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Afrique

Burundi : Adolphe Nshimirimana, le bras droit du président Nkurunziza, assassiné

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Le général Adolphe Nshimirimana, bras droit du président burundais Pierre Nkurunziza et chef de la sécurité intérieure, a été tué dimanche à Bujumbura dans une attaque à la roquette, a-t-on appris de sources officielles.

Ancien chef d’état-major de l’armée et souvent présenté comme le numéro deux du régime, le général Nshimirimana a été victime d’une attaque contre sa voiture en fin de matinée dans la capitale burundaise, ont indiqué à l’AFP des temoins.

Sa mort a été confirmée peu après par le chef de la communication de la présidence, Willy Nyamitwe : « J’ai perdu un frère, un compagnon de lutte, la triste réalité c’est que le général Adolphe Nshimirimana n’est plus de ce monde », a-t-il indiqué dans un message sur Twitter.

Le général Adolphe Nshimirimana, bras droit du président burundais Pierre Nkurunziza et chef de la sécurité intérieure, a été tué dimanche à Bujumbura dans une attaque à la roquette, a-t-on appris de sources officielles.

Ancien chef d’état-major de l’armée et souvent présenté comme le numéro deux du régime, le général Nshimirimana a été victime d’une attaque contre sa voiture en fin de matinée dans la capitale burundaise, ont indiqué à l’AFP des temoins.

Sa mort a été confirmée peu après par le chef de la communication de la présidence, Willy Nyamitwe : « J’ai perdu un frère, un compagnon de lutte, la triste réalité c’est que le général Adolphe Nshimirimana n’est plus de ce monde », a-t-il indiqué dans un message sur Twitter.

La disparition du chef des services de sécurité burundais intervient une semaine après la proclamation de la victoire à la présidentielle du sortant Pierrre Nkurunziza, pour un troisième mandat dénoncé par l’opposition, la société civile et plusieurs pays occidentaux.

Le mouvement de contestation contre un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza a été émaillé depuis la fin avril de violences qui ont fait une centaine de morts et ont poussé quelque 170.000. personnes, selon l’ONU, à fuir dans les pays voisins.

 

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A LA UNE

Burkina Faso : l’internet coupé depuis plusieurs jours

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Depuis le 20 novembre 21, l’internet mobile est coupé au Burkina Faso. Cette coupure est loin d’être terminée, puisque les autorités du pays ont décidé de prolonger cette suspension de la connexion de quatre jours.

En vertu de la loi relative « à la qualité et sécurité des réseaux […] et respect des obligations de défense nationale, […] le gouvernement décide de prolonger la suspension de l’Internet mobile », ont annoncé les autorités ce mercredi dans un communiqué.

Toutefois, même si l’internet fixe, quant à lui, n’est pas touché, la coupure de la connexion irrite l’opposition et la société civile au Burkina.

Déjà cette semaine, sur sa page Facebook le Balai citoyen a dénoncé le pouvoir burkinabè comme « un prédateur des libertés individuelles et collectives ». Dans un communiqué, les organisations professionnelles des médias parlent « d’une violation flagrante du droit du public à l’information ».

Cette coupure d’internet intervient alors que les négociations sont toujours en cours pour laisser passer un convoi militaire français bloqué sur la route entre Kaya et Ouagadougou depuis plusieurs jours. Ce mercredi, le ministre des Affaires étrangères Alpha Barry a demandé aux populations de rester calmes.

Le porte-parole de l’état-major français, le colonel Pascal Ianni, a quant à lui déploré « un effet de loupe qui exacerbe le sentiment anti-français », alors que « les réseaux sociaux jouent un rôle important dans la mobilisation de certains manifestants ».

Avec RFI

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A LA UNE

L’Afrique de l’Ouest et du Centre comptent le plus grand nombre d’enfants soldats au monde

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Depuis 2005, date à laquelle un mécanisme des Nations unies pour surveiller et communiquer sur six violations graves contre les enfants a été mis en place, l'Afrique de l'Ouest et du Centre sont les deux régions du monde avec le plus grand nombre d'enfants vérifiés comme étant recrutés et utilisés par les forces armées et les groupes armés non-étatiques et le plus grand nombre d'enfants reconnus comme victimes de violences sexuelles, révèle l’ UNICEF.

La Zone a également le deuxième plus grand nombre d'enlèvements, souligne l’organisation dans une  nouvelle publication,  appelant les partenaires à soutenir et à intensifier la documentation des violations graves contre les enfants, ainsi que la prévention et la réponse à ces violences.

Depuis 2016, l'Afrique de l'Ouest et du Centre a enregistré plus de 21 000 enfants vérifiés par les Nations unies comme recrutés et utilisés par les forces armées et les groupes armés non-étatiques, et plus de 2 200 enfants victimes de violences sexuelles. Plus de 3 500 enfants ont été enlevés et plus de 1 500 attaques contre des écoles et des hôpitaux ont été enregistrées.

Depuis 2005, une violation grave sur quatre vérifiées par les Nations unies dans le monde a été commise en Afrique de l'Ouest et du Centre. Au cours de la seule année dernière, plus de 6 400 enfants (dont 32 % de filles) ont été victimes d'une ou plusieurs violations graves dans la région.

« Que les enfants d'Afrique de l'Ouest et du Centre soient des cibles directes ou des victimes collatérales, ils sont piégés dans les zones de conflits, confrontés à la violence et à l'insécurité. Les violations graves de leurs droits perpétrées par les parties aux conflits sont inacceptables. Elles ont un impact négatif sur leur capacité à apprendre, à travailler, à nouer des relations personnelles et à contribuer au développement de leurs communautés et de leurs pays », a déclaré Marie-Pierre Poirier, directrice régionale d'UNICEF pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre. « UNICEF appelle toutes les parties aux conflits dans la région à prévenir et à mettre fin aux violations graves contre les enfants et à veiller à ce que tous les auteurs soient tenus pour responsables. »

Des crises humanitaires majeures continuent de se dérouler en Afrique de l'Ouest et du Centre. La situation au Cameroun, en République centrafricaine et en République démocratique du Congo, et les urgences multipays, y compris les crises dans le Central Sahel et la région du Bassin du Lac Tchad, ont des conséquences dévastatrices sur les enfants et les communautés.

Avec la recrudescence des conflits armés et la pandémie de COVID-19, 57,5 millions d'enfants en Afrique de l'Ouest et du Centre ont besoin d'une aide humanitaire, un chiffre qui a presque doublé depuis 2020.

Guinee28

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A LA UNE

La démocratie recule-t-elle en Afrique ?

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Où en est la démocratie sur le continent africain ? L'Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (IDEA) basé à Stockholm donne des réponses dans son rapport sur l’état de la démocratie dans le monde publié ce 22 novembre. Et les conclusions de l'étude ne sont pas bonnes. L’Afrique voit pour la première fois en dix ans une augmentation du nombre de régimes autoritaires.

"Le monde devient plus autoritaire" c'est le dur constat du rapport de l'IDEA. Les experts de ce laboratoire d’idées? L'institut créé en 1995 et qui rassemble 31 pays, estime que le nombre de pays dont le régime devient autoritaire est trois fois supérieur au nombre de pays qui tendent vers la démocratie.

Un net recul de la démocratie

Les démocraties reculent. Les régimes hybrides ( régimes qui combinent pratiques autoritaires du pouvoir et élections démocratiques) et les régimes autoritaires progressent.  Cette tendance politique touche "70% de la population mondiale". Kevin Casas-Zamora, dirigeant d’IDEA joint par l'AFP ne cache pas son pessimisme, "cela en dit long sur le fait qu'il se passe quelque chose de grave sur la qualité démocratique".

Pour 2021, le pointage provisoire de l'IDEA recense 98 démocraties - un nombre au plus bas depuis plusieurs années - 20 régimes "hybrides" dont la Russie, le Maroc ou encore la Turquie et 47 régimes autoritaires, parmi lesquels la Chine, l'Arabie Saoudite, l'Éthiopie ou encore l'Iran.

Qu’en est-il en Afrique ?

Les experts constatent une forte prédominance de régimes "autoritaires" avec l’exception de la Tunisie considéré comme une démocratie "intermédiaire". Ils constatent dans leur rapport sur l'Afrique et le Moyent Orient que le nombre de démocraties est passé de 22 à 18 entre 2015 et 2020.

En particulier, le Bénin et la Côte d’Ivoire ont perdu leur statut de démocratie. Et le Mali bascule de régime hybride à régime autoritaire.

La Zambie, désormais classée pays démocratique, est le seul pays à avoir changé positivement de catégorie cette année.

Des critères clés pour définir un État démocratique

Les experts de l’IDEA s’appuient sur un certain nombre de critères pour évaluer l’état démocratique d’un pays, notamment la tenue régulière de scrutins électoraux.

Élections libres

Ils constatent qu’au cours de l’année 2020 des élections nationales et régionales ont pu se tenir régulièrement et restent le mode normal de transfert de pouvoir dans de nombreux pays.

Ainsi en mars 2021 l’Afrique du Sud et la Tunisie ont reporté leurs scrutins.

En mai ce fut au tour du Gabon, de la Gambie, du Kenya, de la Libye, de l’Ouganda et du Zimbabwe.

En août ce fut au tour de l’Éthiopie, en septembre du Nigeria, en octobre du Liberia, en novembre du Niger et de la Somalie, en décembre du Tchad.

En février 2021 c’est la Somalie qui a suspendu son processus électoral.

Si le Mali a tenu des élections en mai 2020, un coup d'État en août a modifié la situation et la junte militaire a instauré un gouvernement de transition en septembre 2020. La CEDEAO et la communauté internationale font pression sur le gouvernement pour que des élections générales aient lieu en février 2022. Le Premier ministre Choguel Maïga a parlé d'un report de ces élections générales.

Légitimité du gouvernement

Seuls quatre pays recueillent des scores honorables dans la catégorie représentativité du gouvernement : le Cap Vert, le Ghana, le Sénégal et l’Afrique du Sud.

Entre 2015 et 2020, 13 pays africains ont modifié ou éliminé des articles de leur constitution afin d’étendre la durée des mandats présidentiels.

Des transitions obtenues par des coups d’État militaires ont eu lieu en Algérie, en Égypte, au Soudan et au Zimbabwe en 2020 et au Mali et au Tchad en 2021.

Liberté d’expression

Dans un effort de contenir la désinformation au sujet de la pandémie, nombres de  gouvernements ont réduit fortement la liberté d’expression souligne le rapport des experts.

29 pays ont adopté des lois qui ont restreint la liberté d’expression sur internet.

Entre 2020 et 2021 l’accès à internet a été supprimé dans le cadre d’élections au Burundi, en Guinée, en Tanzanie, au Togo et Ouganda.

L’Éthiopie détient le record des fermetures d’internet sur le continent. Le Nigeria a interdit Twitter en 2021. La Zambie a fermé tous les réseaux sociaux pendant l'élection présidentielle d'août 2020.

Recours à la force

Onze gouvernement, l’Angola, l’Éthiopie, le Ghana, le Liberia, la Libye, la Mauritanie, le Nigeria, la Sierra Leone, l’Afrique du Sud, le Soudan et la Tunisie ont eu recours à l’armée pour faire respecter les mesures sanitaires. Les experts ont répertorié "un recours excessif à la force" dans 21 pays.

Respect des droits fondamentaux

Depuis 1994, le continent sur ces trois décennies a connu un formidable développement démocratique, soulignent les experts de l’IDEA. Les libertés des citoyens comme comme la liberté d’expression ou la celle d’association et de réunion, ont connu des avancées. Cependant, depuis quelques années ils remarquent un recul de ces libertés notamment au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Tanzanie et en Zambie.

Accroissement des violences politiques et du terrorisme

D’autres facteurs entrent en compte pour quantifier l’état de la démocratie dans un pays, notamment l’insécurité. Sur ce point certaines régions sont plus éprouvées que d'autres.

Les régions sahéliennes, d’Afrique de l’Est et d’Afrique du Nord ont été les plus touchées par les activités djihadistes. En Afrique centrale, les conflits au Cameroun et dans les régions orientales de la République démocratique du Congo ont provoqué de vastes mouvements migratoires.

Mais pour conclure, ils soulignent la part importante que prennent les organisations de jeunes et de la société civile dans le développement démocratique notamment dans les mobilisations en Afrique du Sud, en Algérie, au Mali, au Nigeria, en Tunisie et au Soudan.

Par TV5monde

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