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2017, année la plus meurtrière pour les défenseurs des droits à la terre et les défenseurs environnementaux

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2017 détient la triste palme de l’année la plus meurtrière pour les défenseurs des droits à la terre et les défenseurs environnementaux, souligne Global Witness, dans un rapport publié aujourd’hui et consulté par guinee28.info.  

Les chiffres annuels de Global Witness révèlent qu’au moins 207 activistes des droits à la terre et activistes environnementaux ont été tués en 2017 dans 22 pays – c’est-à-dire presque 4 par semaine, ce qui en fait la pire année enregistrée jusqu’ici. Des chefs autochtones, des activistes de la communauté et des activistes environnementaux ont été assassinés alors qu’ils tentaient de protéger leurs domiciles et leurs communautés contre l’extraction minière, l’agrobusiness et d’autres industries destructrices.

Le rapport montre une très forte augmentation des assassinats liés à des biens de consommation. Les attaques brutales sur ceux qui défendent leurs terres contre l’agriculture destructrice – notamment l’accaparement des terres pour l’huile de palme qui est utilisée dans les produits domestiques tels que le savon et le café – ont augmenté.

La collecte d’informations étant particulièrement complexe souligne l’ONG, le chiffre réel est sans doute bien plus élevé. Le meurtre est l’exemple le plus choquant parmi la batterie de tactiques utilisée pour faire taire les défenseurs – ces tactiques comprennent menaces de mort, arrestations, intimidations, cyberattaques, agressions sexuelles et attaques juridiques.

C’est l’agrobusiness, et non plus l’extraction minière, qui est désormais devenue l’industrie dans laquelle les défenseurs sont le plus menacés, selon le rapport « At What Cost ? » de (Le prix à payer).

Ainsi, en Colombie, Hernán Bedoya a été abattu de 14 balles par un groupe paramilitaire parce qu’il protestait contre l’extraction de l’huile de palme et les plantations de bananiers sur des terres volées à sa communauté. Aux Philippines, l’armée a massacré huit villageois qui s’étaient opposés à une plantation de café sur leurs terres. Enfin, au Brésil 22 amérindiens de la tribu Gamela ont été blessés grièvement – certains s’étant fait couper les mains – par des agriculteurs qui les ont attaqués sauvagement avec des machettes et des armes à feu.

Le rapport « At What Cost ? » montre bien que cette violence est directement liée aux produits que nous stockons dans nos placards. En effet, l’agriculture à grande échelle, l’extraction minière, le braconnage et l’abattage produisent des matériaux et ingrédients qui entrent dans la fabrication de produits vendus en supermarché comme l’huile de palme pour les shampooings, le soja pour nourrir les bovins, et le bois pour les meubles.

Le rapport indique par ailleurs que certains gouvernements et certaines entreprises sont complices des assassinats. Global Witness appelle donc à une action urgente pour renverser la tendance. Aujourd’hui les gouvernements et les entreprises sont responsables, mais ils peuvent décider au contraire de trouver des solutions. Ils doivent s’attaquer aux causes mêmes de ces violences, en s’assurant par exemple que les communautés aient le droit de refuser des projets sur leurs terres – l’extraction minière notamment – ; mais aussi en soutenant et en protégeant les défenseurs menacés et en s’assurant que justice soit rendue pour ceux qui subissent cette violence.

Ben Leather, Responsable de campagne Senior chez Global Witness :

« On assassine des activistes locaux parce que les gouvernements et les entreprises accordent plus de poids au profit rapide qu’aux vies humaines. Les étagères de nos supermarchés sont remplies de produits issus de ce carnage. Or les communautés courageuses qui résistent aux fonctionnaires corrompus, aux industries destructrices et à la dévastation environnementale sont brutalement réduites au silence. C’en est assez.

Les gouvernements, les entreprises et les investisseurs ont le devoir et le pouvoir de soutenir et de protéger les défenseurs en danger. Ils doivent garantir qu’il y aura des comptes à rendre, ils doivent garantir le principe de responsabilité à chaque fois que des attaques se produisent. De plus – et c’est là le plus important – ils ont le pouvoir, en amont, d’empêcher ces menaces d’exister – en étant à l’écoute des communautés locales, en respectant leurs droits, et en s’assurant que le commerce se déroule de façon responsable.

Malgré les risques très élevés, la communauté mondiale des défenseurs des droits à la terre et des défenseurs environnementaux ne fléchit pas – au contraire, elle gagne en force et en visibilité. Nous invitons les consommateurs à se joindre à nous pour faire campagne aux côtés des défenseurs, pour mener leurs combats jusqu’aux couloirs du pouvoir et dans les salles du conseil des grandes entreprises. Nous ferons en sorte que leurs voix soient entendues. Et nous serons là pour nous assurer que les défenseurs, leurs terres, et l’environnement – dont nous dépendons tous – sont protégés comme il se doit.

Des chiffres clés supplémentaires:

Le Brésil a enregistré la pire année documentée dans le monde entier, avec 57 meurtres commis en 2017.

48 défenseurs ont été tués aux Philippines en 2017 – c’est le chiffre le plus élevé qu’on ait jamais enregistré dans un pays asiatique.

60 % des meurtres enregistrés ont eu lieu en Amérique Latine. Au Mexique et au Pérou il y a eu une très nette augmentation du nombre d’assassinats – de 3 à 15 et de 2 à 8, respectivement. Le Nicaragua s’est avéré être le lieu le plus dangereux par habitant – avec quatre meurtres par habitant.

Pour la première fois, c’est l’agrobusiness qui a été l’industrie la plus meurtrière – avec au moins 46 meurtres associés à ce secteur. Les assassinats liés à l’extraction minière ont augmenté de 33 à 40, tandis que 23 meurtres étaient liés à l’abattage.

Défier les braconniers est devenu une activité encore plus dangereuse en 2017 qu’auparavant – en effet Global Witness a enregistré un chiffre record de 24 personnes assassinées pour avoir pris position contre le commerce illégal de la faune – surtout des gardes forestiers en Afrique.

Global Witness a découvert que les forces de sécurité gouvernementales sont associées à 53 des meurtres commis l’année dernière ; tandis que 90 meurtres avaient été commis par des acteurs non-étatiques comme des gangs criminels.

Il y a eu une forte baisse des assassinats des défenseurs des droits à la terre et des défenseurs environnementaux au Honduras, mais la répression de la société civile en général s’est aggravée.

Depuis quelques années les gouvernements et les entreprises ont commencé à reconnaître que la situation était critique et se sont mis à agir, mais il est impératif et urgent de faire beaucoup plus et beaucoup mieux pour gérer ce grave problème.

Guinee28

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

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Alpha Condé quitte enfin Conakry

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Chassé du pouvoir le 05 septembre et retenu depuis par les mutins, Alpha Condé a finalement quitté Conakry ce lundi 17 janvier 2022, pour les Emirats Arabes Unis, où doit passer un exil médical.

L’ancien président a été autorisé en début d’année par la junte militaire à se rendre dans le pays de son choix pour aller se faire soigner.

Les militaires au pouvoir indiquent que la CEDEAO  s’est engagée à assurer son retour dans un délai d’un mois après ces consultations médicales.

Par Guinee28

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Le monde compte un nouveau milliardaire toutes les 26 heures depuis le début de la Covid-19

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La planète compte un nouveau milliardaire toutes les 26 heures depuis le début de la pandémie de la Covid-19, alors que les inégalités contribuent à la mort d’une personne toutes les quatre secondes, d’après l’ONG Oxfam.

La fortune des dix hommes les plus riches au monde a plus de doublé, passant de 700 milliards de dollars à 1 500 milliards de dollars, à un rythme de 15 000 dollars par seconde ou 1,3 milliard de dollars par jour pendant les deux premières années d’une pandémie au cours de laquelle 99 % de la population mondiale a eu des revenus moins importants que prévu et où plus de 160 millions de personnes supplémentaires auraient basculé dans la pauvreté.

Gabriela Bucher, directrice générale d’Oxfam International, a déclaré : « Si ces dix hommes perdaient demain 99,999 % de leur fortune, ils seraient toujours plus riches que 99 % de toute l’humanité. Ils sont désormais six fois plus riches que les 3,1 milliards de personnes les plus pauvres. »

Dans un nouveau rapport intitulé Les inégalités tuent, publié le jour de l’ouverture des « Agendas de Davos » organisés par le Forum économique mondial, Oxfam révèle que les inégalités contribuent à la mort d’au moins 21 000 personnes par jour, soit une personne toutes les quatre secondes. Ces chiffres sont établis sur la base d’estimations prudentes du nombre de décès dus au manque d’accès aux services de santé, aux violences basées sur le genre, à la faim et au dérèglement climatique.

« Il n’a jamais été aussi important de s’attaquer à ces inégalités indécentes et violentes. Il y a urgence à répartir plus équitablement les richesses et les pouvoirs titanesques accaparés par les élites, notamment par le biais de mesures fiscales, pour réinjecter cet argent dans l’économie réelle et sauver des vies », poursuit Gabriela Bucher.

La fortune des milliardaires a davantage augmenté depuis le début de la pandémie qu’au cours des 14 années précédentes. Estimée à 5 000 milliards de dollars, il s’agit de la plus forte augmentation de la fortune des milliardaires depuis que ce type de données est recensé. Un impôt exceptionnel de 99 % sur les richesses amassées pendant la pandémie par les dix hommes les plus riches du monde permettrait par exemple de :

  • financer suffisamment de vaccins pour immuniser le monde entier ;
  • financer la protection sociale et une santé universelle, de financer l’adaptation au changement climatique et de réduire les taux de violences basées sur le genre dans plus de 80 pays ;
  • et ce, tout en laissant à ces hommes quelque 8 milliards de dollars de plus qu’avant la pandémie.

« Pour les milliardaires, la pandémie a été une aubaine. Les banques centrales ont injecté des milliards de dollars dans les marchés financiers dans le but de sauver l’économie, mais une grande partie a fini dans les poches des milliardaires, profitant de la montée en flèche des cours des actions. Les vaccins étaient supposés mettre fin à la pandémie. Pourtant, les gouvernements des pays riches ont permis à des monopoles et des milliardaires de l’industrie pharmaceutique de bloquer leur approvisionnement à des milliards de personnes. Tout cela conduit à une aggravation de toutes les formes d’inégalités. Il est révoltant d’en arriver là alors que la situation était prévisible. Et les conséquences sont meurtrières. », continue Gabriela Bucher.

Les inégalités extrêmes sont une forme de violence économique. Les choix politiques consistant à perpétuer l’accaparement de la richesse et du pouvoir entre les mains une poignée de privilégié·es nuisent directement à la grande majorité des citoyen·nes ordinaires dans le monde et à notre planète.

« À travers le monde, la réponse à la pandémie a alimenté cette violence économique de manière particulièrement grave, en direction des personnes racisées, marginalisées et des femmes. Les vagues de COVID-19 entraînent des pics de violences basées sur le genre, alors même que le poids du travail de soin non rémunéré sur les femmes et les filles a augmenté. », affirme Gabriela Bucher.

La pandémie a fait reculer l’objectif d’atteindre la parité à 135 ans, contre 99 ans auparavant. Collectivement, les femmes ont perdu 800 milliards de dollars de revenus en 2020. En tout, 13 millions de femmes de moins travaillent aujourd’hui par rapport à 2019. 252 hommes se partagent plus de richesses que le milliard de filles et de femmes qui vivent en Afrique, en Amérique latine et aux Caraïbes réunies.

Les groupes racisés ont été les plus durement touchés par la pandémie. En Angleterre, pendant la deuxième vague de la pandémie, les personnes d’origine bangladaise étaient cinq fois plus susceptibles de mourir de la COVID-19 que la population britannique blanche. Au Brésil, les personnes issues des communautés noires sont 1,5 fois plus susceptibles de mourir de la COVID-19 que celles issues des communautés blanches. Aux États-Unis, 3,4 millions d’Afro-américain·es seraient en vie aujourd'hui si leur espérance de vie était la même que celle des personnes blanches. Ces inégalités prennent directement racines dans le racisme et le colonialisme.

Les inégalités entre pays devraient se creuser pour la première fois en une génération. Les pays en développement, s’étant vu refuser l’accès à des stocks de vaccins suffisants du fait de la protection accordée par les gouvernements des pays riches aux grandes entreprises pharmaceutiques, ont été forcés de restreindre leurs dépenses publiques, au vu de la montée en flèche des niveaux de dette. Ils devront probablement faire face à des mesures d’austérité. La proportion de personnes contaminées qui meurent des suites du virus est environ deux fois plus importante dans les pays en développement que dans les pays riches.

Gabriela Bucher poursuit : « La pandémie de COVID-19 a révélé comment les décideurs politiques et économiques utilisent, avec cynisme et cupidité, les inégalités extrêmes comme un instrument de violence politique. » « Au bout d’années de recherches et campagnes sur ce sujet, Oxfam arrive aujourd’hui à cette conclusion, choquante mais sans appel. »

Malgré le coût immense que représente la réponse à la pandémie, au cours des deux dernières années, les gouvernements des pays riches n’ont pas pris la décision d’augmenter les impôts sur la fortune des personnes les plus riches et ont continué à privatiser les biens publics, comme les technologies liées aux vaccins. Ils ont tant encouragé les multinationales à développer des monopoles que, rien que pendant la pandémie, l’augmentation de la concentration du marché pourrait dépasser en un an celle observée entre 2000 et 2015.

Les inégalités sont au cœur de la crise climatique. Les émissions de CO2 des 1 % les plus riches sont deux fois plus élevées que celles des 50 % les moins riches. Cela a eu des conséquences sur le changement climatique en 2020 et en 2021, causant incendies, inondations, tornades, mauvaises récoltes et faim.

Selon Gabriela Bucher, « des inégalités si rampantes et profondes ne sont pas le fruit du hasard, mais un choix. Non seulement nos structures économiques nous ont rendu·es plus vulnérables à cette pandémie, mais elles permettent aussi à des personnes déjà extrêmement riches et puissantes d’exploiter cette crise à leur profit. »

Le rapport montre que les dirigeants des deux plus grandes puissances économiques du monde (les États-Unis et la Chine) commencent à réfléchir à des politiques de réduction des inégalités, notamment en augmentant les impôts des particuliers fortunés et en prenant des mesures contre les monopoles. Pour Gabriela Bucher, « c’est une première lueur d’espoir pour qu’un nouveau modèle économique émerge ».

Guinee28

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Le corps d’Aminata Touré rapatrié ce lundi en Guinée

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La dépouille de l’ex maire de Kaloum, Aminata Touré, sera rapatriée en Guinée ce lundi 17 janvier 2022, a-t-on appris. L’avion devant envoyer son corps est attendu vers 20 heures TU à l’aéroport international de Conakry.

Fille aînée du premier président Guinéen, feu Sékou Touré, elle est morte le 13 janvier 22, au Maroc de suites de maladie, à l’âge de 66 ans. Elle était l’unique femme maire du pays.

Pour le moment on ignore le programme de ses obsèques.

Par Guinee28

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