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Migrants: Human Rights Watch porte de graves accusations contre Jammeh

Les ennuis judiciaires sont loin d’être fini pour l’ex président gambien, Yahya Jammeh, qui vit en exil en Guinée-Equatoriale, depuis sa chute en 2017. Et pour cause, il est accusé d’avoir commandité le massacre d’une cinquantaine de migrants ouest-africains, en partance pour l’Europe en 2005.

Selon l’Agence Ecofin qui cite Human Rights Watch (HRW) et TRIAL International, les migrants en question  (dont 44 Ghanéens et plusieurs Nigérians) auraient été arrêtés en juillet 2005, par les forces de sécurité gambiennes qui les soupçonnaient d’être des mercenaires venus renverser le président Jammeh.

Selon l’enquête menée par les deux institutions, l’ordre de leur exécution aurait été donné par le président Yahya Jammeh en personne, et mis en application par le tristement célèbre corps des « Junglers », une unité directement sous les ordres de l’ancien dictateur, souligne la même source, qui ajoute que les deux organisations qui s’appuient sur les témoignages de plusieurs membres de l’ancien régime et proches de l’ex-président corroborant les faits rapportés par le Ghanéen Martin Kyere, seul survivant du massacre à l’époque, demandent aujourd’hui que l’affaire soit portée devant la justice

« Notre enquête nous a permis de nous rapprocher de la vérité au sujet de cet horrible massacre », a déclaré Bénédict de Moerloose, responsable du département Droit pénal et enquêtes au sein de TRIAL International. Et d’ajouter : « Le moment est maintenant venu de rendre justice aux victimes et à leurs familles ».

Par Alpha Abdoulaye Diallo

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