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Politique

Alpha Saliou Wann : « la crise demeure à la CENI ! »

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Hier lundi, la Cour Constitutionnelle, dans un arrêt, a confirmé la destitution de Bakary Fofana à la tête de la CENI (commission électorale nationale indépendante). Mais si cet arrêt met « fin » à la guerre de leadership au sein de l’institution, la crise demeure, a déclaré l’opposant Alpha Saliou Wann dans une interview qu’il a accordé à notre rédaction.

Lisez :

« L’arrêt de la Cour constitutionnelle met fin au litige entre le président de la CENI Bakary Fofana et les 18 commissaires frondeurs qui l'ont destitué pour élire à sa place Amadou Salifou Kebe,  mais la crise de la CENI demeure. Toutefois, j'ai lu l'avis d'un juriste qui dit que la Cour constitutionnelle n'est pas compétente pour statuer sur ce litige qui est plutôt, selon lui, du ressort de la Cour suprême.  Personnellement, je tiens à ce que cette question de la compétence de la Cour constitutionnelle ou de la Cour suprême pour connaître de ce litige, trouve une réponse conforme à la Constitution. Qu'en pense la Cour suprême?

En ce qui concerne la crise de la CENI, je dis que cette institution s'est disqualifiée elle même dans l'organisation des élections. La CENI a toujours violé la loi électorale, y compris la loi organique L/2012/016/CNT sur la CENI. Je cite  deux violations à elles seules, la faillite de notre système électoral. L'article 17 de l'ancien code électoral exige la révision des listes électorales pour la période du 1er octobre au 31 décembre de chaque année. Depuis sa création, la CENI n'a jamais respecté cette loi. Ensuite, le fond de la crise interne concerne la gestion solitaire des finances de la CENI par son président. Or, la CENI n'a jamais respecté l'article 23 de la loi citée plus haut qui dispose que la CENI doit procéder au moins une fois par an à un audit interne. Elle doit se soumettre à un audit externe réalisé par un auditeur recruté par voie d'appel d'offre ouvert. Le rapport issu de cet audit est transmis au Président de la République,  à l'Assemblée Nationale et à la Cour des comptes et publié au journal officiel de la République. Je vous demande de confirmer au public que ces rapports annuels  existent. Déjà Alpha Condé n'a installé la Cour des comptes qu'après la fin de son premier mandat et elle n'est encore pas fonctionnelle. Le garant du respect de la Constitution la piétine, que dire dans ces conditions des autres acteurs?

Je pense qu'il ne suffit plus de dénoncer des faits de violations graves des lois, il faut agir maintenant. Nous avions bataillé dure pour reprendre l'organisation des élections au ministère de l'administration du territoire pour la transférer à la CENI, parce que pour nous la neutralité de l'administration n'était pas garantie. Aujourd'hui, nous nous retrouvons à la case de départ, car le pouvoir contrôle les commissaires de la CENI, y compris ceux de l'opposition (d'ailleurs les partis qui les ont désigné ont basculé dans la mouvance). Bon, on nous parle du vote d'une nouvelle loi sur la CENI, mais je suis persuadé que ça ne servira à rien, les responsables Guinéens ont prouvé leur mépris des textes. C'est pourquoi j'insiste sur le fait que l'ensemble des acteurs politiques et de la société civile se mettent d'accord sur les points suivants afin de garantir la transparence des élections :

1- Quelque soit le type de CENI retenue, elle doit confier la tâche technique de l'organisation d'un nouveau recensement électoral à une agence onusienne comme le PNUD. On n'a plus besoin de disserter sur les carences de la CENI en matière de recensement électoral.

2- La certification des résultats par l'ONU comme à la présidentielle ivoirienne de 2010

3-  La sécurisation des élections par des forces de sécurité de la CEDEAO dans la mesure où nos propres forces de sécurité ne sont pas neutres et que les représentants de l'opposition sont arrêtés, voire empêchés d'exercer leur surveillance électorale, que les urnes ne sont pas sécurisées après vote etc.

Ne nous voilons pas la face, c'est le seul moyen d'avoir un président démocratiquement élu et donc une chance d'installer durablement la démocratie dans notre pays. Nous n'avons pas des hommes d'Etat de la trempe de Jerry Rawlings et de Mattieu Kerekou qui ont accepté le jeu démocratique dans leur pays, qui sont devenus des exemples en Afrique de l’ouest. Il faut donc accepter que l'ONU nous aide à franchir ce cap fatidique de la première élection transparente du pays. C'est là où il faut exercer de fortes pressions sur Alpha Condé, mais aussi au principal leader de l'opposition Cellou Dalein qui doit de son côté prendre en compte cette proposition pour la transparence des élections. Ça ne sera pas une première en Afrique, car l'ONU s'est fortement impliquée dans les élections en RDC en 2006, en RCI en 2010 et récemment en Centrafrique. »

Propos recueillis par Alpha Abdoulaye Diallo pour Guinee28

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A LA UNE

Le président Angolais João Lourenço attendu ce jeudi à Conakry

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Le président Angolais, João Lourenço, est attendu ce jeudi 29 juillet 2021, dans la capitale guinéenne, Conakry, pour une visite officielle, a-t-on appris de sources officielles.

Pour le moment, on ignore la durée de séjour du chef de l’Etat Angolais en Guinée.

Cependant, la cérémonie d’accueil est prévu  à 12 heures 40 minutes à l’Aéroport International de Conakry-Gbéssia, selon un communiqué de la présidence.

João Lourenço et son homologue Guinéen, Alpha Condé,  devraient s’entretenir sur de sujets de coopération bilatérale, mais aussi sur la crise sanitaire et l’insécurité sur le continent africain.

Par Guinee28

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A LA UNE

La Guinée doit environ 40 millions USD d’arriérés à des Organisations et Institutions internationales

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La Guinée s’acquitte-t-elle de ses cotisations dans les Organisations et Institutions internationales dont elle est membre ? La réponse est non si on se fie au dernier compte rendu du conseil des ministres du 22 juillet.

En effet, il ressort qu’à cette date notre pays doit 8 896 737 USD aux titres des contributions annuelles,  et 30 495 684 USD des arriérés à des Organisations ou Institutions internationales.

« Le montant consolidé des contributions annuelles non payées à date s’élève à 8 896 737 USD et celui des arriérés à 30 495 684 USD », a expliqué  le ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger, qui faisait une communication relative à la situation des Organisations et Institutions Internationales au titre des contributions de la Guinée.

Au total, 260 Organisations et Institutions internationales ont été identifiées au titre de l’affiliation du pays. Mais pour la majorité de ces affiliations, les instruments juridiques ne sont pas disponibles, souligne le ministre.

Face à cette situation, le président de la République, Alpha Condé, a demandé que la Guinée se retire de toutes les instances ne ‘’présentant aucun intérêt stratégique’’ pour le pays. Pour les autres, ‘’il a exigé à ce qu’il soit procédé à une classification par importance et par utilité tout en mettant en exergue les organisations pour lesquelles l’adhésion de notre pays a fait l’objet de ratification par le Parlement’’.

Il a également instruit le ministre des Affaires étrangères de produire un état détaillé du paiement de contributions de la Guinée afin de clarifier la situation à date des arriérés de cotisation.

Par Ibrahim Bangoura

 

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A LA UNE

Alpha Condé réfractaire aux exigences de l’apaisement

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Il gracie, libère provisoirement, puis fait kidnapper et emprisonner.

Deux jours avant d’officialiser la libération provisoire accordée à quatre gros bonnets du principal parti d’opposition, en l’occurrence Ousmane Gaoual Diallo, Chérif Bah, Cellou Baldé et Abdoulaye Bah, parmi les 325 opposants en détention depuis 2020, le régime a fait kidnapper l’opposant Thierno Yaya Diallo et emprisonner Keamou Bogola Haba le 14 juillet.  Ce procédé digne d’une danse à reculons embrume la voie de sortie de crise.

A la veille de la tabaski célébrée du mardi 20 au mercredi 21 juillet 2021, le régiAme Alpha Condé a accordé, vendredi 17 juillet, une liberté provisoire à quatre gros bonnets des 325 prisonniers politiques en détention depuis 2020. A savoir : Ousmane Gaoual Diallo, Ibrahima Chérif Bah, Mamadou Cellou Baldé et Abdoulaye Bah.

Ces prisonniers ont bénéficié d’une liberté conditionnelle, pour leur permettre de poursuivre les traitements prescrits par leurs médecins personnels. Ils ont été placés en détention en novembre 2020. Malades, ils suivaient des soins à l’hôpital national Ignace Deen situé à quelques mètres de la prison centrale de Coronthie.

Libérés, ils sont tenus de ne pas sortir de Conakry sans autorisation préalable de l’administration pénitentiaire qui peut, à tout moment, requérir leur replacement en prison.

Les quatre gros bonnets de l’Ufdg, principal parti d’opposition, ainsi que des dizaines d’autres avaient été renvoyés le 29 avril dernier devant le tribunal de Dixinn pour être jugé des faits notamment de «détention, fabrication d’armes, pillage,  participation à un mouvement insurrectionnel, menace de violences ou de mort, diffusion et mise à disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public». Ils attendent de connaître la date de leur procès.

Cette « décision que vient de prendre la justice de notre pays est un acte souverain qui est de nature certes à contribuer à apaiser les esprits et les cœurs. C’est aussi et surtout une raison de plus, de faire confiance en nos institutions », a commenté, le 17 juillet 2021, le ministre d’Etat, ministre porte-parole du gouvernement, Tibou Kamara.

Selon Cellou Dalein Diallo, le principal opposant au régime Alpha Condé, les bénéficiaires de cette mesure, « sont des innocents, tout comme beaucoup de leurs compagnons de bagne, (...) Etienne Soropogui, Foniké Menguè et Ismaël Condé qui croupissent en prison depuis plus de 8 mois, ainsi que Keamou Bogola Haba, déféré (...) à la Maison centrale » de Conakry.

L’opposant laisse entendre que, « cette libération conditionnelle ne peut réparer et atténuer cette injustice et les préjudices physiques et moraux qu’elle a causés à ces innocentes victimes, à leurs familles et à l’Ufdg, leur parti».

«Cela dit, renchérit Sékou Koundouno, responsable des Stratégies et planification du Fndc (Front national de défense de la constitution) dans une tribune publiée par les médias,  il ne faut pas se tromper sur le caractère politique de ce dossier comme les avocats l’ont toujours dénoncé».

« Sur le plan juridique, la semi-liberté est un régime d’exécution d’une peine. Autrement dit, elle concerne une personne qui a déjà fait l’objet d’une condamnation». Mais il se trouve qu’ «Elhadj Ibrahima Chérif Bah et ses compagnons d’infortune n’ont pas encore été jugés à plus forte raison condamnés », souligne Koundouno.

Retour à la case départ

A deux jours de cette libération provisoire qui ouvrait la voie à un apaisement politique favorable au contexte marqué par la nomination de Fodé Bangoura, un ancien cacique du régime Conté, au secrétariat général permanent du dialogue social et politique – suivie d’une série de grâces présidentielles accordées à des prisonniers membres de l’Ufdg, deux opposants membres de l’Anad, nouvelle version, ont été inquiétés à Conakry.

Le jeune leader politique Thierno Yaya Diallo a été enlevé à son domicile de Lambanyi en compagnie de son homologue Keamou Bogola Haba, le mercredi 14 juillet, quelques heures seulement après avoir assisté à la signature officielle de la Charte de l’Anad.

M. Diallo a été relaxé après son audition à la Direction centrale de la police judiciaire (Dcpj). Quant à M. Haba, il a été accusé d’« incitation à la désobéissance civile» et jeté en prison à la Maison centrale de Conakry.

Ce procédé du régime Condé, digne d’une danse à reculons, embrume la voie de sortie de crise, remet en question sa volonté d’aller à l’apaisement avec le camp Cellou Dalein Diallo et renforce l’union sacrée des leaders de l’Anad autour de  leur objectif.

Par Diallo Alpha (Le Populaire)

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