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Politique

Clôture de la session budgétaire : discours du président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano

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Honorables Députés, Chers Collègues, Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur le Ministre Conseiller Chargé des Relations avec les Institutions Républicaines, Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions Républicaines, Monsieur le Haut Représentant du Président de la République, Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement, Mesdames et Messieurs les Membres du Corps Diplomatique et Consulaire, Monsieur le Gouverneur de la Banque Centrale, Monsieur le Gouverneur de la Ville de Conakry, Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions Internationales, Monsieur le Chef d’Etat Major Général des Armées, Monsieur le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale, Directeur de la Justice Militaire, Messieurs les Chefs d’Etats Majors Particuliers, Révérends Représentants des Confessions Religieuses, Distingués, Invités, Mesdames et Messieurs, C’est avec beaucoup de plaisir que j’accueille, au nom de vous tous, chers collègues, ainsi qu’en mon nom propre, les représentants des Institutions Républicaines, Monsieur le Premier Ministre et les membres de son Gouvernement, et tous les distingués invités.

Je les remercie d’autant plus que, malgré leurs calendriers très chargés, ils ont accepté d’honorer de leur présence cette cérémonie de clôture de la session budgétaire de 2016 ce jour 04 janvier 2017. Je profite de l’occasion qui m’est aujourd’hui offerte pour présenter à chacune et à chacun de vous mes vœux de santé, de bonheur et de paix tout au long de l’année 2017. Honorables députés, Excellence Monsieur le Premier Ministre, Mesdames, Messieurs,   Après les avoir ouverts le 05 octobre 2016, les travaux effectifs de cette session ont démarré avec beaucoup de retard.

Cela est dû aux difficultés de départ engendrées par :   la non disponibilité avant le 1er juillet 2016, des documents de cadrage à moyen terme avec le Rapport sur la situation macroéconomique et de celui relatif à l’exécution du budget de l’exercice 2016 ; l’absence de débat d’orientation budgétaire que l’Assemblée Nationale n’a pas pu organiser faute d’avoir pu obtenir le Rapport sur l’exécution du budget de l’exercice de 2016 ; la non obtention à temps du Projet de Loi de Finances Initiale, exercice 2017. Pourtant, au cours des différentes rencontres que le Bureau de l’Assemblée Nationale a eues avec Monsieur le Premier Ministre et les Ministres en charge des questions économiques et financières au courant de l’année 2016, nous avions tous pris conscience de la nécessité de tout mettre en œuvre pour mettre fin à cette situation anormale qui n’a que trop duré, mais en vain.

Il faut souhaiter pouvoir atteindre cet objectif à la prochaine session budgétaire afin de renforcer la transparence de la gestion des finances de l’Etat. Honorables députés, Distingués invités, Mesdames, Messieurs, C’est donc dans ces conditions que nous avons encore été amenés à engager les travaux de la session budgétaire qui vient de s’achever. Malgré tout, les travaux se sont, dans l’ensemble, relativement bien déroulés. Néanmoins, je dois déplorer la persistance, à l’hémicycle voire en dehors de l’hémicycle, des comportements de certains collègues dont les propos déshonorent notre Institution, les intéressés eux-mêmes et ternissent l’image du pays car, ils font croire, à travers leurs discours, que la Guinée est le pays le plus invivable, le plus infréquentable au monde, le moins favorable à l’investissement direct étranger.

Ces propos, ajoutés aux injures dont est victime Monsieur le Président de la République et à la diabolisation,par certains collègues,de l’Assemblée Nationale qui les emploie, ont des effets pervers sur le pays tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Je vous invite donc, chers collègues, comme je l’avais déjà fait au cours de mon discours d’ouverture de la première session de l’année 2014, à comprendre que, dans l’exercice de cette haute fonction, les représentants du peuple que nous sommes, devons avoir des comportements qui reflètent la noblesse de la mission, à nous confiée par le peuple. Pour la part qui les concerne, les commissions ont enregistré des taux de fréquentation relativement plus élevés et, par conséquent, plus respectables au cours de cette session.

Cela peut s’expliquer, de votre part, par le sursaut de prise de conscience du devoir dû aux nombreux appels que je n’ai cessé de vous lancer du haut de cette tribune et en aparté, pour la participation effective aux travaux des commissions ainsi qu’aux plénières d’ailleurs. Mais, la dernière décision prise au débutde cette session pour mettre fin à l’absentéisme aux travaux des commissions ainsi qu’aux travaux des plénières n’est pas étrangère à cette évolution. Toutefois, il reste encore beaucoup à faire. C’est pour cela que cette décision sera maintenue.

C’est le lieu d’attirer l’attention de tous les membres du bureau que nous devons nous imposer le maximum de rigueur dans l’application de cette décision pour nous éviter d’être injustes vis-à-vis de ceux auxquels elle est déjà appliquée dans toute sa rigueur. Honorables députés, Mesdames, Messieurs, Malgré toutes ces difficultés de départ et grâce à la disponibilité dont ont fait preuve par la suite, Madame le Ministre de l’Economie et des Finances et Monsieur le Ministre du Budget, les résultats de la session budgétaire qui vient de s’achever sont probants.

Cela, parce que l’Assemblée Nationale a, non seulement pu obtenir du Gouvernement une augmentation des recettes, mais aussi parce qu’elle a obtenu de lui une allocation plus rationnelle de celles-ci, qui tienne compte des priorités sectorielles. Si on est parvenu à ce résultat, c’est tout simplement parce que les deux parties ont, pour la première fois, accepté de s’asseoir autour de la table afin d’identifier, pour discuter,des obstacles et reconnaître que les pratiques du passé étaient très nuisibles au bon déroulement des travaux d’élaboration du budget de l’Etat pour l’exercice 2017.

J’ose espérer que la poursuite de ce dialogue entre l’Assemblée Nationale et leGouvernement va rétablir l’approche consacrée dans tous les pays normaux dans le processus de préparation, de confection et de suivi de l’exécution du Budget de l’Etat. Ce budget qui a été adopté pour  2017 est d’un montant total en recettes de 15.222.384.768.000 Francs Guinéens contre 15.328.456.066.000 Francs Guinéens en dépensessoit un déficit, base engagements, de 106.071.298.000 Francs Guinéens qui représente3,6% du Produit Intérieur Brut contre 2,4% en 2016. C’est donc encore un budget d’austérité, ce qui est tout à fait normal car, le pays souffre encore d’insuffisance de ressources par rapport aux besoins et évite donc de vivre au-dessus de ses moyens pour continuer à préserver les équilibres fondamentaux restaurés.

En tout état de cause, il faudra nécessairement remplir vite les conditions de passage de ce budget de stabilisation à un budget de relance. Honorables députés, Distingués invités, Mesdames, Messieurs, En marge des travaux budgétaires, nous avons eu, au cours de cette session, à nous pencher sur un certain nombre de textes législatifs parmi lesquels on compte, notamment : la loi sur la Gouvernance financière, la convention de l’OIT sur le travail décent pour les travailleuses et travailleurs domestiques, les lois électorales, le Règlement Intérieur. S’agissant de la loi sur la Gouvernance des entreprises publiques et des  établissements financiers, elle fait partie des textes adoptés par l’Assemblée Nationale qui ont fait l’objet de modification de la part des entités assujetties pour sa mise en application dans l’unique but de continuer à faire de la rétention d’importantes recettes publiques générées par elles et qui échappent donc au budget de l’Etat.

C’est donc pour discipliner ces constellations du Trésor,c’est-à-dire ses auxiliaires qui prennent la dénomination d’organismes publics dans cette loi et pour augmenter les ressources intérieures de l’Etat en mettant fin à leur détention et utilisation exclusive par ces organismes, que celle-ci a été adoptée. L’adoption de la convention de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) va permettre à la Guinée, une fois que le texte sera promulgué, de se doter d’une législation claire grâce à laquelle les travailleuses et les travailleurs domestiques seront dorénavant bien protégés. Par souci de continuer à garantir la paix sociale pour préserver les activités économiques et les équilibres fondamentaux actuellement rétablis, les parties au dialogue national ont saisi l’Assemblée Nationale afin qu’elle se penche sur le code électoral et le code des collectivités décentralisées pour les amender. C’est ce travail qui est maintenant en cours au niveau de la Commission des Lois.

Enfin, s’agissant du Règlement Intérieur, la Commission des Lois a proposé d’en renvoyer l’examen et l’adoption à la session extraordinaire fixée pour le mois de février 2017. Cela parce que le temps qui restait à courir après l’examen et l’adoption des lois électorales, pouvait difficilement suffir pour examiner ces autres textes. Honorables députés, chers collègues, Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Mesdames et Messieurs les agents de l’administration Parlementaire, Distingués invités, Mesdames, Messieurs, Après trois années d’activités, il nous faut maintenant faire un bilan à mi- parcours pour l’information de nos mandants. En effet, dès après l’installation du Bureau de l’Assemblée Nationale, nous avons dû déciderd’élaborer un Plan Quinquennal d’action qui s’articule autour de sept (7) objectifs.

Celui-ci sert, aujourd’hui de boussole, c’est-à-dire de feuille de route, dans les actes que nous sommes entrain de poser pour bâtir une Institution législative normale, moderne et véritablement démocratique. Le premier de ces objectifs est la dotation de l’Assemblée Nationale d’un siège. En attendant de ce faire, nous avons aménagé un siège provisoire en rénovant l’espace qui lui est affecté au Palais du Peuple. Il a fallu, pour le rendre quelque peu habitable, refaire les bureaux existants et créer d’autres pour loger les différents organes et structures de l’Institution. Il a aussi fallu rénover l’hémicycle. Malgré tout, ce lieu reste complètement inadapté parce qu’en plus des insuffisances citées ci-haut, aucune sécurité individuelle et collective n’y est garantie aux députés et au matériel nécessaire au fonctionnement des services.

Il est donc indispensable d’entreprendre la construction d’un Palais de l’Assemblée Nationale,surtout que le financement est bouclé. Le deuxième objectif vise à renforcer la cohésion interne et l’unité d’action de l’Assemblée Nationale qui est caractérisée par la présence en son sein de 113 députés qui siègent effectivement et qui sont issus de 15 partis. Dans cet ensemble, l’opposition détient une minorité de blocage, ce qui fait que sans elle, aucune loi organique ne peut être votée. Aussi, pour éviter la dégradation du fonctionnement de l’Institution ou son blocage, tout est-il mis en œuvre par le Bureau et son Président pour consolider l’unité et renforcer la cohésion interne.

C’est pour cela que l’Assemblée Nationale a, jusqu’ici, bien fonctionné comme nous l’entendons souvent dire par le Peuple avec des sentiments de sincérité, d’objectivité et d’honnêteté ce qui dément tous ceux, pour des raisons personnelles passent leur temps à faire le procès de notre Institution, parfois sans conviction d’ailleurs. Le Plan d’actions de l’Assemblée Nationale vise un troisième objectif : C’est la mise en œuvre d’une politique adéquate de communication pour renforcer l’image de l’Institution.

A ce titre, nous avons déjà réussi à doter l’Assemblée Nationale d’un moyen de communication qu’elle n’avait pas encore et ce, grâce à l’UNION EUROPEENNE. Il s’agit de la Radio Parlementaire qui est maintenant opérationnelle avec une équipe de journalistes recrutés par voie de concours et formés avant qu’ils ne soient pris en charge. Le quatrième objectif assigné à notre Institution est le renforcement de la capacité des députés et des agents de l’Administration Parlementaire pour leur permettre de jouer efficacement leur rôle de législateur. Pour ce faire, les Partenaires techniques et financiers ont formé les députés et les agents sur les procédures législatives et parlementaires ainsi qu’en légistique.

Le cinquième objectif est le renforcement de la capacité des députés, de leurs assistants et des fonctionnaires de l’administration parlementaire. Sur ce point, les contacts sont en cours pour leur formation sur les outils de contrôle, sur le contrôle des marchés publics,des concessions minières et l’ITIE, sur le contrôle des politiques sectorielles et pour poursuivre leur formation sur place ou à l’extérieur dans d’autres domaines. Quant au sixième objectif, il vise la formation des députés sur les mécanismes de représentation, sur le plaidoyer, l’interaction et la communication, ainsi que la formation sur les mécanismes de collaboration parlementaires etc. Enfin, le septième objectif est d’accompagner le développement institutionnel de l’Assemblée Nationale.

Pour ce faire, l’Assemblée Nationale a déjà procédé à la révision des textes structurants (l’organigramme, les règlements administratifs et financier) et à la rédaction de manuels de procédures. D’autre part, un travail de développement des ressources humaines est en cours. C’est ainsi que le statut du personnel est déjà révisé et validé ; il ne reste qu’à l’adapter au nouveau Règlement Intérieur dès que celui-ci sera adopté. Dès lors, chaque agent sera dorénavant lié à l’Assemblée Nationale par un contrat. La biométrie du personnel de l’administration voir des députés touche pratiquement à sa fin et les cadres sont entrain de recevoir des formations de mise à niveau.

Il faut dire que le travail de biométrie, c’est-à-dire de recensement du personnel auquel nous avons procédé, et de contrôle des diplômes,le tout pour assainir le fichier du personnel, nous a conduits à des découvertes surprenantes qui étonneront nombre d’agents de l’administration parlementaire. Enfin, nous avons doté l’Institution d’importants matériels de travail à tous les niveaux.

Déjà, deux (2) bus pour le transport du personnel et une voiture pour le personnel de la radio parlementaire ont été acquis, sans compter le matériel de bureautique. De même, la bibliothèque parlementaire, l’infirmerie et tous les bureaux et salles de réunions ont été entièrement rénovés et équipés. Dans l’ensemble, l’exécution de ce Plan se poursuit dans de bonnes conditions. Nous ferons tout pour atteindre tous nos objectifs dans les deux années qui restent à courir. Cela est faisable si nous obtenons à temps le site pour la construction du siège dans la mesure où le financement est déjà entièrement trouvé.

Je vous remercie pour votre attention !

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Alpha Condé réfractaire aux exigences de l’apaisement

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Il gracie, libère provisoirement, puis fait kidnapper et emprisonner.

Deux jours avant d’officialiser la libération provisoire accordée à quatre gros bonnets du principal parti d’opposition, en l’occurrence Ousmane Gaoual Diallo, Chérif Bah, Cellou Baldé et Abdoulaye Bah, parmi les 325 opposants en détention depuis 2020, le régime a fait kidnapper l’opposant Thierno Yaya Diallo et emprisonner Keamou Bogola Haba le 14 juillet.  Ce procédé digne d’une danse à reculons embrume la voie de sortie de crise.

A la veille de la tabaski célébrée du mardi 20 au mercredi 21 juillet 2021, le régiAme Alpha Condé a accordé, vendredi 17 juillet, une liberté provisoire à quatre gros bonnets des 325 prisonniers politiques en détention depuis 2020. A savoir : Ousmane Gaoual Diallo, Ibrahima Chérif Bah, Mamadou Cellou Baldé et Abdoulaye Bah.

Ces prisonniers ont bénéficié d’une liberté conditionnelle, pour leur permettre de poursuivre les traitements prescrits par leurs médecins personnels. Ils ont été placés en détention en novembre 2020. Malades, ils suivaient des soins à l’hôpital national Ignace Deen situé à quelques mètres de la prison centrale de Coronthie.

Libérés, ils sont tenus de ne pas sortir de Conakry sans autorisation préalable de l’administration pénitentiaire qui peut, à tout moment, requérir leur replacement en prison.

Les quatre gros bonnets de l’Ufdg, principal parti d’opposition, ainsi que des dizaines d’autres avaient été renvoyés le 29 avril dernier devant le tribunal de Dixinn pour être jugé des faits notamment de «détention, fabrication d’armes, pillage,  participation à un mouvement insurrectionnel, menace de violences ou de mort, diffusion et mise à disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public». Ils attendent de connaître la date de leur procès.

Cette « décision que vient de prendre la justice de notre pays est un acte souverain qui est de nature certes à contribuer à apaiser les esprits et les cœurs. C’est aussi et surtout une raison de plus, de faire confiance en nos institutions », a commenté, le 17 juillet 2021, le ministre d’Etat, ministre porte-parole du gouvernement, Tibou Kamara.

Selon Cellou Dalein Diallo, le principal opposant au régime Alpha Condé, les bénéficiaires de cette mesure, « sont des innocents, tout comme beaucoup de leurs compagnons de bagne, (...) Etienne Soropogui, Foniké Menguè et Ismaël Condé qui croupissent en prison depuis plus de 8 mois, ainsi que Keamou Bogola Haba, déféré (...) à la Maison centrale » de Conakry.

L’opposant laisse entendre que, « cette libération conditionnelle ne peut réparer et atténuer cette injustice et les préjudices physiques et moraux qu’elle a causés à ces innocentes victimes, à leurs familles et à l’Ufdg, leur parti».

«Cela dit, renchérit Sékou Koundouno, responsable des Stratégies et planification du Fndc (Front national de défense de la constitution) dans une tribune publiée par les médias,  il ne faut pas se tromper sur le caractère politique de ce dossier comme les avocats l’ont toujours dénoncé».

« Sur le plan juridique, la semi-liberté est un régime d’exécution d’une peine. Autrement dit, elle concerne une personne qui a déjà fait l’objet d’une condamnation». Mais il se trouve qu’ «Elhadj Ibrahima Chérif Bah et ses compagnons d’infortune n’ont pas encore été jugés à plus forte raison condamnés », souligne Koundouno.

Retour à la case départ

A deux jours de cette libération provisoire qui ouvrait la voie à un apaisement politique favorable au contexte marqué par la nomination de Fodé Bangoura, un ancien cacique du régime Conté, au secrétariat général permanent du dialogue social et politique – suivie d’une série de grâces présidentielles accordées à des prisonniers membres de l’Ufdg, deux opposants membres de l’Anad, nouvelle version, ont été inquiétés à Conakry.

Le jeune leader politique Thierno Yaya Diallo a été enlevé à son domicile de Lambanyi en compagnie de son homologue Keamou Bogola Haba, le mercredi 14 juillet, quelques heures seulement après avoir assisté à la signature officielle de la Charte de l’Anad.

M. Diallo a été relaxé après son audition à la Direction centrale de la police judiciaire (Dcpj). Quant à M. Haba, il a été accusé d’« incitation à la désobéissance civile» et jeté en prison à la Maison centrale de Conakry.

Ce procédé du régime Condé, digne d’une danse à reculons, embrume la voie de sortie de crise, remet en question sa volonté d’aller à l’apaisement avec le camp Cellou Dalein Diallo et renforce l’union sacrée des leaders de l’Anad autour de  leur objectif.

Par Diallo Alpha (Le Populaire)

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Justice : quatre détenus politiques bénéficient d’une liberté conditionnelle

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Quatre responsables de l’Union des forces démocratiques de Guinée, (UFDG), le principal parti de l’opposition dirigé par Cellou Dalein Diallo, incarcérés depuis novembre dernier, ont bénéficié d’une liberté conditionnelle et devraient sortir de la maison centrale ce samedi 17 juillet.

Il s’agit de Ibrahima Chérif Bah, Ousmane Gaoual, Abdoulaye Bah et Mamadou Cellou Baldé.

Dans un communiqué lu vendredi nuit à la télévision nationale, le directeur de l’administration pénitentiaire a expliqué qu’il a pris cette décision pour raison de santé.

En séjour médical prolongé au CHU Ignace Deen, ces quatre prévenus vont désormais poursuivre leurs traitements à domicile à Conakry, avec des obligations comme, déférer à toute réquisition de l’administration pénitentiaire, ou ne pas sortir de la capitale guinéenne sans autorisation préalable de l’administration pénitentiaire.

Ils ont tous poursuivis pour « atteinte aux institutions de la république », « trouble à l’État par la dévastation et le pillage », « participation à un mouvement insurrectionnel », « menace de violence ou de mort par le biais d’un système d’information », et « production, diffusion et mise à disposition d’autres de données de nature à troubler l’ordre public ou la sécurité publique. »

Plusieurs autres détenus politiques comme Etienne Soropogui, président du mouvement politique Nos valeurs communes, croupissent toujours en prison.

Aucune date d’audience n’a encore été fixée pour eux.

Par Guinee28

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A LA UNE

Cellou Dalein Diallo « la reprise prochaine des manifestations sèment la panique du pouvoir »

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Le principal opposant Guinéen a exprimé son soutien à ses deux alliés, arrêtés mercredi soir, par des agents de la police judiciaire, juste après la signature de la nouvelle Charte de l’ANAD.

Pour  Cellou Dalein Diallo, cette signature et l’annonce de la reprise prochaine des manifestations pacifiques sèment la panique dans les rangs du pouvoir, dit-il.

« C’est cette panique, associée à la volonté incurable de Alpha Condé de museler l’Opposition et de faire taire toute voix discordante, qui explique l’arrestation de Bogola Haba dit « Bogos », Responsable de la communication de l’ANAD et Thierno Yaya DIALLO, Président de  Guinée Moderne (GM). » Dénonce-t-il.

Tous deux membres de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD), ils ont été arrêtés à Lambagni puis conduits à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), quelques heures après la signature le 14 juillet, d’une nouvelle charte de l’ANAD, dirigée par Cellou Dalein Diallo.

Après quelques heures d’auditions, Thierno Yaya Diallo,  a lui,  été finalement libéré.

Bogola Haba quant à lui, il reste toujours maintenu en garde à vue.

Intervenant, jeudi soir sur RFI, Tibou Kamara a affirmé que M. Haba « s’est livré à des déclarations appelant à la désobéissance civile et à l’insurrection».

« Je pense qu’il est tout à fait normal que les services de sécurité interpellent la personne concernée pour qu’elle s’en explique », estime le ministre porte parole du gouvernement.

Par Issaga Sylla

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