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Santé & Environnement

Ebola : des problèmes de santé chez trois survivants sur quatre en Guinée

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Jusqu’en juin 2018, une étude est menée auprès de 802 survivants d’Ebola. Parmi les symptômes évoqués, les soucis visuels concernent 18% des interrogés. Un an après leur sortie de l’hôpital, les trois quarts des survivants du virus Ebola présentent encore des problèmes de santé, selon une vaste étude en cours sur le syndrome post-Ebola.

Menée en Guinée auprès de 802 survivants, l’étude, publiée samedi 14 janvier dans la revue médicale The Lancet Infectious Diseases, confirme des résultats déjà observés en Sierra Leone sur 277 survivants quatre mois en moyenne après leur guérison.
Une étude qui permettra de limiter la propagation du virus par voie sexuelle

Intégrés dans l’étude en moyenne un an après leur hospitalisation initiale, 40 % des survivants ont mentionné de la fatigue ou de la fièvre, 38 % des douleurs musculaires ou articulaires, 35 % des maux de tête, 22 % des douleurs abdominales et 18 % des problèmes de vision qui, dans huit cas, ont abouti à des cécités complètes. 2 % des survivants étaient sourds et 26 % souffraient d’anémie.

Des traces du virus étaient encore présentes dans le sperme de 5 % des hommes entre un mois et 18 mois après l’infection, soit six mois de plus que ce qui avait été rapporté jusqu’à présent sur les survivants guinéens. Limiter la propagation du virus par voie sexuelle nécessite d’identifier précisément combien de temps il peut persister dans le sperme.

« C’est la première fois que les survivants ont été étudiés de manière aussi globale et représentative, en incluant les enfants et sur une période aussi longue », a déclaré à l’AFP Eric Delaporte, le chercheur français qui a dirigé l’étude.

Parmi eux, des survivants vivant en ville, notamment à Conakry, mais également en Guinée forestière, d’où est partie en décembre 2013 l’épidémie d’Ebola qui a fait plus de 11 000 morts, quasi-exclusivement dans trois pays d’Afrique de l’Ouest (Guinée, Sierra Leone et Liberia).

Les enfants ont globalement présenté moins de symptômes cliniques que les adultes, notamment moins de douleurs articulaires et de problèmes oculaires même s’ils ont eu plus d’épisodes de fièvre sur le long terme.

La gravité des symptômes reste « exceptionnelle »

L’étude s’est également intéressée à l’état psychologique des survivants, montrant que 17 % souffraient de dépressions et qu’un quart déclaraient avoir été victimes de stigmatisations.

Les survivants guinéens ont tous été interrogés lors de leur inclusion dans l’étude – entre mars 2015 et juillet 2016 –, mais ils devraient être suivis jusqu’à la fin de l’étude, prévue en juin 2018.

Selon Eric Delaporte, certaines manifestations oculaires peuvent être fluctuantes dans le temps, mais « la fréquence des symptômes a heureusement tendance à diminuer au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la phase aiguë de l’infection ». Le chercheur relève également que même si les problèmes de santé rapportés par les survivants sont fréquents plus d’un an en moyenne après l’infection, « leur gravité reste exceptionnelle ».

On estime à environ 17 000 le nombre total de personnes ayant survécu au virus Ebola lors de la dernière épidémie en Afrique de l’Ouest, qui s’est achevée officiellement en janvier 2016, selon l’Organisation mondiale de la santé. De nouveaux cas mortels ont toutefois été identifiés depuis, notamment en mars 2016 en Guinée. En deux ans, de 2013 à 2015, le virus Ebola a fait plus de 11 000 morts.

Source : le monde

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Santé : la Guinée déclare à nouveau la fin de la fièvre Lassa

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Près de trois mois après la réapparition de l’épidémie de la fièvre Lassa en Guinée, les autorités du pays déclarent à nouveau la fin de la maladie.

L’annonce a été faite par le ministre de la santé et de l’hygiène publique, Mamadou Péthé Diallo, vendredi 01 juillet 22, à Guéckédou, où le virus a ressurgi le 20 avril dernier sur une patiente de 17 ans.

«  Aujourd’hui, il y a 42 jours exactement que nous n’avons plus enregistré de nouveau cas de fièvre Lassa dans la préfecture de Guéckédou, après la sortie du dernier malade qu’on avait au centre de traitement épidémiologique », a déclaré le ministre, or la durée d’incubation de la maladie varie de 2 à 21 jours.

Le 20 avril dernier, le virus avait réapparu sur une patiente de 17 ans, originaire de la sous-préfecture de Kassadou, à 65 km de la ville de Guékédou. Deux semaines après, un deuxième cas a été détecté dans la même zone.

Hormis ces deux cas, le dernier signe du virus Lassa remonte en mai 2021 en Guinée avec un cas de décès et plus de 30 contacts, précisément dans la préfecture de Yomou.

La fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique virale aiguë d’une durée d’une à quatre semaines qui sévit principalement en Afrique occidentale. Elle se transmet à l’homme par contact avec des aliments ou des articles ménagers contaminés par l’urine ou les excréments de rongeurs.

Par Alpha Abdoulaye Diallo

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Santé : c’est quoi la Variole de singe dont des cas suspects ont été signalés en Guinée ?

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Huit pays africains ont  signalé des cas confirmés de variole du singe et plusieurs autres dont la Guinée rapportent des cas suspects, a annoncé jeudi la directrice régionale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique, Matshidiso Moeti. Mais c’est quoi cette maladie ?

La variole du singe est causée par l’orthopoxvirus simien, qui appartient au genre Orthopoxvirus de la famille des Poxviridés.

La variole du singe est une zoonose virale que l’on rencontre principalement dans les régions de forêt tropicale humide d’Afrique du Centre et de l’Ouest. Elle est parfois exportée vers d’autres régions.

Sur le plan clinique, la variole du singe se manifeste généralement par de la fièvre, des éruptions cutanées et un gonflement des ganglions lymphatiques et peut entraîner toute une série de complications médicales.

La variole du singe guérit en général spontanément et les symptômes durent de 2 à 4 semaines. Certains cas peuvent être graves. Ces derniers temps, le taux de létalité était d’environ 3 à 6 %.

Le virus de la variole du singe se transmet à l’être humain par un contact étroit avec une personne ou un animal infecté, ou avec des matériaux contaminés par le virus.

La transmission du virus de la variole du singe d’une personne à l’autre se fait par un contact étroit avec des lésions, des liquides organiques, des gouttelettes respiratoires et des matériaux contaminés, comme la literie.

Le tableau clinique de la variole du singe ressemble à celui de la variole, une infection à orthopoxvirus apparentée dont l’éradication à l’échelle mondiale a été déclarée en 1980. La variole du singe est moins contagieuse que la variole et entraîne une maladie plus bénigne.

Les vaccins à base de virus de la vaccine employés dans le cadre du programme d’éradication de la variole offraient également une protection contre la variole du singe. Des vaccins plus récents ont été mis au point, dont un a été approuvé pour la prévention de la variole du singe.

Un agent antiviral conçu pour le traitement de la variole a également été homologué pour le traitement de la variole du singe.

La variole du singe (ou orthopoxvirose simienne) est une zoonose virale (virus transmis à l’être humain par les animaux) dont les symptômes ressemblent en moins grave à ceux que l’on observait dans le passé chez les sujets atteints de variole. Avec l’éradication de cette dernière en 1980 et l’arrêt de la vaccination antivariolique qui a suivi, le virus responsable de variole du singe est apparu comme l’orthopoxvirus le plus important en termes de santé publique. La variole du singe est principalement présente en Afrique du Centre et de l’Ouest, souvent à proximité des forêts tropicales humides, et on le rencontre de plus en plus dans les zones urbaines. Parmi les hôtes animaux, figurent divers rongeurs et primates.

Agent pathogène

Le virus de la variole du singe est un virus enveloppé à ADN double brin qui appartient au genre Orthopoxvirus de la famille des Poxviridés. On distingue deux clades génétiques distincts du virus de la variole du singe : le clade d’Afrique centrale (bassin du Congo) et celui d’Afrique de l’Ouest. Le clade du bassin du Congo est celui qui, historiquement, a causé les formes les plus graves de la maladie et on pensait qu’il était plus transmissible. La division géographique entre les deux clades se situait jusqu’à présent au Cameroun – le seul pays où les deux clades de virus ont été identifiés.

Hôte naturel du virus de la variole du singe

On sait que plusieurs espèces animales sont sensibles au virus de la variole du singe. Il s’agit notamment des funisciures, des écureuils, des cricétomes des savanes, des loirs, des primates et d’autres espèces. Des incertitudes subsistent quant à l’histoire naturelle du virus responsable de la variole du singe et de nouvelles études seront nécessaires pour en déterminer précisément le ou les réservoirs et la manière dont il circule dans la nature.

Flambées épidémiques

On a identifié la variole du singe pour la première fois chez l’être humain en 1970 en République démocratique du Congo chez un garçon âgé de 9 ans vivant dans une région d’où la variole avait été éliminée depuis 1968. Depuis lors, la plupart des cas ont été signalés dans les régions rurales et les zones de forêts tropicales humides du bassin du Congo, en particulier en République démocratique du Congo, et les cas humains ont de plus en plus été signalés sur l’ensemble de l’Afrique du Centre et de l’Ouest. Depuis 1970, des cas de variole du singe ont été signalés dans 11 pays africains – Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Libéria, Nigeria, République centrafricaine, République du Congo, République démocratique du Congo, Sierra Leone et Soudan du Sud. On ne connaît pas la véritable charge de morbidité de la variole du singe. Par exemple, en 1996-1997, une flambée épidémique a été signalée en République démocratique du Congo avec un taux de létalité plus faible et un taux d’attaque plus élevé que d’habitude. Il a été fait état d’une flambée concomitante de varicelle (causée par le virus de la varicelle, qui n’est pas un orthopoxvirus) et de variole du singe, ce qui pourrait expliquer des changements réels ou apparents de la dynamique de transmission dans ce cas précis. Depuis 2017, le Nigeria a connu une épidémie de grande envergure, avec plus de 500 cas suspects, plus de 200 cas confirmés et un taux de létalité d’environ 3 %. On continue de signaler des cas à ce jour.

La variole du singe est une maladie importante pour la santé publique mondiale, car elle affecte non seulement les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, mais aussi le reste du monde. En 2003, la première flambée de variole du singe en dehors d’Afrique s’est déclarée aux États-Unis d’Amérique. Elle a été associée à un contact avec des chiens de prairie domestiques infectés. Ces animaux domestiques avaient été logés avec des cricétomes des savanes et des loirs qui avaient été importés dans le pays en provenance du Ghana. Cette flambée a entraîné plus de 70 cas de variole du singe aux États-Unis. La maladie a également été signalée chez des voyageurs provenant du Nigeria et se rendant en Israël en septembre 2018, au Royaume-Uni en septembre 2018, décembre 2019, mai 2021 et mai 2022, à Singapour en mai 2019 et aux États-Unis d’Amérique en juillet et novembre 2021. En mai 2022, plusieurs cas de variole du singe ont été recensés dans des pays non endémiques. Des études sont en cours pour mieux comprendre l’épidémiologie, les sources d’infection et les modes de transmission.

Transmission

La transmission de l’animal à l’être humain (zoonotique) peut résulter d’un contact direct avec du sang, des liquides biologiques ou des lésions cutanées ou muqueuses d’animaux infectés. En Afrique, on a trouvé des preuves de l’infection par le virus de la variole du singe chez de nombreux animaux, y compris des funisciures, des écureuils, des cricétomes des savanes, des loirs et différentes espèces de singes, entre autres. Le réservoir naturel de la variole du singe n’a pas encore été identifié, mais le plus probable est qu’il s’agisse de rongeurs. La consommation de viande et d’autres produits venant d’animaux infectés sans les cuire suffisamment est un facteur de risque possible. Les personnes vivant dans une zone forestière ou à proximité peuvent être indirectement ou faiblement exposées à des animaux infectés. La transmission interhumaine peut résulter de contacts étroits avec des sécrétions des voies respiratoires ou des lésions cutanées d’un sujet infecté ou avec d’objets récemment contaminés. La transmission par les particules des gouttelettes respiratoires nécessite en général un contact face à face prolongé, ce qui expose les agents de santé, les proches et les personnes-contacts des cas évolutifs à un risque infectieux plus grand. Cependant, la plus longue chaîne de transmission documentée au sein d’une communauté est passée, ces dernières années, de six à neuf infections successives de personne à personne. Il peut s’agir là d’une conséquence de la baisse de l’immunité dans toutes les communautés en raison de l’arrêt de la vaccination antivariolique. La transmission peut également intervenir de la mère au fœtus par le placenta (ce qui peut conduire à la variole du singe congénitale) ou lors d’un contact étroit à l’accouchement et après la naissance. Bien que le contact physique étroit soit un facteur de risque bien connu pour la transmission, il n’est pas clairement établi pour le moment que la variole du singe puisse se transmettre spécifiquement par voie sexuelle. Des études sont nécessaires pour mieux comprendre ce risque.

Manifestations cliniques

La durée d’incubation (intervalle s’écoulant entre l’infection et l’apparition des symptômes) varie en général de 6 à 13 jours, mais peut aller de 5 à 21 jours.

L’infection peut être scindée en deux périodes :

La période invasive (qui dure de 0 à 5 jours) caractérisée par l’apparition de fièvre, de céphalées intenses, d’une adénopathie (tuméfaction des ganglions lymphatiques), de douleurs dorsales, de myalgie (douleurs musculaires) et d’une asthénie marquée (manque d’énergie). L’adénopathie est une caractéristique de la variole du singe qui la distingue des autres maladies susceptibles de présenter des similarités dans un premier temps (varicelle, rougeole, variole).

L’éruption cutanée commence généralement dans les 1 à 3 jours suivant l’apparition de la fièvre. Elle se concentre en général davantage sur le visage et les extrémités que sur le tronc. Elle touche le visage (dans 95 % des cas) et les paumes des mains et les plantes des pieds (dans 75 % des cas). Les muqueuses buccales (dans 70 % des cas), les organes génitaux (30 %) et les conjonctives (20 %), ainsi que la cornée sont également touchés. L’évolution de l’éruption se fait dans un ordre donné : macules (lésions à base aplatie), papules (lésions fermes en léger relief), vésicules (lésions remplies de liquide clair), pustules (lésions remplies de liquide jaunâtre) et enfin croûtes qui sèchent et tombent. Le nombre de lésions peut aller de quelques-unes à plusieurs milliers. Dans les cas graves, les lésions peuvent fusionner jusqu’à ce que de grands lambeaux de peau se détachent.

La variole du singe guérit en général spontanément et les symptômes durent de 2 à 4 semaines. Les cas graves se produisent plus fréquemment chez les enfants et sont liés à l’ampleur de l’exposition au virus, à l’état de santé du patient et à la nature des complications. Un déficit immunitaire sous-jacent peut entraîner une évolution défavorable. Bien que la vaccination contre la variole ait apporté une protection par le passé, les personnes qui ont aujourd’hui moins de 40 à 50 ans (selon les pays) peuvent être plus sensibles à la variole du singe de fait de l’arrêt des campagnes de vaccination antivariolique dans le monde après l’éradication de la maladie. La variole du singe peut avoir les complications suivantes : infections secondaires, bronchopneumonie, état septique, encéphalite et infection de la cornée pouvant entraîner une perte de la vision. On ne sait pas dans quelle mesure l’infection peut être asymptomatique. Le taux de létalité de la variole du singe a toujours varié de 0 à 11 % dans la population générale, avec des chiffres plus élevés chez les jeunes enfants. Ces derniers temps, le taux de létalité était d’environ 3 à 6 %.

Diagnostic

Le diagnostic différentiel doit prendre en considération d’autres maladies éruptives, comme la varicelle, la rougeole, les infections bactériennes cutanées, la gale, la syphilis et les allergies médicamenteuses. L’adénopathie au stade prodromique peut être un signe clinique permettant de distinguer la variole du singe de la varicelle ou de la variole. En cas de présomption de variole du singe, les agents de santé doivent prélever les échantillons adaptés et les expédier à un laboratoire doté des capacités suffisantes en prenant les précautions nécessaires. La confirmation de la variole du singe dépend du type et de la qualité de l’échantillon et du type d’analyse en laboratoire. Ainsi, les échantillons doivent être emballés et expédiés conformément aux exigences nationales et internationales. La réaction en chaîne par polymérase (PCR) est le test de laboratoire à privilégier compte tenu de sa précision et de sa sensibilité. Pour ce faire, les échantillons diagnostiques optimaux pour diagnostiquer la variole du singe sont ceux prélevés sur les lésions cutanées – tissus ou liquide des vésicules et des pustules, et croûtes sèches. Dès lors qu’elle peut être faite, la biopsie est une possibilité. Les échantillons de lésions doivent être conservés dans un tube sec et stérile (pas de milieu de transport pour les virus) et conservés au froid. Les analyses par PCR des échantillons sanguins sont généralement négatives en raison de la durée réduite de la virémie, qui dépend du moment de la collecte des échantillons après le début des symptômes et il n’est pas recommandé de les prélever systématiquement auprès des patients.

Dans la mesure où les orthopoxvirus ont des réactions sérologiques croisées, les méthodes de détection des antigènes et des anticorps ne fournissent pas de confirmation spécifique de la variole du singe. Le dépistage sérologique et la détection des antigènes ne sont donc pas recommandés pour le diagnostic ou l’investigation des cas lorsque les ressources sont limitées. De plus, une vaccination récente ou plus ancienne au moyen d’un vaccin à base de virus de la vaccine (par ex., toute personne vaccinée avant l’éradication de la variole ou, plus récemment, vaccinée pour faire face à un risque plus élevé, comme le personnel de laboratoire travaillant sur l’orthopoxvirus) pourrait entraîner des résultats faux positifs.

Afin d’interpréter les résultats des tests, il est essentiel de communiquer des renseignements sur le patient en même temps que les échantillons, notamment : a) la date d’apparition de la fièvre, b) la date d’apparition de l’éruption cutanée, c) la date du prélèvement de l’échantillon, d) l’état actuel de la personne (stade de l’éruption cutanée) et e) l’âge.

Traitements

Les soins cliniques de la variole du singe doivent être pleinement optimisés de manière à soulager les symptômes, à gérer les complications et à prévenir les séquelles à long terme. Il convient de proposer aux patients des liquides et de la nourriture pour que leur état nutritionnel reste bon. Les infections bactériennes secondaires doivent être traitées selon les indications. Un agent antiviral connu sous le nom de tecovirimat, qui a été conçu pour la variole, a été homologué par l’Agence européenne des médicaments (EMA) pour la variole du singe en 2022 sur la base de données venant des études menées sur les animaux et les humains. Il n’est pas encore largement disponible.

S’il est utilisé pour soigner les patients, le tecovirimat devrait idéalement faire l’objet d’une surveillance dans un contexte de recherche clinique assortie d’une collecte de données prospectives.

Vaccination

Plusieurs études observationnelles ont démontré que la vaccination préalable contre la variole était efficace à environ 85 % pour prévenir la variole du singe et qu’elle permettait d’atténuer les symptômes de la maladie. La présence d’une cicatrice sur le haut d’un des bras est généralement la preuve que l’on a été vacciné contre la variole. À l’heure actuelle, les vaccins antivarioliques originaux (de première génération) ne sont plus disponibles pour le grand public. Il est possible que certains membres du personnel de laboratoire ou agents de santé aient reçu un vaccin antivariolique plus récent pour les protéger en cas d’exposition aux orthopoxvirus sur leur lieu de travail. Un vaccin encore plus récent basé sur un virus de la vaccine atténué modifié (souche Ankara) a été approuvé pour la prévention de la variole du singe en 2019. Il s’agit d’un vaccin administré en deux doses et dont la disponibilité reste limitée. La mise au point des vaccins antivarioliques et contre la variole du singe se fait à partir du virus de la vaccine, dans la mesure où la réponse immunitaire ainsi obtenue garantit une protection croisée contre les orthopoxvirus.

Prévention

La principale stratégie de prévention de la variole du singe consiste à sensibiliser les populations aux facteurs de risque et à les éduquer aux mesures à prendre pour réduire l’exposition au virus. Des études scientifiques sont en cours pour évaluer la faisabilité et la pertinence de la vaccination à des fins de lutte contre la variole du singe. Certains pays ont élaboré des politiques visant à proposer un vaccin aux personnes susceptibles d’être à risque, comme le personnel de laboratoire, les équipes d’intervention rapide et les agents de santé, ou ils sont en train de le faire.

Réduction du risque de transmission interhumaine

La surveillance et l’identification rapide des nouveaux cas sont cruciales pour endiguer les flambées. Au cours des flambées de variole du singe chez l’être humain, le facteur de risque le plus important est le contact rapproché avec d’autres personnes infectées. Les agents de santé et les proches des patients courent un plus grand risque d’infection. Les agents de santé soignant des patients ayant une variole du singe présumée ou confirmée ou manipulant des échantillons prélevés sur ces patients doivent appliquer les précautions de base de lutte anti-infectieuse. Si possible, il est préférable de confier le soin de ces patients à des personnes qui ont été vaccinées contre la variole.

Les échantillons prélevés chez des personnes ou des animaux présumés infectés par le virus de la variole du singe doivent être manipulés par du personnel formé travaillant dans des laboratoires convenablement équipés. Les échantillons prélevés auprès des patients doivent être préparés en toute sécurité pour le transport avec un triple conditionnement, conformément aux orientations de l’OMS concernant le transport des matières infectieuses.

L’identification, en mai 2022, de foyers épidémiques de cas de variole du singe dans plusieurs pays non endémiques sans qu’un lien direct de déplacement vers une zone endémique ait été établi est atypique. Des investigations plus poussées sont en cours pour déterminer la source probable de l’infection et en limiter la propagation ultérieure. Pendant que se poursuivent les investigations sur la source de cette flambée, il est important de tenir compte de tous les modes de transmission possibles afin de protéger la santé publique. On trouvera ici plus d’informations (en anglais) sur cette flambée.

Réduction du risque de transmission zoonotique

Au fil du temps, la plupart des infections humaines ont été le résultat d’une transmission primaire de l’animal à l’être humain. Il convient d’éviter les contacts non protégés avec des animaux sauvages, en particulier s’ils sont malades ou morts, y compris avec leur viande, leur sang et d’autres parties. De plus, tous les aliments contenant de la viande ou des ingrédients d’origine animale doivent être bien cuits avant d’être consommés.

Prévention de la variole du singe par des restrictions au commerce des animaux

Certains pays ont mis en place des règles limitant l’importation de rongeurs et de primates. Il vaut mieux placer les animaux en captivité susceptibles d’être infectés par le virus de la variole du singe à l’écart des autres et les mettre immédiatement en quarantaine. Tout animal susceptible d’avoir été en contact avec un animal infecté doit être mis en quarantaine, manipulé avec les précautions d’usage et gardé en observation pendant 30 jours pour voir si des symptômes de la variole du singe se manifestent.

Lien entre la variole du singe et la variole

Le tableau clinique de la variole du singe ressemble à celui de la variole, une infection à orthopoxvirus apparentée qui a été éradiquée. La variole se transmettait plus facilement et était plus souvent mortelle, puisqu’environ 30 % des patients décédaient. Le dernier cas de variole transmise naturellement date de 1977 et, en 1980, la maladie a été déclarée éradiquée dans le monde entier au terme d’une campagne mondiale de vaccination et d’endiguement. Cela fait 40 ans, voire davantage, que tous les pays ont cessé la vaccination systématique contre la variole avec des vaccins à base de virus de la vaccine. Comme cette vaccination protégeait également contre la variole du singe en Afrique de l’Ouest et du Centre, les populations non vaccinées sont désormais plus sensibles à l’infection par le virus de la variole du singe.

Bien que la variole n’existe plus à l’état naturel, le secteur mondial de la santé reste vigilant au cas où elle venait à réapparaître par des mécanismes naturels ou à la suite d’un accident de laboratoire ou d’une mise en circulation délibérée. Afin de garantir une préparation mondiale en cas de réapparition de la variole, de nouveaux vaccins, produits de diagnostic et agents antiviraux sont en cours de mise en point. Ils peuvent désormais s’avérer utiles également pour la prévention et la lutte contre la variole du singe.

Source: OMS

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Guinée : face à la grippe aviaire, faut-il consommer ou non la viande de la volaille ?

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Depuis le début du mois de mai, la Guinée fait face à une grippe aviaire du type H5N1. Déjà près de  55 000 têtes de volailles ont été décimées par la maladie, principalement dans les zones de Coyah et de Forécariah. Dans ce contexte, faut-il  donc continuer ou arrêter de consommer la viande de la volaille ?

Face à cette question,  le ministre de l’agriculture et de l’élevage est catégorique. « Il faut consommer sans hésitation la production de volaille en Guinée », a déclaré ce mercredi 25 mai 2022 Mamoudou Nagnalen Barry, assurant qu'il n'y a pas un risque sanitaire. « On a que des zones des Coyah et de Forécariah qui ont été affectées et on a mis en place des barrières pour ne pas que la production de ces zones-là sortent », assure-t-il.

« Ce que vous retrouvez sur le marché, il n’y a pas d’hésitation. Vous pouvez consommer parce qu’il y a un contrôle en amont avant d’être mis sur le marché », a-t-il ajouté.

Poursuivant, il a rassuré que les victimes ne seront pas oubliés par le gouvernement. « Par rapport aux personnes qui ont perdu tout le contenu de leur ferme, qu’elles soient rassurées que le CNRD ne peut pas les oublier. On ne connait pas encore l’étendue de tout ce qui va se passer. C’est en fonction de l’étendue, de moyens dont dispose l’État qu’on pourra dire avec certitude ce qu’on va faire pour la population ».

Pour éviter la propagation de la maladie, un plan d’urgence de riposte a été mis en place par la Direction nationale des services vétérinaires, plan qui consiste à renforcer les efforts de surveillance et les mesures de biosécurité, a-t-on indiqué dans un précédent communiqué du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage.

Par Alpha Abdoulaye Diallo

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