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Dans les prisons officielles libyennes, « les migrants sont frappés tous les jours »

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InfoMigrants a reçu le témoignage de Mahdi*, un Camerounais de 23 ans qui vit en Libye depuis plus d'un an. Le jeune homme est très affecté par ces séjours en prison, où il a connu la violence des gardiens. Il souhaite aujourd'hui rentrer dans son pays.

"Je suis en Libye depuis un peu plus d'un an. Quelques semaines seulement après mon arrivée, j'ai tenté de traverser la mer Méditerranée. Mais j'ai été récupéré en mer par les garde-côtes libyens et envoyé dans une prison de Tripoli, gérée par les autorités.

J'y ai passé sept mois. Là-bas, la vie est trop dure. On ne mange qu'une seule fois par jour, vers 17h, et la nourriture est très restreinte : parfois on a des pâtes et un morceau de pain mais certains jours nous n'avons droit qu'à des gâteaux.

L'accès à l'eau est aussi problématique : lorsque j'étais enfermé, nous étions plus de 100 personnes dans la prison, or les gardiens nous donnaient 14 litres d'eau par jour. Nous devions donc tous nous partager ces 14 litres d'eau quotidiens. On était obligés de se battre pour réussir à avoir un petit gobelet. Il fallait s'imposer.

"En prison, des migrants meurent régulièrement"

Dans l'enceinte de l'établissement, il n'y avait qu'un seul téléphone. Les gardes nous le donnaient pour appeler nos familles afin qu'elles envoient de l'argent pour notre libération - environ 600 000 francs CFA [soit un peu plus de 900 euros, ndlr]. J'ai dû attendre plusieurs jours avant de contacter ma famille et leur dire que j'étais en vie, que je n'avais pas eu d'accident en mer.

En prison, les migrants sont frappés tous les jours par les gardiens, pour tout et n'importe quoi. Des gens meurent régulièrement à l'intérieur à cause des violences, mais aussi de faim, de soif ou de tristesse. On ne sait pas où sont emmenés les corps.

Au bout de sept mois, ma famille a réussi à réunir assez d'argent et j'ai été libéré. Mais à ma sortie de prison, j'ai été laissé dans la nature. Des Libyens sont venus me chercher, je ne savais pas qui ils étaient. Ils m'ont dit qu'ils allaient me faire traverser la Méditerranée.

J'ai compris plus tard que c'était des 'Asma boy' [du nom de ces trafiquants qui attirent les migrants d’Afrique subsaharienne en criant 'Asma, asma', ('Écoute, écoute') avant de les rançonner, ndlr].

"J'ai été torturé et ligoté"

Ils m'ont emmené dans une prison non-officielle de Sabratha [ville côtière à l'ouest de Tripoli connue pour être un lieu de départ des migrants qui tentent de traverser la Méditerranée pour rejoindre l'Europe, ndlr].

Là-bas, les conditions de vie sont encore pires que dans la prison de Tripoli. On est traités comme du bétail. Personnellement, j'ai été torturé, ligoté, fouetté, et pris en photo et en vidéo. Ensuite, ils les envoient à nos familles pour qu'elles paient une nouvelle fois notre libération.

Ceux qui n'ont pas d'argent sont tués. Deux personnes sont mortes pendant ma détention, qui a duré trois mois et demi.

En Libye, quand tu as de l'argent, les trafiquants sont de ton côté, sinon tu n'es rien. Depuis que je suis dans ce pays, j'ai passé plus de temps en prison qu'en liberté.

En ce moment, je travaille sur un chantier de Zaouia [ville proche de Sabratha, ndlr], je fais de la maçonnerie 10 heures par jour pour un salaire d'environ 25 dinars libyens par jour [moins de 5 euros, ndlr]. Le soir, je dors avec mes collègues dans des maisons abandonnées du coin.

Je veux rentrer au Cameroun. Mais ici, à Zaouia, il n'y a pas d'ONG pour m'aider. Pour voir l'OIM et obtenir un retour volontaire je dois aller à Tripoli. Mais j'ai trop peur de monter dans la voiture d'un inconnu et être une nouvelle fois enlevé par des 'Asma boys'. Ma famille va m'envoyer de l'argent pour payer des passeurs, dans le sens inverse cette fois, pour rejoindre le Cameroun."

Par InfoMigrants

*Le prénom a été modifié.

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Arrestation musclée de Foniké Menguè et Cie : Charles Wright motive la brutalité des agents

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Face au tollé qu’a provoqué l’arrestation musclée d’hier de Foniké Menguè, Djani Alfa et Billo Bah, respectivement coordinateur national, artiste rappeur et membre, et responsable de la mobilisation du FNDC,  le procureur général près la Cour d’Appel de Conakry est sorti de son mutisme pour justifier l’acte des agents de police judiciaire partis les arrêter.

Dans un communiqué, Charles Alphonse Wright a expliqué que c’est face « au refus d'obtempérer » qu’ils ont fait usage de la force.

« Selon les informations portées à notre connaissance, c'est face au refus d'obtempérer que les agents dépositaires de la force publique ont fait usage de la force pour contraindre les personnes mises en cause de monter dans leur véhicule portant l'insigne de la police nationale », a-t-il justifié.

Poursuivant, il a accusé les responsables du FNDC d’avoir préparé des médias pour jeter un discrédit sur les agents. « Force est de reconnaitre que les comportements des personnes interpellées prouvent qu'elles ont savamment préparées des médias pour des fins de publicité de nature à jeter du discrédit sur les agents des forces de défense, de sécurité et des poursuites judiciaires légalement engagées contre elles sur des faits de droit précis et conformément aux prérogatives que la loi confère au ministère public », dit-il, dénonce également « des velléités de récupération politique d'une procédure judiciaire au mépris des dispositions légales ».

Il faut noter que ces trois responsables du FNDC ont été arrêtés brutalement, alors qu’ils étaient en conférence de presse au siège du front par des agents de la BRB (Brigade de répression du banditisme), pour « injures et outrage à magistrat ».

Par Alpha Abdoulaye Diallo

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Arrestation de Foniké Menguè, Djani Alfa et Billo : le FNDC se prépare à la manifestation

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Au lendemain de l’arrestation musclée de Foniké Menguè, Djani Alfa et Billo Bah, respectivement coordinateur national, artiste rappeur et membre, et responsable de la mobilisation du FNDC, le chargé des opérations du front a annoncé que le mouvement se retire de tous les processus de dialogue engagés par les autorités de la transition et réclame leur libération sans condition.

Invité de l’émission Mirador de nos confrères de Fim FM, Ibrahima Diallo a indiqué que le FNDC entamera dans les prochains jours des manifestations de rues pour réclamer un retour rapide à l’ordre constitutionnel.

Ces trois leaders du FNDC, le front ayant lutté contre le troisième mandat d’Alpha Condé,  ont été arrêtés brutalement dans la journée d’hier alors qu’ils étaient en conférence de presse au siège du front par des agents de la BRB (Brigade de répression du banditisme), pour « injures et outrage à magistrat ». Ils ont été conduits ensuite à la Direction centrale de la police judiciaire, où ils ont passé leur première nuit en garde à vue.

Ce mercredi 06 juillet, ils seront déférés devant un parquet de Conakry.

Aussitôt leur arrestation, des manifestations ont éclaté dans plusieurs quartiers à Conakry, notamment sur l’axe le Prince.

Par I. Sylla

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La Guinée renoue avec la violence suite à l’arrestation musclée de trois leaders du FNDC

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La capitale guinéenne a renoué avec la violence depuis hier soir, suite à l’arrestation musclée d’Oumar Sylla, alias Foniké Menguè (coordinateur national du FNDC), Djani Alfa (artiste rappeur et membre du FNDC) et Billo Bah (responsable de la mobilisation du FNDC).

Ces trois leaders de ce front qui a lutté contre le troisième mandat d’Alpha Condé ont été arrêtés alors qu’ils étaient en conférence de presse un peu plutôt dans la journée au siège du front par des agents de la BRB, pour « injures et outrage à magistrat ». Ils ont été conduits ensuite à la Direction centrale de la police judiciaire, où ils ont passé leur première nuit en garde à vue. Aujourd’hui, ils vont être déférés devant un parquet de Conakry.

Aussitôt leur arrestation, des manifestations ont éclaté dans plusieurs quartiers à Conakry, notamment sur l’axe le Prince.

Un jeune homme aurait été touché par balle hier nuit. Il a été admis dans une clinique, selon nos confrères de mosaiqueguinée, qui souligne que son état serait critique.

Ce mercredi matin, la tension reste palpable dans la capitale.

Plusieurs acteurs politiques et de la société civile ont dénoncé leur arrestation avant d’exiger leur libération sans condition et sans délai.

Par Mariam Bâ

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