Connect with us

Santé & Environnement

Guinée : plus de 500.000 enfants atteints par la malnutrition

Published

on

Plus de 500.000 enfants guinéens (31% du nombre total) sont atteints par la malnutrition, a déclaré mardi la première dame de la Guinée Condé Djéné Kaba, citant les données statistiques du ministère de la Santé et de l'Hygiène publique.

A l'occasion d'un appel lancé en faveur des enfants guinéens malnutris, Mme Condé a souligné que la malnutrition est un problème grave dans le pays qui empêche les enfants de grandir dans les normes, provoquant ainsi le retard dans la croissance des enfants.

Pour lutter contre ce fléau qui menace la santé des enfants guinéens, les spécialiste de la santé préconisent notamment une bonne alimentions pour les femmes en grossesse, la régularité des consultations prénatales, l'allaitement maternelle exclusive jusqu'à 6 mois, la vaccination des enfants, l'éducation des jeunes filles.

Xinhua

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

A LA UNE

Santé : à quand remonte la première opération chirurgicale ?

Published

on

L'enfant est passé sur le billard et a survécu à l'opération, il y a plus de 30.000 ans: la plus ancienne preuve d'une amputation chirurgicale a été découverte sur un squelette dans une grotte en Indonésie, selon une étude qui revisite l'histoire de la médecine.

Jusqu'ici, le plus vieux témoignage d’une telle intervention chirurgicale remontait à 7.000 ans, mis à jour en 2010 sur un site néolithique en France (Seine-et-Marne): une amputation du bras d'un homme âgé, manifestement réussie car l'imagerie des anciens ossements a révélé des signes de cicatrisation.

Les scientifiques s'accordent généralement à lier l'apparition des premières pratiques médicales à la révolution néolithique d'il y a environ 10.000 ans, où l'agriculture et la sédentarisation ont fait émerger des questions sanitaires auparavant inconnues.

Mais la fouille de restes humains vieux d'au moins 31.000 ans, dans la partie indonésienne de Bornéo, bouleverse cette vision en révélant que des chasseurs-cueilleurs pratiquaient une chirurgie des milliers d'années plus tôt qu'estimé.

La découverte "réécrit notre compréhension de ce savoir-faire médical", a expliqué le paléontologue Tim Maloney, de l'Université de Griffith en Australie, qui a dirigé l'étude parue mercredi dans Nature.

Les ossements avaient été mis au jour en 2020 dans l'imposante grotte calcaire de Liang Tebo, connue pour ses peintures rupestres. Parmi les innombrables chauves-souris, sternes, martinets et même quelques scorpions peuplant le lieu, les paléontologues ont délicatement retiré les couches sédimentaires et trouvé la sépulture d'un squelette remarquablement conservé.

Il ne lui manquait que la cheville et le pied gauches. L'extrémité de l'os restant de la jambe indiquait une découpe "nette et oblique, qu'on peut voir en regardant à travers l'os", a décrit Tim Maloney lors d'une conférence de presse. Une apparence qui aurait été moins régulière si l'amputation avait été provoquée par une chute ou une attaque d'animal.

Autant d'indices non pas d'une amputation accidentelle, mais d'un véritable choix médical.

Connaissances anatomiques

Plus surprenant encore: le patient, décédé vers l'âge de vingt ans, semble avoir survécu entre six et neuf ans après l'intervention, à en croire les signes de réparation osseuse, observables au microscope. Il est en outre improbable que l'amputation ait été pratiquée à titre de punition, car l'enfant (ou jeune adolescent) semble avoir reçu un traitement minutieux après la chirurgie, et lors de l'enterrement.

"Cela suppose une connaissance approfondie de l'anatomie humaine, du système musculaire et vasculaire", analyse l'étude. Les personnes qui ont opéré le jeune adolescent ont dû "régulièrement nettoyer, désinfecter et panser la plaie" pour prévenir toute hémorragie ou infection post-opératoire pouvant entraîner la mort.

L'état physique du jeune amputé, amoindri et dépendant, a en outre probablement contraint son entourage à le prendre en charge durant six à neuf ans, témoignant d'un comportement altruiste chez ce groupe de chasseurs-cueilleurs.

Ces travaux "apportent un nouvel éclairage sur les soins et traitements prodigués dans un lointain passé, et chamboulent notre vision selon laquelle ces questions n'étaient pas prises en considération à la préhistoire", a réagi Charlotte Ann Roberts, archéologue à l'Université britannique de Durham, dans un commentaire accompagnant l'étude.

En matière de chirurgie, les traces préhistoriques de trépanations ou d'arrachage de dents sont nombreuses. Mais celles d'amputations de membres sont rarissimes, car difficiles à identifier sur des ossements mal conservés.

Après la découverte de Bornéo, beaucoup de questions restent en suspens: comment ont-ils procédé ? La pratique était-elle courante ? Comment soulageaient-ils la douleur ?

Sous les tropiques, la rapidité des infections pourrait avoir stimulé le développement de produits antiseptiques exploitant les propriétés médicinales de la riche végétation de Bornéo, avancent les auteurs. Ils suggèrent aussi l'utilisation d'une lame en pierre taillée pour opérer.

De nouvelles fouilles sont programmées l'année prochaine dans la grotte de Liang Tebo, avec l'espoir d'en apprendre davantage sur les humains qui la peuplaient. "Les conditions sont réunies pour de nouvelles découvertes étonnantes dans ce +point chaud+ de l'évolution humaine", assure Renaud Joannes-Boyau, professeur associé à la Southern Cross University (Australie), qui a aidé dater le squelette.

Source : AFP

Continue Reading

Santé & Environnement

Planification familiale : quelle est la situation en Guinée ?

Published

on

Malgré plusieurs engagements des autorités, la planification familiale demeure un grand défi en Guinée, où le pourcentage d’utilisation de la contraception moderne se situe à hauteur de 11%, selon les données de l’Institut national de statiques. En 2016, elle se situait à hauteur de 7,8%.  Si on note une légère amélioration, il ressort que la Guinée reste encore parmi les pays qui détiennent le plus faible pourcentage en Afrique subsaharienne. Pourtant, en plus de l’expérience des pays d’Amérique latine et de l’Asie, la résolution de l’Union africaine de janvier 2014 et l’agenda « Afrique 2063 » montrent que le dividende démographique est un élément essentiel pour l’émergence des pays sous-développés.

Selon les professionnels de santé, la faible utilisation des services de santé de la reproduction en général et de la planification familiale (PF) en particulier, contribue fortement aux maladies ou aux décès des femmes enceintes, pendant ou après l’accouchement et des enfants de moins d’un an.

Malgré une diminution de l’indice synthétique de fécondité (ISF) de 5,8 à 4,8 entre 1983 et 2016, la mortalité maternelle reste encore très élevée et fortement préoccupante en Guinée, avec 550 pour 100 000 naissances vivantes. Or, en général 30% de ces cas pourraient être évités grâce à un renforcement de la planification familiale selon l’OMS qui estime qu’en 2015 le ratio de mortalité maternelle dans les pays en développement se situait à 239 décès pour 100.000 naissances contre 12 pour  100 000 naissances dans les pays développés.

En  Guinée, cette situation s’explique aussi par un déficit du personnel sanitaire.

En 2014, l'effectif total du personnel exerçant dans les structures de soins était de 5786, soit un médecin pour 12 059 habitants, et une sage-femme pour  6 427 femmes en âge de procréer, selon une étude de la Direction nationale de la santé familiale et de la nutrition (DNSFN). Or, la norme minimale de l'OMS exige 1 médecin pour 10 000 habitants et une sage-femme pour 5000 femmes en âge de procréer.

L’autre problème de la faible utilisation de la planification familiale est l’accroissement de la population avec toutes ses conséquences économiques.

Selon les projections démographiques de 2017 de l'INS (Institut national de statistiques), la population guinéenne était estimée à 11 883 516 habitants en 2018. Les prévisions indiquent qu'elle atteindra environ 13 622 399 en 2023. Avec une croissance démographique de près de 3%, elle devrait se situer à 20 687 892 en 2040.

Même si  l’indice synthétique de fécondité a décru au cours des trente dernières années, elle demeure bien au-delàs du seuil de renouvellement de la population qui se situe à 2,1 enfants par femme.

En dépit des instruments politiques nationaux et internationaux appuyant les services et les droits de santé sexuelle et reproductive, des nombreux guinéens, particulièrement, les adolescentes, les jeunes filles et les femmes, n'ont toujours pas accès à aucune forme de planning familial moderne, faisant qu’à peine deux femmes nécessiteuses sur cinq utilisent la contraception moderne, souligne le plan d’action national budgétisé de planification familiale de la Guinée de 2019-2023.

Engagements des autorités guinéennes

Membre du ‘’Partenariat de Ouagadougou‘’, une organisation qui regroupe neuf pays francophones d’Afrique de l’ouest pour accélérer les progrès dans l’utilisation des services de planification familiale, la Guinée a pris de nombreux engagements ces dernières années en vue de repositionner la planification familiale dans le pays.

Afin de donner suite à ces engagements, les autorités guinéennes ont conçu un Plan d’Action National Budgétisé de Planification 2014-2018 et un second qui couvre 2019-2023.

Ce plan d’action de deuxième génération s’aligne sur le but et les objectifs du Plan National de Développement Economique et Social (2016-2020), qui intègre le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) 2015-2024 et tient compte des acquis et des points à améliorer tirés du Plan d’Action National Budgétisé de Planification 2014- 2018.

Selon le Plan d'action National Budgétisé de Planification familial (PANB 2019- 2023 de la Guinée), il faudrait un taux de progression annuelle de 1,5% à partir de 2019 pour arriver à un Taux de prévalence contraceptive moderne (TPCM) de 18, 52%, en 2023, pour les femmes en âge de procréer. Pour se faire, le gouvernement avait défini cinq axes stratégiques pour son nouveau plan PF 2019-2029.

Il s'agit de : Création de la demande; Offre et accès aux services; Sécurisation des produits; Politique, Environnement, Habitat et Financement; Coordination et Suivi-Evaluation.

Le 10 novembre 2021, les autorités de la transition avaient pris cinq nouveaux engagements pour la période 2020-2030.

Selon  Dr Ciré Camara, chef de division planification familiale du ministère de la santé, il s’agit premièrement d’augmenter le taux de prévalence contraceptive moderne (TPCM) chez toutes les femmes de 12,6 en 2020 à 18,52% en 2023, conformément au Plan d'action National Budgétisé de Planification familial. Chez les adolescents (15-19 ans) de 8,3% en 2020 à 12,8% en 2023, et chez les jeunes (20-24 ans), de 15,2% en 2020 à 19,7% en 2023.

Le deuxième engagement est de rendre gratuits les services de planification familiale dans toutes les formations sanitaires publiques du pays, d’ici 2024.

Troisièmement,  augmenter le nombre de formations sanitaires disposant de la gamme complète de produits contraceptifs de 83% en 2021 à 90% en 2023.

Quatrièmement, assurer un accès continu aux services de PF pour les populations, y compris les adolescents et les jeunes, vivant dans une situation de crise humanitaire de 2021-2025.

Le cinquième et dernier engagement consiste à rehausser le financement domestique pour l’achat des contraceptifs de 50% à 70%, d’ici 2023, par le budget national de développement, en allouant annuellement 10% du même budget, explique-t-elle.

Au cours des 10 dernières années, la Guinée a doublé l’objectif spécifique, qui était de 188 000 femmes additionnelles utilisatrices des méthodes de contraception modernes, pour atteindre 419 000 femmes.

Cette ‘’performance’’ a permis d’éviter 130 000 grossesses non désirées chez les filles et chez les femmes, 47 000 avortements à risque et 550 décès de femmes, se félicite Dr Djénè Fadima Kaba, Directrice nationale de la santé familiale. « Cela montre l’importance de la planification familiale comme un levier sur lequel on peut agir pour infléchir la mortalité maternelle, néonatale et infantile. Et au-delà, améliorer la qualité de vie des familles », assure-t-elle.

Pour la journaliste Aissatou Bah cela démontre que la Guinée est aujourd’hui résolue à accroître davantage le recours à la planification familiale. Mais les autorités de transition réussiront-t-ils à maintenir le cap ? Si rien n’est moins sûr, cette voie demeure un passage incontournable pour la maîtrise de la croissance démographique. Ceci, afin de diminuer le taux global de fécondité, de rééquilibrer la structure de la population en termes de répartition par âge, d’améliorer la santé maternelle et néonatale et de réduire la pauvreté monétaire et multidimensionnelle aussi bien sur la qualité de vie de la femme en particulier que celle de la population en général.

Par Alpha Abdoulaye Diallo

Continue Reading

A LA UNE

Guinée : la Crief dans une nouvelle bataille

Published

on

Alors qu’elle poursuit plusieurs barons du défunt régime pour détournement présumé de fonds, la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) s’est engagée dans une autre bataille, concernant  la santé.

En effet, dans un communiqué, la Crief  a décidé de fermer les cliniques clandestines et a interdit formellement la vente des produits médicaux à tout agent de santé.

Outre ces deux décisions, la Cour a aussi décidé d’interdire la vente des médicaments dans les boutiques et autres points de vente non agrées.

La décision entre en vigueur à partir du 15septmebre prochain, précise le communiqué.

Par Mariam Bâ

Continue Reading

Facebook

Advertisement
Advertisement

A PROPOS DE GUINEE28

Siège social : Lansanaya barrage commune de Matoto.

Téléphone: +224 624 24 93 98/+224 666 39 29 09

Email : alfaguinee28@gmail.com

Tendance