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Politique

Attaque à Ouagadougou : Alpha Condé se révolte

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Le président Alpha Condé, président en exercice de l’Union Africaine a réagi suite à l’attaque « terroriste » qui a fait 18 morts dans un café-restaurant de Ouagadougou.   

Interrogé par RFI,  le chef de l’Etat guinéen, a exprimé son « sentiment de révolte et d’indignation » suite à cette attaque « terroriste » qui a touché le cœur de la capitale burkinabè dans la nuit de dimanche à lundi.

« Nous devons renforcer le soutien au Groupe des 5 [G5 Sahel, NDLR] », a-t-il également plaidé, réclamant « des moyens pour se défendre » pour le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Tchad et la Mauritanie.

« De tels actes portent atteinte aux populations et à l’économie des pays », insiste-t-il, en appelant à la solidarité de la communauté internationale dans la lutte antiterroriste.

« Ça dépasse tout entendement, parce que c’est la deuxième fois qu’il y a des attaques en ville. C’est vraiment un sentiment de révolte, d’indignation  et surtout  d’encouragement et de soutien au peuple burkinabé», dit-il.

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Transition : l’ultimatum de la Cedeao à la junte guinéenne

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Si la Guinée a, une nouvelle fois, échappé aux sanctions de la Cedeao, le pays reste sous la menace des dirigeants ouest-africains qui donnent aux autorités guinéennes au plus tard le 1er août 2022, pour parvenir à un calendrier de transition acceptable pour la transition. Passé ce délai, des sanctions économiques et financières seront appliquées ainsi que des sanctions ciblées, préviennent-t-ils à l’issue du 61ème sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao qui s’est tenu  dimanche 03 juillet à Accra, au Ghana.

Ci-dessous  l’extrait du Communiqué final  du sommet sur la Guinée.

« - Sur la Guinée, les Chefs d’Etat et de gouvernement réitèrent leur position en jugeant  que le  calendrier de transition de 36 mois annoncé par les Autorités guinéennes est  inacceptable.

  • Les Chefs d’Etat et de gouvernement prennent acte de la décision des autorités de transition d’ouvrir un dialogue national qui a débuté le lundi 27 juin 2022 sous l’égide du Premier ministre.
  • Les Chefs d’Etat et de gouvernement prennent acte de la démission du Dr Mohammed Ibn Chambas en tant que Médiateur de la CEDEAO en Guinée. En conséquence, les Chefs d’Etat et de gouvernement  nomment  Son Excellence  Yayi BONI, ancien Président de la République du Bénin en tant que nouveau Médiateur de la CEDEAO en Guinée.
  • Les Chefs d’Etat et de gouvernement demandent  au Médiateur de travailler avec les Autorités de transition pour parvenir à un calendrier de transition acceptable pour la transition au plus tard le 1er août 2022. Passé ce délai, des sanctions économiques et financières seront appliquées ainsi que des sanctions ciblées
  • Les Chefs d’Etat et de gouvernement décident de maintenir la suspension de la Guinée de tous les organes de décision de la CEDEAO.
  • Les Chefs d’Etat et de gouvernement décident de rester saisis de la situation au Burkina Faso, en Guinée et au Mali. »

Par Mariam Bâ

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La Guinée échappe à nouveau aux sanctions de la Cedeao

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Alors que l'inquiétude était palpable, la Guinée a échappé à nouveau aux sanctions de la Cedeao. Les leaders ouest-africains réunis dimanche 03 juillet à Accra ont toutefois rejeté une nouvelle fois les 36 mois de transition proposés par la junte guinéenne.

Ils ont nommé un nouveau médiateur à la crise guinéenne. Il s'agit de l'ancien président béninois Thomas Boni Yayi.

Pour le Mali,  la Cédéao a levé les sanctions économiques et financières . Elle a aussi trouvé un accord avec le Burkina Faso pour un calendrier de 24 mois avant un retour des civils au pouvoir, à compter du 1er juillet 2022.

Il faut noter que les dirigeants ouest-africains ont par ailleurs choisi comme nouveau président en exercice de la Cédéao, Umaro Sissoco Embalo, président de la Guinée-Bissau et lui aussi victime d'une tentative de Coup d'État en février dernier.

Par Guinee28

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Sanctions: sommet décisif de la Cédéao ce dimanche à Accra

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L'organisation ouest-africaine avait remis à ce 3 juillet les décisions liées aux sanctions à lever ou à prendre pour le Mali, la Guinée et le Burkina Faso. Les trois pays ont redoublé d’efforts ces dernières semaines pour prouver leur bonne volonté.

Pour la Guinée, le Burkina Faso et le Mali, le sommet de la Cédéao qui s'ouvre ce dimanche à Accra est décisif. Les deux premiers cités sont en effet sous la menace d’éventuelles sanctions économiques, la transition de trois années qu'ils proposent avant le retour à l’ordre constitutionnel étant jugée bien trop longue par les chefs d’État de la sous-région.

Pour le Mali, c'est tout l'inverse. Bamako espère que les sanctions économiques et financières qui le frappent depuis le 9 janvier dernier seront enfin levées. Les déconvenues des précédents sommets appellent à la prudence, mais que ce soit chez les sources diplomatiques ouest-africaines ou du côté des dirigeants maliens, l’optimisme prévaut à la veille du sommet.

Un compromis envisageable

Il faut dire que les autorités maliennes de transition ont redoublé d’efforts pour faire la preuve de leur engagement à ne pas s’éterniser au pouvoir. En début de semaine, elles ont notamment annoncé le calendrier des futures élections communales, régionales (juin 2023), législatives (octobre 2023) et surtout présidentielle (février 2024) qui marqueront la fin de la période de transition, d’ici mars 2024.

Il s’agit d’un délai supérieur aux exigences initiales de la Cédéao – opposée à une prolongation de la transition au-delà de 16 mois –, mais qui pourrait suffire à arracher un compromis. D’autant que Bamako a aussi mis en place une commission chargée de rédiger la nouvelle Constitution, amorcé un dialogue avec la classe politique qui le réclamait de longue date et a aussi adopté une nouvelle loi électorale.

Selon les experts électoraux maliens, cette loi pourrait cependant permettre une candidature de l’actuel président de transition, le colonel Assimi Goïta. Aussi, dans cette dernière ligne droite, Bamako et la Cédéao ont notamment discuté du mécanisme de suivi à mettre en place pour la fin de la période de transition.

Dernier enjeu de taille : l’ampleur de la levée des sanctions qui, si elle était actée, pourrait ne pas être totale, mais progressive, en fonction de la concrétisation des engagements maliens.

Situation plus tendue en Guinée

La situation est plus tendue pour la Guinée. Les autorités de transition ont enfin ouvert un dialogue avec la classe politique, mais les principales formations ne le jugent pas crédible. Les procédures judiciaires visant les anciens responsables du régime d’Alpha Condé, l’interdiction de manifester et surtout le délai annoncé de trois années avant l’organisation d’élections continuent d’inquiéter les chefs d’État de la sous-région qui ont déjà menacé d’infliger des sanctions économiques au pays, en plus des sanctions ciblées déjà imposées aux dirigeants de la transition militaire.

Quant au Burkina, si la Cédéao reste inquiète de la dégradation sécuritaire sur le territoire et continue de rejeter les trois années réclamées par les nouvelles autorités avant l’organisation d’élections, le dialogue est jugé satisfaisant et pourrait susciter davantage d’indulgence de la part de l’organisation ouest-africaine.

RFI

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