Connect with us

Afrique

Appel à une grève illimitée contre la hausse soudaine du prix du carburant

Published

on

Les syndicats nigérians ont appelé samedi à entamer une grève la semaine prochaine pour protester contre l'augmentation soudaine de 67 % du prix de l'essence à la pompe, alors que le Nigeria est le premier producteur de brut en Afrique.

 « Si mardi à minuit, le gouvernement n’a pas ramené le prix de l’essence à 86,5 nairas (0,38 euro/0,43 dollar) par litre, nous n’aurons pas d’autre solution que d’appeler les travailleurs à entamer une grève illimitée à partir de mercredi », a annoncé à l’AFP Peter Ozo-Eson, secrétaire général d’un groupement de syndicats, le Nigeria Labour Congress (NLC).

Mercredi, le Nigeria a relevé les prix du pétrole à 145 nairas (0,64 euro/0,73 dollar) par litre, après des mois de pénurie due au manque de devises étrangères, qui ont affaibli l’économie du Nigeria, dont 70% des revenus dépendent du pétrole.

La décision d’une grève a été prise après une réunion conjointe entre le NLC et un autre groupement de syndicats, le Trade Union Congress (TUC), a précisé Peter Ozo-Eson.

« Épreuve de force »

« Nous encourageons nos adhérents et nos alliés de la société civile à se mobiliser pour cette épreuve de force à venir avec le gouvernement sur sa politique dirigée contre le peuple », a-t-il ajouté.

Selon lui, cette grève est également destinée à obliger le gouvernement à revenir sur la récente hausse des tarifs de l’électricité, dans un pays dont la production est à la peine, avec seulement 4.000 mégawatts pour 170 millions d’habitants.

D’après les syndicats, cette grève devrait affecter les banques, les aéroports, les ports, les marchés et les administrations.

Pendant des mois, des files d’automobilistes de plusieurs kilomètres se sont formées aux pompes, tandis que d’autres habitants se rabattaient sur le marché noir où le prix du litre pouvait être multiplié par trois.

Bien que premier producteur de pétrole du continent Africain, le Nigeria est contraint d’importer des produits pétroliers, ses quatre raffineries ne suffisant pas à sa consommation.

Le gouvernement maintient un prix à la pompe assez bas et paie la différence aux importateurs, qui prennent régulièrement le pays en otage en refusant de distribuer le pétrole tant qu’ils n’ont pas touché les subventions de l’Etat.

En janvier 2012, le gouvernement avait tenté de mettre fin à ces subventions, ce qui avait fait doubler les prix. Les violentes manifestations de dizaines de milliers de personnes, qui ont fait une dizaine de morts, l’avaient ensuite obligé à renoncer à cette mesure.

Aujourd’hui, le gouvernement se défausse sur les importateurs, dans l’incapacité de se procurer des devises étrangères au cours légal. Au Nigeria, le taux officiel tourne en effet autour de 197 à 199 nairas pour un dollar, tandis que sur le marché noir, répandu dans le pays, son cours atteint des sommets, jusqu’à 350 nairas pour un dollar.

AFP

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

A LA UNE

Guinée. Amnesty dénonce de nouvelles atteintes aux libertés d’expression et d’association

Published

on

La dissolution du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et la convocation d’un journaliste dans un camp militaire montrent que les autorités guinéennes portent atteintes aux libertés d’expression et d’association, dénonce Amnesty International.

Habibatou Gologo, Directrice adjointe du bureau d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a déclaré : « Les autorités de la transition guinéenne ont décidé, le lundi 08 août, de dissoudre le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) qu’elles qualifient de « mouvement de fait » et l’accusent de s’être « toujours illustré par la voie de la violence sur les personnes, la dégradation et la destruction des biens publics et privés, des actes d’incitations à la haine […] »

Amnesty International est surpris par ces accusations car elle a toujours suivi et documenté les récentes manifestations du FNDC qui étaient de nature pacifique. Elle note toutefois l’usage excessif de la force et de la répression lors de ces manifestations.

« Cette dissolution du FNDC est une grave atteinte aux libertés d’association et de réunion pacifique reconnues par la Constitution guinéenne. Le rôle du FNDC a été déterminant dans la promotion et l’avancement des droits humains en Guinée. Amnesty International appelle les autorités à rétablir le FNDC et à garantir la liberté d’expression et d’association qui sont des droits consacrés par des conventions et traités internationaux relatifs aux droits humains que la Guinée a ratifiés, ainsi que par la Charte de la transition.

« Cette décision vient au moment où Mohamed Bangoura, directeur de publication du site d’information « Mosaïque » a été sommé le week-end dernier de se présenter dans les locaux de la direction du renseignement militaire de l’Etat Major des armées suite à la publication d’un article qui incriminait l’armée dans la disparition d’un camion contenant du médicament antalgique dans un camp. Au même moment, un autre journaliste Mamoudou Boulère Diallo d’Espace TV a été physiquement agressé par une équipe militaire. Ces agissements constituent une régression de la liberté de presse et d’expression.

« Amnesty International appelle les autorités guinéennes à mettre immédiatement un terme aux restrictions disproportionnées des droits à la liberté d’expression et à la liberté d’association et à respecter le droit de la population et de la société civile guinéennes d’exprimer librement leurs opinions, y compris dans les médias. »

Guinee28

 

 

 

 

Continue Reading

A LA UNE

Côte d’Ivoire: Alassane Ouattara gracie Laurent Gbagbo

Published

on

En Côte d'Ivoire, le président Alassane Ouattara a accordé samedi 6 août sa grâce à son prédécesseur et ancien rival Laurent Gbagbo, sous le coup d'une peine de 20 ans de prison dans son pays à la suite de la crise post-électorale de 2010-2011.

" Dans le souci de renforcer la cohésion sociale, j’ai signé un décret accordant la grâce présidentielle à M. Laurent Gbagbo" a déclaré le président ivoirien lors de son discours à la nation, ce 6 août. "J’ai également demandé qu’il soit procédé au dégel de ses comptes et au paiement de ses arriérés de rentes viagères », ajoute-il.

Laurent Gbagbo réclamait en effet depuis son acquittement par la CPI que l’État ivoirien lui verse les arriérés de rentes viagères dues aux anciens présidents, et qui avaient été gelés lors de sa détention à La Haye, ce qui devrait atteindre 3 millions d’euros si le barème lui est appliqué rétroactivement sur 10 ans. Ses comptes bancaires seront également dégelés.

Par Guinee28 

 

 

 

Continue Reading

A LA UNE

Législatives au Sénégal : percée historique pour l’opposition

Published

on

C’est la première fois depuis l’indépendance du Sénégal, en 1960, que la formation au pouvoir perd la majorité absolue et qu’elle devra s’appuyer sur d’autres forces au Parlement pour faire passer ses lois.

La coalition du président, Macky Sall, passe de 125 députés en 2017 à 82, sur les 165 que compte l’Assemblée, selon les résultats officiels provisoires de la commission nationale de recensement des votes (CNRV) publiés jeudi.

Dynamique impulsée par les élections locales de janvier

L’opposition confirme la dynamique impulsée par les élections locales de janvier, en particulier dans certaines grandes villes, et gagne 80 sièges de députés au total : 56 pour la coalition Yewwi Askan Wi (« libérer le peuple » en wolof) et 24 pour celle de Wallu Sénégal (« sauver le Sénégal » en wolof), qui ont formé une alliance pour les législatives. Trois autres députés sont issus des rangs de trois petites coalitions de partis.

Les chiffres définitifs doivent être publiés par le Conseil constitutionnel dans un délai de cinq jours s’il n’y a pas de recours. Ces résultats pourraient convaincre le président de la République, désavoué par les urnes, de renoncer au projet qui lui est prêté de se représenter à l’élection présidentielle de 2024, disent experts et observateurs.

Macky Sall, élu en 2012 pour sept ans et réélu en 2019 pour cinq ans, maintient le flou sur ses intentions. Il a promis qu’il nommerait un premier ministre – poste qu’il avait supprimé en 2019 puis rétabli en décembre 2021 – issu de la formation victorieuse des élections.

Accusations de « bourrage d’urnes » et de « fraudes massives »

Après le scrutin, les chiffres remontant des commissions départementales de recensement des votes ont fait état d’une élection très serrée et les deux camps ont revendiqué la victoire.

Yewwi Askan Wi, principale coalition de l’opposition formée autour d’Ousmane Sonko, arrivé troisième de la présidentielle de 2019, s’est alliée pour les élections à la coalition Wallu Sénégal, dirigée par l’ex-président Abdoulaye Wade, élu député à l’âge de 96 ans.

« Nous rejetons ces résultats », a réagi Déthié Fall, l’un des dirigeants de cette alliance après la proclamation officielle. Un peu plus tôt dans la journée, il avait saisi la commission électorale pour lui demander « le droit de vérifier les procès-verbaux [de bureaux de vote] en vue de faire ses observations et réclamations éventuelles dans les délais légaux », ce qui lui avait été refusé, selon ses dires. « La coalition Yewwi Askan Wi n’a pas signé le procès-verbal de la CNRV parce qu’on ne peut accepter ce refus », a-t-il déclaré, ajoutant que si elle avait eu accès à tous les documents « on allait encore voir des irrégularités qui allaient affecter leur suffrage et nous permettre de récupérer les deux députés qu’ils nous ont pris indûment ».

Aïda Mbodj, une autre dirigeante de l’opposition, avait parlé la veille de « bourrage d’urnes » et de « procès-verbaux préfabriqués et sans signature qu’ils [le pouvoir] ont créés eux-mêmes » dans des localités du nord du Sénégal dont Matam, Podor, Ranérou et Kanel, des fiefs du président Macky Sall.

« Nous n’allons pas accepter une confiscation de la victoire. C’est une entreprise de fraudes massives orchestrées par des hommes politiques avec certainement la complicité de l’administration » territoriale, a renchéri Ousmane Sonko.

Le président, Macky Sall s’est pour sa part félicité du bon déroulement des élections « dans le calme, la sérénité et la transparence, sur l’étendue du territoire national », à l’issue du conseil des ministres, mercredi.

Violentes manifestations pendant la précampagne

Le vote s’est déroulé dimanche sans incident majeur, avec un taux de participation de 46,64 % selon la CNRV. Les observateurs internationaux de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest et le Collectif des organisations de la société civile pour les élections ont noté le caractère paisible et transparent du scrutin.

La précampagne avait été marquée par de violentes manifestations qui avaient fait au moins trois morts en raison de l’invalidation, par le Conseil constitutionnel, des titulaires de la liste nationale de la coalition dirigée par Ousmane Sonko, contraints de renoncer à participer aux élections.

« La coalition au pouvoir est à bout de souffle. La cherté des denrées, le renchérissement du prix de l’eau, les pratiques autoritaires autour des manifestations suivies de morts » expliquent ce vote sanction contre le président, a estimé l’analyste politique Maurice Soudieck Dione à l’Agence France-Presse.

« La question du troisième mandat a été réglée définitivement par le peuple sénégalais le jour des élections. Avec ce Parlement, Macky Sall n’a plus la possibilité de modifier la Constitution, qui n’autorise à renouveler le mandat du président qu’une seule fois », a également rappelé le constitutionnaliste Ngouda Mboup.

Avec AFP

Continue Reading

Facebook

Advertisement
Advertisement

A PROPOS DE GUINEE28

Siège social : Lansanaya barrage commune de Matoto.

Téléphone: +224 624 24 93 98/+224 666 39 29 09

Email : alfaguinee28@gmail.com

Tendance