Le département d’État américain a annoncé, ce mercredi 14 janvier, la suspension immédiate du traitement des demandes de visa d’immigration pour les ressortissants de 75 pays. Cette décision, actée par l’administration de Donald Trump, vise les nations dont les citoyens installés aux États-Unis présentent un recours jugé excessif aux aides sociales nationales.
Une mesure de protection des ressources publiques
Selon les déclarations officielles du département d’État, ce gel restera en vigueur jusqu’à ce que des garanties soient établies pour s’assurer que les nouveaux arrivants ne dépendent pas des prestations publiques. Tommy Pigott, porte-parole du département d’État, a précisé que cette pause doit permettre une réévaluation complète des procédures de traitement afin d’empêcher « l’abus du système d’immigration américain ».
Bien que la législation américaine permette déjà de rejeter individuellement les dossiers de personnes susceptibles de devenir des « charges publiques », l’administration utilise désormais cette autorité pour imposer une suspension générale basée sur la nationalité.
75 pays concernés à travers le monde
La liste des pays visés inclut des nations de tous les continents, dont plusieurs entretiennent des relations diplomatiques étroites avec les États-Unis. Selon un article publié par Foxnews, parmi les 75 États figurent notamment : Algérie, Cameroun, Côte d’Ivoire, Égypte, Éthiopie, Guinée, Maroc, Nigeria, République démocratique du Congo, Rwanda, Sénégal, Somalie, Brésil, Colombie, Haïti, Jamaïque, Nicaragua, Uruguay, Afghanistan, Iran, Irak, Jordanie, Liban, Pakistan, Russie, Syrie, Thaïlande, Ouzbékistan, Albanie, Bélarus, Bosnie-Herzégovine, Macédoine du Nord etc.
Cette mesure s’inscrit dans la politique migratoire de Donald Trump, qui a régulièrement exprimé sa volonté de restreindre l’immigration en provenance de certaines régions du monde. Le président a par le passé tenu des propos critiques envers l’immigration somalienne, tout en manifestant une préférence pour l’accueil de ressortissants de pays européens, citant notamment les États scandinaves.
Le département d’État a indiqué que la durée de cette suspension dépendra de la mise en place de nouveaux mécanismes de contrôle visant à protéger ce qu’il qualifie de « richesses du peuple américain ».
Par Guinee28


