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Politique

Crise politique : le CES appelle le pouvoir et l’opposition au dialogue

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Dans une déclaration en date du 10 aout, la présidente du Conseil Economique et Social (CES), Hadja Rabiatou Serah Diallo a appelé l’opposition et la mouvance présidentielle au dialogue et à la retenue. Cet appel du CES intervient alors que la situation politique devient de plus en plus tendue entre le pouvoir et les opposants qui se caractérise  par des attaques directes entre les différents bords politiques à travers des médias. Le Conseil Economique et Social qui dit ne pas souhaiter « des mouvements de rue qui créeront des  paniques qui risquent de déstabiliser » le pays, a invité dans la déclaration, le président Alpha Condé « à plus d’écoute pour éviter à la Guinée des troubles sociopolitiques durant cette période hivernale ».

Déclaration

Le Conseil Economique et Social constate avec inquiétude la tension socio-politique caractérisée actuellement par :

Un durcissement des discours de certains hommes politiques ;

Des attaques directes entre les différents bords politiques à travers des médias ;

Des appels à des manifestations pacifiques de rue qui se terminent souvent par des destructions de biens privés et publics, et dans le pire des cas par des pertes en vie humaine.

C’est pour ces raisons et tant d’autres que le Conseil Economique et Social, dans un contexte particulièrement difficile au plan national et international, intervient pour appeler les uns et les autres au dialogue et à la retenue.

Constitué de personnes issues de diverses branches d’activités socioprofessionnelles de notre pays, le Conseil Economique et Social est tenu d’interpeller les acteurs politiques de toutes les tendances d’avoir un sursaut national et patriotique pour prioriser le dialogue, la négociation.

Notre pays s’apprête à l’envoi des pèlerins aux lieux saints de l’islam après deux ans d’absence à cause de l’épidémie de la fièvre à virus Ebola.

Avec la grâce du Tout-Puissant Allah, la Guinée a cette année, la possibilité d’accomplir le pèlerinage, l’un des piliers des religions monothéistes. En effet, nos frères musulmans et chrétiens accompliront ce rite presque dans la même période.

Compte-tenu de tout ce qui précède, le Conseil Economique et Social ne souhaiterait pas des mouvements de rue qui créeront des  paniques qui risquent de les déstabiliser.

Le Conseil Economique et Social, en tant que maison de dialogue et de paix, appelle :

Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat et père de la Nation et son Gouvernement à plus d’écoute pour éviter à la Guinée des troubles socio-politiques durant cette période hivernale ;

Le Chef de file de l’opposition à privilégier le dialogue constructif en évitant toute forme de manifestation de rue ;

Les chefs religieux, la société civile, les femmes et les associations de jeunes à unir leurs efforts précieux à la démarche du renforcement du dialogue dans notre pays ;

Tous les leaders politiques de la mouvance comme de l’opposition à avoir un langage plus apaisant qui faciliterait un dialogue ouvert, inclusif pour discuter afin de trouver une solution consensuelle à leurs différends ;

La presse à privilégier l’objectivité, la vérité et le sens du devoir face à la situation actuelle.

Dans ce cadre, notre Institution se joindra à tous les Hommes de dialogue et de paix afin d’aider à transcender ces moments difficiles de déficit de dialogue.

Nous devons tous retenir que notre sous-région, voire notre continent subit ça et là des violences terroristes. Le manque de vigilance et les moments de troubles socio-politiques risqueraient de nous rendre plus vulnérables.

La situation actuelle risque d’engendrer des crises potentielles pouvant conduire à la méfiance des investisseurs et des partenaires bi et multilatéraux face.

L’épreuve est certes dure avec les militants. Cependant, nous devons tous refuser de reculer. Et personne ne doit croiser les bras face à n’importe quelle crise. Colère et frustrations ne doivent pas prendre le dessus. Et chacun de nous à une responsabilité sociale, historique qui va nous rattraper.

En matière de crise, mieux vaut « prévenir que guérir ». C’est dans cet esprit de patriotisme, de citoyenneté et de responsabilité sociale que le Conseil Economique et Social a pensé faire cette déclaration pour appeler le Gouvernement, les acteurs politiques, les syndicats, la société civile, les confessions religieuses, les sages, les femmes et les jeunes sur la nécessité d’instaurer rapidement un dialogue franc et direct en vue de prévenir les conflits et trouver une sortie de crise.

Notre pays a déjà connu des périodes difficiles mais le dialogue a toujours fini par triompher.

En espérant que ce message sera compris et accepté par tous, le Conseil Economique et Social vous remercie pour votre haute attention.

Conakry, le 10 août 2016

La Présidente du CES

Hadja Rabiatou Serah DIALLO

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A LA UNE

Alpha Condé réfractaire aux exigences de l’apaisement

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Il gracie, libère provisoirement, puis fait kidnapper et emprisonner.

Deux jours avant d’officialiser la libération provisoire accordée à quatre gros bonnets du principal parti d’opposition, en l’occurrence Ousmane Gaoual Diallo, Chérif Bah, Cellou Baldé et Abdoulaye Bah, parmi les 325 opposants en détention depuis 2020, le régime a fait kidnapper l’opposant Thierno Yaya Diallo et emprisonner Keamou Bogola Haba le 14 juillet.  Ce procédé digne d’une danse à reculons embrume la voie de sortie de crise.

A la veille de la tabaski célébrée du mardi 20 au mercredi 21 juillet 2021, le régiAme Alpha Condé a accordé, vendredi 17 juillet, une liberté provisoire à quatre gros bonnets des 325 prisonniers politiques en détention depuis 2020. A savoir : Ousmane Gaoual Diallo, Ibrahima Chérif Bah, Mamadou Cellou Baldé et Abdoulaye Bah.

Ces prisonniers ont bénéficié d’une liberté conditionnelle, pour leur permettre de poursuivre les traitements prescrits par leurs médecins personnels. Ils ont été placés en détention en novembre 2020. Malades, ils suivaient des soins à l’hôpital national Ignace Deen situé à quelques mètres de la prison centrale de Coronthie.

Libérés, ils sont tenus de ne pas sortir de Conakry sans autorisation préalable de l’administration pénitentiaire qui peut, à tout moment, requérir leur replacement en prison.

Les quatre gros bonnets de l’Ufdg, principal parti d’opposition, ainsi que des dizaines d’autres avaient été renvoyés le 29 avril dernier devant le tribunal de Dixinn pour être jugé des faits notamment de «détention, fabrication d’armes, pillage,  participation à un mouvement insurrectionnel, menace de violences ou de mort, diffusion et mise à disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public». Ils attendent de connaître la date de leur procès.

Cette « décision que vient de prendre la justice de notre pays est un acte souverain qui est de nature certes à contribuer à apaiser les esprits et les cœurs. C’est aussi et surtout une raison de plus, de faire confiance en nos institutions », a commenté, le 17 juillet 2021, le ministre d’Etat, ministre porte-parole du gouvernement, Tibou Kamara.

Selon Cellou Dalein Diallo, le principal opposant au régime Alpha Condé, les bénéficiaires de cette mesure, « sont des innocents, tout comme beaucoup de leurs compagnons de bagne, (...) Etienne Soropogui, Foniké Menguè et Ismaël Condé qui croupissent en prison depuis plus de 8 mois, ainsi que Keamou Bogola Haba, déféré (...) à la Maison centrale » de Conakry.

L’opposant laisse entendre que, « cette libération conditionnelle ne peut réparer et atténuer cette injustice et les préjudices physiques et moraux qu’elle a causés à ces innocentes victimes, à leurs familles et à l’Ufdg, leur parti».

«Cela dit, renchérit Sékou Koundouno, responsable des Stratégies et planification du Fndc (Front national de défense de la constitution) dans une tribune publiée par les médias,  il ne faut pas se tromper sur le caractère politique de ce dossier comme les avocats l’ont toujours dénoncé».

« Sur le plan juridique, la semi-liberté est un régime d’exécution d’une peine. Autrement dit, elle concerne une personne qui a déjà fait l’objet d’une condamnation». Mais il se trouve qu’ «Elhadj Ibrahima Chérif Bah et ses compagnons d’infortune n’ont pas encore été jugés à plus forte raison condamnés », souligne Koundouno.

Retour à la case départ

A deux jours de cette libération provisoire qui ouvrait la voie à un apaisement politique favorable au contexte marqué par la nomination de Fodé Bangoura, un ancien cacique du régime Conté, au secrétariat général permanent du dialogue social et politique – suivie d’une série de grâces présidentielles accordées à des prisonniers membres de l’Ufdg, deux opposants membres de l’Anad, nouvelle version, ont été inquiétés à Conakry.

Le jeune leader politique Thierno Yaya Diallo a été enlevé à son domicile de Lambanyi en compagnie de son homologue Keamou Bogola Haba, le mercredi 14 juillet, quelques heures seulement après avoir assisté à la signature officielle de la Charte de l’Anad.

M. Diallo a été relaxé après son audition à la Direction centrale de la police judiciaire (Dcpj). Quant à M. Haba, il a été accusé d’« incitation à la désobéissance civile» et jeté en prison à la Maison centrale de Conakry.

Ce procédé du régime Condé, digne d’une danse à reculons, embrume la voie de sortie de crise, remet en question sa volonté d’aller à l’apaisement avec le camp Cellou Dalein Diallo et renforce l’union sacrée des leaders de l’Anad autour de  leur objectif.

Par Diallo Alpha (Le Populaire)

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A LA UNE

Justice : quatre détenus politiques bénéficient d’une liberté conditionnelle

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Quatre responsables de l’Union des forces démocratiques de Guinée, (UFDG), le principal parti de l’opposition dirigé par Cellou Dalein Diallo, incarcérés depuis novembre dernier, ont bénéficié d’une liberté conditionnelle et devraient sortir de la maison centrale ce samedi 17 juillet.

Il s’agit de Ibrahima Chérif Bah, Ousmane Gaoual, Abdoulaye Bah et Mamadou Cellou Baldé.

Dans un communiqué lu vendredi nuit à la télévision nationale, le directeur de l’administration pénitentiaire a expliqué qu’il a pris cette décision pour raison de santé.

En séjour médical prolongé au CHU Ignace Deen, ces quatre prévenus vont désormais poursuivre leurs traitements à domicile à Conakry, avec des obligations comme, déférer à toute réquisition de l’administration pénitentiaire, ou ne pas sortir de la capitale guinéenne sans autorisation préalable de l’administration pénitentiaire.

Ils ont tous poursuivis pour « atteinte aux institutions de la république », « trouble à l’État par la dévastation et le pillage », « participation à un mouvement insurrectionnel », « menace de violence ou de mort par le biais d’un système d’information », et « production, diffusion et mise à disposition d’autres de données de nature à troubler l’ordre public ou la sécurité publique. »

Plusieurs autres détenus politiques comme Etienne Soropogui, président du mouvement politique Nos valeurs communes, croupissent toujours en prison.

Aucune date d’audience n’a encore été fixée pour eux.

Par Guinee28

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A LA UNE

Cellou Dalein Diallo « la reprise prochaine des manifestations sèment la panique du pouvoir »

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Le principal opposant Guinéen a exprimé son soutien à ses deux alliés, arrêtés mercredi soir, par des agents de la police judiciaire, juste après la signature de la nouvelle Charte de l’ANAD.

Pour  Cellou Dalein Diallo, cette signature et l’annonce de la reprise prochaine des manifestations pacifiques sèment la panique dans les rangs du pouvoir, dit-il.

« C’est cette panique, associée à la volonté incurable de Alpha Condé de museler l’Opposition et de faire taire toute voix discordante, qui explique l’arrestation de Bogola Haba dit « Bogos », Responsable de la communication de l’ANAD et Thierno Yaya DIALLO, Président de  Guinée Moderne (GM). » Dénonce-t-il.

Tous deux membres de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD), ils ont été arrêtés à Lambagni puis conduits à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), quelques heures après la signature le 14 juillet, d’une nouvelle charte de l’ANAD, dirigée par Cellou Dalein Diallo.

Après quelques heures d’auditions, Thierno Yaya Diallo,  a lui,  été finalement libéré.

Bogola Haba quant à lui, il reste toujours maintenu en garde à vue.

Intervenant, jeudi soir sur RFI, Tibou Kamara a affirmé que M. Haba « s’est livré à des déclarations appelant à la désobéissance civile et à l’insurrection».

« Je pense qu’il est tout à fait normal que les services de sécurité interpellent la personne concernée pour qu’elle s’en explique », estime le ministre porte parole du gouvernement.

Par Issaga Sylla

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