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International

Méditerranée : 1 400 migrants secourus en une journée

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Quelque 1 400 migrants ont été secourus en Méditerranée, mardi 16 janvier, ont annoncé les gardes-côtes italiens. Des bateaux appartenant aux gardes-côtes, à la police financière, à la mission Sophia de l'UE de lutte contre les trafics en mer et à l'ONG espagnole Proactiva ont mené 11 opérations de sauvetage distinctes pour porter secours aux passagers de sept canots, trois petits bateaux en bois et un plus grand.

Deux corps sans vie ont toutefois été trouvés à bord d'embarcations qui tentaient la traversée depuis l'Afrique du nord. Des sauveteurs espagnols ont précisé être venus en aide à un bateau surchargé transportant environ 400 personnes, dans des conditions extrêmement dangereuses, et que l'un des corps était celui d'un enfant.

Le ministère italien de l'Intérieur a indiqué que près de 1 000 personnes secourues avaient été transportées en Italie depuis le début de l'année, soit 60% de moins que pendant la même période de l'année précédente. L'Italie, soutenue par l'UE, a conclu l'été dernier un accord avec les forces libyennes, visant à empêcher les migrants de prendre la mer vers l'Europe. Selon des chiffres diffusés par l'agence pour les réfugiés de l'ONU, 173 personnes ont trouvé la mort en tentant la traversée depuis l'Afrique du nord depuis début 2018.

Source : AFP

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A LA UNE

Dans quels pays les migrants sont-ils arrivés en 2020 ?

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L'année 2020 a connu un effondrement inédit d'au moins 30% des flux migratoires vers les pays de l'OCDE à cause de la pandémie, constate l'organisation dans son rapport annuel. Les États-Unis gardent leur première place. Comment se placent les autres pays ?

Avec 3,7 millions de personnes qui ont rejoint les 25 pays membres de l'OCDE, l'immigration a atteint l'an dernier le plus bas niveau enregistré depuis 2003. L'année 2020 a connu un effondrement inédit d'au moins 30 % des flux migratoires vers ces pays à cause de la pandémie et des restrictions, souligne le rapport annuel de l'organisation internationale publié jeudi relatif à l'année dernière.

Quels sont les principaux pays qui les ont "accueillis" ?

N°1 : les États-Unis

Les États-Unis restent le premier pays d'immigration de l'OCDE en 2020. Le pays a enregistré une baisse de 44 % comparé à 2019, avec 576 000 nouveaux arrivants l'an dernier.

En revanche, le nombre d'agriculteurs saisonniers a grimpé aux États-Unis avec pas moins de 213 000 saisonniers accueillis. Dans la plupart des pays riches, les domaines des récoltes et de l'agriculture ont continué de drainer cette main d’œuvre qui s'est révélée essentielle même en temps de crise sanitaire.

Par ailleurs, depuis 2017, les États-Unis sont le pays de l'OCDE accueillant le plus grand nombre de demandeurs d'asile. Plus des trois quarts de ces demandes ont été faites par des citoyens de pays d'Amérique latine et des Caraïbes, en particulier le Guatemala (36 000), le Honduras (31 000), le Venezuela et El Salvador (23 000 chacun).

N°2 : l'Allemagne

L'Allemagne a accueilli 460 000 migrants permanents en 2020, une baisse relativement modeste par rapport aux autres pays de l'OCDE (-26 %). Relativement à la taille du pays par rapport aux Etats-Unis, on peut dire que l'immigration est plus dynamique en Allemagne. Le flux de migrants de 2020 correspond environ à 0,2 % de la population américaine contre 0,6 % pour l'Allemagne. Tout de même loin des 2 % du Luxembourg ou de l'Islande.

Avec 103 000 demandeurs d'asile, l'Allemagne était le seul autre pays de l'OCDE à avoir reçu plus de 100 000 demandes en 2020. Les demandes d'asile de citoyens syriens en Allemagne n'ont que légèrement baissé (-7 %) et celles d'Afghanistan ont même augmenté de 4 %.

La majorité des candidats venaient de Syrie (36 000), d'Afghanistan (9 900) et d'Irak (9 800). La plus forte augmentation depuis 2019 concerne les ressortissants afghans (400) et la plus forte baisse des ressortissants nigérians (-5 800).

N°3 : le Royaume-Uni          

Le Royaume-Uni suit avec un peu moins de 250 000 nouveaux migrants permanents en 2020, environ 30 % en dessous du chiffre de 2019.

En 2020, le nombre de premiers demandeurs a diminué de -19 %, pour atteindre environ 36 000. La majorité des demandeurs venaient d'Iran (4 200), d'Irak (3 300) et d'Albanie (3 100). La plus forte augmentation depuis 2019 concernait les ressortissants érythréens (700) et la plus forte diminution des ressortissants iraniens (-1 300).

Depuis le 1er janvier 2021, les citoyens de l'UE qui souhaitent s'installer au Royaume-Uni sont soumis aux mêmes règles que les citoyens du reste du monde, à l'exception des citoyens irlandais qui peuvent continuer à venir sans restrictions dans le cadre d'arrangements distincts. Donc à l'occasion du rapport annuel 2021, la France ou l'Allemagne pourront faire partie des statistiques sur l'immigration.

N°4 : la France

Parmi les cinq premiers pays de destination de l'OCDE, la France a enregistré la plus faible baisse (-21 %) et a accueilli 230 000 nouveaux migrants en 2020, la plaçant au cinquième rang des principaux pays de destination.

En 2020, le nombre de premiers demandeurs a diminué de -40,9 % en France, pour atteindre environ 82 000. La majorité des demandeurs venaient d'Afghanistan (10000), de Guinée (4 700) et du Bangladesh (4 600).

La plus forte augmentation depuis 2019 concernait les ressortissants ukrainiens (900) et la plus forte baisse des ressortissants albanais (-6 500). Sur les 86 000 décisions prises en 2020, 22,2 % étaient positives.

N°5 : l'Espagne

Les migrations vers l'Espagne, cinquième pays de destination de l'OCDE, qui n'avaient cessé d'augmenter entre 2015 et 2019, ont subi une forte baisse en 2020 et se situaient juste au-dessus des 200 000 (-38 %).

L'Espagne figurait, pour la première fois dans l'histoire, parmi les trois premiers pays de destination de l'OCDE, avec plus de 86 000 demandeurs d'asile. Près de neuf demandeurs d'asile sur dix en Espagne sont originaires d'Amérique latine et des Caraïbes, principalement du Venezuela et de la Colombie.

La majorité des candidats venaient du Venezuela (28 000), de la Colombie (27 000) et du Honduras (5 500). La plus forte augmentation depuis 2019 concerne les ressortissants du Pérou (1 200) et la plus forte baisse des ressortissants du Venezuela (-12 000). Sur les 125 000 décisions prises en 2020, 40,9 % étaient positives.

Source: AFP

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A LA UNE

Les «Pandora Papers» révèlent l’évasion fiscale de plusieurs chefs d’État et de gouvernement

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Plusieurs dirigeants, dont le Premier ministre tchèque, le roi de Jordanie ou les présidents du Kenya et d'Équateur, ont dissimulé des avoirs dans des sociétés offshore, notamment à des fins d'évasion fiscale, selon une enquête publiée dimanche 3 octobre par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ).

L'enquête baptisée « Pandora Papers », à laquelle ont collaboré environ 600 journalistes, s'appuie sur quelque 11,9 millions de documents, qui proviennent de 14 sociétés de services financiers, et a mis au jour plus de 29 000 sociétés offshore.

Selon ces documents, le Premier ministre tchèque Andrej Babis a placé 22 millions de dollars dans des sociétés écran qui ont servi à financer l'achat du château Bigaud, une grande propriété située à Mougins, dans le sud de la France.

Le président équatorien Guillermo Lasso a, lui, logé des fonds dans deux trusts dont le siège se trouve aux États-Unis, dans le Dakota du Sud.

Les « combines » de Volodymyr Zelensky

En 2019, Volodymyr Zelensky a été élu, après avoir incarné dans la série "Serviteur du peuple", un président fictif, incorruptible, luttant contre les oligarques et les forces de l'agent, rappelle notre correspondant à Kiev, Stéphane Siohan. Mais sur la base des Pandora Papers, les journalistes de Slidstvo Info, un média d'investigation ukrainien, ont prouvé que pendant des années, Zelensky et ses amis du Kvartal 95, sa société de production audiovisuelle, ont caché leur fortune dans une douzaine de sociétés-écrans, à Chypre, au Belize et aux Iles Vierges britanniques.

L'enquête montre que plus de 40 millions de dollars, versés par l'oligarque Ihor Kolomoisky, patron de la télévision à laquelle Zelensky vendait ses programmes, ont échappé au fisc ukrainien.

« Le film montre que Zelensky n'est pas juste un gars simple qui veut être différent, ce qui a été un de ses messages politiques, le président du peuple et tout ça, souligne Anna Babinets, rédactrice en chef de Slidstvo Info. Nous voyons qu'il y a beaucoup de combines, des choses douteuses. Maintenant on voit qu'il est juste un homme d'affaires comme les autres, qui essaie de garder son argent à l'extérieur de l'Ukraine. »

À l'extérieur de l'Ukraine, et notamment à Londres, dans les quartiers cossus, ou les partenaires d'affaires de Zelensky ont acquis des appartement luxueux. Le problème, c'est que Zelensky a amené au pouvoir ces mêmes amis de jeunesse, avec lesquels il a monté ce système opaque.

Parmi eux, son premier assistant Serhiy Chéfir, dont la voiture a récemment été prise dans une fusillade, mais également Ivan Bakanov, qui est aujourd'hui le patron des services secrets du pays.

Volodymyr Zelensky vient de faire passer au Parlement une loi anti-oligarques, mais avec ces révélations sur ses tours de passe-passe financiers, c'est son crédit politique qui risque désormais, d'être démonétisée.

Le roi de Jordanie et ses villas

C’est un immense empire immobilier caché par le roi Abdallah II, révèle l'enquête. Pas moins de 14 résidences luxueuses situées au Royaume-Uni et aux États-Unis. La plus récente est une propriété à Malibu avec accès direct sur la plage.

Le sujet est hautement sensible et le montage financier s’est fait en secret. Tout est géré par une trentaine de sociétés écrans aux Caraïbes et au Panama. Le roi Abdallah II n’est jamais désigné par son nom et il n’existe pas de trace numérique des documents.

La raison ? Une telle affaire pourrait mettre en danger le régime jordanien. Le pays a été fortement touché par la crise sanitaire et connaît des difficultés économiques. Près de 16% de la population du royaume vit en dessous du seuil de pauvreté et un tiers de la population du pays est considéré comme pauvre.

La popularité du roi est fragilisée. En avril dernier, son demi-frère, le prince Hamza, avait critiqué ouvertement le régime avant d'être arrêté pour avoir fomenté un coup d'État contre le roi Abdallah II.

Ces révélations pourraient aussi compromettre les aides financières reçues par la Jordanie. En 2020, le royaume a touché 3,7 milliards de dollars de la communauté internationale.

Réagissant à ces révélations, le roi Abdallah II s'est défendu. Les propriétés seraient issues de sa fortune personnelle, ont fait savoir ses avocats. Le recours à des paradis fiscaux serait justifié par « des raisons légitimes de sécurité et de confidentialité ».

Les mystérieux comptes offshore des proches de Vladimir Poutine

Le président russe Vladimir Poutine se distingue, lui aussi, dans cette enquête internationale. Celle-ci rappelle, une nouvelle fois, que dès son arrivée au pouvoir, le chef du Kremlin s'est empressé d'enrichir ses proches. De quoi jeter de nouveaux soupçons sur sa fortune personnelle, souligne notre correspondant à Moscou, Paul Gogo.

Le constat a été maintes fois effectué par l'opposant russe Alexeï Navalny au cours de ses enquêtes : tous ceux qui approchent Vladimir Poutine deviennent instantanément et mystérieusement riches. Les « Pandora Papers » apportent de nouveaux éléments allant en ce sens en tournant les projecteurs vers plusieurs proches du président.

Parmi eux, Pëtr Kolbin, l'ami d'enfance du président, passé de boucher à Saint-Pétersbourg à personnalité richissime capable d'acheter des parts conséquentes dans des sociétés pétrolières en s'appuyant sur des comptes offshores.

Autre exemple, Svetlana Krivonogikh, passée de femme de ménage pétersbourgeoise à maîtresse fortunée du président russe. Les « Pandora Papers » révèlent qu’elle a acheté un appartement à Monaco en septembre 2003.

Ces enquêtes à répétition sur ses amis et amantes aux fortunes mystérieusement acquises vont dans le sens d'un soupçon très présent chez ses opposants : et si la vraie fortune de Vladimir Poutine se trouvait chez ses proches, utilisés comme compte en banque et porte-monnaie ?

L'entourage du Premier ministre pakistanais visé

Imran Khan s'est fait élire à la tête du Pakistan à l'été 2018 sur un programme anti-corruption après la destitution de Nawaz Sharif, emporté par les révélations des « Panama Papers », une autre enquête de l'ICIJ sur les fonds offshore.

Cette fois, le Consortium révèle que des membres du premier cercle d'Imran Khan, dont des ministres et leurs familles, possèdent des sociétés et des trusts offshores avec des comptes millionnaires de dollars.

Tentant de retourner le scandale à son profit, le chef du gouvernement pakistanais a salué dès ce dimanche ces révélations sur Twitter. Selon lui, elle exposent au grand public de son pays la « richesse mal acquise des élites, accumulée à travers l'évasion fiscale et la corruption, et blanchie dans des "paradis fiscaux" ». Et de promettre « d'ouvrir des enquêtes sur tous les citoyens mentionnés dans les "Pandora Papers" ».

L'immeuble de Tony Blair et la société marocaine de Dominique Strauss-Kahn

Apparaît aussi le nom de Tony Blair. Avec son épouse Cherie, l'ancien Premier ministre britannique a acquis en 2017 un immeuble de bureaux en achetant une société dans les îles Vierges qui était propriétaire des lieux. La transaction leur a permis d'économiser environ 400 000 dollars d'impôts, rapporte l'ICIJ.

Également épinglé, l'ex-ministre français Dominique Strauss-Kahn. L'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) a fait transiter plusieurs millions de dollars d'honoraires de conseil à des entreprises par une société marocaine exempte d'impôts, selon les documents examinés par l'ICIJ.

Par ailleurs, des proches du président de l'Azerbaïdjan Ilham Aliev -- régulièrement visé par des accusations de corruption -- ont réalisé des transactions immobilières opaques au Royaume-Uni. Parmi elles, l'achat contre 45 millions de dollars d'un immeuble de bureaux au nom de son fils de 11 ans, Heyder, rapporte la BBC.

La fondation panaméenne d'Uhuru Kenyatta

Dans la plupart des pays, ces faits ne sont pas susceptibles de poursuites. Mais dans le cas des dirigeants, l'ICIJ met en parallèle le discours anti-corruption tenu par certains d'entre eux avec leurs placements dans des paradis fiscaux. C'est le cas du président kényan.

Client 13 173, c'est par ce code que les employés de l'Union bancaire privée, une banque suisse, appelle Uhuru Kenyatta. D'après les documents épluchés par les journalistes de l'ICIJ, en juillet 2003, un avocat de cet établissement, Othmane Naïm, demande à un cabinet d'avocats au Panama, Alcogal, de créer une fondation dans ce paradis fiscal.

La loi panaméenne, protège l'identité du fondateur, qui reste le secret du cabinet d'avocats qui les représente. En outre, les actifs de ces fondations peuvent être transmis, sans impôts sur la succession. Ainsi naît Varies Foundation, dont les bénéficiaires sont Uhuru Kenyatta et sa mère.

L'enquête de l'ICIJ révèle aussi que la famille Kenyatta dispose d'une trentaine de millions de dollars, investis dans deux sociétés écran domiciliées au Panama et cinq dans les Îles Vierges britanniques. Et puis il y a cet appartement dans le quartier de Westminster à Londres, évalué à un million de dollars.

Contacté par le consortium, Uhuru Kenyatta n'a pas souhaité commenter. Celui qui avait affirmé à la BBC en 2018 que chaque fonctionnaire doit déclarer ses biens publiquement a préféré cette fois rester discret.

De Shakira à Claudia Schiffer

Au total, des liens ont été établis par l'ICIJ entre des actifs offshore et 336 dirigeants et responsables politiques de premier plan, qui ont créé près de 1 000 sociétés, dont plus des deux tiers aux Iles Vierges britanniques.

Parmi les personnalités exposées, se trouvent également la chanteuse colombienne Shakira, le mannequin allemand Claudia Schiffer ou la légende indienne du cricket Sachin Tendulkar.

Par RFI

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A LA UNE

France : Nicolas Sarkozy condamné à un an de prison ferme

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Nicolas Sarkozy a été condamné jeudi à un an de prison ferme. L’ancien président Français a été reconnu coupable dans le dossier Bygmalion sur le financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012.

Sa peine sera directement aménagée, a précisé le tribunal. Des peines allant de deux ans à trois ans et demi de prison, dont une partie avec sursis, ont été prononcées contre ses 13 coprévenus.

Il s’agit de la deuxième condamnation pour M. Sarkozy. En mars, il était devenu le premier ancien président de la Ve République à être condamné à de la prison ferme - trois ans dont un ferme -, pour corruption et trafic d’influence, dans l’affaire dite « des écoutes ». Il a fait appel suspendant donc de facto cette condamnation.

Guinee28

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