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Société & Faits Divers

Guinée : 6 ans après, un procès doit être organisé…

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Le 18 mai 2012, aux côtés de 16 victimes d’actes de torture, la FIDH et l’OGDH avaient déposé une plainte avec constitution de partie civile auprès du Tribunal de première instance de Dixinn pour des faits de torture commis à l’encontre des plaignants, à l’escadron mobile de Hamdallaye. L’information judiciaire ayant pris fin il y a déjà plus de deux ans, il est urgent qu’un procès soit organisé dans les meilleurs délais.

Le 23 octobre 2010, entre les deux tours de l’élection présidentielle, les personnes accompagnées par nos organisations avaient été arrêtées, arbitrairement détenues et torturées à l’Escadron de la gendarmerie mobile de Hamdallaye. Plusieurs hauts responsables politiques et militaires en fonction à l’époque des faits ont été formellement mis en cause. Il s’agit de l’ancien gouverneur de la ville de Conakry, M. Sékou Resco Camara, de l’ancien chef d’état-major du régime de la transition, M. Nouhou Thiam et du commandant Aboubacar Sidiki Camara dit « De Gaulle », ancien chef de la sécurité présidentielle, décédé en 2014, quelques mois après la fin de l’information judiciaire.

« L’information  judiciaire, au cours de laquelle ont été inculpés M. Nouhou Thiam et M. Sékou Resco Camara, a pris fin le 26 juin 2014. Depuis, il n’a toujours pas été statué sur leur mise en accusation. Nos organisations appellent à une reprise de la procédure et au renvoi du dossier devant le tribunal compétent, faute de quoi l’inaction des autorités pourrait s’apparenter à un déni de justice », a déclaré Dimitris Christopoulos, président de la FIDH.

Nos organisations, constituées parties civiles aux côtés de près de 500 victimes dans plusieurs procédures judiciaires en cours, notamment celles concernant le massacre au stade du 28 septembre et les répressions de janvier et février 2007, appellent le gouvernement et les autorités judiciaires à réagir rapidement en faveur de la lutte contre l’impunité et du droit des victimes à la justice. L'organisation de ce procès, attendu de longue date, est un enjeu fort pour la crédibilité du système judiciaire guinéen.

« Nous sommes conscients des difficultés auxquelles le système judiciaire guinéen est confronté, et saluons les efforts de réforme qui ont été entrepris par le gouvernement. Cependant la lutte contre l’impunité doit être une priorité pour

rétablir la confiance des justiciables envers la justice et faire du système judiciaire une institution forte, indépendante et impartiale », a déclaré Abdoul Gadiry Diallo, président de l’OGDH.

Source : FIDH

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A LA UNE

Médias : les associations de presse rappellent à l’ordre le SPPG ( déclaration)

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Les Associations professionnelles de presse de Guinée, ont appris, par voie presse, la décision du Syndicat de la presse professionnelle de Guinée(SPPG), interdisant à un journaliste d’une radio privée locale, l’exercice de son métier jusqu’à nouvel ordre.

Cette décision, première du genre en Guinée, a fait l’objet d’échanges, le jeudi 18 août 2022, entre les présidents des associations de presse et le Secrétaire général du SPPG. Ces responsables d’associations de presse ont proposé au Secrétaire Général du SPPG, de prendre les dispositions idoines, à l’effet de rapporter ladite décision.

Les présidents des Associations de presse ont rappelé au Secrétaire Général du SPPG, que la décision extrême de suspendre ou d’interdire à un Journaliste d’exercer son métier, ne peut être prise que par la Justice et la Haute Autorité de la Communication.

Par conséquent, les Associations professionnelles de presse de Guinée se désolidarisent de cette décision illégale du SPPG. Les Associations professionnelles de presse de Guinée se réservent ainsi le droit de saisir la Haute Autorité de la Communication (HAC), pour toutes fins utiles.

Ont signé:

Le Président de l’URTELGUI

Le Président de l’AGUIPEL

Le Président du REMIGUI

Le Président de l’AGEPI

 

 

 

 

 

 

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A LA UNE

Dixinn : les gardes communaux libérés, mais la grève continue !

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Interpellés puis écroués  samedi dernier, au commissariat central de Dixinn, les trois gardes communaux ont été finalement libérés ce lundi 15 août.

Accusés d'avoir appelé à une grève,  leur libération n'a cependant  pas impacter le mouvement des gardes communaux qui, en plus de leur mise en liberté, réclament aussi le paiement de leurs arriérés de neuf mois de salaire et leur intégration dans les rangs de la police et de la gendarmerie.

" Le mouvement de grève va continuer jusqu’à la satisfaction de nos revendications", a indiqué un garde communal, alors que l'accès à la mairie de Dixinn est bloqué depuis le matin par les grognards.

A noter qu'un garde communal est payé à 600 mille GNF par mois.

Par Mariam Bâ 

 

 

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A LA UNE

Arrestation des trois gardes communaux à Dixinn

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Trois gardes communaux ont été arrêtés ce weekend et placés en garde-à-vue au commissariat central de Dixinn.

Il s’agit d’Alpha Oumar Cissé, Moussa Soumah et Tamba Kourouma.  Leur arrestation intervient suite à un appel à la grève qu’ils auraient lancé pour réclamer le paiement de neuf (9) mois d’arriérés de salaire et leur intégration dans la police ou la gendarmerie.

Leurs collègues menacent de manifester ce lundi 15 août 2022, devant la mairie de Dixinn pour exiger leur libération.

Selon nos informations, ces gardes communaux sont payés à 600 mille GNF par mois.

Par Mariam Bâ

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