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Coronavirus : plusieurs migrants, dont des guinéens arrêtés et confinés de force au Maroc

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Alors que le nombre de contaminations au Covid-19 continue d'augmenter au Maroc, de nombreux migrants affirment être arrêtés et mis en quarantaine dans des conditions pénibles, le temps de subir des tests de dépistage. ONG et défenseurs des droits des migrants dénoncent des pratiques discriminatoires.

Une cinquantaine de migrants sub-sahariens ont été arrêtés dimanche 21 juin, chez eux, sur leur lieu de travail et parfois dans la rue par la police marocaine qui les a conduits dans une école de la ville de Laâyoune, dans la région du Sahara occidental. Pendant sept jours, ils ont été entassés dans des salles de classe, sans accès à l'eau courante ou à des vêtements propres, sans possibilité de sortir ou de s'alimenter correctement. Tous ont subi des tests de dépistage au coronavirus avant d'être relâchés dans la soirée, dimanche 28 juin. Ceux testés positifs au Covid-19 ont été mis en quarantaine dans un hôtel où ils reçoivent notamment un traitement à la chloroquine.

"On est libres mais sous le choc", confie à InfoMigrants Mohamed*, un jeune Ivoirien qui travaille au Maroc depuis trois ans. "J'étais chez moi le jour où la police nous a emmenés. Je suis sorti car j'entendais des cris dehors. Mes voisins refusaient de se laisser embarquer. Lorsque les policiers m'ont vu, ils m'ont aussi demandé de les suivre pour faire le test du coronavirus. Je ne portais qu'un short sur moi. J'ai voulu aller chercher des vêtements et mon téléphone, ils m'ont dit que ce n'était pas la peine, qu'il y en avait juste pour 4 heures."

Mohamed était loin de se douter qu'il allait passer une semaine en enfer. Cinq heures après son arrivée à l'école de Laâyoune, une équipe médicale s'est présentée pour lui faire passer un premier dépistage. "On était plus de 50. Personne ne pouvait sortir tant qu'on n'avait pas les résultats. Trois jours plus tard, on a appris que 11 personnes étaient positives. Elles ont été mises à l'écart dans un hôtel où ils leur donnent des médicaments."

"Les Africains sub-sahariens sont traités différemment"

Ayant été au contact des 11 malades, le reste du groupe a subi un second test vendredi, tout en étant maintenu dans des conditions de vie déplorables et sans aucune visibilité sur leur date de sortie. "On a été traités comme des animaux. Tout était très sale, on dormait par terre sur des petits matelas. Il n'y avait pas d'eau dans les toilettes. On nous donnait deux morceaux de pain par jour, du riz et parfois une sardine ou du lait concentré", raconte à InfoMigrants Amadou*, un Guinéen de 20 ans, lui aussi retenu dans l'école de Laâyoune. La police est venue le chercher sur son lieu de travail, un salon de coiffure afro où il exerce depuis un an. "Ils ne regardent même pas ceux qu'ils arrêtent, tout ce qui compte c'est qu'on ait la peau noire", lâche le jeune Guinéen, criant à la discrimination.

Un sentiment que partage Cynthia Magallanes-Gonzales, une sociologue américaine, docteure en migrations de l'Université du Michigan, qui travaille au Maroc depuis quatre ans. "Ces personnes ont été clairement arrêtées à cause de leur couleur de peau puis placées dans des lieux qui s'apparentent à des centres de rétention puisqu'il y a une surveillance policière permanente et interdiction d'en sortir", commente-t-elle pour InfoMigrants, ajoutant que plusieurs migrants sur place lui avaient confié souffrir de fortes angoisses.

"Les Marocains aussi se font dépister, mais pas dans les mêmes conditions, évidemment. D'autres personnes originaires de pays occidentaux ne seraient pas non plus retenues de la sorte. Les Africains sub-sahariens ont un traitement différent", poursuit la sociologue.

Selon l'Association marocaine des droits humains (AMDH), cette pratique "d'arrestations et d'enfermement illégal des migrants" s'observe "partout au Maroc, y compris dans le nord à Nador et Tétouan" près de l'enclave espagnole de Ceuta, "mais aussi à Tanger", au niveau du détroit de Gibraltar qui sépare le Maroc de l'Espagne de seulement quelques dizaines de kilomètres. Ces vagues d'arrestations ont débuté à la mi-mars, affirme l'association, interrogée par InfoMigrants.

Des tests de dépistage falsifiés ?

Mais ces dernières semaines, ce sont surtout les villes de la côte atlantique sud du Maroc, face à l'archipel espagnol des Canaries, qui sont dans le viseur des autorités. L'AMDH a indiqué à InfoMigrants que 32 hommes, cinq femmes et leurs enfants étaient actuellement toujours enfermés dans un centre d'accueil à Tarfaya, à une centaine de kilomètres au nord de Laâyoune, dans des conditions toutefois quelque peu "meilleures par rapport aux autres centres d'enfermement". Testés positifs au coronavirus, ils doivent être "libérés après avoir achevé leur traitement à la chloroquine dans trois jours".

Un peu plus au nord, à Tan-Tan, la situation est plus tendue. L'AMDH a recensé un groupe de 33 migrants dont "20 femmes et 3 bébés" placés en quarantaine dans l'hôtel Hagounia depuis sept jours "sans qu'ils n'aient subi un seul dépistage au Covid jusqu'à présent".

La côte atlantique sud du Maroc est devenue ces derniers mois une vraie plaque tournante de la migration tandis que la route dite de la "Méditerranée centrale", via la Libye, apparaît de moins en moins praticable et particulièrement dangereuse. "Beaucoup de migrants partent de Laâyoune pour rejoindre les Canaries juste en face. Sauf que récemment, les autorités espagnoles de l'archipel ont annoncé avoir secouru 30 migrants en provenance de Laâyoune, porteurs du coronavirus. Il n'y avait eu qu'une petite dizaine de cas dans la ville jusqu'à présent alors les gens et les médias locaux ont commencé à faire le raccourci entre migrants et Covid", explique Cynthia Magallanes-Gonzales. La découverte d'un foyer épidémique dans une usine de poissons qui emploie principalement des étrangers a achevé de cristalliser les inquiétudes autour des migrants sub-sahariens de Laâyoune.

Même chose à Tarfaya où un cluster a été identifié, le 21 juin, dans un centre d'hébergement pour migrants : le ministère de la Santé a annoncé 37 nouveaux cas en 24 heures, alors que la zone ne dénombrait jusqu'à présent que sept personnes contaminées.

"Les autorités cherchent à rassurer la population marocaine en mettant tout sur notre dos, c'est injuste", s'insurge Mohamed, l'Ivoirien. "Ils font passer les migrants pour malades, mais c'est faux. Les résultats des tests sont falsifiés : ils barrent la mention 'négatif' et écrivent 'positif' à côté au stylo", accuse le jeune homme qui a transmis plusieurs photos à InfoMigrants pour étayer ses propos. Un porte-parole du ministère de la Santé basé à Laâyoune affirme, sur les réseaux sociaux, suivre la situation de très près et assure qu'il ne s'agit que d'une "erreur d'impression" qui a été corrigée à la main.

Des arguments qui ne passent pas auprès de Mohamed, Amadou et les autres, convaincus d'être des bouc-émissaires. "On a été relâchés sans aucun papier attestant qu'on avait fait le dépistage. J'ai peur d'être de nouveau arrêté à tout moment, alors je me cache et je limite mes déplacements", conclut Mohamed, désabusé.

*Prénom modifié par souci d'anonymat

Source : InfoMigrants

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Nouvelle évacuation d’Alpha Condé : les préoccupations des avocats du FNDC

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Les avocats français du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont exprimés leurs préoccupations suite à la nouvelle évacuation sanitaire du président déchu, Alpha Condé.  Dans un communiqué, ils réclament à la junte la confirmation de l’intervention du procureur général près la Cour d'appel de Conakry dans la procédure, et des précisions, notamment sur les dispositions légales ayant fondé l’autorisation de son voyage en Turquie.

Dans le document, ils assurent qu’ils resteront particulièrement vigilants pour que Alpha Condé ne se soustrait pas de la justice à travers un exil ou un motif  sanitaire

Communiqué :

Le 19 mai 2021, nous, conseils du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), avons pris connaissance du communiqué N°014/CNRD/2022 annonçant le déplacement d'Alpha Condé, ancien Président de République de la Guinée, à l'étranger pour des rendez-vous médicaux.

Dans le même communiqué, la junte au pouvoir en Guinée annonce que l'autorisation de voyage accordée à Alpha Condé a été faite en parfaite conformité aux dispositions procédurales d'ordre judiciaire.

Nous, conseils du FNDC, exprimons le souhait d'obtenir confirmation de l’intervention du procureur général près la Cour d'appel de Conakry dans la procédure d'autorisation du voyage d'Alpha Condé. Nous souhaitons également obtenir toute précision utile relative aux dispositions légales ayant fondé l’autorisation de voyage d'Alpha Condé par la junte.

Nous rappelons que le Procureur Général a instruit au Procureur de la République près le Tribunal de première instance de DIXINN d’engager des poursuites judiciaires contre Monsieur Alpha CONDE ainsi que contre d’anciens responsables de son régime.

Sur la base de cette instruction, Alpha Condé et cie ont été frappés par des mesures d'interdictions de voyage.

Nous nous étonnons par conséquent, dans ces conditions, de l’immixtion de la junte dans un processus qui devrait désormais relever exclusivement du pouvoir judiciaire.

Les soussignés resteront particulièrement vigilants pour que Alpha Condé ne se soustrait pas de la justice à travers un exil ou un motif de sanitaire.

Paris, le 23 mai 2022

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Espace Foutah : la grève perdure !

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Toujours pas d’accord entre les travailleurs de la radio Espace Foutah et la Direction Générale du Groupe Hadafo Médias de LamineGuirassy.

En grève depuis le 17 mai dernier, les employés de l’antenne régionale du groupe Hadafo média qui revendiquent une augmentation de 50%  de leur salaire, ont échangé samedi dernier, avec le directeur des ressources humaines du groupe, Macka Traoré, en présence de l’inspecteur régional du travail. Mais les négociations se sont soldées par un échec, puisqu’aucun n’accord n’a été trouvé sur la question fondamentale de la hausse de salaire.

En conférence de presse ce lundi, 23 mai 2022, les grévistes ont dénoncé un manque de volonté de la Direction qui, selon eux, ne manquent pourtant pas des moyens pour satisfaire à leur revendication.

« Au regard de ce nous avons généré pour la radio, la radio est capable de le faire et donc on campe sur les 50% et ça c’est non négociable. On produit plus que ce qu’on demande. Donc c’est dans leur camp », a déclaré leur porte-parole Ousmane Tounkara, rapporte nos confrères de mosaïqueguinee.

Par rapport à ça, poursuit-t-il, « on reste sur notre ligne de défense, on reste sur notre logique de grève, advienne que pourra », peste -il.

Par Mariam Bâ

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Elevage : près de 55 000 volailles décimées par la grippe aviaire en Guinée

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Près de  55 000 têtes de volailles ont été décimées par la grippe aviaire depuis le début de mois de mai, entre Coyah et Forécariah, deux préfectures situées en Basse Guinée.

Ce chiffre a été avancé par le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage dans un communiqué, indiquant qu’il s’agit du type H5N1

Compte tenu de l’incidence et du risque élevé de propagation de la maladie, le ministère dit avoir envoyé une mission d’investigation et de prélèvement d’échantillons pour les laboratoires nationaux et de référence de l’Organisation mondiale de la santé animale.

Pour faire face à la maladie, un plan d’urgence de riposte a été mis en place par la Direction nationale des services vétérinaires, plan qui consiste à renforcer les efforts de surveillance et les mesures de biosécurité, note le document.

Par I. Sylla

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