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Afrique

Congo : l’opposant historique” Tshisekedi est mort

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Etienne Tshisekedi est décédé mercredi 1er février 2017, à Bruxelles, à l'âge de 84 ans.

Les partisans les plus fidèles de cet homme considéré par les médias comme l'"opposant historique" congolais lui vouent une admiration sans bornes.

Son nom est étroitement associé à la vie politique de son pays.

Etienne Tshisekedi, docteur en droit, est considéré comme un démocrate courageux, un homme d'Etat qui dit haut et fort ce que beaucoup d'autres pensent tout bas.

"Tshitshi", le "Sphynx de Limete"

Il est le premier homme politique congolais à avoir publiquement traité l'ancien président Mobutu Sese Seko de dictateur.

Il fallait une bonne dose de courage pour le faire au début des années 80, à une époque où le parti unique est le seul maître à bord et les voix dissidentes réduites au silence.

Etienne Tshisekedi, né à Kananga, dans le centre du pays, n'avait pas choisi de s'exiler pour critiquer avec virulence Mobutu, à l'opposé de bien d'autres dirigeants politiques qui ne s'attaquaient au régime que depuis l'étranger, par peur de représailles.

Il a occupé diverses fonctions importantes.

Etienne Tshisekedi a notamment été député et deux fois éphémère Premier ministre (en 1991 et 1992) de Mobutu, qui a dirigé le pays de 1965 à sa mort en 1997.

Il a été nommé chef du gouvernement en 1991, avant d'être élu à ce poste en 1992, lors de la conférence nationale. Toutes les deux fois, il a été limogé.

Mobutu Sese Seko et Etienne Tshisekedi, deux anciens amis, n'arrivaient plus à s'entendre. Le second avait fait ses premiers pas politiques dans l'entourage de l'ancien président, avant de prendre le chemin opposé.

Il a connu la prison et la torture. Mais cela n'a pas suffi pour ébranler ses convictions. L'homme est réputé rigide, selon ses détracteurs.

"Président légitime"

Le chef de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) avait vivement critiqué la présence, sur le sol congolais, de soldats étrangers qui avaient porté Laurent-Désiré Kabila au pouvoir, en mai 1997, ce qui lui a valu les foudres du régime.

Etienne Tshisekedi avait boycotté l'élection présidentielle de 2006, au motif que les jeux étaient déjà faits, que tout avait été mis en œuvre pour assurer la victoire de Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, après la mort de son père Laurent-Désiré.

Cinq ans plus tard, il décide de présenter sa candidature à l'élection présidentielle, face à Joseph Kabila.

Avant même la tenue du scrutin présidentiel de 2011, Etienne Tshisekedi s'autoproclame "président légitime", en faisant valoir que le peuple était derrière lui et qu'il allait l'emporter haut la main.

Son initiative a été diversement commentée dans le monde.

L'un de ses plus grands adversaires a été son état de santé, qui lui a causé de gros soucis ces dernières années.

Il meurt dans un contexte d'intenses négociations politiques en vue de la mise en place d'un régime de transition à la suite du maintien au pouvoir de Joseph Kabila.

Rentré au pays en juillet 2016, après un séjour de deux ans à Bruxelles, il dénoncera farouchement le maintien de M. Kabila à la présidence congolaise, au-delà de décembre de la même année. Pour lui, il s'agit d'une violation de la Constitution.

Sa contestation du régime de Joseph Kabila a abouti à la signature d'un accord politique destiné à mettre en place un régime de transition politique jusqu'à l'organisation d'une présidentielle prévue à la fin de l'année.

"Le leader est mort"

Le décès de "Tshitshi" ou encore du "Sphynx de Limete" (du nom de son quartier à Kinshasa), comme le surnommaient affectueusement ses partisans, est survenu huit jours après son départ de la République démocratique du Congo.

Il était à Bruxelles pour "un contrôle médical", a récemment déclaré à l'AFP un proche de la famille Tshisekedi.

"Le leader est mort. Nous n'aurons plus un autre leader qui lutte sans recourir aux armes comme ya Tshitshi. Comment peut-il aller mourir en Belgique ?" a réagi un militant de l'UDPS, à Kinshasa, à l'annonce de son décès.

L'UDPS pourra-t-elle poursuivre le combat de l'"opposant historique" ?

BBC

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Diary Sow, l’étudiante sénégalaise disparue en France, dit aller “bien” et être “en sécurité”

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L'étudiante de 20 ans, inscrite en classe préparatoire au prestigieux lycée parisien Louis-Le-Grand, a donné de ses nouvelles à un proche qui a relayé ses propos jeudi. Elle affirme avoir cherché une sorte de "répit salutaire" sans pouvoir en expliquer la raison et se dit "désolée" de l'émotion que sa disparition a causée.

Diary Sow va bien. La jeune Sénégalaise étudiant à Paris, dont la disparition a mis son pays en émoi, dit avoir pris "une petite pause pour retrouver (ses) esprits", dans des échanges publiés jeudi 21 janvier par un proche.

Les mots rendus publics par le ministre sénégalais de l'Eau, Serigne Mbaye Thiam, qui a pris l'étudiante sous son aile, sont la première manifestation de vie fiable et publique de sa part depuis sa disparition début janvier.

Diary Sow, 20 ans, inscrite en classe préparatoire au prestigieux lycée parisien Louis-Le-Grand, dit avoir cherché une sorte de "répit salutaire" sans pouvoir en expliquer la raison. Elle se déclare surprise et "désolée" de l'émotion que sa disparition a causée.

Les échanges publiés ne disent rien de l'endroit où se trouve la jeune femme, connue au Sénégal comme l'incarnation de l'excellence et de la réussite scolaires.

"De mon plein gré"

Le ministre a publié ces extraits d'une lettre et d'échanges avec elle sur son compte Twitter, avec son accord et celui de sa famille. "Ce tweet est bien de moi", a-t-il confirmé à l'AFP. La disparition a donné lieu à nombre d'informations erronées et d'infox.

"Si je ne m’étais pas manifestée jusqu’à présent, c’est pour la simple raison que j’étais dans l’impossibilité de le faire", dit-elle mystérieusement. "J'ai laissé assez d’indices derrière moi pour qu’on sache que je partais de mon plein gré. Je ne me cache pas. Je ne fuis pas. Considère cela comme une sorte de répit salutaire dans ma vie", dit-elle à son mentor.

Celle qui fut distinguée meilleure élève du Sénégal en 2018 et 2019 assure ne pas avoir cédé à la pression, ni aux doutes. "Je n’ai pas disjoncté à cause du confinement ou de la prépa", dit-elle. "Ceux qui cherchent une explication rationnelle à mon acte seront déçus puisqu’il n’y en a aucune", dit-elle. Elle parle de "désir irrépressible, irraisonné et si profondément irrationnel", et n’aurait "jamais cru que (son) nom allait alimenter autant de débats, qu’autant de gens allaient s’inquiéter".

Elle prie son mentor "de rassurer les gens qui me cherchent. Je vais bien, je suis en sécurité. Sache que je suis terriblement, profondément désolée."

Après son bac en 2019, Diary Sow, issue d'un milieu modeste, a obtenu une bourse d'excellence qui lui a permis d'intégrer la classe préparatoire de Louis-Le-Grand, où elle étudie physique, chimie et ingénierie.

Enquête en France

Son sort passionne le Sénégal. Selon une association d'étudiants sénégalais à Toulouse, la jeune femme a passé les vacances de fin d'année dans cette ville du sud-ouest de la France chez sa meilleure amie, étudiante en médecine. Mais elle ne s'est pas présentée le 4 janvier à la reprise des cours à Louis-Le-Grand, absence qui ne lui ressemblait pas selon ses proches.

Sa disparition a été signalée le 7 janvier et les milieux étudiants sénégalais se sont mis en branle sur les réseaux sociaux et dans le 13e arrondissement de Paris, où elle habite dans une résidence universitaire. Le président sénégalais, Macky Sall, a lui-même donné des instructions pour la retrouver, selon l'ambassadeur du Sénégal en France, Maguette Sèye.

Une enquête avait été ouverte en France pour disparition "inquiétante". Une source proche du dossier se voulait cependant rassurante ces derniers jours et disait que la thèse du départ volontaire était privilégiée.

France24 avec AFP

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RDC: une Guinéenne nommée cheffe de la MONUSCO

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La nouvelle représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU en RDC et cheffe de la MONUSCO est Guinéenne. Bintou Keita a été nommée ce jeudi 14 janvier 21. Elle remplace à ce poste l’Algérienne Leila Zerrougui, qui achèvera sa mission le mois prochain.

Depuis janvier 2019, Mme Keita assumait les fonctions de sous-secrétaire générale pour l'Afrique, dans les départements des affaires politiques et de consolidation de la paix et des opérations de paix. Elle avait été aussi sous-secrétaire générale aux opérations de maintien de la paix de novembre 2017 à décembre 2018.

Entre 2015 et 2017, Mme Keita a dirigé l'opération hybride Union africaine-Nations unies au Darfour la (MINUAD). Elle a également été Représentante exécutive adjointe du Secrétaire général de l’ONU pour le Bureau intégré des Nations unies au Burundi.

Par Guinee28

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Niger : La fierté d’un démocrate

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« Fier » de son bilan, Mahamadou Issoufou, 68 ans, qui quitte volontairement le pouvoir à l’issue de ses deux mandats comme président du Niger, se veut « optimiste » pour l’avenir de son pays et du continent, qu’il aimerait voir émerger malgré le djihadisme, la démographie galopante ou la difficile intégration continentale. Son pays, parmi les plus pauvres du monde, est en proie aux attaques djihadistes récurrentes qui ont fait des centaines de morts. Il a aussi le record mondial de fécondité avec 7,6 enfants par femme, ce qui entrave le développement d’un pays, marqué de surcroît par les coups d’Etat.

« C’est la première fois depuis soixante ans qu’il y a un passage de témoin d’un président démocratiquement élu vers un autre démocratiquement élu. On est en train d’asseoir une tradition démocratique », se réjouit-il, à l’issue des deux mandats, nombre maximum prévu par la Constitution. Il assure ne pas avoir eu à résister aux sirènes d’un troisième mandat, comme certains de ses pairs africains, qui s’accrochent au pouvoir. « On ne peut pas avoir des institutions fortes en tripotant les Constitutions, en changeant la règle du jeu en cours de jeu. Je ne peux pas m’engager dans l’aventure d’un troisième mandat. Cela aurait affaibli les institutions que nous sommes en train de construire », souligne-t-il.

« La démocratie, c’est la liberté et l’ordre »

Le grand favori de l’élection présidentielle, dont le second tour se tiendra le 20 février, n’est autre que Mohamed Bazoum, son dauphin et bras droit, qui a bénéficié de l’appareil d’Etat pour sa campagne. Mahamadou Issoufou balaie les accusations des opposants nigériens qui taxent le pays de « démocrature », regrettant des interdictions de manifester ou des arrestations fréquentes de militants de la société civile. « La démocratie, c’est la liberté et l’ordre, répond le président. Il n’y a pas de démocratie sans ordre, de la même manière qu’il n’y a pas de démocratie sans liberté. »

Sur le plan de la lutte contre le djihadisme, il demande une « coalition internationale », l’un de ses leitmotivs. « Tout le Sahel est infesté. La sécurité est un bien public mondial. Ce qui se passe au Sahel concerne le reste du monde. Si le terrorisme arrive à prendre pied en Afrique, il prendra pied en Europe », estime M. Issoufou, alors que son pays a subi samedi la plus meurtrière attaque djihadiste contre des civils avec cent morts.

Le président se fâche quand on évoque les critiques locales à l’égard de la présence des forces étrangères, notamment françaises, au Sahel : « Ce ne sont pas des interventions étrangères, ce sont des interventions d’alliés. Nous avons une guerre contre un ennemi. Dans toutes les guerres, il y a des alliances ». Et de « s’étonner » que ceux-là même qui critiquent les opérations étrangères « ne dénoncent pas les terroristes ».

Le Monde avec l’AFP

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