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C’est quoi le virus Marburg, dont le cas suspect a été confirmé en Guinée ?

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Le virus Marburg a fait sa première victime en Guinée a indiqué l'OMS ce lundi 9 août. Les autorités nationales sont sur le qui-vive face à cette maladie hautement contagieuse, appartenant à la même famille que le virus responsable de la maladie à virus Ebola.

Moins de deux mois après la fin de l'épidémie d'Ebola, la Guinée a confirmé ce lundi un cas de la maladie à virus de Marburg, le tout premier détecté en Afrique de l'Ouest depuis son apparition en 1967. Soigné dans une clinique dans la préfecture de Guéckédou, le patient en question est décédé dans la même journée.

De la même famille que le virus responsable de la maladie Ebola, dont l'épidémie a fait des ravages en Afrique de l'Ouest de 2013 à 2015, Marburg est réputé moins létal que ce dernier. Provoquant une fièvre hémorragique virale sévère, de fortes céphalées et un malaise grave, il demeure néanmoins préoccupant avec un taux de mortalité moyen avoisinant les 50%.

Hautement contagieuse, la maladie à virus Marburg se transmet par contact direct interhumain "avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques de personnes infectées, ou avec des surfaces et des matériaux contaminés par ces liquides" précise l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Les premiers cas sont souvent dus à une exposition prolongée dans des grottes ou des mines où des chauve-souris porteuses du virus vivent.

Si le nom de Marburg ne vous dit probablement pas grand chose, ce virus existe pourtant depuis bien plus longtemps que le coronavirus, omniprésent dans nos vies depuis maintenant plus d'un an. Son apparition en 1967 en Allemagne et en Serbie est liée à des travaux de laboratoire sur des singes verts africains importés d'Ouganda.

Quelques cas sporadiques ont été détectés depuis dans plusieurs pays d'Afrique de l'Est. Cette maladie rare a néanmoins provoqué deux épidémies virulentes en République démocratique du Congo à la fin des années 1990 et en Angola en 2005 avec un taux de létalité pouvant atteindre 88 %.

Actuellement, il n'existe pas de remède contre le virus Marburg mais la réhydratation par voie orale ou intraveineuse et le traitement des symptômes spécifiques améliorent les taux de survie selon l'OMS.

Avec Nice Matin