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Politique

KINDIA : La prison civile touchée par la Semaine de la Citoyenneté

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Les détenus de la prison civile de la région administrative de Kindia ont reçu aussi la caravane de la Semaine de la Citoyenneté et de la Paix (SENACIP) ce dimanche dirigée par le ministre de l'Unité nationale et de la Citoyenneté, Gassama Diaby.

 Cette visite à laquelle ces prisonniers ne s'attendaient guère, est la manifestation de l'élan de solidarité déjà exprimée au près des couches vulnérables, depuis le 1er novembre, dans le cadre de la Semaine de la Citoyenneté.

"Nos compatriotes qui sont en prison, répondront devant la Justice et seront punis à la hauteur de leurs fautes.  Mais ils restent tout de même des citoyens guinéens" à part entière, affirme aux médias le ministre Gassama Diaby, à sa sortie de l'historique prison civile de Kindia.

"Il est nécessaire que l'ensemble des citoyens de ce pays soient informés non seulement de cette fête, mais comprennent l'enjeu de la tenue de la semaine nationale de la Citoyenneté et de la paix. Un jour, certains ou la majorité sortiront de prison. Donc il est important de leur dire qu'ils sont citoyens et ont des droits et des devoirs" précise l'initiateur de la Senacip.

Cette chaine de solidarité s'est avant étendue à la Cité solidarité de Taouyah, à la maison centrale de Conakry, au CHU Ignace Deen etc...

Dans la capitale de la région administrative de Kindia, la caravane citoyenne a été également au chevet des malades de l'hôpital régional de Kindia.

"Une des valeurs de la citoyenneté est la solidarité" explique l'initiateur de la Senacip.

Des citoyens de Kindia ont, avant, réservé un accueil des plus chaleureux à leur brave "fils", Gassama Diaby. Femmes, artistes et jeunes ont magnifié l'oeuvre  citoyenne appréciée par toutes les composantes de la Nation guinéenne.

Avant d'inviter les populations de Kindia à entonner l'hymne national, comme partout où il passe, le ministre Diaby a évoqué le respect de la loi.

Aucun pays ne s'est développé dans le désordre, martèle-t-il. C'est pourquoi, continue-t-il, l'on ne peut pas laisser chacun dans ce pays faire ce qu'il veut, comme il veut et quad il veut.

Applaudissements des citoyens. Cette cérémonie a été marquée par la présence du préfet Mohamed Deen Camara.

"Les citoyens ont des droits et des obligations. L'Etat a l'obligation de créer un espace pour l'exercice de ces droits" poursuit Gassama.

Concert citoyen à Cosa

Comme plusieurs grands quartiers de Conakry, Cosa, quartier chaud de la haute banlieue a organisé un concert citoyen. Le civisme, la citoyenneté, droits et devoirs ont été les mots les plus prononcés.

Le ministre Gassama y a distribué, surtout aux plus jeunes, des livrets sur la Citoyenneté et adressé un message fort.

"Les Guinéens ont besoin d'autres choses que de la politique" dit Gassama Diaby, dans la nuit du dimanche, lors de ce concert.

Il a appelé les citoyens de Cosa au "respect de la loi" car insiste-t-il "notre salut est dans le civisme".

Le ministre de l'Unité nationale a aussi noté les obligations qui incombent à l'Etat, dans le respect des droits de tous les citoyens, sans exclusive.

L'égalité, la Justice, la fraternité....demeurent à ses yeux "la solution" de ce pays.

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Transition : l’ultimatum de la Cedeao à la junte guinéenne

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Si la Guinée a, une nouvelle fois, échappé aux sanctions de la Cedeao, le pays reste sous la menace des dirigeants ouest-africains qui donnent aux autorités guinéennes au plus tard le 1er août 2022, pour parvenir à un calendrier de transition acceptable pour la transition. Passé ce délai, des sanctions économiques et financières seront appliquées ainsi que des sanctions ciblées, préviennent-t-ils à l’issue du 61ème sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao qui s’est tenu  dimanche 03 juillet à Accra, au Ghana.

Ci-dessous  l’extrait du Communiqué final  du sommet sur la Guinée.

« - Sur la Guinée, les Chefs d’Etat et de gouvernement réitèrent leur position en jugeant  que le  calendrier de transition de 36 mois annoncé par les Autorités guinéennes est  inacceptable.

  • Les Chefs d’Etat et de gouvernement prennent acte de la décision des autorités de transition d’ouvrir un dialogue national qui a débuté le lundi 27 juin 2022 sous l’égide du Premier ministre.
  • Les Chefs d’Etat et de gouvernement prennent acte de la démission du Dr Mohammed Ibn Chambas en tant que Médiateur de la CEDEAO en Guinée. En conséquence, les Chefs d’Etat et de gouvernement  nomment  Son Excellence  Yayi BONI, ancien Président de la République du Bénin en tant que nouveau Médiateur de la CEDEAO en Guinée.
  • Les Chefs d’Etat et de gouvernement demandent  au Médiateur de travailler avec les Autorités de transition pour parvenir à un calendrier de transition acceptable pour la transition au plus tard le 1er août 2022. Passé ce délai, des sanctions économiques et financières seront appliquées ainsi que des sanctions ciblées
  • Les Chefs d’Etat et de gouvernement décident de maintenir la suspension de la Guinée de tous les organes de décision de la CEDEAO.
  • Les Chefs d’Etat et de gouvernement décident de rester saisis de la situation au Burkina Faso, en Guinée et au Mali. »

Par Mariam Bâ

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A LA UNE

La Guinée échappe à nouveau aux sanctions de la Cedeao

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Alors que l'inquiétude était palpable, la Guinée a échappé à nouveau aux sanctions de la Cedeao. Les leaders ouest-africains réunis dimanche 03 juillet à Accra ont toutefois rejeté une nouvelle fois les 36 mois de transition proposés par la junte guinéenne.

Ils ont nommé un nouveau médiateur à la crise guinéenne. Il s'agit de l'ancien président béninois Thomas Boni Yayi.

Pour le Mali,  la Cédéao a levé les sanctions économiques et financières . Elle a aussi trouvé un accord avec le Burkina Faso pour un calendrier de 24 mois avant un retour des civils au pouvoir, à compter du 1er juillet 2022.

Il faut noter que les dirigeants ouest-africains ont par ailleurs choisi comme nouveau président en exercice de la Cédéao, Umaro Sissoco Embalo, président de la Guinée-Bissau et lui aussi victime d'une tentative de Coup d'État en février dernier.

Par Guinee28

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Sanctions: sommet décisif de la Cédéao ce dimanche à Accra

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L'organisation ouest-africaine avait remis à ce 3 juillet les décisions liées aux sanctions à lever ou à prendre pour le Mali, la Guinée et le Burkina Faso. Les trois pays ont redoublé d’efforts ces dernières semaines pour prouver leur bonne volonté.

Pour la Guinée, le Burkina Faso et le Mali, le sommet de la Cédéao qui s'ouvre ce dimanche à Accra est décisif. Les deux premiers cités sont en effet sous la menace d’éventuelles sanctions économiques, la transition de trois années qu'ils proposent avant le retour à l’ordre constitutionnel étant jugée bien trop longue par les chefs d’État de la sous-région.

Pour le Mali, c'est tout l'inverse. Bamako espère que les sanctions économiques et financières qui le frappent depuis le 9 janvier dernier seront enfin levées. Les déconvenues des précédents sommets appellent à la prudence, mais que ce soit chez les sources diplomatiques ouest-africaines ou du côté des dirigeants maliens, l’optimisme prévaut à la veille du sommet.

Un compromis envisageable

Il faut dire que les autorités maliennes de transition ont redoublé d’efforts pour faire la preuve de leur engagement à ne pas s’éterniser au pouvoir. En début de semaine, elles ont notamment annoncé le calendrier des futures élections communales, régionales (juin 2023), législatives (octobre 2023) et surtout présidentielle (février 2024) qui marqueront la fin de la période de transition, d’ici mars 2024.

Il s’agit d’un délai supérieur aux exigences initiales de la Cédéao – opposée à une prolongation de la transition au-delà de 16 mois –, mais qui pourrait suffire à arracher un compromis. D’autant que Bamako a aussi mis en place une commission chargée de rédiger la nouvelle Constitution, amorcé un dialogue avec la classe politique qui le réclamait de longue date et a aussi adopté une nouvelle loi électorale.

Selon les experts électoraux maliens, cette loi pourrait cependant permettre une candidature de l’actuel président de transition, le colonel Assimi Goïta. Aussi, dans cette dernière ligne droite, Bamako et la Cédéao ont notamment discuté du mécanisme de suivi à mettre en place pour la fin de la période de transition.

Dernier enjeu de taille : l’ampleur de la levée des sanctions qui, si elle était actée, pourrait ne pas être totale, mais progressive, en fonction de la concrétisation des engagements maliens.

Situation plus tendue en Guinée

La situation est plus tendue pour la Guinée. Les autorités de transition ont enfin ouvert un dialogue avec la classe politique, mais les principales formations ne le jugent pas crédible. Les procédures judiciaires visant les anciens responsables du régime d’Alpha Condé, l’interdiction de manifester et surtout le délai annoncé de trois années avant l’organisation d’élections continuent d’inquiéter les chefs d’État de la sous-région qui ont déjà menacé d’infliger des sanctions économiques au pays, en plus des sanctions ciblées déjà imposées aux dirigeants de la transition militaire.

Quant au Burkina, si la Cédéao reste inquiète de la dégradation sécuritaire sur le territoire et continue de rejeter les trois années réclamées par les nouvelles autorités avant l’organisation d’élections, le dialogue est jugé satisfaisant et pourrait susciter davantage d’indulgence de la part de l’organisation ouest-africaine.

RFI

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