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Belgique : une ministre d’Alpha Condé impliquée dans un scandale de corruption

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Alors que Vincent Bolloré était toujours en garde à vue mercredi, le procès de son homme-lige Hubert Fabri et de la "galaxie Socfin" débute demain.

Parfois, l’actualité malicieuse fait s’entrechoquer des affaires étonnamment proches. Alors que, ce mercredi, le puissant industriel français Vincent Bolloré se trouvait toujours en garde à vue à Nanterre, auditionné dans une affaire de corruption d’agents publics étrangers, c’est un dossier tout à fait similaire qui s’apprête à être jugé à Bruxelles. Et qui concerne une société dont Bolloré est actionnaire à 38,7%.

Sept ans après le début de l’enquête, quatre entités du groupe Socfin, actif dans la production d’huile de palme et de caoutchouc, et cinq personnes physiques – dont son actionnaire majoritaire, le belge Hubert Fabri, très proche de Vincent Bolloré – comparaissent vendredi devant le tribunal correctionnel, avant que l’affaire ne soit renvoyée du 23 au 25 mai. Parmi les prévenus figure une Guinéenne, Mariama Camara, qui sera jugée pour corruption passive.

La ministre de l’Agriculture impliquée

Cette ancienne directrice de la Société guinéenne du palmier à huile et hévéa (Soguipah) – et qui fut à la tête de cette entité d’État pendant une trentaine d’années – est devenue ministre de l’Agriculture, le 27 décembre dernier, nommée par le président Alpha Condé. Selon le magazine Complément d’enquête, les enquêteurs français se demandent si le Président Condé n’a pas concédé le port de Conakry à Vincent Bolloré contre le financement de sa campagne présidentielle victorieuse en 2011. Mariama Camara est soupçonnée d’avoir encaissé plus de 4,2 millions d’euros pour son bénéfice personnel – ce qu’elle conteste – par le truchement des autres prévenus, qui seront jugés pour abus de confiance, corruption active, faux et usage de faux et blanchiment.

L’affaire prend sa source dans une autre procédure, toujours en cours: le volet "évasion fiscale" du même dossier. En première instance, le tribunal avait conclu à l’irrecevabilité des poursuites avant que la cour d’appel ne le déjuge et ouvre la porte à un nouveau procès, en février dernier. Mais la procédure qui s’annonce à Bruxelles est bien plus dérangeante pour le groupe Socfin, qui appartient à 50,7% à l’ucclois Hubert Fabri, 66 ans, homme-lige de Bolloré en Afrique.

En 2009, lors d’une perquisition menée au siège des sociétés du groupe Socfin dans le cadre du dossier d’évasion fiscale présumée, instruit par le juge bruxellois Jean-Claude Van Espen, les enquêteurs saisissent des documents en rapport avec la société Socficom, basée au Liechtenstein et qui servait à rémunérer les employés du groupe Socfin à l’étranger. Sur des documents saisis, les enquêteurs trouvent des traces de versement avec la mention suivante: "avance WAT", comme West African Trading, société de droit anglais détentrice des contrats de commercialisation entre les plantations du groupe Socfin et la Soguipah.

Cette société-écran (dénomination que conteste la défense) avait signé une convention avec la Soguipah de Mariama Camara. Chaque année, entre 2002 et 2010, la Soguipah faisait réserver 5% du prix d’achat de son caoutchouc au titre d’une "dette fournisseur". Mais selon les éléments du parquet de Bruxelles, cet argent était en fait transféré sur les comptes personnels de Mariama Camara, en France et en Suisse au titre de commissions occultes. En 2011, l’affaire est mise à l’instruction. En 2015, les prévenus étaient renvoyés devant le tribunal.

Selon les arguments de la défense, Mariama Camara touchait cet argent en parfaite transparence avec le gouvernement guinéen, afin "d’optimaliser le fonctionnement de la Soguipah. L’argent pour payer des pièces de rechange est resté entre les mains de Mariama Camara parce que la société guinéenne ne pouvait pas avoir de compte à l’étranger", a affirmé l’un des prévenus aux enquêteurs. Dans un courrier adressé au ministre des Affaires étrangères Didier Reynders en 2011, son homologue guinéen avait fustigé l’enquête belge et clamé "qu’aucun reproche ne peut être fait à la directrice générale (de la Soguipah, NDLR) dont l’intégrité exemplaire et le professionnalisme ont été reconnus, année après année, depuis sa nomination".

La Soguipah ne s’est pas constituée partie civile. Quant à Vincent Bolloré, il n’a été ni inculpé, ni entendu par les enquêteurs. Le groupe Socfin, coté à la Bourse du Luxembourg, est actif dans une dizaine de pays d’Afrique et d’Asie. Il produit de l’huile de palme et du caoutchouc sur plus de 180.000 hectares et engage plus de 45.000 employés.

Source : lecho.be   

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Tierno Monénembo : le ventre d’un intellectuel guinéen est dix fois plus curieux que sa tête !

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L’intellectuel guinéen a un gros problème : son ventre est dix fois plus curieux que sa tête. Préoccupé de belle maison et de bonne  bouffe, de bolides et de blazers, englué jusqu’au cou dans le plus sordide des quotidiens, notre bonhomme a définitivement déserté le champ historique et culturel. Ce qui laisse la porte grandement ouverte aux  crétins et aux fripouilles. Est-ce bien malin que de se faire guider par plus petit, plus vil et plus ignorant que soi ?

Vous l’avez compris : tous les malheurs de ce pays viennent de lui. Si, dès le début, il avait pris ses responsabilités, la Guinée aurait été tout autre. Et comme notre pays est une espèce de Balnibarbi (ce pays fictif et mal fichu, imaginé par Jonathan Swift) où l’on passe son temps à dire la même chose et à répéter les mêmes gestes bref, à commettre les mêmes erreurs,  rien ne dit que le passé est derrière nous. Pour que le passé passe, il faut un minimum de rupture. Or, de rupture, il n’y en a point eu. Nos grosses têtes d’aujourd’hui ressemblent point par point à celles d’hier. Le même manque d’idéalisme, la même paresse d’esprit, le même individualisme, le même carriérisme, le même culte fanatique du quotidien, la même inguérissable naïveté ! A chaque fois que je pense à nos regrettés, brillants et prestigieux martyrs du camp Boiro, me revient en tête ce vers du poète turc, Nazim Hikmet :

« …tu es comme le mouton et quand le bourreau habillé de ta peau quand le bourreau lève son bâton tu te hâtes de rentrer dans le troupeau et tu vas à l’abattoir en courant, presque fier… »

Parfois, je sens dans l’air quelque chose qui rappelle l’odeur sulfureuse des années Sékou Touré, 1967 en particulier.  Ce fut cette année-là que notre sanguinaire « Responsable Suprême »réussit à concentrer tous les pouvoirs dans ses mains : après la chefferie traditionnelle, les partis d’opposition, les syndicats, l’armée, elle aussi passe à la trappe. C’est exactement ce qui se répète aujourd’hui : Alpha Condé est devenu aussi puissant que le Sékou Touré de 1967. Que nous réserve-t-il : un nouveau Camp Boiro ou carrément un Auschwitz voire un Buchenwald  pour engloutir à son tour ce qui nous reste de roseaux pensants ? Faudrait-il dans ce cas, rouler dans la poussière et verser des larmes de sang ? Je ne le pense pas. Les intellectuels de ce pays (de l’Afrique, plus généralement) ne sont pas  des victimes pures et simples, ce sont les complices actifs de leur propre anéantissement. Le monde est foutu quand les grands clercs plient sous le charme de la démagogie et ajoutent leur voix au bruit étourdissant de la vox populi. Penser, c’est garder à tout moment, en toute circonstance, un autre son de cloche !

Pourquoi d’après vous, les Indépendances africaines si chèrement acquises sont très vite devenues des usines à broyer des Nègres ? Tout simplement parce l’intellectuel africain (guinéen, en l‘occurrence) a renoncé au principe-même qui fait qu’un intellectuel est un intellectuel : l’esprit critique. Cette propriété qui porte les deux valeurs essentielles de la pensée : la lucidité et la liberté.

Nos intellectuels ont-ils été lucides ? Nos intellectuels ont-ils été libres ?

Critiquer les conneries du Blanc, c’était bien et même très bien mais cela ne pouvait suffire. Il fallait aussi et dès le début, critiquer nos propres conneries. Je vous assure que si dès le 3 Octobre 1958, Aimé Césaire, Cheik Anta Diop, Ki-Zerbo avaient mis le holà, Sékou Touré n’aurait pas osé faire ce qu’il a fait.

Le rôle d’une élite, c’est de tirer la société vers le haut. Et cela n’est possible que si elle se prémunit de la médiocrité et garde comme un inestimable trésor, son libre-arbitre. Le rôle d’une élite ce n’est pas de revendre des parcelles et d’amasser des dollars ; de spéculer sur le diamant ou de vendre des clous rouillés,  c’est de produire des idées fortes et des émotions saines, bref de galvaniser le peuple, de lui donner de quoi se projeter dans l’avenir en toute lucidité et en confiance. Si la dictature se perpétue dans ce pays, c’est à cause du manque cruel de parapets, de garde-fous, de contre-pouvoirs. Et il va de soi que le premier moyen de résistance est d’ordre mental ; il va de soi que le  premier contre-pouvoir est d’ordre intellectuel. La dictature reculera dans ce pays le jour où les intellectuels se réveilleront, le jour où ils se réconcilieront avec les notions d’idéal (c’est le plus beau des rêves, l’idéal !), de solidarité,  d’indépendance d’esprit et de débat d’idées.

Que nos intellectuels ne se leurrent pas : Sékou Touré, Lansana Conté, Dadis Camara, Sékouba Konaté et Alpha Condé ont trouvé leur raison d’être et leur force dans leur laxisme ou dans leur opportunisme. Qu’ils sachent bien qu’en cas de grabuge, aujourd’hui comme hier, ils seront les premiers à remplir les prisons et les tombes.

Tierno Monénembo

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Fin de la deuxième épidémie d’Ebola en Guinée

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L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autorités guinéennes ont officiellement annoncé samedi à Nzérékoré la fin de la deuxième épidémie d'Ebola dans le pays, quelques mois après la réapparition de cette maladie.

"J'ai l'honneur de prendre la parole en ce jour de déclaration de la fin de la maladie à virus Ebola" en Guinée, a déclaré un responsable de l'OMS, Alfred Ki-Zerbo, lors d'une cérémonie officielle à Nzérékoré où la maladie était réapparue fin janvier.

"Je voudrais, au nom du chef de l'Etat (le président Alpha Condé), déclarer la fin de la résurgence de la maladie à virus Ebola en République de Guinée", a pour sa part indiqué le ministre guinéen de la Santé, le médecin général Rémy Lamah.

Un total de 16 cas confirmés et sept cas probables ont été recensés lors de cette dernière épidémie en Guinée. Onze patients ont survécu et 12 sont décédés, selon un communiqué de l'OMS publié samedi.

Le communiqué ne donne pas le détail des morts parmi les cas confirmés et probables.

Un précédent bilan donné par l'organisation jeudi faisait état de cinq décès.

L'épidémie de 2021 a été rapidement vaincue par rapport à 2013-2016. Elle était partie à l'époque de cette même Guinée forestière.

Elle s'était propagée au Liberia et à la Sierra Leone. Entre fin 2013 et 2016, la pire épidémie au monde depuis l'identification du virus en 1976 avait tué plus de 11.300 personnes, principalement en Guinée (2.500 morts), au Liberia et en Sierra Leone, trois des pays les plus pauvres au monde. Un bilan sous-évalué, de l'aveu même de l'OMS.

Avec AFP

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Alpha Condé à Accra pour la 59è session ordinaire de la Cédeao

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Le président Alpha Condé est arrivé vendredi soir à Accra au Ghana, où il doit assister, ce samedi 19 juin 2021, à la 59è session ordinaire de la Cédeao

Les participants à ce sommet vont aborder des questions de paix et la stabilité dans la sous-région, l'avancement des réformes institutionnelles de la CEDEAO, la vision 2050 et le projet de monnaie unique.

Cette 59e session ordinaire de la CEDEAO qui se tient aujourd’hui, a été précédée par la 46ème session ordinaire du Conseil de médiation et de Sécurité de même que la 86e session ordinaire du Conseil des ministres de la Communauté.

Par Guinee28

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