Connect with us

A LA UNE

Climat : le réchauffement de la planète s’accélère à un rythme sans précédent, alerte l’ONU

Published

on

Votre publicité ici

Le changement climatique est généralisé, s’accélère et s'intensifie, aussi certains de ces impacts sont désormais irréversibles, du moins à l'heure actuelle, selon le dernier rapport très attendu du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), publié ce lundi 9 août 2021.

Selon le GIEC le changement climatique induit par l'homme affecte déjà de nombreux phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes dans toutes les régions du monde. Les scientifiques observent également des changements dans l'ensemble du système climatique de la Terre : dans l'atmosphère, dans les océans, sur la banquise et sur les continents.

Nombre de ces changements sont sans précédent et certains sont déjà en cours, tandis que d'autres - comme l'élévation continue du niveau de la mer - sont déjà « irréversibles » pour des siècles, voire des millénaires, à venir, prévient le rapport.

Le réchauffement est l’œuvre de l'homme

Le rapport, élaboré par 234 scientifiques de 66 pays, souligne que l'influence humaine a réchauffé le climat à un rythme sans précédent depuis au moins 2.000 ans.

En 2019, les concentrations de CO2 atmosphérique étaient plus élevées que jamais depuis au moins 2 millions d'années, alors que les concentrations de méthane et d'oxyde nitreux étaient plus élevées que jamais au cours des 800.000 dernières années.

Aussi, la température à la surface du globe a augmenté plus rapidement depuis 1970 que pendant toute autre période de 50 ans au cours des 2.000 dernières années au moins. Par exemple, les températures de la décennie la plus récente (2011-2020) dépassent celles de la période chaude pluriséculaire la plus récente, il y a environ 6.500 ans, indique le rapport.

Parallèlement, le niveau moyen mondial de la mer a augmenté plus rapidement depuis 1900 qu'au cours de tout autre siècle précédent, depuis au moins 3.000 ans.

Le document montre que les émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines sont responsables d'un réchauffement d'environ 1,1°C entre 1850 et 1900.  Il constate qu'en moyenne sur les 20 prochaines années, la température mondiale devrait atteindre ou dépasser 1,5°C de réchauffement.

Le temps presse mais il est encore temps d'agir

Selon les experts du GIEC, il est encore temps de limiter le changement climatique. Des réductions fortes et durables des émissions de dioxyde de carbone (CO2) et d'autres gaz à effet de serre pourraient rapidement améliorer la qualité de l'air, et, d'ici 20 à 30 ans, les températures mondiales pourraient se stabiliser.

Les scientifiques du GIEC préviennent que le réchauffement planétaire de 2°C sera dépassé au cours du 21e siècle. Par ailleurs, la réalisation des objectifs de l'accord de Paris de 2015 sera « hors de portée » à moins que des réductions rapides et profondes des émissions de CO2 et d'autres gaz à effet de serre n'interviennent dans les prochaines décennies.

L'évaluation se fonde sur l'amélioration des données relatives au réchauffement historique, ainsi que sur les progrès de la compréhension scientifique de la réponse du système climatique aux émissions d'origine humaine.

« Il est clair depuis des décennies que le climat de la Terre change, et le rôle de l'influence humaine sur le système climatique est incontesté », a déclaré la coprésidente du groupe de travail I du GIEC, Valérie Masson-Delmotte.

Elle a toutefois signalé que le nouveau rapport « reflète également des avancées majeures dans la science de l'attribution, c'est-à-dire la compréhension du rôle du changement climatique dans l'intensification d'événements météorologiques et climatiques spécifiques ».

Des changements extrêmes

Les experts révèlent que les activités humaines affectent tous les composantes principales du système climatique, certains réagissant sur des décennies et d'autres sur des siècles.

Ils soulignent également que les preuves des changements observés dans les phénomènes extrêmes tels que les canicules, les précipitations intenses, les sécheresses et les cyclones tropicaux, et leur attribution à l'influence humaine, se sont renforcées.

Les scientifiques ajoutent que de nombreux changements dans le système climatique deviennent plus importants en relation directe avec l'augmentation du réchauffement climatique.

Il s'agit notamment de l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des épisodes de chaleur extrême, des vagues de chaleur marine et des fortes précipitations, des sécheresses agricoles et écologiques dans certaines régions, de la proportion de cyclones tropicaux intenses, ainsi que de la réduction de la glace de mer, de la couverture neigeuse et du pergélisol dans l'Arctique.

Le rapport indique clairement que si les facteurs naturels mitigeront les changements causés par l'homme, en particulier au niveau régional et à court terme, ils auront peu d'effet sur le réchauffement climatique à long terme.

Un siècle de changements, pour toutes régions

Les experts du GIEC prévoient qu'au cours des prochaines décennies, les changements climatiques s'accentueront dans toutes les régions. Un réchauffement planétaire de 1,5°C, entrainerait des vagues de chaleur, des saisons chaudes plus longues et des saisons froides plus courtes de plus en plus fréquentes.

À 2 °C de réchauffement planétaire, les extrêmes de chaleur risquent davantage d'atteindre des seuils de tolérance critiques pour l'agriculture et la santé.

Mais il n'y aura pas que la température. Par exemple, le changement climatique intensifie la production naturelle d'eau - le cycle de l'eau. Il en résulte des précipitations plus intenses et des inondations associées, ainsi qu'une sécheresse plus intense dans de nombreuses régions.

Concernant le régime des précipitations, dans les hautes latitudes, les précipitations devraient augmenter, tandis qu'elles devraient diminuer dans de grandes parties des régions subtropicales. Des modifications du régime des pluies de mousson sont attendues, qui varieront selon les régions, prévient le rapport.

En outre, les zones côtières connaîtront une élévation continue du niveau de la mer tout au long du XXIe siècle, ce qui contribuera à des inondations côtières plus fréquentes et plus graves dans les zones de faible altitude et à une érosion côtière.

Des événements extrêmes liés au niveau de la mer, qui se produisaient auparavant une fois tous les 100 ans, pourraient se produire chaque année d'ici la fin du siècle.

Le rapport indique également que la poursuite du réchauffement amplifiera le dégel du pergélisol, ainsi que la diminution de la couverture neigeuse saisonnière, la fonte des glaciers et des calottes glaciaires et la disparition de la banquise arctique estivale.

Les modifications de l'océan, notamment le réchauffement, la fréquence accrue des vagues de chaleur marine, l'acidification des océans et la réduction des niveaux d'oxygène, affectent à la fois les écosystèmes océaniques et les personnes qui en dépendent, et elles se poursuivront au moins pendant le reste du siècle.

Les experts préviennent que certains aspects du changement climatique peuvent être amplifiés dans les villes, notamment la chaleur, les inondations dues à de fortes précipitations et l'élévation du niveau de la mer dans les villes côtières.

En outre, les scientifiques du GIEC préviennent que des résultats peu probables, tels que l'effondrement de la calotte glaciaire ou des changements brusques de la circulation océanique, ne peuvent être exclus.

Limiter le changement climatique

« Pour stabiliser le climat, il faudra réduire fortement, rapidement et durablement les émissions de gaz à effet de serre, et atteindre des émissions nettes de CO2 nulles. La limitation des autres gaz à effet de serre et des polluants atmosphériques, en particulier le méthane, pourrait avoir des effets bénéfiques tant sur la santé que sur le climat », a souligné Panmao Zhai, coprésident du groupe de travail I du GIEC.

Le rapport explique que, du point de vue des sciences physiques, pour limiter le réchauffement climatique d'origine humaine à un niveau donné, il faut limiter les émissions cumulées de dioxyde de carbone, pour atteindre au moins des émissions nettes zéro de CO2, et réduire fortement les émissions d'autres gaz à effet de serre.

« Des réductions fortes, rapides et durables des émissions de méthane permettraient également de limiter l'effet de réchauffement résultant de la diminution de la pollution par les aérosols », ont souligné les scientifiques du GIEC.

Source : ONU

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

A LA UNE

Alpha Condé quitte enfin Conakry

Published

on

Votre publicité ici

Chassé du pouvoir le 05 septembre et retenu depuis par les mutins, Alpha Condé a finalement quitté Conakry ce lundi 17 janvier 2022, pour les Emirats Arabes Unis, où doit passer un exil médical.

L’ancien président a été autorisé en début d’année par la junte militaire à se rendre dans le pays de son choix pour aller se faire soigner.

Les militaires au pouvoir indiquent que la CEDEAO  s’est engagée à assurer son retour dans un délai d’un mois après ces consultations médicales.

Par Guinee28

Continue Reading

A LA UNE

Le monde compte un nouveau milliardaire toutes les 26 heures depuis le début de la Covid-19

Published

on

Votre publicité ici

La planète compte un nouveau milliardaire toutes les 26 heures depuis le début de la pandémie de la Covid-19, alors que les inégalités contribuent à la mort d’une personne toutes les quatre secondes, d’après l’ONG Oxfam.

La fortune des dix hommes les plus riches au monde a plus de doublé, passant de 700 milliards de dollars à 1 500 milliards de dollars, à un rythme de 15 000 dollars par seconde ou 1,3 milliard de dollars par jour pendant les deux premières années d’une pandémie au cours de laquelle 99 % de la population mondiale a eu des revenus moins importants que prévu et où plus de 160 millions de personnes supplémentaires auraient basculé dans la pauvreté.

Gabriela Bucher, directrice générale d’Oxfam International, a déclaré : « Si ces dix hommes perdaient demain 99,999 % de leur fortune, ils seraient toujours plus riches que 99 % de toute l’humanité. Ils sont désormais six fois plus riches que les 3,1 milliards de personnes les plus pauvres. »

Dans un nouveau rapport intitulé Les inégalités tuent, publié le jour de l’ouverture des « Agendas de Davos » organisés par le Forum économique mondial, Oxfam révèle que les inégalités contribuent à la mort d’au moins 21 000 personnes par jour, soit une personne toutes les quatre secondes. Ces chiffres sont établis sur la base d’estimations prudentes du nombre de décès dus au manque d’accès aux services de santé, aux violences basées sur le genre, à la faim et au dérèglement climatique.

« Il n’a jamais été aussi important de s’attaquer à ces inégalités indécentes et violentes. Il y a urgence à répartir plus équitablement les richesses et les pouvoirs titanesques accaparés par les élites, notamment par le biais de mesures fiscales, pour réinjecter cet argent dans l’économie réelle et sauver des vies », poursuit Gabriela Bucher.

La fortune des milliardaires a davantage augmenté depuis le début de la pandémie qu’au cours des 14 années précédentes. Estimée à 5 000 milliards de dollars, il s’agit de la plus forte augmentation de la fortune des milliardaires depuis que ce type de données est recensé. Un impôt exceptionnel de 99 % sur les richesses amassées pendant la pandémie par les dix hommes les plus riches du monde permettrait par exemple de :

  • financer suffisamment de vaccins pour immuniser le monde entier ;
  • financer la protection sociale et une santé universelle, de financer l’adaptation au changement climatique et de réduire les taux de violences basées sur le genre dans plus de 80 pays ;
  • et ce, tout en laissant à ces hommes quelque 8 milliards de dollars de plus qu’avant la pandémie.

« Pour les milliardaires, la pandémie a été une aubaine. Les banques centrales ont injecté des milliards de dollars dans les marchés financiers dans le but de sauver l’économie, mais une grande partie a fini dans les poches des milliardaires, profitant de la montée en flèche des cours des actions. Les vaccins étaient supposés mettre fin à la pandémie. Pourtant, les gouvernements des pays riches ont permis à des monopoles et des milliardaires de l’industrie pharmaceutique de bloquer leur approvisionnement à des milliards de personnes. Tout cela conduit à une aggravation de toutes les formes d’inégalités. Il est révoltant d’en arriver là alors que la situation était prévisible. Et les conséquences sont meurtrières. », continue Gabriela Bucher.

Les inégalités extrêmes sont une forme de violence économique. Les choix politiques consistant à perpétuer l’accaparement de la richesse et du pouvoir entre les mains une poignée de privilégié·es nuisent directement à la grande majorité des citoyen·nes ordinaires dans le monde et à notre planète.

« À travers le monde, la réponse à la pandémie a alimenté cette violence économique de manière particulièrement grave, en direction des personnes racisées, marginalisées et des femmes. Les vagues de COVID-19 entraînent des pics de violences basées sur le genre, alors même que le poids du travail de soin non rémunéré sur les femmes et les filles a augmenté. », affirme Gabriela Bucher.

La pandémie a fait reculer l’objectif d’atteindre la parité à 135 ans, contre 99 ans auparavant. Collectivement, les femmes ont perdu 800 milliards de dollars de revenus en 2020. En tout, 13 millions de femmes de moins travaillent aujourd’hui par rapport à 2019. 252 hommes se partagent plus de richesses que le milliard de filles et de femmes qui vivent en Afrique, en Amérique latine et aux Caraïbes réunies.

Les groupes racisés ont été les plus durement touchés par la pandémie. En Angleterre, pendant la deuxième vague de la pandémie, les personnes d’origine bangladaise étaient cinq fois plus susceptibles de mourir de la COVID-19 que la population britannique blanche. Au Brésil, les personnes issues des communautés noires sont 1,5 fois plus susceptibles de mourir de la COVID-19 que celles issues des communautés blanches. Aux États-Unis, 3,4 millions d’Afro-américain·es seraient en vie aujourd'hui si leur espérance de vie était la même que celle des personnes blanches. Ces inégalités prennent directement racines dans le racisme et le colonialisme.

Les inégalités entre pays devraient se creuser pour la première fois en une génération. Les pays en développement, s’étant vu refuser l’accès à des stocks de vaccins suffisants du fait de la protection accordée par les gouvernements des pays riches aux grandes entreprises pharmaceutiques, ont été forcés de restreindre leurs dépenses publiques, au vu de la montée en flèche des niveaux de dette. Ils devront probablement faire face à des mesures d’austérité. La proportion de personnes contaminées qui meurent des suites du virus est environ deux fois plus importante dans les pays en développement que dans les pays riches.

Gabriela Bucher poursuit : « La pandémie de COVID-19 a révélé comment les décideurs politiques et économiques utilisent, avec cynisme et cupidité, les inégalités extrêmes comme un instrument de violence politique. » « Au bout d’années de recherches et campagnes sur ce sujet, Oxfam arrive aujourd’hui à cette conclusion, choquante mais sans appel. »

Malgré le coût immense que représente la réponse à la pandémie, au cours des deux dernières années, les gouvernements des pays riches n’ont pas pris la décision d’augmenter les impôts sur la fortune des personnes les plus riches et ont continué à privatiser les biens publics, comme les technologies liées aux vaccins. Ils ont tant encouragé les multinationales à développer des monopoles que, rien que pendant la pandémie, l’augmentation de la concentration du marché pourrait dépasser en un an celle observée entre 2000 et 2015.

Les inégalités sont au cœur de la crise climatique. Les émissions de CO2 des 1 % les plus riches sont deux fois plus élevées que celles des 50 % les moins riches. Cela a eu des conséquences sur le changement climatique en 2020 et en 2021, causant incendies, inondations, tornades, mauvaises récoltes et faim.

Selon Gabriela Bucher, « des inégalités si rampantes et profondes ne sont pas le fruit du hasard, mais un choix. Non seulement nos structures économiques nous ont rendu·es plus vulnérables à cette pandémie, mais elles permettent aussi à des personnes déjà extrêmement riches et puissantes d’exploiter cette crise à leur profit. »

Le rapport montre que les dirigeants des deux plus grandes puissances économiques du monde (les États-Unis et la Chine) commencent à réfléchir à des politiques de réduction des inégalités, notamment en augmentant les impôts des particuliers fortunés et en prenant des mesures contre les monopoles. Pour Gabriela Bucher, « c’est une première lueur d’espoir pour qu’un nouveau modèle économique émerge ».

Guinee28

Continue Reading

A LA UNE

Le corps d’Aminata Touré rapatrié ce lundi en Guinée

Published

on

Votre publicité ici

La dépouille de l’ex maire de Kaloum, Aminata Touré, sera rapatriée en Guinée ce lundi 17 janvier 2022, a-t-on appris. L’avion devant envoyer son corps est attendu vers 20 heures TU à l’aéroport international de Conakry.

Fille aînée du premier président Guinéen, feu Sékou Touré, elle est morte le 13 janvier 22, au Maroc de suites de maladie, à l’âge de 66 ans. Elle était l’unique femme maire du pays.

Pour le moment on ignore le programme de ses obsèques.

Par Guinee28

Continue Reading

Facebook

Advertisement
Advertisement

A PROPOS DE GUINEE28

Siège social : Lansanaya barrage commune de Matoto.

Télél : +224 624 24 93 98 – 656 92 41 62 – 666 39 29 09

Email : alfaguinee28@gmail.com

Tendance