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Afrique

Gbagbo à la CPI: Yahya Jammeh accuse !

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Le président Gambien, Yahya Jammeh, a accusé la France d’avoir imposé Alassane Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire pour envoyer Laurent Gbagbo à CPI (Cour Pénal Internationale). Dans un entretien avec Jeune Afrique, l’homme fort de Banjul qui a indiqué qu’il ne peut pas travailler avec des gens qui prennent leurs ordres en Occident, a fustigé le dénouement de la crise ivoirienne.

« Regardez ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire. Il y a eu une rébellion contre Laurent Gbagbo. La Cedeao voulait envoyer sa propre force mais les Français ont fait leur Marcoussis [accords visant à mettre fin à la guerre civile ivoirienne, en 2003], et, pour la première fois dans l’histoire de l’Afrique, des rebelles ont rejoint la table des négociations au même titre qu’un gouvernement élu, et ont eu le poste de Premier ministre », a déclaré le président Jammeh.

Et de poursuivre : « On connaît la fin de l’histoire… Les Français ont mis leurs marionnettes au pouvoir et ont décidé d’envoyer l’autre partie à la CPI », a-t-il regretté.

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Togo : les travaux de la réunion délocalisée du parlement de la CEDEAO se poursuivent

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Les travaux de la réunion délocalisée du parlement de la CEDEAO se poursuivent à Lomé au Togo. Les parlementaires échangent autour de leurs prérogatives tels que définies dans l'acte additionnel en ses article 9 et 11. Des articles qui donnent au parlement un pouvoir de contribuer à la mise en œuvre des politiques et des objectifs de la communauté et de promouvoir l'obligation de reddition des comptes.

Le parlement de la CEDEAO est l'assemblée représentative de l'ensemble des pays de la sous-région. Pour améliorer le quotidien des populations Il est l'organe de supervision des activités globales des gouvernements des États membres. Dans l'acte additionnel du parlement en ses articles 9 et 11, ses prérogatives sont élargies et son avis sur l'examen du budget de la communauté et sur le rapport d'audits annuel est sollicité.

Cette rencontre de Lomé offre l'opportunité aux députés de connaître leurs responsabilités face à la gestion des ressources de la communauté. Principale feuille de route promouvoir l'obligation de reddition des comptes et veiller au respect des normes comptables.

Pour atteindre ce nouvel objectif, le parlement de la communauté ouest africaine entend s'appuyer sur le bureau de l'auditeur général de la commission de la CEDEAO

Par Abdoulaye Ninguélandé Diallo, envoyé spécial

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A LA UNE

Lomé : ouverture d’une réunion sur l’audit des Agences et Institutions de la Cedeao

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Ouverture ce lundi 16 mai, à Lomé au Togo, de la réunion délocalisée de la commission mixte Comptes publics / Administration, Finances et Budget / Politiques macroéconomiques et Recherche économique / Commerce, Douane et Libre circulation,  du parlement de la Cedeao.

Objectif, évaluer les modalités de mise en œuvre pratique des articles 9 et 11 de l’acte additionnel de ce parlement. Durant cinq jours, les parlementaires de la Cedeao examineront donc les  mécanismes de mise en œuvre de ces articles relatifs aux rapports d’audit des agences et institutions de la communauté économique des états de l'Afrique de l'ouest.

Ils feront un aperçu général sur le rapport d'audit annuel  consolidé des institutions de la Communauté au titre de l’exercice 2020, mais aussi le niveau de conformité avec le règlement financier et le manuel de procédure comptable de la CEDEAO.

Ce rendez-vous de Lomé va permettre à ces parlementaires de  renforcer la collaboration entre les institutions, le bureau de l’auditeur général et le parlement de la CEDEAO, notamment dans la mise en œuvre de ses articles  en vue de promouvoir la bonne gestion des ressources de la communauté.

Par Abdoulaye Diallo, envoyé spécial

 

 

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A LA UNE

Le Mali annonce son retrait de l’organisation régionale G5 Sahel

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Le Mali s’isole encore un peu plus. Bamako a annoncé, dimanche 15 mai, son retrait du G5 Sahel et de sa force militaire antidjihadiste pour protester contre le refus qui lui est opposé d’assurer la présidence de cette organisation régionale formée avec la Mauritanie, le Tchad, le Burkina Faso et le Niger. « Le gouvernement du Mali décide de se retirer de tous les organes et instances du G5 Sahel, y compris la Force conjointe », indique son communiqué. Le G5 Sahel avait été créé en 2014 et sa force antidjihadiste lancée en 2017.

Le Mali fait depuis le 9 janvier l’objet de sanctions économiques et diplomatiques des Etats ouest-africains, qui reprochent à la junte de vouloir se maintenir au pouvoir encore plusieurs années, après deux putschs en août 2020 puis en mai 2021.

Cette nouvelle décision survient après l’annonce, début mai, par la junte, de la fin du traité de coopération de 2014 avec la France, ainsi que des accords de 2013 et 2020 fixant le cadre juridique de la présence de la force antidjihadiste Barkhane et du regroupement de forces spéciales européennes Takuba, initié par la France.

Le Mali s’isole encore un peu plus. Bamako a annoncé, dimanche 15 mai, son retrait du G5 Sahel et de sa force militaire antidjihadiste pour protester contre le refus qui lui est opposé d’assurer la présidence de cette organisation régionale formée avec la Mauritanie, le Tchad, le Burkina Faso et le Niger. « Le gouvernement du Mali décide de se retirer de tous les organes et instances du G5 Sahel, y compris la Force conjointe », indique son communiqué. Le G5 Sahel avait été créé en 2014 et sa force antidjihadiste lancée en 2017.

Le Mali fait depuis le 9 janvier l’objet de sanctions économiques et diplomatiques des Etats ouest-africains, qui reprochent à la junte de vouloir se maintenir au pouvoir encore plusieurs années, après deux putschs en août 2020 puis en mai 2021.

Cette nouvelle décision survient après l’annonce, début mai, par la junte, de la fin du traité de coopération de 2014 avec la France, ainsi que des accords de 2013 et 2020 fixant le cadre juridique de la présence de la force antidjihadiste Barkhane et du regroupement de forces spéciales européennes Takuba, initié par la France.

AFP

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