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Politique

Administration : le projet ‘’rajeunir et féminiser l’administration’’ vu par ses acteurs et bénéficiaires

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Maillon essentiel du processus de réforme de l’Etat et de la modernisation de l’administration engagé par les autorités de la troisième République, le projet ‘’Rajeunir et féminiser l’administration’’ est en expérimentation depuis 2012.   Après 4 années d’existence, nous sommes allés à la rencontre de quelques uns des acteurs et bénéficiaires qui nous livrent ici leurs sentiments sur ledit projet.  Lisez :

Jean-Marc Telliano, député et président de la Commission  Fonction Publique de l’Assemblée Nationale:

 ‘’Rajeunir et féminiser l’administration guinéenne est une très bonne vision mais…’’

 «Le projet rajeunir et féminiser l’administration est un projet fabuleux, c’est une bonne vision. Parce que, qui parle de féminisation de l’administration, fait la promotion de la femme. Vous conviendrez avec moi qu’aujourd’hui les femmes font plus de 52% de la population guinéenne. Ce sont elles qui font tout quand leurs maris sont au chômage ou quand leurs enfants sont sans emplois. Ce sont elles qui se réveillent à 4 heures du matin pour aller à la recherche du quotidien pour leurs familles. Si on féminise aujourd’hui l’administration, le pays connaîtra sans doute un boom. Cependant, il faut préciser que moi qui suis le président de la commission Fonction publique et emploi de l’Assemblée nationale, je n’ai jamais été saisi par rapport à ce projet, jamais on ne m’en a parlé. Quand même j’ai envoyé un courrier demandant qu’une commission soit mise en place entre notre commission et la Fonction publique. »

Massé Camara, DG du Centre de Perfectionnement Administratif (CPA), ministère de la Fonction Publique :

‘’ C’est un projet qui vise à former 1200 fonctionnaires pour la période allant de 2012 à 2016’’

«C’est dans la perspective de la réforme de l’administration publique que le gouvernement, en collaboration avec la coopération française, a, pour la petite histoire, initié le projet ‘’Rajeunir et féminiser’’. L’exécution de ce chantier qu’on a appelé à l’époque, chantier N0 3 du fonds de sortie de crise, a été confiée au ministère de la Fonction Publique à travers le Centre de Perfectionnement Administratif (CAP). Donc, ce projet a pour objectif de former 1200 fonctionnaires pour la période allant de 2012 à 2016. Il s’agit d’un projet de formation de jeunes fonctionnaires qui sont  effectivement engagés à la fonction publique et dont l’âge est inférieur ou égal à 40 ans. »

Kalivogui Koïkoï, bénéficiaire et fonctionnaire au Centre de Perfectionnement Administratif, ministère de la Fonction Publique :

‘’Le problème de la Guinée est un problème d’hommes compétents et motivés mais le projet rajeunir et féminiser, il est possible de relever ce challenge’’

«Le projet rajeunir et féminiser l’administration guinéenne est un projet qui a suscité beaucoup d’espoir surtout au niveau des jeunes. Parce que les différentes thématiques développées répondent effectivement aux différents problèmes de notre pays. La transparence a été totale. Personne n’a payé de l’argent pour être admis et l’examen s’est déroulé dans de meilleures conditions. Le programme prévoit de recruter 1200 jeunes et de les former pendant trois (3) ans. Mais les 1000 n’ont pas été atteints encore. Lorsqu’on prend cet effectif et on le compare au nombre ayant été certifié après le test, on se rend compte que c’est très peu. C’est pourquoi, on souhaite que ce projet puisse être prolongé sur 4 ou 5 promotions afin d’avoir les 1200. Nous avons entamé des démarches avec notre coordination auprès de toutes les autorités en commençant par le ministre en charge de la Fonction Publique, le CPA et l’ambassadeur de France en Guinée pour que le capital humain soit davantage valorisé dans notre pays… Le problème de la Guinée est un problème d’hommes compétents et motivés. Avec le projet rajeunir et féminiser, il est possible de relever ce challenge. »

Aïssatou Sow, bénéficiaire et fonctionnaire au ministère de la Fonction Publique :

‘’Avec ce projet, nous avons pu améliorer nos connaissances sur l’administration et sa gestion’’

«Rajeunir et féminiser l’administration est un très bon projet.  Nous avons reçu des connaissances sur l’administration générale durant 4 mois et nous avons aussi reçu des cours sur la déontologie, les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication). Nous avons ensuite été initiés aux lois L022 que plusieurs cadres ignorent. Avec ce projet, nous avons pu améliorer notre connaissance, étudier le management public, le leadership associé à l’administration. Autant de concepts qu’on ignorait vraiment du rajeunissement. C’est un projet qui ne concerne que des jeunes fonctionnaires dont l’âge ne dépasse pas les 40 ans. Le concours est ouvert à tous les genres et ceux qui ont la moyenne suivent la formation qui est sanctionnée par une évaluation finale à l’issue de laquelle, on délivre des attestations aux meilleurs. »

Kaba Diakité, bénéficiaire et  Directeur général de l’Office national de promotion de l’artisanat :

‘’Le projet constitue une excellente approche pour rendre performant l’administration guinéenne’’

 «Je figure parmi les 518 jeunes administrateurs et financiers recrutés dans l’esprit du projet rajeunir et féminiser l’administration guinéenne et plus spécifiquement dans le domaine de la gestion des deniers publics. Il s’agit d’une très bonne initiative. Je pense qu’avec cette nouvelle génération  de cadres que nous sommes, ayant une certaine maîtrise des NTIC, le projet constitue une excellente approche pour rendre performant l’administration guinéenne».

Youssouf Sampil, bénéficiaire et DAF du ministère de la Communication:

‘’Les formations que nous avons reçues dans le cadre de ce projet, est tout  ce qu’il faut pour être un bon agent dans l’administration’’

 «Le projet rajeunir et féminiser l’administration est une initiative du chef de l’Etat qui est exécuté par le ministère de la Fonction Publique. Nous sommes 518 recrutés grâce à cette initiative présidentielle visant à rajeunir féminiser l’administration. J’avoue que le contenu est très bien. C’est tout  ce qu’il faut pour être un bon cadre dans l’administration. Nous avons même eu des formateurs qui sont venus dans le projet rajeunir et féminiser. Les thèmes de la formation ont porté entre autres sur la moralisation de la gestion de l’administration, sur les délits financiers, les concepts de bonne gouvernance… Il est très rare qu’un cadre guinéen, en dehors des jeunes ayant bénéficié de ces formations, puisse parler du concept de bonne gouvernance, de comment lutter contre la corruption ou respecter les procédures comptables ? Au-delà, nous avons aussi bénéficié des formations en gestion de projet et de management au sein de l’administration, des cours d’informatique... Autant d’éléments, d’outils nécessaires dans le cadre du renouvellement d’une administration…»

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A LA UNE

Guinée : la junte menace les conseils communaux

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En marge du conseil des ministres du jeudi 18 août, le chef de la junte a mis en garde les conseils communaux.

Alors que le colonel Mamadi Doumbouya a déjà dissous les mairies de Siguiri, Gaoual et Dialakoro pour mauvaise gestion et détournement, il a rappelé aux autres communes "les impérieuses obligations"'qui les  incombent "par rapport à la gestion correcte et transparente des fonds publics de leurs collectivités".

A défaut "d’observer ces prescriptions légales, il sera procédé à leur dissolution et de leur remplacement par des délégations spéciales, conformément à la Loi », a-t-il averti, selon le compte-rendu dudit conseil lu par le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo.

Par I.Sylla

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A LA UNE

Yayi plus déterminé que jamais !

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C’est annoncé. Le médiateur de Cédéao sera de retour à Conakry cette semaine pour la suite de sa mission. Cette fois-ci son job sera d’apaiser les relations déjà tendues entre la Cédéao et les autorités de Conakry sur le délai de 24 mois de la transition évoqué par le président Embalo de la Guinée Bissau. Thomas Boni Yayi viendra nous répéter de ne pas nous en faire, que tout ira bien, et que son institution viendra à bout du régime d’exception comme nous le souhaitons tous. 

Si le succès de sa mission est certain, disons que cela dépendra de ses formules diplomatiques qu’il saura énoncer pendant ses prises de parole et ses actes. Parce que l’Onu, l’Ue et la Cédéao déplorent la situation qui prévaut à Conakry avec l’utilisation d’armes létales dans le maintien d’ordre qui tuent, mutilent et blessent les partisans du retour à la démocratie et à l’Etat de droit. Et, de leur côté, les acteurs sociopolitiques s’inquiètent de la perte de temps causée par la lenteur de la Cédéao et de la suite des événements qu’ils planifient et organisent, telles que les manifestations de rue, qui n’ont pas abouti à faire reculer le régime du colonel Doumbouya dans son enracinement.

Cela dit, en jetant un coup d’œil responsable sur tous ces indicateurs, il est possible d’avoir l’impression que la mission Yayi sera un succès même avec des signaux qui ne montrent pas que la junte saisit bien « l’urgence d’instaurer un dialogue inclusif en vue d’une transition garante de la paix sociale » comme au Burkina Faso et au Mali.

J’ai dit.

Par Alpha Abdoulaye Diallo

 

 

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A LA UNE

Manifestation du FNDC : au moins deux jeunes tués par balles à Conakry

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Le FNDC a accusé la garde du chef de la junte, le colonel Mamady Doumbouya, d’avoir abattu les deux hommes alors que son convoi traversait Conakry.

Deux jeunes Guinéens de 17 et 19 ans ont été tués par balle mercredi lors d’une journée de contestation qui a donné lieu à des affrontements et des manifestations sporadiques contre la junte au pouvoir depuis un an, a-t-on appris auprès de proches et du collectif organisateur.

Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), qui avait appelé à manifester, a accusé sur les réseaux sociaux la garde du chef de la junte et président dit de transition, le colonel Mamady Doumbouya, d’avoir abattu les deux jeunes hommes alors que son convoi traversait la banlieue de la capitale Conakry, haut lieu de contestation.

Interrogé au moment où le premier décès était rapporté dans l’après-midi, le porte-parole de la police, le colonel Mory Kaba, a dit ne pas en avoir connaissance alors qu’il était sur les lieux quand le chef de la junte est passé.

«Ils lui ont tiré dans le ventre»

Ibrahima Baldé a été tué par un projectile tiré par un membre des forces de sécurité à Wanidara, un quartier de la banlieue de Conakry théâtre de heurts, a dit à un correspondant de l’AFP son père Mohamed Chérif. Un proche du jeune homme s’exprimant sous le couvert de l’anonymat en raison de la sensibilité de l’information a déclaré qu’il avait été atteint par la balle d’un soldat alors que le cortège du chef de la junte traversait le quartier.

Oumar Barry, lycéen de 17 ans, a succombé plus tard non loin de là dans le quartier de Koloma. «Ils lui ont tiré dans le ventre à Koloma, il était 18 h 50», a dit un voisin, Pathé Diallo. La Guinée est coutumière de telles violences, dont les circonstances demeurent souvent obscures. Les défenseurs des droits dénoncent de longue date les excès des forces de sécurité et l’impunité dont elles bénéficient.

Le FNDC, coalition de partis, syndicats et organisations de la société civile, avait appelé à se mobiliser pacifiquement malgré l’interdiction de toute manifestation édictée le 13 mai par la junte et la décision de cette dernière de dissoudre le collectif la semaine passée.

Ville morte

Des affrontements sporadiques ont été rapportés dans la banlieue de Conakry. Des dizaines de jeunes ont affronté à coups de pierres les policiers et les gendarmes sur la Route Le Prince, axe traversant la banlieue et théâtre fréquent de telles confrontations. Les forces de sécurité ont riposté avec des gaz lacrymogènes.

Les autorités ont déployé gendarmes et policiers en nombre. Différents quartiers de la banlieue, habituellement grouillants, donnaient l’apparence d’une ville morte. De nombreux commerces et les grands marchés sont restés fermés dans la crainte de violences. Des manifestations ont été signalées en province, mais l’appel du FNDC ne semble pas avoir été suivi massivement.

Le FNDC a orchestré de 2019 à 2021 des mois de mobilisation contre un troisième mandat présidentiel d’Alpha Condé (2010-2020), finalement renversé le 5 septembre 2021 par le colonel Doumbouya. Le FNDC porte à présent la voix de la protestation contre la junte, l’opposition étant considérablement affaiblie.

Le FNDC réclame le retour à l’ordre constitutionnel et dénonce une confiscation du pouvoir par les militaires. Le FNDC avait été à l’initiative de deux jours de manifestations les 28 et 29 juillet, interdites par les autorités et dans lesquelles cinq personnes avaient été tuées.

AFP

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