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Politique

DISCOURS DU MINISTRE DE L’UNITE NATIONALE ET DE LA CITOYENNETE A L’OCCASION DU LANCEMENT DE LA SEMAINE NATIONALE DE LA CITOYENNETE ET DE LA PAIX

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« Cher(e)s compatriotes,

Notre pays fêtera demain la première édition de la semaine nationale de la Citoyenneté et de la paix. Cette initiative est le fruit d’un constat clair mais douloureux: nous vivons en Guinée un manque criard de culture citoyenne et de civisme démocratique.

Et pourtant, chaque Guinéen doit demeurer convaincu de l’importance fondamentale du civisme démocratique pour l’avenir  de notre pays.

C’est pourquoi Monsieur le Président de la République a choisi comme thème pour cette première édition de la première Semaine nationale de la Citoyenneté et de la paix : «Citoyenneté et civisme pour  la Paix, la Démocratie et le Développement»

Cette thématique nous permettra ensemble d’aborder les socles fondamentaux de tous les problèmes nationaux. Car il n’y a pas de paix sans citoyenneté véritable, et par conséquent sans égalité de droits, sans libertés et sans  devoirs.

Il n’y a pas de paix sans société civile, qui exige des individus et des groupes d’avoir des comportements responsables et conforment aux lois et aux règles sociales justes et dignes.

Il n’y a pas de démocratie sans citoyens responsables et libres, qui donnent tout son sens à toutes nos institutions et à toute leur légitimité. Il n’y a pas non plus de développement sans État effectif, lequel État ne saurait exister sans citoyens véritables.

C’est pourquoi, cette première édition a décidé de choisir comme thématique : « Citoyenneté et civisme pour  la Paix, la Démocratie et le Développement»

Au cours de cette première édition, de cette première semaine, de nombreuses activités d’éducation, de sensibilisation, de promotion auront lieu sur l’ensemble du territoire national.

Demain mardi, 1er novembre, auront lieu  dans les 33 préfectures du pays et à Conakry, des lancements de la première édition de la Semaine nationale de la Citoyenneté et de la Paix.

Au cours de cette ouverture officielle, l’ensemble des guinéens sont invités à observer à partir de midi pile (12 h 00), une minute de silence à la mémoire de tous ceux qui se sont battus pour la liberté, l’indépendance et la démocratie dans notre pays. Mais aussi pour la mémoire de toutes les victimes de violences politiques dans notre pays. L’ensemble des guinéens sont aussi invités à chanter, à entonner l’hymne national pour nous rappeler que nous devons aussi à la Nation ce qu’elle nous a offert en nous donnant la terre de Guinée.

Demain, il est important de souligner que dans les 33 préfectures, les 33 préfets de la République liront le même discours fondé sur le principe d’égalité, les principes républicains, les principes démocratiques et les principes de justice pour une citoyenneté égalitaire, juste et responsable.

Le mercredi 2 novembre, auront lieu sur l’ensemble du territoire national des conférences-débat, des activités éducatives en faveur de la promotion de la culture du civisme, et de la culture de la citoyenneté. Mais aussi de celle de la tolérance pour la consolidation de l’idée de paix dans notre pays.

A Conakry, des conférences auront lieu dans les établissements scolaires,  collèges et lycées, les universités, les centres de conférences, idem dans les villes de l’intérieur pour faire comprendre à nos concitoyens quelles sont les règles fondamentales de l’idée de citoyenneté et de civisme, en termes de droits et de libertés. Mais aussi en termes de devoirs et d’obligations.

Le Jeudi 3 Novembre, troisième journée de la Semaine nationale, nous invitions l’ensemble de nos concitoyens en Guinée et à l’Etranger, à poser des actes citoyens, des actes qui nous permettront de consolider la paix dans notre pays, des actes qui nous permettront de consolider le fonctionnement démocratique de notre pays, mais aussi des actes qui nous permettront de renforcer le processus de développement. Pour cela, chaque citoyen guinéen est invité à poser un acte  de son libre choix, un acte qui participe à la construction de la Nation dans notre pays.

Vendredi 4 Novembre, il y aura une synchronisation sur l’ensemble des radios privées et publiques de notre pays, pour faire passer des messages de civisme et de culture citoyenne, mais aussi une culture de tolérance dans notre pays.

Vendredi toujours, les responsables religieux musulmans sont invités à prêcher la culture du civisme dans les lieux de culte, mais aussi à prier, même si les prières ne suffisent pas, mais elles peuvent contribuer à nous donner des forces nécessaires pour assumer nos responsabilités de citoyen vis-à-vis de notre Nation.

Samedi 5 Novembre, cinquième journée de la semaine nationale, première journée d’immersion…Cette journée, nous invitons l’ensemble de nos concitoyens à sortir, dehors, dans les quartiers, dans les administrations, dans les marchés,  dans les entreprises privées, dans les stades, dans les cafés, dans les restaurants, bref partout où il y a vie, pour poser des actes de civisme, de nettoyage, planter des arbres…Mais aussi surtout , sensibiliser notre jeunesse, nos frères, nos soeurs, nos mères, nos enfants, non seulement sur les valeurs du civisme,  mais aussi sur l’importance du civisme dans  notre processus de consolidation de la paix, de la démocratie et du développement.

Dimanche 6 Novembre, deuxième journée d’immersion, toujours les mêmes activités de promotion, de sensibilisation à l’endroit de toutes les couches socio-professionnelles de notre pays pour faire comprendre la culture du civisme.

Lundi 7 Novembre, journée de clôture de la Semaine nationale de la Citoyenneté et de la Paix en Guinée, sous la Présidence de Monsieur le Président de la République, Pr Alpha CONDE.

Vive la Citoyenneté

Vive le civisme pour que vive une Guinée citoyenne, égalitaire, juste, libre et responsable.

Cela ne dépendra que de nous, et de chacun d’entre nous pour faire émerger une nouvelle Guinée."

Le Ministre

Khalifa Gassama DIABY

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A LA UNE

Sanctions: sommet décisif de la Cédéao ce dimanche à Accra

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L'organisation ouest-africaine avait remis à ce 3 juillet les décisions liées aux sanctions à lever ou à prendre pour le Mali, la Guinée et le Burkina Faso. Les trois pays ont redoublé d’efforts ces dernières semaines pour prouver leur bonne volonté.

Pour la Guinée, le Burkina Faso et le Mali, le sommet de la Cédéao qui s'ouvre ce dimanche à Accra est décisif. Les deux premiers cités sont en effet sous la menace d’éventuelles sanctions économiques, la transition de trois années qu'ils proposent avant le retour à l’ordre constitutionnel étant jugée bien trop longue par les chefs d’État de la sous-région.

Pour le Mali, c'est tout l'inverse. Bamako espère que les sanctions économiques et financières qui le frappent depuis le 9 janvier dernier seront enfin levées. Les déconvenues des précédents sommets appellent à la prudence, mais que ce soit chez les sources diplomatiques ouest-africaines ou du côté des dirigeants maliens, l’optimisme prévaut à la veille du sommet.

Un compromis envisageable

Il faut dire que les autorités maliennes de transition ont redoublé d’efforts pour faire la preuve de leur engagement à ne pas s’éterniser au pouvoir. En début de semaine, elles ont notamment annoncé le calendrier des futures élections communales, régionales (juin 2023), législatives (octobre 2023) et surtout présidentielle (février 2024) qui marqueront la fin de la période de transition, d’ici mars 2024.

Il s’agit d’un délai supérieur aux exigences initiales de la Cédéao – opposée à une prolongation de la transition au-delà de 16 mois –, mais qui pourrait suffire à arracher un compromis. D’autant que Bamako a aussi mis en place une commission chargée de rédiger la nouvelle Constitution, amorcé un dialogue avec la classe politique qui le réclamait de longue date et a aussi adopté une nouvelle loi électorale.

Selon les experts électoraux maliens, cette loi pourrait cependant permettre une candidature de l’actuel président de transition, le colonel Assimi Goïta. Aussi, dans cette dernière ligne droite, Bamako et la Cédéao ont notamment discuté du mécanisme de suivi à mettre en place pour la fin de la période de transition.

Dernier enjeu de taille : l’ampleur de la levée des sanctions qui, si elle était actée, pourrait ne pas être totale, mais progressive, en fonction de la concrétisation des engagements maliens.

Situation plus tendue en Guinée

La situation est plus tendue pour la Guinée. Les autorités de transition ont enfin ouvert un dialogue avec la classe politique, mais les principales formations ne le jugent pas crédible. Les procédures judiciaires visant les anciens responsables du régime d’Alpha Condé, l’interdiction de manifester et surtout le délai annoncé de trois années avant l’organisation d’élections continuent d’inquiéter les chefs d’État de la sous-région qui ont déjà menacé d’infliger des sanctions économiques au pays, en plus des sanctions ciblées déjà imposées aux dirigeants de la transition militaire.

Quant au Burkina, si la Cédéao reste inquiète de la dégradation sécuritaire sur le territoire et continue de rejeter les trois années réclamées par les nouvelles autorités avant l’organisation d’élections, le dialogue est jugé satisfaisant et pourrait susciter davantage d’indulgence de la part de l’organisation ouest-africaine.

RFI

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A LA UNE

Guinée : création d’une école d’état-major

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Dans un décret lu mercredi 29 juin 2022 à la télévision nationale, le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, a créé une école d’état-major en République de Guinée.

Cette nouvelle école en abrégé EEM a été placée sous l’autorité du chef d’état-major des armées.

« Elle est située à Conakry au Camp Alpha Yaya Diallo, elle peut être transférée à tout autre lieu du territoire national en raison des nécessités de service lorsque les circonstances l’exigent », précise le décret.

Elle va être dirigé par le colonel N’Famara Oularé, précédemment préfet de Kissidougou.

Par Guinee28

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A LA UNE

Notre sort en de bonnes mains Cédéaoennes

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Organiser les élections et quitter la scène politique dans les plus brefs délais. Voilà ce que demande, plus que tout autre chose, la Cédéao au régime du colonel. L’organisation ouest-africaine tient au retour à la démocratie en Guinée. Elle y travaille lentement mais sûrement. Avec la junte, elle manie la carotte et le bâton. A un moment, elle a décidé de sanctionner le régime du colonel s’il ne présentait pas un calendrier de transition acceptable avant fin avril 2022. Ce délai est passé.

Elle a accepté de se faire violence afin d’amener la junte à saisir cette occasion pour revenir à de meilleurs sentiments. Au bilan, rien n’a marché. La Cédéao a conseillé la junte de se mettre ensemble avec les forces sociopolitiques pour proposer souverainement un calendrier et définir les tâches de la transition. La junte n’a pu se soumettre à cette demande.

On lui a fait savoir qu’en de tels moments, suivre la voie tracée par la Cédéao est une nécessité, sinon le régime court le risque d’être l’auteur de sa propre caricature. Elle a préféré se confier au CNT.  C’est là où, évidemment, le bât blesse à quelques heures du 3 juillet. Date à laquelle l’organisation ouest-africaine, qui tient la démocratie en de bonnes mains, va infliger des sanctions au régime du colonel en raison du retard pris dans l’organisation du retour des civils au pouvoir.

J’ai dit.

Par Alpha Abdoulaye Diallo (Billet paru dans Le Populaire du lundi 27 juin 2022)

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