Connect with us

A LA UNE

Carburant : que le ministre du Budget nous dise combien les dotations coûtent ?

Published

on

Le ministre du Budget dit qu'en six mois, la Guinée a perdu 765 milliards de francs en subventionnant le carburant. C'est un gros mensonge répété en boucle par les membres du gouvernement. Le carburant n'est pas subventionné en Guinée. On parle de subvention, dès que le prix de vente est inférieur au prix de revient, tel n'est pas le cas en Guinée, la structure des prix des produits pétroliers en fait foi. Aux États-Unis, les carburants sont faiblement taxés, d'où leur bas prix, contrairement à la France où ils sont fortement taxés, comme en Guinée. Ce sont certains pays producteurs de pétrole comme le Venezuela, l'Arabie Saoudite ou l'Iran qui subventionnent le carburant.

Enfin, je reconnais que le carburant est subventionné, mais qui en bénéficie ? Les dirigeants au sein de l'appareil d'Etat exclusivement à travers leurs dotations de carburant, qui représentent des aides financières directes non remboursables allouées à ces personnes. Des montants déraisonnables, au vu des consommations réelles de carburant de chacun des bénéficiaires. Cette pratique est une forme déguisée de détournement des fonds publics, parce qu'il est de notoriété publique, que les tickets de carburant sont échangés contre de l'argent dans les stations service. Que le ministre du Budget nous dise combien nous coûte ces dotations en carburant, car s'il y a perte pour la Guinée, c'est à ce niveau. Ce sont des dépenses qui n'ont aucune utilité pour la collectivité nationale.

Il est clair pour la majorité des Guinéens, que les fruits de leurs durs labeurs et tous leurs sacrifices ne servent qu'à engraisser ces gens. Ce sont des paresseux qui aiment la facilité : ils ont atteint la limite avec les taxes douanières et les impôts sur les entreprises notamment, il ne leur reste plus le seul levier des taxes sur le carburant. Qu'ils nous donnent une seule bonne raison pour qu'on accepte de nous tondre comme des moutons. Sur chaque litre vendu, au moins 250 francs sont prélevés pour être affectés à l'entretien routier, mais regardez l'état de nos routes et l'effondrement des ponts, est-ce encourageant de les accompagner? Alpha Condé a vu les routes et ponts construits par ADO et Macky Sall, on dirait que cela n'a pas suscité un sursaut d'orgueil chez lui pour qu'il se mette au travail.

Il faut du cynisme pour défendre la mal gouvernance et demander aux pauvres Guinéens d'accepter une énième perte de pouvoir d'achat au profit de ces impitoyables rapaces.

Nous devons être fermes et nous préparer à une longue guerre d'usure avec le gouvernement qui est confiant que nous finirons par abandonner la partie comme en 2016.

Le report de la marche de ce lundi n'est pas une reculade, ce mouvement citoyen est pacifique, bien que le gouvernement préfère les violences avec ses forces barbares qui piaffent déjà pour tuer du Guinéen. C'est bien de tester la justice.

Certes, ce combat est difficile, les Guinéens sont réduits à survivre au jour le jour, mais il faut fournir un effort herculéen gagner cette bataille décisive. Nous devons nous faire respecter. Ils nous parlent avec arrogance, alors sans les mamelles de l'Etat, ils sont incapables de gagner leur vie.

Sincèrement, j'ai honte de faire partie des politiciens Guinéens (on ne peut pas dire que c'est une classe politique). Ce sont des opposants au général Lansana Conté qui sont au pouvoir, avec le renfort des nouveaux venus en politique, tous aussi opportunistes les uns que les autres. Notre regretté professeur Alfa Ibrahim Sow les appelait "des entrepreneurs politiques". Mais, on a bien compris leur double langage, selon qu'ils soient loin ou près de "la mangeoire du pouvoir", c'est vraiment dégoûtant. Que cela ne décourage point celles et ceux qui se battent pour le changement. Ils veulent qu'on abandonne la lutte par écœurement, ne leur faisons pas plaisir. C'est difficile, mais nous y arriverons inéluctablement.

Par Alpha Saliou Wann

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

A LA UNE

Education: suppression des plusieurs postes dans le pré-universitaire

Published

on

Le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Guillaume Hawing, a annoncé la suppression provisoire de plusieurs postes dans les établissements scolaires publics.

Il s’agit de Secrétaire, de Conseiller d’Orientation et d’information, de Chargé des Ressources Matérielles et Financières, d’Agent de Santé et de l’hygiène Scolaire,  de Bibliothécaire documentaliste charge des TIC, de Chargé de laboratoire, Secrétaire Archiviste et suppléant.

Dans sa décision, Guillaume Hawing invite les cadres qui occupaient jusque là ces postes à rejoindre les salles de classes dès la rentrée scolaire prochaine.

Par Mariam Bâ 

Continue Reading

A LA UNE

Sierra Leone : deux policiers tués lors de manifestations contre la vie chère

Published

on

Des manifestations contre la vie chère en Sierra Leone ont tourné à l'émeute à Freetown, mercredi 10 août. Deux policiers "ont été frappés à mort par les manifestants", dans le quartier de Kissy situé à l'est de la capitale, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police Brima Kamara. Un couvre-feu de 15 heures à 6 heures (locales) a été annoncé par le vice-président du pays, Mohamed Juldeh Jalloh, qui a confirmé la mort de "Sierra-Léonais innocents, dont des membres des forces de sécurité".

Dans le quartier de Kissy, des dizaines de jeunes manifestants ont lancé des pierres et des bâtons sur les forces de sécurité, qui ont riposté en tirant des gaz lacrymogènes. Certains d'entre eux ont appelé au départ du président, scandant "Bio doit partir", en référence au président Julius Maada Bio, au pouvoir depuis 2018. Il se trouve actuellement au Royaume-Uni en visite privée.

Une initiative "pacifique" qui a tourné à l'émeute

L'initiative de la manifestation est venue d'un groupe de femmes commerçantes, The Grassroots Women of Salone, qui a convoqué un "rassemblement pacifique" pour "attirer l'attention sur les difficultés économiques et les nombreux problèmes qui affectent les femmes de la Sierra Leone", selon une lettre adressée à l'inspecteur général de la police et consultée par l'AFP.

"Certains Sierra-Léonais égoïstes ont intensifié l'appel à la violence et au renversement par la force du gouvernement légitime", a déclaré le vice-président à la télévision d'Etat. "Ces individus sans scrupules se sont lancés dans une manifestation violente et non autorisée, qui a entraîné la mort de Sierra-Léonais innocents, dont des membres des forces de sécurité", a-t-il ajouté.

AFP

Continue Reading

A LA UNE

Guinée : « un coup dur est porté à la démocratie et aux droits de la personne »

Published

on

En Guinée, la « dissolution » du FNDC par la junte remet sérieusement en cause le retour du pays à un véritable processus démocratique, a indiqué Human Rights Watch.

(Nairobi) – Le 8 août 2022, la Guinée a dissous le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), une importante coalition d’organisations de la société civile et de partis d’opposition guinéens, pour des motifs politiques, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch.

La décision du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a sérieusement remis en cause le retour du pays à un véritable processus démocratique. La coalition n’a pas été en mesure de contester efficacement la décision, qui reposait sur des allégations vagues et générales, devant un organe judiciaire indépendant ayant le pouvoir d’annuler l’arrêté. .

« Le gouvernement de transition guinéen contrôle déjà étroitement l’espace politique », a constaté Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur l’Afrique centrale à Human Rights Watch. « Cette mesure visant le FNDC ne fera qu’affaiblir davantage la démocratie en décourageant toute opposition significative. »

L’arrêté  accuse la coalition d’organiser des manifestations publiques armées, de recourir à la violence, d’inciter à la haine et de se comporter comme des « milices privées ». Cette décision est intervenue quelques heures après que la coalition a annoncé de nouvelles manifestations à travers la Guinée et à l’étranger pour réclamer un dialogue crédible entre les autorités militaires de transition et les partis d’opposition et la société civile.

Le 5 septembre 2021, des officiers militaires du Comité national du rassemblement et du développement (CNRD) autoproclamé ont renversé le gouvernement d’Alpha Condé. En mai, le colonel Mamady Doumbouya, qui dirige depuis septembre 2021 la junte militaire, s’est engagé à transférer le pouvoir aux civils dans un délai de trois ans. Mais des acteurs nationaux, dont la coalition du FNDC, et des organismes régionaux – en particulier la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) – ont rejeté ce délai, jugé trop long.

La coalition a été fondée en avril 2019 pour protester contre le projet de révision constitutionnelle de Condé et sa volonté de briguer un troisième mandat. Elle s’est heurtée à des tentatives d’intimidation et d’abus de la part des gouvernements de Condé et de Doumbouya. Les 30 et 31 juillet, les forces de sécurité ont arrêté trois éminents dirigeants de la coalition à Conakry, la capitale de la Guinée, et les ont accusés de manifestations illégales, de destructions de biens publics et privés, et de coups et blessures. En mai, la junte militaire a interdit toute manifestation publique pouvant être considérée comme une menace à l’ordre public, s’attirant les critiques du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.

La décision du gouvernement de dissoudre la coalition du FNDC viole la liberté d’expression, d’association, de réunion pacifique et de participation démocratique, a souligné Human Rights Watch. Ces droits sont garantis par le droit international des droits humains, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, que la Guinée a ratifié en 1978, et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Dans une déclaration en date du 10 août, la coalition a indiqué que la décision du gouvernement était « illégale, sans fondement et arbitraire », appelant à des manifestations à travers tout le pays le 14 août.

Alseny Sall, un éminent militant des droits humains à Conakry, a déclaré à Human Rights Watch : « Il s’agit d’un grand pas en arrière dans les efforts de la Guinée pour rétablir un régime démocratique après la prise de pouvoir par les militaires et d’une autre façon de museler la dissidence. »

Les autorités militaires guinéennes devraient immédiatement revenir sur leur décision et permettre au processus d’élections libres et équitables de se poursuivre dans le plein respect des droits et libertés fondamentaux, a recommandé Human Rights Watch. Les partenaires internationaux de la Guinée devraient dénoncer ce revers et appeler à un retour au pluralisme politique et à un régime démocratique.

« Cette attaque contre tout opposant au régime militaire n’est pas de bon augure pour la transition et les prochaines élections », a conclu Ilaria Allegrozzi. « Le gouvernement guinéen devrait annuler la dissolution du FNDC et mettre fin à l’ingérence dans les partis d’opposition et la société civile. »

Continue Reading

Facebook

Advertisement
Advertisement

A PROPOS DE GUINEE28

Siège social : Lansanaya barrage commune de Matoto.

Téléphone: +224 624 24 93 98/+224 666 39 29 09

Email : alfaguinee28@gmail.com

Tendance