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62 super-riches possèdent autant d’argent que la moitié de la population mondiale

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Le rapport sur les inégalités d'Oxfam révèle que le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde dépasse désormais celui des 99% restants. L'ONG appelle les participants au Forum de Davos à se mobiliser contre les paradis fiscaux qui privent les États de ressources importantes.

À deux jours de l'ouverture du forum de Davos, l'ONG Oxfam a publié un rapport accablant sur la répartition des richesses dans le monde. «L'écart entre la frange la plus riche et le reste de la population s'est creusé de façon spectaculaire au cours des douze derniers mois» selon le rapport d'Oxfam intitulé «Une économie au service des 1%».

Le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde dépasse désormais celui des 99% restants. L'ONG avait prédit que ce phénomène serait observé en 2016. Il l'a été avec un an d'avance sur ses prévisions.

La concentration des richesses s'est tant accélérée ces dernières années que «62 personnes possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale» alors que ce chiffre était de 388 il y a cinq ans.

190 milliards de recettes perdues or les Etats

62 individus, dont 53 hommes, possèdent donc autant de richesses que les 3,5 milliards de personnes les plus pauvres du monde.

La moitié des super-riches vivent aux États-Unis et 17 sont originaires d'Europe. Les autres viennent de Chine, du Brésil, du Mexique, du Japon et l'Arabie saoudite.

Pour Winnie Byanyima, directrice d'Oxfam international, «le monde est devenu plus inégalitaire et la tendance s'accélère». L'ONG dénonce le rôle des paradis fiscaux et interpelle les participants au Forum de Davos. 7.600 milliards de dollars détenus par des individus sont placés dans des paradis fiscaux.

Gabriel Zucman, professeur adjoint à l'Université de Californie, estime que si les revenus provenant de cette richesse étaient imposés, cela rapporteraient 190 milliards aux Etats du monde.

«Les entreprises multinationales et les riches élites ne suivent pas les mêmes règles que les autres, en refusant de payer des taxes dont la société a besoin pour fonctionner. Le fait que 188 des 201 premières entreprises mondiales soient présentes dans au moins un paradis fiscal montre qu'il est temps d'agir» estime Winnie Byanyima qui sera présente à Davos.

«Nous ne pouvons pas continuer à laisser des centaines de millions de personnes souffrir de la faim»

Manon Aubry, Oxfam France

Selon l'ONG, neuf entreprises sur dix appartenant aux «partenaires stratégiques» du Forum sont présentes dans les paradis fiscaux. «Nous ne pouvons pas continuer à laisser des centaines de millions de personnes souffrir de la faim alors que les ressources qui pourraient les aider sont amassées par quelques personnes en haut de l'échelle» déplore Manon Aubry, chargée des questions de justice fiscale et d'inégalités chez Oxfam France.

«Nous devons interpeller les gouvernements, entreprises et élites économiques présentes à Davos pour qu'ils s'engagent à mettre fin à l'ère des paradis fiscaux qui alimentent les inégalités mondiales et empêchent des centaines de millions de personnes de sortir de la pauvreté» affirme Winnie Byanyima.

L'an dernier, plusieurs économistes avaient contesté la méthodologie utilisée par Oxfam. L'ONG avait défendu l'instrument de mesure utilisé dans cette étude: le patrimoine net, c'est-à-dire les actifs détenus moins les dettes.

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2020, année record pour les nouvelles capacités en énergies renouvelables à travers le monde

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En dépit de la pandémie de COVID-19, plus de 260 GW de capacité supplémentaires ont été mis en place à travers le monde en 2020 et leur croissance a bondi de 50 %, selon les données publiées ce 5 avril  par l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA).

Les nouvelles capacités en énergies renouvelables ont dépassé les estimations et battu tous les records, malgré le ralentissement économique dû à la pandémie de COVID-19. Selon les données publiées aujourd'hui par l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), ce sont plus de 260 gigawatts (GW) de capacité en énergies renouvelables qui ont été mis en place l'année dernière, soit une croissance 50% plus rapide que celle qui avait été enregistrée en 2019.

Les statistiques annuelles publiées par l'IRENA en 2021 sur les capacités en énergies renouvelables montrent que ces dernières ont considérablement augmenté par rapport au total des nouvelles capacités de production énergétique installées et ce, pour la deuxième année consécutive. Plus de 80% de toutes les nouvelles capacités d'électricité mises en place l'an dernier exploitent des sources d’énergie renouvelables. Le solaire et l'éolien comptent pour 91 % de ces nouvelles capacités.

La croissance relative des énergies renouvelables s'explique en partie par le fléchissement, en termes nets, de la capacité de production d'électricité à partir de combustibles fossiles en Europe, en Amérique du Nord et, pour la première fois, en Eurasie (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Fédération de Russie et Turquie). Au total en 2020, 60 GW de capacités nouvelles à base de combustibles fossiles ont vu le jour, contre 64 GW l'année précédente, ce qui montre que le tassement de l'expansion des combustibles fossiles se poursuit.

« Ce que ces chiffres révèlent, c'est une histoire tissée de résilience et d'espoir. Malgré les défis et l'incertitude qui ont plané sur 2020, les énergies renouvelables sont devenues une source d'optimisme fondamental pour un avenir meilleur, plus équitable, résilient, propre et juste », a déclaré le Directeur général de l'IRENA, Francesco La Camera. « Le coup d'arrêt que l’humanité a vécu a été l’occasion d’un moment de réflexion ; cela nous donne une chance de prendre le chemin d'une prospérité sans laissés-pour-compte, et je crois que nous allons saisir cette chance.

« Malgré cette période éprouvante, 2020 marque, comme nous l’avions prévu, l'avènement de la décennie des énergies renouvelables », a poursuivi M. La Camera. « Les coûts baissent, les marchés des technologies propres se développent et jamais auparavant les avantages de la transition énergétique n'ont été aussi évidents. Rien ne pourra arreter cette tendance, mais comme le souligne notre « Perspectives pour les transitions énergétiques mondiales”, il reste encore énormément à faire. Notre perspective 1,5 degrés démontre que de massifs investissements énergétiques prévus doivent être réorientés pour soutenir la transition, si l'on veut atteindre les objectifs pour 2050. En cette décennie cruciale, la communauté internationale doit prendre acte de cette tendance et y voir une source d'inspiration pour aller plus loin », a-t-il conclu.

L'augmentation de la capacité installée (de 10,3 %) dépasse les projections de long terme qui tablaient sur une croissance plus modeste d'une année sur l'autre. A la Fin de l’année 2020, la capacité mondiale de production d'énergie de sources renouvelables s'élevait à 2 799 GW, l'hydroélectricité se tenant toujours en tête (1 211 GW), bien que le solaire et l'éolien rattrapent rapidement leur retard. Les deux sources variables d'énergies renouvelables qui ont dominé l'expansion des capacités en 2020 sont les nouvelles installations solaires (127 GW) et éoliennes (111 GW).

Ce sont la Chine et les États-Unis d'Amérique qui ont connu la croissance de marché la plus marquée et ce dès 2020. La Chine, qui est d'ores et déjà le plus vaste marché des énergies renouvelables au monde, s'est dotée l'an dernier de 136 GW de capacité supplémentaire, pour l'essentiel en énergies éolienne (72 GW) et solaire (49 GW).  Les États-Unis d'Amérique se sont dotés quant à eux de 29 GW de capacité énergétique de sources renouvelables l'an dernier, soit une augmentation 80% plus rapide qu'en 2019, et répartie entre le solaire (15 GW) et l'éolien (env. 14 GW). L'Afrique a poursuivi sur la voie d'un développement régulier : de nouvelles capacités ont vu le jour sur le continent à hauteur de 2,6 GW, soit un peu plus qu'en 2019. L'Océanie est restée la région à la croissance la plus rapide (+ 18,4%), bien qu'elle ne représente qu'une petite fraction de la capacité mondiale et que presque toute cette expansion ait eu l’Australie pour théâtre.

Guinee28

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A LA UNE

L’ancien président Français, Nicolas Sarkozy condamné à trois ans de prison dont un ferme

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Il est devenu, lundi 1er mars, le deuxième ancien président de la France condamné sous la Ve République. Nicolas Sarkozy a écopé de trois ans de prison, dont un ferme, lundi 1er mars, dans l’affaire dite des « écoutes ».

L’ancien chef de l’Etat a été déclaré coupable de corruption et trafic d’influence. La décision a été lue dans un très grand silence au tribunal correctionnel de Paris, que Nicolas Sarkozy a par la suite quitté sans faire aucune déclaration. Il a dix jours pour faire appel de cette condamnation.

Les faits remontent à 2014. M. Sarkozy était suspecté d’avoir tenté d’obtenir d’un magistrat à la Cour de cassation, Gilbert Azibert, des informations confidentielles le concernant, voire de faire annuler la saisie de ses agendas présidentiels après avoir obtenu un non-lieu dans l’affaire Bettencourt. M. Azibert, avocat général dans une chambre civile, n’intervenait pas directement dans ce dossier mais il aurait joué de ses relations. En échange, M. Sarkozy aurait promis d’intervenir en faveur du magistrat pour qu’il obtienne un poste de prestige à Monaco. L’accusation se fondait sur des conversations interceptées par la justice entre l’ancien président et son avocat sur une ligne officieuse – deux téléphones prépayés achetés sous le nom de « Paul Bismuth ».

Le tribunal correctionnel a estimé lundi qu’un « pacte de corruption » avait été conclu entre l’ancien président de la République, aujourd’hui âgé de 66 ans, son avocat Me Thierry Herzog et l’ancien haut magistrat Gilbert Azibert. « La preuve du pacte de corruption ressort d’un faisceau d’indices graves, précis et concordants résultant des liens très étroits d’amitié noués entre les protagonistes », a relevé le tribunal.

Nicolas Sarkozy, qui a été « garant de l’indépendance de la justice, s’est servi de son statut d’ancien président pour gratifier un magistrat ayant servi son intérêt personnel », a déclaré la présidente de la 32e chambre correctionnelle de Paris, Christine Mée. Il devient le deuxième ancien président condamné sous la Ve République, après Jacques Chirac, en 2011, dans l’affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris.

Source : AFP

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L’avocat britannique Karim Khan sera le futur Procureur de la CPI

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L’avocat britannique Karim Khan sera le successeur de Fatou Bensouda à la Cour pénale internationale.

Il a été élu vendredi  12 février comme prochain Procureur de la CPI par l’Assemblée des États parties (AEP), au second tour avec 72 voix sur les 123 États parties. Le second candidat, Fergal Gaynor, ayant reçu 42 voix.

Karim Khan entrera en fonction le 16 juin 2021, pour un mandat non renouvelable de neuf ans.

Il succédera à la Gambienne Fatou Bensouda, qui a occupé ce poste pendant les neuf dernières années.

Par Guinee28

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