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Politique

Alpha Condé demande au gouvernement et aux responsables politiques de « montrer l’exemple du civisme »

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Conakry, Guinée -Le chef de l'Etat, Pr Alpha Condé, procédant à la clôture de la 1ère édition de la Semaine nationale de la Citoyenneté et de la Paix (SENACIP), a ouvertement demandé aux membres du gouvernement et aux leaders politiques de "montrer l'exemple du civisme" dans le pays.

"Le changement commence par la prise de conscience. Nous sommes certains. Le gouvernement va désormais s'atteler à un changement effectif commençant par les membres du gouvernement eux-mêmes qui doivent montrer l'exemple du civisme. Cela est valable aussi pour la classe politique" affirme le président Alpha Condé ce mardi matin.

Plusieurs représentants d'institutions républicaines, le chef de file de l'opposition, Cellou Dalein Diallo, des membres du gouvernement, de la Société civile, des confessions religieuses, écoliers et étudiants ont pris part à cette cérémonie au Palais du Peuple de Conakry.

"L'exemple doit venir d'en haut. Si les responsables politiques et économiques ont un comportement citoyen, cela rejaillira au sein du peuple afin que chacun adopte un bon comportement citoyen. Personne ne respecte les biens publics. On jette les ordures dans les rues, l'occupation sauvage des terrains (...), le mauvais exemple vient d'en haut. Mais la Guinée a eu une chance, sa population est jeune. Cette jeunesse saura prendre le destin du pays en mains, moins égoïste, plus soucieuse des conditions de vie de la population" explique le président de la République.

Le locataire du palais Sèkhoutouréyah n'a pas d'ailleurs été tendre avec les cadres de l'Administration et de la classe politique.

"(..) les cadres de notre pays et les dirigeants politiques et économiques n'ont pas pitié du peuple. Ils n'ont que leurs intérêts en vue. Ils ne pensent qu'à l'argent et lorsque son intérêt personnel n'est pas satisfait, il mobilise son ethnie alors qu'il s'en fout de son ethnie. La seule chose qui l'intéresse, c'est son sort personnel" estime-t-il.

Sur les plans économique et administratif, le numéro un guinéen a énuméré les tares qui "minent le fonctionnement de l'appareil d'Etat".

"L'initiative d'institutionnaliser la Semaine nationale de la Citoyenneté et de la Paix (Senacip ) vise à faire des Guinéens, hommes, jeunes, femmes et adultes, des acteurs de la paix, de la démocratie, d'un développement, condition sine qua non d'un développement harmonieux et durable" révèle le président Alpha Condé.

Assumer les responsabilités

Le ministre de l'Unité nationale et de la Citoyenneté, Khalifa Gassama Diaby a, dans son discours de circonstance, fait un bref compte-rendu des activités organisées du 1er au 7 novembre 2016, dans le cadre de la Semaine nationale de la Citoyenneté et de la Paix.

"Votre volonté manifeste, (s'adresse-t-il au Président Alpha Condé), à travers votre gouvernement qui a initié et défendu cette loi à l’Assemblée nationale, a eu raison des ambiguïtés, des failles et des manquements de l’ensemble de la société guinéenne, qui avait jusque là pensé que le non respect de la loi, irrespect entre les citoyens, l’irrespect vis-à-vis des institutions de la République, le non respect du bien public, la violence comme mode de règlement du différend, la fraude fiscale, le non paiement des factures publiques étaient justifiables ou légitimes" justifie le ministre Diaby, président d'organisation de la SENACIP.

"Cette semaine, a-t-il poursuivit, sans être pour autant suffisante  car les défis sont considérables et doivent être défendus, nous avons expliqué, et avec nous l’ensemble de la société civile et les différents acteurs religieux et politiques à nos concitoyens qu’ils doivent assumer leur responsabilité vis-à-vis de l’Etat"..

Après cette semaine marquée par d'intenses activités de terrain, de sensibilisation envers toutes les couches sociales de la Guinée, y compris les plus vulnérables et celles en conflit avec la loi, le ministre de l' Unité nationale et de la Citoyenneté retient des messages forts.

"Les Guinéens ont exprimé le besoin qu’on leur parle de leur Nation avec tous les espoirs et toute la responsabilité que cela implique pour l’ensemble de la société civile guinéenne et chaque citoyen. Cette semaine fut célébrée sans aucune différenciation par l’ensemble des Guinéens, par l’ensemble des acteurs politiques, sociaux et économiques de notre pays quelque soit par ailleurs leur singularité identitaire, politique ou sociale pour le bonheur du peuple de Guinée" fait savoir Gassama Diaby.

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A LA UNE

Massacre du 28 septembre en Guinée : que note le rapport d’enquête onusien sur Tiegboro ?

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Suite à l’ouverture du procès du massacre du 28 septembre, la rédaction de guinee28 a décidé de republier en série le rapport d'enquête de l’ONU sur cette tragédie, pour la manifestation de la vérité.

Après donc le capitaine Dadis Camara et le lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, voici ce que note le rapport d’enquête sur Moussa Tiégboro Camara.

Lisez :

  1. Le commandant Moussa Tbégboro Camara
  2. Le commandant Thégboro est présumé responsable du meurtre de deux manifestants par ses gendarmes sur la terrasse du stade pendant la matinée. Pendant et après l’attaque du stade, ses gendarmes ont été responsables de meurtres, de violences sexuelles, d’actes de torture et d’arrestations et détentions arbitraires, ainsi que de disparitions forcées. Les hommes sous son commandement ont été directement impliqués dans les opérations de dissimulation dans les hôpitaux et morgues. De l’ensemble de ces éléments, la Commission conclut à une implication directe du commandant Thégboro, pour ses actes et ceux de ses subordonnés.
  3. Le commandant Thégboro a déclaré à la Commission qu’il était entré dans le stade avec seulement deux de ses subordonnés – un adjoint du nom de Blaise et un autre individu – et qu’il n’y était resté que dix minutes seulement, le temps d’accomplir sa mission d’aide aux leaders politiques blessés. Il a déclaré qu’il n’avait, pendant ce temps, été témoin d’aucune tuerie, violence sexuelle ou blessure, excepté les blessures des leaders politiques. En ce qui concerne les viols, le commandant Thégboro a déclaré : « Dans des conditions comme ça, comment une telle chose peut-elle se passer? Cela se prépare. Violer une femme pendant une manifestation, il faut être fou! fi faut préparer cela dans la tête à l’avance. Ça ne peut pas se concevoir en 10 minutes». La Commission ne s’explique pas comment le commandant Thégboro n’a pas pu voir les viols commis au stade, sachant que les leaders politiques qu’il accompagnait ont remarqué des femmes en train d’être violées.
  4. La Commission est d’avis, par conséquent, qu’il pourrait y avoir des raisons suffisantes de présumer une responsabilité pénale directe du commandant Thégboro dans la commission des crimes décrits dans le présent rapport.
  5. Le commandant Thégboro est l’un des hommes forts de la junte et assume un commandement ainsi qu’un contrôle effectif sur ses subordonnés. À aucun moment il n’a suggéré que ses hommes aient pu agir en dehors de son commandement; il a simplement déclaré que ses hommes n’étaient pas présents au stade, ce qu’ont confirmé deux de ses subordonnés contrairement à la majorité des témoignages recueillis par la Commission. Par conséquent, le commandant Thégboro savait, ou aurait dû savoir en tout cas, que ses subordonnés commettaient ou avaient commis ces actes, et il ne les a pas empêchés d’agir et n’a pas mené d’enquêtes sur les faits.
  6. La Commission est d’avis, par conséquent, qu’il pourrait y avoir également des motifs suffisants de présumer la responsabilité de chef militaire et supérieur hiérarchique du commandant Thégboro dans la commission des crimes décrits dans le présent rapport.

Prochainement, Guinee28 vous plongera sur le cas du capitaine Claude Pivi, alias Coplan .

 

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A LA UNE

Dialogue inclusif : trois femmes désignées facilitatrices

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Le premier ministre Bernard Goumou a désigné les trois facilitateurs nationaux du cadre de dialogue inclusif.

Il s’agit de trois femmes : Makalé Traoré, Hadja Aicha Bah et Mme Guilao Joséphine Léno.

Toutes anciennes ministres, elles ont été choisies pour  ‘’leur moralité, leur neutralité et leur expertise’’.

Elles auront en charge de présider les planaires, des modérer les discussions, de faciliter la bonne communication entre les parties prenante, de rapprocher les positions des protagonistes, de veiller  au respect  des modalités pratiques du dialogue et d’œuvrer pour l’atteinte des objectifs escomptes par le dialogue.

Par Mariam Bâ

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A LA UNE

Massacre du 28 septembre : ce que dit le rapport d’enquête de l’ONU sur Toumba

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Alors que le procès du massacre du 28 septembre s’est ouvert ce mercredi à Conakry, la rédaction de guinee28 a décidé de republier en série le rapport d'enquête de l’ONU sur cette tragédie. Après le Capitaine Dadis Camara, voici ce que dit le rapport d’enquête sur Toumba Diakité.

Lisez: 

  1. La Commission dispose d’éléments suffisants engageant la responsabilité pénale directe du lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité (dit Toumba), voire une responsabilité de commandement, pour les faits qui se sont produits dans le contexte de l’attaque du 28 septembre et les jours suivants.
  2. Le lieutenant Toumba est le commandant de la garde rapprochée du Président et l’aide de camp de celui-ci. II a confirmé devant la Commission avoir reçu directement du Président l’ordre de se rendre au stade, afin de protéger les leaders politiques, de vérifier si des militaires se trouvaient là-bas en dépit des ordres donnés et, le cas échéant, de les faire rentrer au camp. Il a affirmé être parti au stade avec huit hommes uniquement et avoir sauvé les leaders politiques de leurs assaillants, qu’il n’a pu identifier. Il n’a pas entendu de tirs au stade, n’a vu aucun cadavre et affirme n’avoir été témoin d’aucune violence sexuelle, précisant que « personne n’aurait pensé à toucher une femme».
  3. La Commission a toutefois reçu des centaines de témoignages selon lesquels le lieutenant Toumba était présent au stade et que la plupart des violations les plus sérieuses ont été commises par les bérets rouges en la présence et sous le commandement du lieutenant Toumba. Plusieurs témoins ont constaté que la violence au stade a commencé au moment où le lieutenant Toumba est arrivé. La Commission a aussi confirmé que ce dernier a personnellement participé à certaines attaques, notamment à celles dirigées contre certains leaders politiques, et a tiré à bout portant sur des manifestants. Un témoin a aussi rapporté que le lieutenant Toumba a dit « Personne ne sort vivant. Il faut les tuer tous. Ils pensent que c’est la démocratie ici », tandis qu’il tirait sur des manifestants dans le stade. Un témoin a par exemple décrit que, lorsque le lieutenant Toumba faisait un signe de la main, ses hommes commençaient à tirer et qu’après une communication (par téléphone ou par radio) il a ordonné à ses subordonnés de ne pas tirer. L’aide de camp du lieutenant Toumba qui fait office d’adjoint, le sous-lieutenant Marcel Koivogui, a été vu par plusieurs personnes en train de tirer sur la foule, tandis que des témoins affirment que le lieutenant Toumba contrôlait ses hommes dans le stade. De même, en présence du lieutenant Toumba, le chauffeur du Président, Sankara Kaba, a tiré en direction de Cellou Dalein Diallo et blessé son garde du corps qui s’est interposé.
  4. La Commission estime ainsi qu’il existe une présomption suffisante de responsabilité pénale directe du lieutenant Toumba dans les crimes commis lors des événements du 28 septembre et des jours suivants.
  5. La Commission a pu confirmer que le lieutenant Toumba est entré dans le stade au même moment que les hommes sous son contrôle. L’organisation et la coordination entre les forces de sécurité durant l’attaque, décrites aux paragraphes 180 à 200 ci-dessus, démontrent le degré de
  6. La présence du lieutenant Toumba au stade et en différents endroits après les événements survenus dans l’enceinte du stade indique qu’il savait ou, du moins, pouvait savoir que ses subordonnés étaient responsables des crimes décrits dans le rapport. Non seulement le lieutenant Toumba n’a rien fait pour empêcher la perpétration de ces crimes, mais il a même directement participé à leur exécution.
  7. La Commission conclut dès lors de ce qui précède qu’il existe de sérieux motifs de présumer également, en sus de la responsabilité individuelle et personnelle du lieutenant Toumba, une responsabilité subsidiaire en sa qualité de chef militaire.

A suivre, la publication du cas du commandant Moussa Tiégboro Camara

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