Le FNDC veut le “départ immédiat” d’Alpha Condé

Le Front national pour la défense de la Constitution ne désarme pas malgré le report  de « deux semaines » du double scrutin législatif et référendaire, initialement prévu pour ce dimanche 01 mars. Réunis ce samedi, au lendemain de l’annonce du report faite par le président Alpha Condé en personne, le FNDC a appelé à une nouvelle manifestation le jeudi 5 mars, pour demander son « départ immédiat » à la tête du pays.

« Non seulement ce report ne répond nullement à la demande légitime du peuple de renoncer au 3ème mandat et au référendum constitutionnel, mais aussi, il ne résout pas des questions d’inclusion, de transparence et de crédibilité du processus électoral », a déclaré le coordinateur du front, Abdourahamane Sanoh.

Dans cet esprit, poursuit-t-il, « le FNDC demande le départ immédiat et sans conditions de Monsieur Alpha  Condé du pouvoir pour parjure et haute trahison », dit-il, appelant ainsi les guinéens à manifester dès le 5 mars pour obtenir le départ du président de la République et de son « clan mafieux ».

Ce samedi, les affrontements entre les forces de l’ordre et des manifestants se poursuivent notamment dans le quartier Hamdallaye, où le siège de NFD, un parti de la mouvance présidentielle dirigé par le ministre de la jeunesse, Mouctar Diallo, a été attaqué.

Une maison mortuaire a aussi été gazée par les agents de forces de l’ordre qui pourchassent les jeunes dans le quartier.

A la Cimenterie ( T9), la tension est encore vive aussi dans le quartier où des affrontements interethniques ont été enregistrés depuis jeudi dernier, faisant plusieurs blessés et de dégâts matériels considérables.

En déplacement aujourd’hui au siège de son parti le RPG, le président Alpha Condé a justifié sa décision de reporter les élections par « l’engagement panafricain » de la Guinée. Une manière pour lui de tenter de calmer la frustration de ses partisans qui considèrent ce report comme une « capitulation », mais la pression nationale, régionale et internationale était si intense que le chef de l’Etat n’a pas eu d’autre choix que de prendre cette décision. « Tant pis pour ceux qui pourront croire que c’est un recul », avait-il lancé dans son discours de report du vote.

Par Alpha Abdoulaye Diallo

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