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Afrique

Voici ce qui a sanctionné le sommet de l’Union du Fleuve Mano ( communiqué)

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Les Chefs d’Etat de l'Union du Fleuve Mano se sont réunis le vendredi 24 juin 2016 aux Cases de belle-vue à Conakry, République de Guinée, pour passer en revue et prendre des décisions sur les recommandations faites par le Conseil des Ministres de l'Union sur le rapport d'activités du Secrétariat de L'UFM. Le Sommet s'est également penché sur les autres programmes et initiatives majeurs qui sont en cours pour le maintien de la paix, de la sécurité et de la stabilité, ainsi que pour assurer le développement socio-économique global dans la sous-région.

 Le sommet à enregistré la participation de Son Excellence Mme Ellen Johnson Sirleaf, Présidente de la République du Libéria; de Son Excellence Dr. Ernest Bai Koroma, Président de la République de Sierra Léone; et de Son Excellence Kobenan Kouassi Adjoumani, Ministre des ressources animales et halieutiques représentant Son Excellence Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d'Ivoire, de Son Excellence Madame Hiroute Guebre Sellassie, Représentante Adjointe du Secrétaire Général des Nations-Unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel et de Son Excellence le Professeur Alpha Condé, Président de la République de Guinée et Président en Exercice de l'Union et Hôte du Sommet.

Durant leurs délibérations qui se sont déroulées dans une atmosphère franche et cordiale, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont examiné les points suivants :

– le rapport du Conseil des Ministres de l'Union;

– le rapport de la Commission Administrative et Finances portant sur l'audit, les questions administratives et le budget de l'année 2016,

– la situation de la mobilisation des ressources au titre du Programme de Relance Socio-économique Post-Ebola,

– la situation de la paix et de la sécurité dans la sous-région,

– le rapport sur les documents juridiques de L'UFM,

– la construction du Siège et

– la restructuration du Secrétariat de L'UFM.

Sur chacune de ces questions, les Chefs d’Etat se sont félicités des acquis enregistrés par l'Union dans différents domaines importants. Ils ont cependant noté avec préoccupation les attaques terroristes qui ont eu lieu en Afrique de l'Ouest et particulièrement, en Côte d'Ivoire qui ont entraîné de nombreuses pertes en vies humaines.

Les Chefs d’Etat ont également réaffirmé leur engagement et détermination à appuyer les efforts du Secrétariat dans la mobilisation des ressources et renforcement de partenariats pour la mise en oeuvre des programmes et projets de développement.

Le sommet à salué les efforts déployés par chaque État Membre, dans la lutte contre la maladie à virus Ebola. Dans cette optique, les Chefs d’Etat ont souligné, la nécessité de renforcer la résilience dans les systèmes de soins de santé et de prendre des mesures visant à assurer la surveillance médicale transfrontalière.

Les Chefs d’Etat ont noté avec satisfaction, la signature du Mémorandum d'Entente entre L'UFM et la CEDEAO pour la mise en œuvre de la stratégie de sécurité transfrontalière. Ils ont mis l'accent sur la nécessité d'établir une collaboration plus forte entre les deux institutions dans l'intérêt de la sous-région.

Après examen approfondi des questions débattues, le Secrétaire à décidé ce qui suit :

La construction du Siège:

Réhabiliter le bâtiment existant sur le terrain au frais du Gouvernement hôte, préparer les plans architecturaux et en évaluer les coûts de construction afin de proposer le dossier à des partenaires, relancer les négociations avec le Gouvernement de la République de Chine.

  • La conservation des forêts transfrontalières:

Renforcer la législation sur la protection transfrontalière en vue d'une meilleure collaboration entre les États membres.

  • Air Mano:

Le Secrétaire doit poursuivre les négociations en vue de la création de la compagnie, mais en parallèle, demander à Air Côte d'Ivoire d'assurer la liaison entre les quatre capitales des États membres.

  • Programme Post-Ebola:

Le sommet à constaté la lenteur dans la concrétisation des engagements pris lors des Sommets de Bruxelles, Washington et New-York en 2015 ainsi que lors des visites des dirigeants de ces institutions aux pays affectés, et a instruit au Secrétaire d'évaluer l'état de réalisation des engagements en faveur des programmes nationaux et sous-régional.

  • Restructuration du secrétariat :

Le principe de rotation de l'équipe dirigeante à été validé et la prochaine réunion de la Commission Technique Administration et Finances d'octobre 2016 déterminera le coût de la mise de la nouvelle structure.

Ils ont convenu que le Libéria occupe le poste de Secrétariat Général, la Côte d'Ivoire, le poste de Secrétaire Général adjoint de la paix et de la sécurité tandis que la Guinée et la Sierra Léone se consulteront sur l'attribution des postes de Secrétaires Généraux Adjoints pour les Finances et l'Administration et Développement Économique et Intégration. Ces postes seront occupés en fin juillet 2016.

Les Chefs d’Etat ont réitéré leur profonde gratitude aux partenaires au développement pour l'appui qu'ils n'ont cessé d'accorder au Secrétariat et aux États membres et pour leur contribution à la lutte contre la maladie à virus Ebola. Le sommet exhorte les partenaires à soutenir effectivement le programme de relance socio-économique Post-Ebola des États membres affectés.

Ils ont exprimé leur satisfaction quant à la convergence de vue sur les questions et préoccupations communes et se sont félicités de l'esprit de compréhension mutuelle et de cordialité qui a prévalu tout au long des délibérations. Ils ont, en outre, réitéré leur ferme volonté de prendre toutes les mesures nécessaires pour accélérer le développement et l'intégration socio-économique de la sous-région.

Les Chefs d’Etat ont exprimé leur préoccupation face aux attaques terroristes et ont lancé un appel pressant aux Gouvernements Africains et à la Communauté Internationale afin que des mesures idoines soient prises pour préserver la stabilité des États affectés et vaincre le terrorisme.

Au terme de leurs travaux, les Présidents leurs Excellences Dr. Ernest Bai Koroma  de la République de Sierra Léone, Madame Ellen Johnson Sirleaf, de la République du Libéria, et M. Kobenan Kouassi,  représentant Son Excellence M. Alassane Ouattara, de la République de Côte d'Ivoire, ont exprimé leurs sincères remerciements et leur profonde gratitude à Son Excellence le Professeur Alpha Condé de la République de Guinée,  à son Gouvernement et au Peuple de Guinée, pour avoir abrité ce Sommet et pour l'accueil chaleureux et l'hospitalité africaine qui leur ont été réservés durant leur séjour.

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L’exception sénégalaise ! (Par Tierno Monénembo)

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Macky Sall, à son tour,  succombera-t-il à la funeste tentation du troisième mandat, comme on lui en prête l’intention ou son échec relatif aux législatives finira-t-il par l’en dissuader ? Le proche avenir le dira.

S’il s’en va à la fin de son mandat, nous pousserons tous un grand ouf de soulagement. Sinon, cela ne nous inquiétera pas outre mesure car son coup de force institutionnel n’aurait aucune chance de passer. Nous sommes au Sénégal, le pays du lettré Senghor. Dans cette société tout en subtilités et en nuances, les différences ne sont pas conflictuelles et les contradictions, pas forcément mortelles. C’est un corps sain, disposant des anticorps qu’il faut pour résister aux virus qui empoisonnent la vie politique de ses voisins : coup d’Etat, troisième mandat, parti unique, guerre de clan ou de religion.

 

Non, l’exception sénégalaise n’est pas une fiction. François Hollande se voulait un « président normal », eh bien, le Sénégal peut  être traité de « pays normal », c’est-à-dire d’une terre à la  singularité presque miraculeuse dans le sordide contexte que l’on sait. C’est vrai que les trains n’y arrivent pas à l’heure, puisqu’ils sont souvent en panne quand ils existent. C’est vrai que les éboueurs ne passent pas tout le temps mais les facteurs sont à l’œuvre, le courrier arrive à destination. C’est vrai que parfois, le débat politique s’enflamme et les grèves deviennent dures mais dans l’ensemble, la courtoisie régnant partout -même chez les flics !-,  le climat social est agréable.

 

Si l’Etat sénégalais n’est pas parfait, il a au moins le mérite d’exister. Ici, contrairement à la Guinée par exemple, on a le sens de l’institution et le respect de la procédure. Le formalisme, le principe de base de l’Etat est la règle, ce qui fait qu’en toute circonstance, l’administration assure le service minimum. Rien d’étonnant à cela : ce pays n’a jamais connu de dirigeant catastrophique. S’ils n’ont pas réalisé des prouesses économiques, tous ceux qui se sont succédé à sa tête ont veillé à favoriser l’instruction, à respecter la vie humaine, à préserver la trame sociale et à protéger les élites.

 

Le Sénégal est sans doute, le pays le moins réprimé d’Afrique.  Cela donne cette société intelligente où les forces vives sont intactes physiquement aussi bien que mentalement. En cas de danger, les prêtres, les marabouts, les écrivains, les médecins, les avocats ont le réflexe de tous sortir du bois pour éviter la dérive. Le pays de Birago Diop et de Cheikh Hamidou Kane ne tombe jamais dans le fossé, il tient la route malgré les énormes défis économiques et sociaux qui jonchent son chemin.

 

Voilà ce que Senghor avait répondu à Ahmadou Ahidjo quand celui-ci lui avait confié son intention de quitter, à son instar, volontairement le pouvoir et de le céder à Paul Biya : « Faites attention, Monsieur Le Président. Le Cameroun, ce n’est pas le Sénégal. »  La Guinée, non plus n’est pas le Sénégal, est-on tenté d’ajouter. Impossible d’imaginer un troisième mandat suivi d’un coup d’Etat militaire, à Dakar ! Dans un pays où les Généraux quand ils ne sont pas philosophes, sont juristes ou  historiens, à 20 comme à 67 ans, nul ne peut commencer une carrière de dictateur.

Tierno Monénembo, in Le Point

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A LA UNE

Sierra Leone : deux policiers tués lors de manifestations contre la vie chère

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Des manifestations contre la vie chère en Sierra Leone ont tourné à l'émeute à Freetown, mercredi 10 août. Deux policiers "ont été frappés à mort par les manifestants", dans le quartier de Kissy situé à l'est de la capitale, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police Brima Kamara. Un couvre-feu de 15 heures à 6 heures (locales) a été annoncé par le vice-président du pays, Mohamed Juldeh Jalloh, qui a confirmé la mort de "Sierra-Léonais innocents, dont des membres des forces de sécurité".

Dans le quartier de Kissy, des dizaines de jeunes manifestants ont lancé des pierres et des bâtons sur les forces de sécurité, qui ont riposté en tirant des gaz lacrymogènes. Certains d'entre eux ont appelé au départ du président, scandant "Bio doit partir", en référence au président Julius Maada Bio, au pouvoir depuis 2018. Il se trouve actuellement au Royaume-Uni en visite privée.

Une initiative "pacifique" qui a tourné à l'émeute

L'initiative de la manifestation est venue d'un groupe de femmes commerçantes, The Grassroots Women of Salone, qui a convoqué un "rassemblement pacifique" pour "attirer l'attention sur les difficultés économiques et les nombreux problèmes qui affectent les femmes de la Sierra Leone", selon une lettre adressée à l'inspecteur général de la police et consultée par l'AFP.

"Certains Sierra-Léonais égoïstes ont intensifié l'appel à la violence et au renversement par la force du gouvernement légitime", a déclaré le vice-président à la télévision d'Etat. "Ces individus sans scrupules se sont lancés dans une manifestation violente et non autorisée, qui a entraîné la mort de Sierra-Léonais innocents, dont des membres des forces de sécurité", a-t-il ajouté.

AFP

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A LA UNE

Guinée. Amnesty dénonce de nouvelles atteintes aux libertés d’expression et d’association

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La dissolution du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et la convocation d’un journaliste dans un camp militaire montrent que les autorités guinéennes portent atteintes aux libertés d’expression et d’association, dénonce Amnesty International.

Habibatou Gologo, Directrice adjointe du bureau d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a déclaré : « Les autorités de la transition guinéenne ont décidé, le lundi 08 août, de dissoudre le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) qu’elles qualifient de « mouvement de fait » et l’accusent de s’être « toujours illustré par la voie de la violence sur les personnes, la dégradation et la destruction des biens publics et privés, des actes d’incitations à la haine […] »

Amnesty International est surpris par ces accusations car elle a toujours suivi et documenté les récentes manifestations du FNDC qui étaient de nature pacifique. Elle note toutefois l’usage excessif de la force et de la répression lors de ces manifestations.

« Cette dissolution du FNDC est une grave atteinte aux libertés d’association et de réunion pacifique reconnues par la Constitution guinéenne. Le rôle du FNDC a été déterminant dans la promotion et l’avancement des droits humains en Guinée. Amnesty International appelle les autorités à rétablir le FNDC et à garantir la liberté d’expression et d’association qui sont des droits consacrés par des conventions et traités internationaux relatifs aux droits humains que la Guinée a ratifiés, ainsi que par la Charte de la transition.

« Cette décision vient au moment où Mohamed Bangoura, directeur de publication du site d’information « Mosaïque » a été sommé le week-end dernier de se présenter dans les locaux de la direction du renseignement militaire de l’Etat Major des armées suite à la publication d’un article qui incriminait l’armée dans la disparition d’un camion contenant du médicament antalgique dans un camp. Au même moment, un autre journaliste Mamoudou Boulère Diallo d’Espace TV a été physiquement agressé par une équipe militaire. Ces agissements constituent une régression de la liberté de presse et d’expression.

« Amnesty International appelle les autorités guinéennes à mettre immédiatement un terme aux restrictions disproportionnées des droits à la liberté d’expression et à la liberté d’association et à respecter le droit de la population et de la société civile guinéennes d’exprimer librement leurs opinions, y compris dans les médias. »

Guinee28

 

 

 

 

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