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Guinée: le président Alpha Condé hué par des femmes

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Confronté depuis des semaines à des grèves et manifestations, dont certaines meurtrières, le président guinéen Alpha Condé a été hué jeudi par des centaines de femmes pendant une cérémonie organisée à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes.

"Nos enfants à l'école", "Ne tuez pas nos enfants en les rendant ignorants", ont scandé des femmes en colère réunies sur l'esplanade du Palais du peuple, le Parlement guinéen, en présence du chef de l'Etat, a constaté un correspondant de l'AFP.

Alpha Condé, opposant historique arrivé au pouvoir en 2010, avait choisi la journée du 8 mars pour "mettre en exergue les progrès réalisés par les femmes" et plaider "contre toute discrimination", selon un communiqué de la présidence guinéenne.

"Puisque tu es incapable, laisse tomber", l'a interpellé une manifestante. La Guinée fait face depuis un mois à des manifestations, au cours desquelles au moins une douzaine de personnes ont été tuées, certaines tombées sous les balles des forces de l'ordre, et à une grève des enseignants qui fait craindre une "année blanche" à de nombreux parents.

"Ce n'est pas de gaieté de cœur que je vois les écoles fermer", a répondu le chef de l'Etat guinéen. "Je vais consacrer les prochains jours à écouter la majorité silencieuse. Je vais rencontrer les magistrats, les médecins, les transporteurs, les femmes et les jeunes", a-t-il ajouté.

M. Condé a promis de procéder ensuite à un "grand remaniement ministériel" et de "mettre des ministres qui sont à l'écoute de la population et qui s'occupent de leurs programmes".

Selon le communiqué de la présidence, il a quitté la cérémonie "sous de vives ovations".

Ces manifestations sont liées aux élections locales du 4 février, dont les résultats sont contestés par le principal parti de l'opposition l'UFDG, battu par le parti du président selon les chiffres officiels.

D'autres se déroulent en marge du conflit dans l'enseignement, relancé début février par une branche dissidente du principal syndicat du secteur, qui réclame des augmentations de salaire.

Malgré une médiation, de timides négociations sont au point mort.

Mercredi, plusieurs milliers de femmes en blanc, qui se font appeler "les Amazones", avaient marché dans les rues de Conakry pour dénoncer les violences policières meurtrières lors de manifestations politiques, qui selon l'opposition ont fait 90 morts depuis l'arrivée au pouvoir d'Alpha Condé.

AFP

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L’exception sénégalaise ! (Par Tierno Monénembo)

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Macky Sall, à son tour,  succombera-t-il à la funeste tentation du troisième mandat, comme on lui en prête l’intention ou son échec relatif aux législatives finira-t-il par l’en dissuader ? Le proche avenir le dira.

S’il s’en va à la fin de son mandat, nous pousserons tous un grand ouf de soulagement. Sinon, cela ne nous inquiétera pas outre mesure car son coup de force institutionnel n’aurait aucune chance de passer. Nous sommes au Sénégal, le pays du lettré Senghor. Dans cette société tout en subtilités et en nuances, les différences ne sont pas conflictuelles et les contradictions, pas forcément mortelles. C’est un corps sain, disposant des anticorps qu’il faut pour résister aux virus qui empoisonnent la vie politique de ses voisins : coup d’Etat, troisième mandat, parti unique, guerre de clan ou de religion.

 

Non, l’exception sénégalaise n’est pas une fiction. François Hollande se voulait un « président normal », eh bien, le Sénégal peut  être traité de « pays normal », c’est-à-dire d’une terre à la  singularité presque miraculeuse dans le sordide contexte que l’on sait. C’est vrai que les trains n’y arrivent pas à l’heure, puisqu’ils sont souvent en panne quand ils existent. C’est vrai que les éboueurs ne passent pas tout le temps mais les facteurs sont à l’œuvre, le courrier arrive à destination. C’est vrai que parfois, le débat politique s’enflamme et les grèves deviennent dures mais dans l’ensemble, la courtoisie régnant partout -même chez les flics !-,  le climat social est agréable.

 

Si l’Etat sénégalais n’est pas parfait, il a au moins le mérite d’exister. Ici, contrairement à la Guinée par exemple, on a le sens de l’institution et le respect de la procédure. Le formalisme, le principe de base de l’Etat est la règle, ce qui fait qu’en toute circonstance, l’administration assure le service minimum. Rien d’étonnant à cela : ce pays n’a jamais connu de dirigeant catastrophique. S’ils n’ont pas réalisé des prouesses économiques, tous ceux qui se sont succédé à sa tête ont veillé à favoriser l’instruction, à respecter la vie humaine, à préserver la trame sociale et à protéger les élites.

 

Le Sénégal est sans doute, le pays le moins réprimé d’Afrique.  Cela donne cette société intelligente où les forces vives sont intactes physiquement aussi bien que mentalement. En cas de danger, les prêtres, les marabouts, les écrivains, les médecins, les avocats ont le réflexe de tous sortir du bois pour éviter la dérive. Le pays de Birago Diop et de Cheikh Hamidou Kane ne tombe jamais dans le fossé, il tient la route malgré les énormes défis économiques et sociaux qui jonchent son chemin.

 

Voilà ce que Senghor avait répondu à Ahmadou Ahidjo quand celui-ci lui avait confié son intention de quitter, à son instar, volontairement le pouvoir et de le céder à Paul Biya : « Faites attention, Monsieur Le Président. Le Cameroun, ce n’est pas le Sénégal. »  La Guinée, non plus n’est pas le Sénégal, est-on tenté d’ajouter. Impossible d’imaginer un troisième mandat suivi d’un coup d’Etat militaire, à Dakar ! Dans un pays où les Généraux quand ils ne sont pas philosophes, sont juristes ou  historiens, à 20 comme à 67 ans, nul ne peut commencer une carrière de dictateur.

Tierno Monénembo, in Le Point

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Dissolution de deux conseils communaux par le colonel Doumbouya

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Dans un décret lu jeudi 11 août à la télévision nationale, le président de la transition a décidé de mettre un terme à deux conseils communaux pour « mauvaise gestion et détournement des ressources de la collectivité ».

Il s’agit du conseil communal de la préfecture de Gaoual et celui de la sous préfecture de Dialakoro dans la préfecture de Mandiana.

Dans le décret, le colonel Mamadi Doumbouya instruit le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation de s’activer pour la mise en place d’une délégation spéciale. Objectif, conduire les affaires courantes, de ces deux communes urbaine et rurale.

Par Guinee28

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Education: suppression des plusieurs postes dans le pré-universitaire

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Le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Guillaume Hawing, a annoncé la suppression provisoire de plusieurs postes dans les établissements scolaires publics.

Il s’agit de Secrétaire, de Conseiller d’Orientation et d’information, de Chargé des Ressources Matérielles et Financières, d’Agent de Santé et de l’hygiène Scolaire,  de Bibliothécaire documentaliste charge des TIC, de Chargé de laboratoire, Secrétaire Archiviste et suppléant.

Dans sa décision, Guillaume Hawing invite les cadres qui occupaient jusque là ces postes à rejoindre les salles de classes dès la rentrée scolaire prochaine.

Par Mariam Bâ 

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