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Burkina : l’arrivée au pouvoir des militaires a plutôt aggravé l’insécurité (ISS Africa)

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En janvier 2022, les militaires burkinabés prenaient le pouvoir en renversant le président Roch Marc Kaboré qui était critiqué pour son bilan sécuritaire. Le putsch avait suscité au sein de la population l’espoir d’un véritable changement, d’autant qu’en renversant le président Roch Marc Christian Kabore, la junte au pouvoir avait souligné le caractère impératif de la lutte contre l’insécurité, suscitant de nombreux espoirs quant à la fin du terrorisme. Pourtant, selon ISS Africa, ce coup de force a en réalité un effet inverse sur la situation sécuritaire du pays.

Au Burkina Faso, l’arrivée au pouvoir du colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba n’a pas permis de régler le problème du terrorisme et de l’insécurité. Au contraire,  l’insécurité s'est plutôt aggravée. C’est ce qui ressort d’une analyse publiée ce début mai par l’Institute for Security Studies (ISS Africa), un think tank africain basé à Addis Abeba.

« Les chiffres du Armed Conflict Location & Event Data Project (ACLED) font état de 610 incidents violents, impliquant principalement des groupes extrémistes violents, entre le 25 janvier et le 8 avril 2022, faisant 567 morts. Par rapport à la période correspondante en 2021, le nombre d'incidents a quadruplé et les décès ont triplé » souligne l’institution dans son étude.

Ainsi, la déstabilisation institutionnelle résultant du putsch du colonel Damiba semble surtout avoir profité aux extrémistes qui ont multiplié les actes de violence notamment durant le mois de février. Cette situation a entrainé une hausse du nombre déjà important de personnes déplacées dans le pays, qui est passé de 1 741 655 à la fin janvier 2022 à 1 814 283 à la fin février, soit une augmentation de 4,17%. Un chiffre qui fait du Burkina Faso, le pays faisant face à la plus grande crise de déplacement forcé du Sahel avec 64% des personnes déplacées dans la région.

Le nouveau pouvoir burkinabé justifie cette brusque détérioration du climat par une période creuse créée par la mise en place des institutions de la transition. Celle-ci prévue pour durer 36 mois devrait permettre, d’après les nouvelles autorités, d’obtenir des résultats probants dans la lutte contre l’insécurité dans le pays.

Des décisions ont été prises par le gouvernement de transition, notamment le remplacement de plusieurs hauts commandants de l’armée nationale et l’annonce d’un dialogue national qui sera mené essentiellement par le ministère en charge de la réconciliation nationale et le nouveau ministère des affaires religieuses et coutumières.

Tenir compte des évolutions régionales et nationales

L’analyse d’ISS Africa intervient dans un contexte sous-régional particulier, marqué par la chute entre 2020 et 2022, de trois présidents démocratiquement installés, au Mali, en Guinée, puis au Burkina Faso. Cette série de putschs militaires, à laquelle auraient pu s’ajouter le Niger et la Guinée Bissau qui ont enregistré des tentatives de coups d’Etat, a fait craindre une propagation de la situation à d’autres pays de la CEDEAO, qui connait des défis sécuritaires sans précédent. D’ailleurs l’institution a très tôt suspendu Bamako, Conakry et Ouagadougou de ses instances, et des menaces de sanctions plus lourdes continuent de peser sur ces trois pays.

Pourtant, dans le cas du Burkina Faso, l’ISS Africa estime qu’il est important que l’organisation sous-régionale lâche du lest, pour permettre aux autorités de créer les conditions sécuritaires nécessaires pour une passation du pouvoir aux civils. « Dans ce contexte, les partenaires du Burkina Faso devraient définir des stratégies d'appui flexibles et pragmatiques, tenant compte des évolutions nationales et régionales » souligne l’institution. Et d’ajouter : « Sans renoncer à l'exigence d'un retour à l'ordre constitutionnel dans un délai "raisonnable", leur crédibilité repose, au-delà du strict respect des processus, sur leur approche constructive, notamment pour soutenir le Burkina Faso dans la réalisation de ses objectifs sécuritaires. L'adoption de sanctions économiques, dont la CEDEAO brandit la menace si les autorités ne révisent pas le calendrier de la transition, pourrait déclencher une spirale négative et conduire à une rupture des relations ».

Avec Agence Ecofin

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Après l’Amérique du nord, Cellou Dalein Diallo attendu en Europe

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En séjour en Amérique du nord depuis le 14 juin dernier, Cellou Dalein Diallo devrait boucler sa tournée américaine ce weekend. De là, il est attendu à Paris la semaine prochaine, a-t-on appris.

Il devrait rencontrer des responsables et des militants de son parti l’UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée), mais aussi des responsables français et européens.

Visé par la Crief (Cour des répressions des infractions économiques et financières) pour des faits présumés de détournements de deniers publics, corruption d'agents publics et enrichissement illicite, dans le cadre de la vente d’un avion de la défunte  Compagnie Air Guinée, sous le régime du feu général Lansana Conté, il vit à l’étranger depuis quelques mois.

Ministre des transports à l‘époque des faits, il a toujours clamé son innocence dans ce dossier, dénonçant une campagne visant à l’éliminer de la course à la prochaine présidentielle.

Par Guinee28

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Mauritanie : des guinéens arrêtés pour tentative d’entrer illégale à Nouakchott

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Une dizaine des ressortissants guinéens auraient été arrêtés dans la matinée de ce vendredi 24 juin 2022, au kilomètre 100 sur la route Rosso Nouakchott, alors qu’ils tentaient d’entrer illégalement dans la capitale.   

Selon Sahara Medias qui donne l’information, c’est un chauffeur d’une citerne appartenant à l’une des sociétés de lait qui tentait de faire passer ces migrants, dont des femmes et des enfants.

Ils seraient détenus dans un poste de la gendarmerie mauritanienne.

Par Guinee28

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Politique : Bah Oury divorce avec la CORED de Mamadou Sylla

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Le divorce est consommé entre l’UDRG et la Convergence pour la renaissance démocratique en Guinée (CORED) dirigée par Mamadou Sylla.

Dans un tweet, le président de ce parti, Bah Oury, demande aux responsables de la coalition politique à laquelle il appartenait jusque-là d’acter la fin de leur collaboration peu après la sortie médiatique de Mamadou Sylla, président de la CORED.

« L’UDRG prend acte des propos de El hadj Mamadou Sylla de l’UDG et Président de la CORED sur les ondes de la radio FIM FM ce matin dans l’émission Mirador. En conséquence nous proposons aux instances de l’UDRG de valider la fin de notre implication au sein de cette coalition ».  Un peu plutôt dans la matinée, Mamadou Sylla l’a demandé de quitter sa coalition politique s’il ne respecte plus ses statuts et règlements, ou à défaut il va le virer.

« Si tu n’es pas d’accord, tu démissionnes ou on te fait partir », a déclaré Mamadou Sylla dans l’émission Mirador.

Il faut noter que l’origine de leur discorde remonte à hier. En effet, alors que la CORED avait décidé de décliner l’invitation à participer au troisième cadre de concertation initialement prévu ce vendredi, mais finalement reporté à lundi par le premier ministre, Bah Oury a plutôt pris la décision contraire, en indiquant qu’il est favorable au dialogue engagé sous l’égide du gouvernement. « Par conséquent l’UDRG ne partage pas le point de vue exprimer par la CORED », a-t-il posté hier sur Tweeter.

Par I. Sylla

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