son action.»

IBK est mis dans la confidence par Conakry. Il est même sollicité à faire en sorte que le retour de l’émissaire soit facilité au maximum ; ce que le président Ibrahim Boubacar Keïta était encore en mesure de faire. L’imam Dicko aurait reçu « la commission de Sékhoutouréya » avec un ouf de soulagement certain. Ce qui relève du compréhensible, pour qui connait les coûts actuels des manifestations dans lesquels s’étaient engagés les amis du M-5.

L’argent d’Alpha Condé sera donc utilisé pour renflouer le M-5 et lui permettre d’atteindre ses objectifs.  Le hic est que le Président IBK a semblé tomber des nues quand il a constaté qu’après avoir encaissé l’argent de M. Condé, l’homme de Dieu n’a pas mis de l’eau dans son vin.

Selon les mauvaises langues, Conakry n’arrive toujours pas à décolérer. À tort, dirait l’opinion publique guinéenne. Parce que c’est dans de tels coûts que nous nous forgeons un destin sécurisé.

Une question qu’africaconfidentielle.com, la source de cet article, pose aux exégètes maliens: en prenant l’argent de la corruption pour l’utiliser dans « la libération du peuple malien d’un régime corrompu », un imam peut-il être considéré comme corrompu ? Les fanatiques peuvent ne pas y répondre.

Avec le lynx

Votre publicité ici
Cliquez et continuer à lire

A LA UNE

Diplomatie : Alpha Condé nomme un nouvel ambassadeur à l’ONU

Publié

le

Par

Votre publicité ici

Quelques jours après avoir rappelé son ambassadrice auprès de l’Organisation des Nations Unies, le président Alpha Condé a nommé ce 21 septembre, un chargé d’affaires par intérim à la représentation permanente à l’ONU.

Il s’agit de Kèlèty Fama Touré, jusque-là conseiller chargé des questions politiques au ministère des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger.

Il succède à Fatoumata Kaba, rappelé le 16 septembre dernier avec ‘’effet immédiat’’.

Aucune raison officielle n’a été donnée pour justifier ce rappel de cette diplomate, mais selon plusieurs sources, le président Alpha Condé reprocherait à dame Fatoumata Kaba ''d’entretenir'' des relations avec l’un de ses opposants.

Par Guinee28

Votre publicité ici
Cliquez et continuer à lire

Facebook

Devenez annonceur sur guinee28.info

Créez votre site INTERNET 250000FG MOIS

Créez votre site INTERNET 250000FG MOIS
Devenez annonceur sur guinee28.info

A PROPOS DE GUINEE28

Siège social : Lansanaya barrage commune de Matoto.

Télél : +224 624 24 93 98 – 656 92 41 62 – 666 39 29 09

Email : alfaguinee28@gmail.com

Tendance

Vous aimez lire guinee28.info merci par avance de votre soutien «Veuillez désactiver votre bloqueur de publicité». Nous n'affichons que des publicités natives qui rendent le site agréable.

Avis aux utilisateurs d'AdBlock

Vous aimez lire guinee28.info merci par avance de votre soutien «Veuillez désactiver votre bloqueur de publicité». Nous n'affichons que des publicités natives qui rendent le site agréable.