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Crief : de quoi reproche-t-on exactement à Kassory Fofana et Cie ?

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Alors que jusque-là, on ignorait les charges qui pèsent sur l’ancien premier ministre et d’autres caciques du régime déchu, poursuivi par  la CRIEF (Cour de répression des infractions économiques et financières), le procureur  spécial près de cette Cour a dévoilé  vendredi 15 juillet, ce qu’il reproche à Ibrahima Kassory Fofana et Cie. Dans une conférence de presse, Aly Touré révèle qu’ils sont tous poursuivis pour détournement etc.

Pour le cas de Kasssory Fofana, en détention préventive depuis le 6 avril 2022 à la Maison centrale, « il s’agit notamment d’une somme de 46 293 655 dollars dans le cadre de l’appui de la MAMRI à l’ANIES par rapport à la procédure d’urgence pour supporter l’épidémie de la Covid-19. Il y a également la gestion de la Primature, la somme de 81 234 422 021 francs guinéens qui ont été sortis des caisses de l’Etat, entièrement décaissés sur son ordre », a dévoilé Aly Touré, expliquant qu’à date, « nous n’avons aucune justification de ce montant par rapport à sa gestion au niveau de la Primature ». « Au-delà de cela, il y a d’autres montants non moins importants qui ont été révélés dans sa gestion et constatés au niveau de ses comptes bancaires en francs guinéens et en devises (dollars et euros). Ce sont des comptes qui ont connu suffisamment de mouvements suspects concernant l’inculpé. Il y a d’autres faits qui sont reprochés à Ibrahima Kassory Fofana par rapport aux rétro-commissions lors de sa gestion », ajoute le procureur.

Concernant l’ancien président de l’Assemblée nationale, Amadou Damaro Camara, il est poursuivi avec Louncény Camara, Michel Kamano, Zénab Camara, Abdoulaye Bernard Keïta et un chinois surnommé Kim, pour corruption, enrichissement illicite et détournement de deniers publics portant sur une somme de 15 milliards de francs guinéens, a fait savoir Maurice Onivogui, substitut du procureur spécial près la CRIEF.

« Amadou Damaroro Camara et Louncény Camara ont nié les faits à eux reprochés devant les officiers enquêteurs de la gendarmerie. Le 27 avril 2022, la chambre de l’instruction (de la CRIEF) qui est saisie de cette affaire, a procédé à leur interrogatoire de première comparution suivie de leur inculpation pour les faits à leur charge. Les deux, Amadou Damaro Camara et Louncény Camara, ont été ainsi placés en détention provisoire suivant l’ordonnance du 27 avril 2022. Les autres, Michel Kamano, Zénab Camara, Kim et Abdoulaye Bernard Keïta ont été placés sous contrôle judiciaire avec une série d’obligations », souligne-t-il.

Le dossier de l’ex ministre de la Défense nationale, a été également évoqué par le parquet spécial de la CRIEF lors du point de presse. Mohamed Diané est poursuivi pour sa gestion. Il doit notamment  élucider la situation des 7 milliards que l’un de ses proches a bénéficié ainsi que le cas des 28 pick-ups affectés à l’armée sur commande via Djoma groupe S.A. Et, enfin faire le point sur le projet de construction de l’hôpital militaire de Dubréka. « D’après nos enquêtes monsieur Mohamed Diane possède plusieurs comptes en banques dont les opérations et les mouvements bancaires sont évalués à plus de 2 milliards de francs guinéens. Et dont les versements ont été fait par plusieurs personnes qui sont aussi identifiées par nous », a expliqué Joséphine Loly Tinkiano.

Evoquant le  dossier de Djoma Groupe de Kabinet Sylla allias Bill Gates, elle a expliqué que ce dernier est poursuivi pour des faits présumés de corruption dans le secteur privé, détournement de deniers publics, faux et usage de faux en écriture, vol en bande organisée, contusion, enrichissement illicite, abus d’autorité, blanchiment de capitaux.

Dans ses explications, Joséphine Loly Tinguiano a révélé qu’au lendemaain du coup d’Etat du 05 septembre, son groupe Djoma a effectué un transfert d’un million de dollars vers un particulier dont le nom n’a pas été révélé, or, Kabinet Sylla n’avait comme salaire mensuel que 7 millions de francs guinéens, depuis qu’il est nommé intendant général de la Présidence de la République en février 2014, souligne-t-elle.

Mandat d’arrêt contre Zenab Dramé et Makhissa Camara

Enfin, le parquet spécial près la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières a annoncé avoir décerné un mandat d’arrêt à diffusion internationale contre l’ancienne ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle Zenab Dramé, poursuivie pour des faits présumés d’enrichissement illicite, de corruption, de blanchiment de Capitaux, ainsi que pour l’ancien directeur national des Impôts Aboubacar Makhissa Camara. Les biens de ce dernier, dont des villas à Tormelin dans la préfecture de Fria et à Dubréka seront saisis, souligne la Crief.

D’autres dossiers des anciens caciques du régime d’Alpha Condé sont également pendants devant la  Cour.

A suivre...

Par Alpha Abdoulaye Diallo

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L’exception sénégalaise ! (Par Tierno Monénembo)

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Macky Sall, à son tour,  succombera-t-il à la funeste tentation du troisième mandat, comme on lui en prête l’intention ou son échec relatif aux législatives finira-t-il par l’en dissuader ? Le proche avenir le dira.

S’il s’en va à la fin de son mandat, nous pousserons tous un grand ouf de soulagement. Sinon, cela ne nous inquiétera pas outre mesure car son coup de force institutionnel n’aurait aucune chance de passer. Nous sommes au Sénégal, le pays du lettré Senghor. Dans cette société tout en subtilités et en nuances, les différences ne sont pas conflictuelles et les contradictions, pas forcément mortelles. C’est un corps sain, disposant des anticorps qu’il faut pour résister aux virus qui empoisonnent la vie politique de ses voisins : coup d’Etat, troisième mandat, parti unique, guerre de clan ou de religion.

 

Non, l’exception sénégalaise n’est pas une fiction. François Hollande se voulait un « président normal », eh bien, le Sénégal peut  être traité de « pays normal », c’est-à-dire d’une terre à la  singularité presque miraculeuse dans le sordide contexte que l’on sait. C’est vrai que les trains n’y arrivent pas à l’heure, puisqu’ils sont souvent en panne quand ils existent. C’est vrai que les éboueurs ne passent pas tout le temps mais les facteurs sont à l’œuvre, le courrier arrive à destination. C’est vrai que parfois, le débat politique s’enflamme et les grèves deviennent dures mais dans l’ensemble, la courtoisie régnant partout -même chez les flics !-,  le climat social est agréable.

 

Si l’Etat sénégalais n’est pas parfait, il a au moins le mérite d’exister. Ici, contrairement à la Guinée par exemple, on a le sens de l’institution et le respect de la procédure. Le formalisme, le principe de base de l’Etat est la règle, ce qui fait qu’en toute circonstance, l’administration assure le service minimum. Rien d’étonnant à cela : ce pays n’a jamais connu de dirigeant catastrophique. S’ils n’ont pas réalisé des prouesses économiques, tous ceux qui se sont succédé à sa tête ont veillé à favoriser l’instruction, à respecter la vie humaine, à préserver la trame sociale et à protéger les élites.

 

Le Sénégal est sans doute, le pays le moins réprimé d’Afrique.  Cela donne cette société intelligente où les forces vives sont intactes physiquement aussi bien que mentalement. En cas de danger, les prêtres, les marabouts, les écrivains, les médecins, les avocats ont le réflexe de tous sortir du bois pour éviter la dérive. Le pays de Birago Diop et de Cheikh Hamidou Kane ne tombe jamais dans le fossé, il tient la route malgré les énormes défis économiques et sociaux qui jonchent son chemin.

 

Voilà ce que Senghor avait répondu à Ahmadou Ahidjo quand celui-ci lui avait confié son intention de quitter, à son instar, volontairement le pouvoir et de le céder à Paul Biya : « Faites attention, Monsieur Le Président. Le Cameroun, ce n’est pas le Sénégal. »  La Guinée, non plus n’est pas le Sénégal, est-on tenté d’ajouter. Impossible d’imaginer un troisième mandat suivi d’un coup d’Etat militaire, à Dakar ! Dans un pays où les Généraux quand ils ne sont pas philosophes, sont juristes ou  historiens, à 20 comme à 67 ans, nul ne peut commencer une carrière de dictateur.

Tierno Monénembo, in Le Point

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Dissolution de deux conseils communaux par le colonel Doumbouya

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Dans un décret lu jeudi 11 août à la télévision nationale, le président de la transition a décidé de mettre un terme à deux conseils communaux pour « mauvaise gestion et détournement des ressources de la collectivité ».

Il s’agit du conseil communal de la préfecture de Gaoual et celui de la sous préfecture de Dialakoro dans la préfecture de Mandiana.

Dans le décret, le colonel Mamadi Doumbouya instruit le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation de s’activer pour la mise en place d’une délégation spéciale. Objectif, conduire les affaires courantes, de ces deux communes urbaine et rurale.

Par Guinee28

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Education: suppression des plusieurs postes dans le pré-universitaire

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Le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Guillaume Hawing, a annoncé la suppression provisoire de plusieurs postes dans les établissements scolaires publics.

Il s’agit de Secrétaire, de Conseiller d’Orientation et d’information, de Chargé des Ressources Matérielles et Financières, d’Agent de Santé et de l’hygiène Scolaire,  de Bibliothécaire documentaliste charge des TIC, de Chargé de laboratoire, Secrétaire Archiviste et suppléant.

Dans sa décision, Guillaume Hawing invite les cadres qui occupaient jusque là ces postes à rejoindre les salles de classes dès la rentrée scolaire prochaine.

Par Mariam Bâ 

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