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Politique

Crise à l’UFDG : face à Cellou Dalein Diallo, un ancien ministre prédit la défaite de Bah Oury

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Le conflit entre le président de l’UFDG (union des forces démocratiques de Guinée), Cellou Dalein Diallo et son premier vice-président, Bah Oury est loin de voir son épilogue. Face à cette guéguerre qui perdure à la tête du parti, l’ex ministre de la justice, El hadji Salifou Sylla prédit la défaite de monsieur Bah qu’il juge trop « extrémiste ».

« Compte tenu de ce que je vois, il (Bah Oury) ne va pas prendre le contrôle de l’UFDG », a déclaré monsieur Sylla dans les colonnes d’Aminata.com. « Qu’est ce qu’il va faire, Créer la zizanie peut être ? » S’interroge-t-il.

« Il peut créer un autre parti ». « Mais dire qu’il va revenir reprendre le contrôle me parait peu improbable», a-t-il indiqué.

Récemment, Bah Oury qui a bénéficié d’une grâce présidentielle a déclaré qu’il va revenir bientôt de son exil parisien pour reprendre le contrôle de l’UFDG. Un parti qu’il réclame la paternité et fustige sa gestion par Cellou Dalein Diallo.

Ce dernier qui n’a pas caché son inquiétude face à ces propos de son vice-président, a prévenu que toutes les options y compris l’exclusion de Bah Oury au sein du parti ne sont pas exclues, s’il refuse de se soumettre aux règlements intérieurs de l’UFDG.

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A LA UNE

Sanctions: sommet décisif de la Cédéao ce dimanche à Accra

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L'organisation ouest-africaine avait remis à ce 3 juillet les décisions liées aux sanctions à lever ou à prendre pour le Mali, la Guinée et le Burkina Faso. Les trois pays ont redoublé d’efforts ces dernières semaines pour prouver leur bonne volonté.

Pour la Guinée, le Burkina Faso et le Mali, le sommet de la Cédéao qui s'ouvre ce dimanche à Accra est décisif. Les deux premiers cités sont en effet sous la menace d’éventuelles sanctions économiques, la transition de trois années qu'ils proposent avant le retour à l’ordre constitutionnel étant jugée bien trop longue par les chefs d’État de la sous-région.

Pour le Mali, c'est tout l'inverse. Bamako espère que les sanctions économiques et financières qui le frappent depuis le 9 janvier dernier seront enfin levées. Les déconvenues des précédents sommets appellent à la prudence, mais que ce soit chez les sources diplomatiques ouest-africaines ou du côté des dirigeants maliens, l’optimisme prévaut à la veille du sommet.

Un compromis envisageable

Il faut dire que les autorités maliennes de transition ont redoublé d’efforts pour faire la preuve de leur engagement à ne pas s’éterniser au pouvoir. En début de semaine, elles ont notamment annoncé le calendrier des futures élections communales, régionales (juin 2023), législatives (octobre 2023) et surtout présidentielle (février 2024) qui marqueront la fin de la période de transition, d’ici mars 2024.

Il s’agit d’un délai supérieur aux exigences initiales de la Cédéao – opposée à une prolongation de la transition au-delà de 16 mois –, mais qui pourrait suffire à arracher un compromis. D’autant que Bamako a aussi mis en place une commission chargée de rédiger la nouvelle Constitution, amorcé un dialogue avec la classe politique qui le réclamait de longue date et a aussi adopté une nouvelle loi électorale.

Selon les experts électoraux maliens, cette loi pourrait cependant permettre une candidature de l’actuel président de transition, le colonel Assimi Goïta. Aussi, dans cette dernière ligne droite, Bamako et la Cédéao ont notamment discuté du mécanisme de suivi à mettre en place pour la fin de la période de transition.

Dernier enjeu de taille : l’ampleur de la levée des sanctions qui, si elle était actée, pourrait ne pas être totale, mais progressive, en fonction de la concrétisation des engagements maliens.

Situation plus tendue en Guinée

La situation est plus tendue pour la Guinée. Les autorités de transition ont enfin ouvert un dialogue avec la classe politique, mais les principales formations ne le jugent pas crédible. Les procédures judiciaires visant les anciens responsables du régime d’Alpha Condé, l’interdiction de manifester et surtout le délai annoncé de trois années avant l’organisation d’élections continuent d’inquiéter les chefs d’État de la sous-région qui ont déjà menacé d’infliger des sanctions économiques au pays, en plus des sanctions ciblées déjà imposées aux dirigeants de la transition militaire.

Quant au Burkina, si la Cédéao reste inquiète de la dégradation sécuritaire sur le territoire et continue de rejeter les trois années réclamées par les nouvelles autorités avant l’organisation d’élections, le dialogue est jugé satisfaisant et pourrait susciter davantage d’indulgence de la part de l’organisation ouest-africaine.

RFI

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A LA UNE

Guinée : création d’une école d’état-major

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Dans un décret lu mercredi 29 juin 2022 à la télévision nationale, le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, a créé une école d’état-major en République de Guinée.

Cette nouvelle école en abrégé EEM a été placée sous l’autorité du chef d’état-major des armées.

« Elle est située à Conakry au Camp Alpha Yaya Diallo, elle peut être transférée à tout autre lieu du territoire national en raison des nécessités de service lorsque les circonstances l’exigent », précise le décret.

Elle va être dirigé par le colonel N’Famara Oularé, précédemment préfet de Kissidougou.

Par Guinee28

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A LA UNE

Notre sort en de bonnes mains Cédéaoennes

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Organiser les élections et quitter la scène politique dans les plus brefs délais. Voilà ce que demande, plus que tout autre chose, la Cédéao au régime du colonel. L’organisation ouest-africaine tient au retour à la démocratie en Guinée. Elle y travaille lentement mais sûrement. Avec la junte, elle manie la carotte et le bâton. A un moment, elle a décidé de sanctionner le régime du colonel s’il ne présentait pas un calendrier de transition acceptable avant fin avril 2022. Ce délai est passé.

Elle a accepté de se faire violence afin d’amener la junte à saisir cette occasion pour revenir à de meilleurs sentiments. Au bilan, rien n’a marché. La Cédéao a conseillé la junte de se mettre ensemble avec les forces sociopolitiques pour proposer souverainement un calendrier et définir les tâches de la transition. La junte n’a pu se soumettre à cette demande.

On lui a fait savoir qu’en de tels moments, suivre la voie tracée par la Cédéao est une nécessité, sinon le régime court le risque d’être l’auteur de sa propre caricature. Elle a préféré se confier au CNT.  C’est là où, évidemment, le bât blesse à quelques heures du 3 juillet. Date à laquelle l’organisation ouest-africaine, qui tient la démocratie en de bonnes mains, va infliger des sanctions au régime du colonel en raison du retard pris dans l’organisation du retour des civils au pouvoir.

J’ai dit.

Par Alpha Abdoulaye Diallo (Billet paru dans Le Populaire du lundi 27 juin 2022)

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