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Ousmane Kaba se lâche : « lorsqu’il y a bastonnade de journalistes dans un pays.. ! » (Interview)

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Alors qu’il se bat pour la légalisation de son parti, le PADES (parti des démocrates pour l’espoir), jugé illégal par le ministère de l’Administration du territoire, Docteur Ousmane Kaba a accordé une interview à quatre médias en ligne dont Guinee28.info. Dans cet entretien il raconte notamment son calvaire après son exclusion du RPG-ARC-CIEL, mais surtout il dénonce les violences contre les journalistes en Guinée. « Si on commence à bastonner les journalistes, il faut avoir peur », dit-il. Lisez !

Bonsoir Docteur Kaba

Pour commencer comment se porte le PADES?

Ousmane Kaba : Le PADES se porte très  bien. Il y a beaucoup d'adhésion réellement sur toute l'étendue du territoire national. C'est ce qui nous réconforte et qui prouve à suffisance que c'est une bonne opportunité pour les Guinéens de s'exprimer.  C'est un parti qui offre un cadre nouveau, aux Guinéens qui sont souvent blasés du monde politique.[rsnippet id="1" name="pub google"]

Vous revenez d'une tournée en Haute Guinée, comment s'est-elle passée?

La tournée s'est passée très bien.Partout, nous avons été très bien reçus. Ce qui veut dire qu'il y avait une certaine attente de la population. Nous avons identifiez des problèmes majeurs, notamment des problèmes d'infrastructures. Les populations ont été frappées par le fait qu'il n y a pas eu de route dans ces zones alors que s'était l'uns des points forts des campagnes présidentielles de 2010 et 2015. Les populations se rendent comptent que, bientôt la fin du second mandat (rire) et qu'elles n'ont pas bénéficié des infrastructures promises.

Egalement un deuxième point important, c'est que les jeunes n'ont pas d'emploi. Donc il y a une revendication sociale, sur ce point précis. Moi je n'ai pas manqué d'expliquer à ces populations que ces problèmes posés sont des problèmes de toute la Guinée en réalité. Par ce que les gens ont l'impression que se sont eux seulement qui sont les oubliés du système actuel.[rsnippet id="1" name="pub google"]

Comment se passe l'implantation du PADES à l'intérieur du pays?

Je dois dire que ça se passe avec beaucoup d'enthousiasme. Un peu partout, lorsque les populations prennent connaissance de l'existence du PADES, les missions se sont succédées dans différentes zones.Ce que je constate, c'est que ce sont les personnes elles-mêmes qui s'organisent, pour former les différentes structures sur place et nous envoyons des gens valider ces structures sur place.

Dans combien de préfectures êtes-vous implantés?[rsnippet id="1" name="pub google"]

Là où moi j'ai été, c'est dans les préfectures de Kouroussa, Kankan, de Siguri, et la zone qui est à cheval entre Kouroussa et Dabola, le Woulada. Voilà tout ce périmètre que j'ai balayé sans compter  Kérouané et Banankoro ainsi que Mandiana. Par contre, le PADES c'est sur toute l'étendue du territoire national. Nous sommes entrain de valider beaucoup de bureaux à Labé, Lélouma, Pita, Dalaba  et nous sommes entrain de nous installer sur la Basse Côte. A Conakry, il y a beaucoup de bureaux qui sont entrain d'être validés, en forêt également. Mais moi-même je constate que les deux zones les plus dynamiques dans l'installation des structures du PADES c'est la Haute Guinée et le Foutah.

Est-ce que vous compter vous rendre dans ces zones avant la tenues des élections locales ?

Ce qui est sûr, c'est que j'irais au Foutah mais je ne peux pas vous dire à quelle date précise.  C'est certain que je ferais le tour de la Guinée. J'ai beaucoup de militants au Fouta et c'est mon pays il faut que j’y aille. C'est une priorité pour moi. Les jeunes commencent à trouver des réponses au PADES.

Il y a une alliance en gestation, on apprend que le PADES est membre. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Vous avez bien fait de dire alliance en gestation par ce qu'il n’y a pas d'alliance pour le moment. Nous avons fait une première réunion. C'était pour prendre connaissance, de l'objectif d'une éventuelle alliance. C'est une réunion qui a duré 15 à 20 minutes mais je constate qu'il y a eu énormément d'échos par ce que les gens ont vu les prémisses d'une 3ème force dans le pays. Vous savez, il y a des phénomènes que l'on ne prévoit pas. Je n'avais jamais pensé qu'une réunion d'une dizaine de minutes, allait avoir autant d'impacts. Surtout que l'alliance n'est même pas encore formée. Cela signifie, qu'il y a une attente des populations Guinéennes, et que les Guinéens veulent voir la bipolarisation de la vie politique changer. Qu’on n’ait pas seulement ces deux pôles, qui sont entrain de monopoliser la vie politique autour du RPG arc en ciel et de l'UFDG.  Les Guinéens ont envie d'avoir un autre groupe en face, qui pourra faire des propositions pour l'avenir de ce pays.

La CENI a donné la date du 4 février 2018 pour la tenue des élections locales, est ce que vous y croyez ?[rsnippet id="1" name="pub google"]

Ce que je sais, c'est que dans le passé, il y a eu beaucoup de dates glissantes. Mais contrairement à ce que la plupart des gens pensent, qu'il s'agit de l'impréparation de la CENI sur le plan technique, moi j'ai toujours pensé que la Guinée est un petit pays même à l'échelle de l'Afrique et que préparer des élections n'est pas si compliqué que cela. Le vrai problème, c'est le financement. Chaque fois les budgets sont votés mais la mise à disposition des fonds se fait avec beaucoup de retards. Cela découle simplement, du fait qu'il n’y a pas de volonté politique, de respecter les dates constitutionnelles. C'est très bien de dire que la CENI est une structure indépendante mais si la CENI n'a pas les moyens de sa politique et qu’elle doit travailler avec des dotations budgétaires, c'est là à mon avis qu'il y a le problème. Chaque fois que la mise à disposition des fonds retarde, le calendrier de la CENI glisse. Et aujourd'hui, sur les 300 milliards qui étaient prévus pour l'organisation des élections locales, il n’y a que 90 milliards qui sont mises à disposition. Voilà. Alors dites-moi si la CENI va respecter la date, je vous direz plutôt si les finances vont mettre l'argent à la disposition de la CENI à temps (rire).

Lors de la session rectificative de la loi des finances, un montant avait été octroyé à la CENI. Est-ce qu’il y aura un débat dans ce sens ?[rsnippet id="1" name="pub google"]

J’espère bien. C’est aujourd’hui (mercredi, 1er novembre, NDLR) qu’on a reçu la nouvelle loi des finances 2018 et au moment où je vous parle le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque Centrale vont présenter ce projet à l’Assemblée nationale.

La session budgétaire s’est ouverte le 05 octobre, comment vous l’abordez ?

D’abord la session, elle a été juste formellement ouverte, mais jusqu’à présent nous n’avons pas commencé à travailler, on n’a perdu un mois.

Pour quelle raison ?

Parce que les documents n’avaient pas été déposés par le gouvernement. Le gouvernement vient d‘envoyer ce projet de loi des finances 2018, il y a juste 24 heures. A l’heure où je vous parle le gouvernement est en train de présenter ce projet, c’est pour vous dire que le travail a commencé avec beaucoup de retard, mais cela ne nous empêche pas, nous aurons suffisamment  de temps pour discuter de l’essentiel du budget.

Comment vous analysez la gouvernance actuelle ?[rsnippet id="1" name="pub google"]

Je pense qu’elle n’est pas bonne. C’est la raison pour laquelle nous avons créé le PADES (sourire). Il y a eu des reformes dans beaucoup des secteurs, pour la plupart ces reformes étaient mal préparées et on n’est pas sûr qu’on aura les résultats qui soientescomptés.

On apprend que le ministre de l’Administration du territoire vous a adressé un courrier pour vous signifier que votre parti n’est pas légal est ce vrai ? 

C’est vrai, mais je pense qu’il y a eu violation de la loi. La constitution garantit à tous les citoyens guinéens la liberté d’association et la liberté d’organisation, de participation aux activités politique, économique et sociale dans notre pays. C’est l’article 10 de la constitution qui le dit. Nous avons constaté que le ministère de l’Administration est en train de faire de l’abus d’autorité et de pouvoir et que son comportement n’est pas du tout conforme à la loi. Mais heureusement qu’il y a des recours, puisqu’il y a la Cour suprême, la Cour constitutionnelle, et il y a l’institution nationale des droits humains. Vous savez qu’en 2010, avec les amis nous avions crée le parti PLUS, trois mois après on n’a pu participer à l’élection présidentielle.  Entre les deux tours nous avons initié l’alliance ARC-EN-CIEL pour aider le candidat Alpha Condé à accéder à la magistrature suprême. Nous avons eu du succès puisque de 18% cette alliance a pu aider le professeur à avoir 52% et à être Président de la République. Et en 2012, dans un souci de stabilité politique, nous avons fait une fusion de plusieurs partis pour créer le RPG-ARC-EN-CIEL. 38 partis politiques se sont donnés rendez-vous pour Fusillier dont le parti PLUS et le RPG lui même pour donner le RGP-ARC-EN-CIEL. A ce stade il est important de dire que beaucoup d’autres ont refusé ce que nous-nous avons accepté, sans doute par naïveté et la croyance en la parole donnée.[rsnippet id="1" name="pub google"]

C’est la veut dire que vous regrettez  aujourd’hui?

Absolument. Vous savez la situation dans laquelle on est (rire). En 2016 nous avons eu des divergences avec le Président de la République qui avait tenu de discours à connotation ethnique, ce que nous- nous avons condamné. Nous avons subis des représailles, puisque d’abord nous avons été exclus du RPG-ARC-EN-CIEL, dont nous sommes fondateurs (rire), sans même demander d’explications. Nous étions trois signataires de la lettre de contestation dont deux du RPG-ARC-EN-CIEL, tandis que l’autre a été écouté et réintégré moi j’ai été directement expulsé du parti sans ménagement, en contradiction avec les règles internes du parti. Deuxième élément, nous avons été évincés de nos postes de responsabilité à l’Assemblée nationale, puisque j’étais le président de la commission économique. Troisièmement nous avons été  évincés du poste de représentant de notre Assemblée nationale, donc du député au parlement conjoint Afrique-Caraïbe, Union européenne-ACP.

Un an après, devant la faillite de la gouvernance actuelle, devant un espace politique qui a un besoin de renouveau,c’est ce qui nous a emmener pour dire on va créer un nouveau Parti.[rsnippet id="1" name="pub google"]

L’enseignement supérieur a orienté tous les nouveaux étudiants dans les universités publiques. Est-ce que cela a eu une incidence sur les institutions privées ?

Bien sûr que ça eu des incidences sur toutes les universités privées. Puisque les universités privées avaient l’habitude d’avoir un flux d’étudiants qui va diminuer de manière dramatique. C’est évident ! Mais le problème il est plus complexe que cela. Je pense qu’il faut se rappeler : dans tous les autres pays, nous avons le même problème. L’Etat n’est pas capable d’offrir suffisamment d’infrastructures pour permettre l’éducation de tous les étudiants. Parce que la population estudiantine explose dans tous les pays. Pour donner juste un exemple, cette année en Côte d’ivoire, il y’a eu plus de 100 milles bacheliers. Les universités publiques n’ont pu recueillir que 25%. Les ¾ ont été orientés dans les institutions privées. Or la Cote d’ivoire a énormément investi dans les universités publiques. Malgré cela elles ne peuvent accueillir que le ¼ des étudiants. C’est pour vous dire que le problème n’est pas  guinéen.

Malheureusement nous allons toujours à contre-courant de ce que font les autres. A contre-courant de la raison, tout court. L’année dernière déjà, l’Etat a orienté dans les universités publiques près de 30 milles étudiants alors que les structures ne permettent pas d’accueillir ces étudiants. A telle enseigne qu’ils n’avaient que deux jours de cours à moyenne par semaine. Ce qui est très peu. Cette année, ils ont pris le pari d’y envoyer tous les étudiants. Ça veut dire que la qualité de l’enseignement publique qui est déjà mauvaise va devenir médiocre. Beaucoup de gens n’avaient pas compris. On dit que les Universités privées ont pris l’Etat en otage, c’est l’inverse. Dans la mesure où en Guinée, tous les bacheliers sont boursiers. Ça veut dire que les universités privées n’ont pas de marché libre. Donc c’est ce qui se passe en Guinée depuis pas mal de temps.[rsnippet id="1" name="pub google"]

Aujourd’hui quels sont les étudiants qui viennent s’inscrire chez nous ? C’est essentiellement les étudiants qui ont été orientés dans les universités publiques qui ne veulent pas s’y rendre. Parce qu’ils ont quelques moyens à se payer les universités privées. Et qui la qualité y est meilleure. En Guinée et ailleurs, les écoles privées donnent toujours les meilleurs cours que les écoles publiques.

La raison invoquée par le ministère de l’enseignement supérieur est que l’Etat dépense trop d’argent en envoyant les Etudiants dans le privé. N’a-t-il pas raison de rectifier ce tir s’il est avéré ?

D’abord, ce n’est pas correct. L’année dernière, le budget qui était alloué aux universités privées n’avait pas atteint les 150 milliards dans un budget de 914 milliards. Par différence, les universités privées dépensent moins de deux à trois fois que les universités publiques. J’insiste là-dessus parce que c’est ce qu’ils inculquent dans l’esprit des gens. Ce qui est faux. Maintenant cette année l’Etat n’a pas orienté d’étudiants dans les universités privées, on verra bien le résultat. En réalité, les universités publiques dépensent plus cher que les universités privées.

(….) jusqu’au moment où je vous parle, les universités privées n’ont pas de contrat avec l’Etat pour les Etudiants en licences 2 et 3. C'est-à-dire, ils ont fait la 1ère année, et la 2ème année sans contrat à plus forte raison de paiement. Nous sommes avec deux promotions dans les universités privées sans contrats. C’est vraiment un exemple de mauvaise fois de l’Etat.

Un autre exemple de mauvaise foi, l’année dernière l’Etat a dit qu’il y avait 32 milles fictifs dans les universités privées alors que l’ensemble des étudiants que l’Etat paie étaient de 25 milles. C’est vraiment le non sens total. Est-ce que c’est cela qu’on appelle des reformes ? Non !

Est-ce qu’on peut savoir combien l’Etat doit à votre université, Kofi Annan ?[rsnippet id="1" name="pub google"]

Non, on ne peut pas le savoir. On ne peut le savoir qu’avec un contrat bien ficelé.

Que risquent ces étudiants de la licence 3 qui sont à la fin de leur formation cette année ? Est-ce qu’ils recevront leur diplôme ?

Le fait de n’avoir pas de contrat avec l’Etat, n’est pas la faute à eux. C’est dû à la mauvaise fois de l’Etat. Je pense dans un, deux à trois mois, on aura réglé ça puisque nous sommes en phase de discussions. Et nous continuons les discussions. Je constate d’ailleurs qu’il (le ministère de l’enseignement supérieur) nous écoute beaucoup mieux maintenant qu’avant parce qu’il n’y a plus de boursiers maintenant (rire).

Actualité oblige, une rumeur sur la santé du Président Alpha Condé a entrainé l’arrestation d’un responsable de média privée, et aux bastonnades des journalistes à l’escadron mobile de Matam. Votre réaction ?[rsnippet id="1" name="pub google"]

Moi personnellement je n’étais pas au courant de cette rumeur. Je ne commente pas ça. Mais dans un pays, si on commence à bastonner les journalistes, il faut avoir peur. C’est très mauvais pour le pays. Ce n’est pas une affaire de journalistes. C’est une affaire de la démocratie. Chaque fois qu’on veut bâillonner un pays, on s’en prend à la presse. Il n’y a pas de démocratie sans la presse. Lorsqu’il y a bastonnade de journalistes dans un pays, nous devons être inquiets. Ce n’est pas une solidarité d’une corporation mais c’est une solidarité du système lui-même. En Guinée, il y a des signes qui démontrent que ça ne va pas, aujourd’hui, nous avons la grève des avocats, nous avons des journalistes qui sont bastonnés, un parti (ndlr PADES) qu’on nie l’existence, des gens qui réclament leurs droits un peu partout. Tout ça, sont des signes qui vont ensemble.[rsnippet id="1" name="pub google"]

Merci

Interview coréalisé par Guinee28.info, le pointplus.info, afrinews.org et newsdeguinee.com  

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

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France : pas de naturalisation pour Mamoud, jeune Guinéen qui avait sauvé la vie d’une jeune femme

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En 2019, Mamoud Diallo était fêté en héros dans le Vercors après avoir sauvé la vie d'une jeune cuisinière violemment agressée par un forcené. Grâce à cet acte de bravoure, il espérait être naturalisé, mais sa demande a été refusée par la préfecture de l'Isère (Grenoble), rapporte le site francetvinfo.

Depuis la rentrée, Mamoud Diallo est en formation en alternance pour une entreprise du bâtiment qui lui assure un petit salaire. Ce jeune Guinéen s'était illustré malgré lui en 2019 en sauvant une jeune cuisinière d'une mort certaine. Prenant son courage à deux mains il était intervenu alors qu'un forcené agressait violemment la jeune femme avec une arme tranchante.

Pour cet acte de bravoure, il avait reçu la médaille de la ville d'Autrans et espérait depuis un coup de pouce pour sa naturalisation. Mais voilà, la préfecture de l'Isère est pointilleuse et n'a pas accédé à sa demande. Elle lui a été refusée pour deux motifs. Mamoud Diallo aurait séjourné illégalement en France, il était pourtant demandeur d'asile 15 jours après son arrivée dans le pays. Son acte de naissance serait également non conforme.

Face à cette décision préfectorale, Dominique Daumin son parrain s'interroge. Il existe selon lui des naturalisations obtenues après des actes de bravoure, ce qui n'a pas été le cas pour Mamoud. Il cite volontiers la naturalisation d'un jeune Malien, Mamoudou Gassama, qui avait sauvé un enfant d'une chute d'un immeuble au péril de sa vie, en mai 2018 à Paris. Il cite aussi volontiers, la naturalisation de Lassana Bathhily, qui avait sauvé des otages des terroristes de l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes en 2015.

Pourquoi l'acte de bravoure n'a pas été retenu ? Pour l'instant, le préfet n'a pas souhaité nous répondre. En attendant, la situation est critique pour Mamoud Diallo qui pourra refaire une demande dans 2 ans mais d'ici là, sa carte de séjour aura expiré. Son patron ne l'embauchera définitivement que s'il obtient sa naturalisation. "Si tu es étranger et que tu as rendu service en France, soupire-t-il, on te donne la nationalité française normalement, mais pas pour moi".

Source : france3-regions.francetvinfo.fr

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Alassane Ouattara: « il faut revenir à l’ordre constitutionnel le plus tôt possible », en Guinée

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Alassane Ouattara se dit préoccupé par l’intégrité physique et la santé du président déchu, Alpha Condé. Dans une interview qu’il a accordée à l’hebdomadaire Jeune Afrique (JA), le président Ivoirien a condamné les coups d’Etat survenus au Mali et récemment en Guinée, où il appel à un retour à l’ordre constitutionnel le plus tôt possible.

« Nous sommes préoccupés par l’intégrité physique et la santé du président Alpha Condé, et nous l’avons dit aux autorités militaires guinéennes lors de notre mission, qui était conduite par le chef de l’État ghanéen, Nana Akufo-Addo, à Conakry le 17 septembre. Le président [Mamady Doumbouya] du CNRD [Comité national du rassemblement et du développement] nous a donné des assurances à ce sujet », souligne-t-il.

Face à cette crise,  Alassane Ouattara assure qu’il est indispensable d’accompagner les Guinéens afin de minimiser l’impact de la transition sur les populations, dit-il, ajoutant qu’il faut revenir à l’ordre constitutionnel le plus tôt possible.

Pour prévenir désormais les coups d’Etat, le président Ivoirien suggère une autocritique de la gouvernance dans nos différents pays. « Car évidemment, une mauvaise gouvernance peut amener des militaires à intervenir dans le jeu politique, ce qui n’est pas souhaitable. Ceux qui sont au pouvoir doivent mieux tenir compte de la réalité, de l’évolution de leur pays et de toutes les couches sociales, notamment de la jeunesse, ainsi que du développement équilibré de l’ensemble du territoire national », estime-t-il.

Par Mariam Bâ

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Le CNRD pour une Guinée nouvelle : avancer tout droit vers le but sans se laisser distraire ! (Ousmane Gaoual Diallo)

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Depuis l’avènement des militaires au pouvoir le 5 septembre 2021 sous la bannière du CNRD dirigé par le Colonel Mamady Doumbouya, la joie est quasi unanime de même que l’espoir dans la cité. Dans tout le pays c’est la détente après plusieurs années de crispation sur fond de lassitude pour la plupart des Guinéens.

Entre crises sociopolitiques et économiques nées d’une mal gouvernance calamiteuse si cruelle, le cocktail fut démesuré avec pour corolaire l’accentuation de la pauvreté et la misère dans le pays. Le spectacle s’est passé devant tout le monde quand la course à l’enrichissement illicite de l’ancienne classe dirigeante et ses innombrables complices avait pris une envolée flagrante.

Certains Guinéens sont de redoutables spécialistes des époques révolues tout comme ils sont de cyniques partisans des projets machiavéliques dont se sont rendus coupables tous les dirigeants de la Guinée avant leur fin de parcours souvent chaotique. Quand un chef arrive, des groupuscules soucieux de préserver leurs intérêts ou de bénéficier des avantages de la nouvelle donne, affleurent de toutes parts pour proclamer à cor et à cri une allégeance fantaisiste et opportuniste ayant contribué durant toutes ces années à la déconfiture de la nation.

Le CNRD est averti, par la rigueur dont il a fait montre depuis le début, moins sont les petits malins qui essaiment la rue, les espaces publics ou autres pour une quelconque campagne de soutien démagogique. Les premiers “essayistes” aux banderoles à l’effigie du Colonel Mamady Doumbouya en ont été vite dissuadés, donnant un peu plus un gage de confiance et d’espérance au bas peuple.

Mais attention, le CNRD doit rester vigilant car les mouvements de soutiens, s’ils ne parviennent pas à se frayer le chemin habituel, leurs tentacules semblent se limiter à une forme courante : les interminables déclarations de soutiens distillées tous les jours sur le petit écran de la télévision nationale. Elles sont en général l’émanation d’anciens opportunistes reconvertis qui, après avoir embouché la même trompette pour déclarer leur prétendue loyauté à l’ancien establishment, tentent encore de compromettre le présent. Tout sauf patriotique, cette espèce de caméléons humains est pire que le chiendent.

À l’orée des grandes réformes institutionnelles pour le meilleur de la Guinée et des Guinéens, il faut sonner le glas à toutes les tentatives d’intrusion inutiles ou de récupération dangereuse de quelque démarche saine du Colonel Mamady Doumbouya et ses frères d’armes qui jusqu’à preuve du contraire, inspirent confiance. Les journées de concertation engagées avec les forces vives de la nation sont une preuve du nouveau départ fait de rupture avec le passé infernal de la Guinée.

Par Ousmane Gaoual Diallo

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